[V.O] Le ver à soie

Vous vous souvenez peut-être de mon article sur L’appel du coucou de Robert Galbraith. Après le coucou, voici le ver à soie qui donne son nom à ce nouveau volume de la série (The Silkworm en anglais). S’il était permis d’être dubitatif malgré le succès du premier volume, avec Le ver à soie, J. K. Rowling confirme l’essai avec brio.

Couverture The Silkworm

On retrouve donc avec grand plaisir Cormoran Strike, accompagné de Robin Ellacot, sa jeune secrétaire et associée huit mois après les évènements du premier tome. Même si leur situation a un peu évoluée, Strike est toujours obligé de mener des filatures pour ses clients fortunés qui soupçonnent conjoints ou conjointes d’adultère. Mais arrive l’épouse d’Owen Quine, très inquiète car son mari a disparu et elle demande donc l’aide du détective pour le retrouver. Cela dit, la quatrième de couverture présente les choses de manière bien plus alléchante.

Owen Quine, écrivain célèbre, a disparu. Il venait d’achever son dernier manuscrit – un sulfureux roman à clés qui dresse le portrait au vitriol de son entourage. De quoi inquiéter bon nombre de personnalités en vue… C’est ce que pressent le détective privé, Cormoran Strike, chargé de l’enquête. Qui aurait intérêt à ce que Quine soit réduit au silence ? Lorsque Strike retrouve le cadavre de l’auteur, assassiné selon un rituel particulièrement atroce, il comprend qu’il a affaire à un tueur impitoyable, tel qu’il n’en encore jamais rencontré dans sa carrière.

Le ver à soie, Robert Galbraith, Quatrième de couverture, ed. Le livre de poche, 2015

Ayant commencer la série en langue originale, j’ai continué en toute logique et quel bonheur ! L’intrigue et la langue sont complexes dans la mesure où chaque personnage à son propre physique, sa propre voix. Cependant le style d’écriture reste simple et compréhensible. C’est un livre que l’on a du mal à lâcher plus l’enquête avance ; relativement plus sombre et plus glauque que le précédent, ce livre m’a offert la satisfaction de trouver le meurtrier en même temps que le détective au grand cœur malgré son air renfrogné et bourru, auquel je me suis grandement attachée.

[V.O] [Classique US] Le Vieil homme et la mer

En cette chaude après-midi, pour ne pas dire suffocante, où l’on ne peut pas faire grand-chose à part descendre des litres d’eau et se plaindre de la chaleur, la meilleure activité est encore la lecture, un verre d’eau fraiche à porter de main à défaut d’un thé glacé.

Ernest Hemingway a écrit ce court roman (ou nouvelle) en 1951 à Cuba. L’œuvre est publiée l’année suivante. Hemingway est alors considéré comme l’un des auteurs majeurs de la littérature américaine, au même titre que Melville ou Faulkner, grâce à cette dernière. Il reçoit d’ailleurs le Prix Pulitzer en 1953 et le Prix Nobel de littérature en 1954, consécutivement à la parution du livre. C’est aussi le dernier livre que l’écrivain a fait publié de son vivant et c’est sans conteste son œuvre la plus connue, encore aujourd’hui.

L’histoire est celle de Santiago, un vieil homme, pêcheur expérimenté et de sa lutte contre les éléments pour ramener dans son village, un marlin d’une taille et d’un poids extraordinaires (et non un espadon comme le laisse entendre une erreur dans la traduction française) pour briser une soi-disant malédiction de pêche que lui prêtent les autres habitants de son village.

Couverture The Old Man and the Sea

C’est sûrement un des meilleurs livres que j’ai relu cette année. Bien sûr j’ai buté sur quelques mots relatifs à la pêche ou aux espèces marines (mais la plupart reste compréhensibles puisque les noms sont transparents d’une langue à l’autre). La langue est très belle et apparaît authentique avec l’ajout de quelques mots espagnol et cubain. L’ensemble est très poétique et très agréable à lire : on se laisse porter au fil du courant en même temps que l’on assiste à la lutte à mort entre l’homme et le poisson. Une lecture rafraichissante pour l’été !

[V.O.] Le Catch à vie

S’il y a un genre que j’affectionne un peu plus que les autres dans la littérature, c’est le genre autobiographique. Bien évidemment, toutes les autobiographies ne se valent pas et n’ont pas le même intérêt. Cependant, ce que j’aime avec les autobiographies (si elles sont écrites avec la sincérité et le recul nécessaires), c’est qu’elles permettent de recentrer l’auteur, le plus souvent une célébrité, dans la société pour ce qu’elle est et non pas pour sa gloire. L’autobiographie permet de descendre la célébrité de son piédestal, de même qu’elle permet de découvrir ou approfondir ses « connaissances » sur la personne en question. C’est vrai que présenté comme ça, il y a une petite notion de voyeurisme qui peut entrer en jeu mais si la célébrité décide d’écrire sur sa vie et qu’en face, les gens y trouvent suffisamment d’intérêts alors je pense que cette notion disparaît parce l’auteur a passé une sorte de pacte avec son lecteur (c’est le cas pour tous les livres).

Wrestling for my Life – Shawn Michaels

Les personnes qui suivent ce blog régulièrement savent qu’un de mes passe-temps c’est le catch. Bien entendu, je ne pratique pas mais j’aime beaucoup regarder à la télé ou sur ma tablette via l’appli dédiée. Le mieux étant encore de pouvoir assister à des matchs quand l’occasion se présente.

J’ai évidemment mes catcheurs et catcheuses préférés et je pense que je ne vais rien vous apprendre de surprenant si je vous dis que Shawn Michaels en fait partie. J’ai acheté son livre à sa sortie en 2015 et je l’ai fini hier au soir (commencé 10 jours plus tôt). Shawn Michaels est très connu au Etats-Unis, le catch étant plus répandu que chez nous. Pour en revenir à son autobiographie, j’ai passé un agréable moment de lecture.

couverture-wrestling-for-my-life

Le catcheur y parle sans tabou de sa foi chrétienne (Shawn Michaels est ce que l’on appelle un « born-again Christian » ou chrétien né de nouveau) et comment cette dernière l’a sauvé de lente descente aux enfers faite de beaucoup d’argent, de drogues, d’antidouleurs et d’ennui parce qu’il « ne s’aimait pas lui même ». Il raconte aussi sa passion pour la vie en extérieur et la chasse. Le livre est également intéressant parce qu’il explique qu’être catcheur et croyant n’est pas chose aisée et qu’il faut trouver le bon équilibre entre certains impératifs professionnels et ses croyances personnelles. Cependant, même si le livre est assez court (164 pages pour 14 chapitres), j’ai trouvé certains passages redondants et je pense qu’il y a eu quelques redites auraient pu être évitées.

 A la réflexion, le livre m’a également donné un exemple concret de certaines notions que j’ai eu l’occasion d’aborder au cours de ma Licence (coucou les cours de Civilisation américaine de Mr. H.) donc cette lecture m’a rappelée de bons souvenirs !…

Conclusion

Je me doute bien que vous n’allez pas vous jeter sur Internet pour acheter cette biographie mais si vous êtes curieux/se (et que vous comprenez bien l’anglais), vous pouvez toujours y jeter un œil même si vous ne partagez pas les mêmes convictions que l’auteur, ce qui est mon cas.

[V.O] L’appel du coucou

Pour le dernier article de l’année, j’ai décidé de vous parler du livre que je viens tout juste de terminer : L’appel du coucou (Cuckoo’s Calling en anglais) de Robert Galbraith que vous connaissez forcément puisque Robert Galbraith n’est qu’un nom de plume. Si je vous dis : Sorcier, orphelin vous voyez ? Oui, J. K. Rowling s’est essayée à un style totalement différent avec ce roman policier et c’est une réussite. Une vraie réussite.

L’histoire se déroule à Londres et nous plonge dans le quotidien de Cormoran Strike, détective privé de son état, qui est presque au fond du trou tant sa vie semble misérable au début du roman. Endetté, largué et obligé de vivre dans son bureau, il attend une nouvelle affaire sans trop y croire, une affaire sérieuse, pas une affaire d’adultère. C’est à ce moment-là qu’arrive John Bristow. Ce dernier a des doutes sur le suicide de sa jeune sœur, Lula Landry, une mannequin renommée et véritable star dans le milieu et demande à Strike de revenir sur l’enquête.

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A première vue, l’histoire parait simple et on se dit que l’enquête va être vite pliée. C’était sans compter J. K. Rowling… qui a construit son roman en 5 parties (clairement un écho aux tragédies classiques en 5 actes) avec des chapitres plutôt courts où les faits sont exposés de différents point de vue, selon l’avancement de l’affaire. J’ai adoré les personnages (peu nombreux) tous très différents les uns des autres mais hauts en couleurs à la manière des livres d’Agatha Christie. Sans oublier que la fin n’est pas prévisible.

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En conclusion : A lire ABSOLUMENT. Et très bonne année 2017 à vous.