Spécial Halloween

Si jamais vous ne savez pas comment occuper votre soirée de demain, voici quelques suggestions de lectures ainsi qu’un film pour célébrer l’esprit d’Halloween.

Special Halloween

Si vous êtes comme moi, Halloween vous évoque forcément un ou plusieurs genre cinématographique et ceux qui me connaisse savent que je porte un amour presque sans bornes pour Tim Burton et son univers si particulier et reconnaissable entre mille. J’aurais pu choisir L’Etrange Noël de M. Jack ou encore Les noces funèbres, cependant mon choix cinématographique pour cette année s’est porté sur Sleepy Hollow, la légende du cavalier sans tête.

Sleepy Hollow, la légende du cavalier sans-tête

L’œuvre cinématographique est librement adaptée de la nouvelle « La légende de Sleepy Hollow » (autres titres : « La légende du cavalier sans tête » ou « La légende du Val dormant ») écrite par Washington Irving et publiée en 1820 dans le recueil intitulé The Sketch Book of Geoffrey Crayon, Gent (en français Essais et Croquis).

Pour en revenir au film, celui-ci raconte l’histoire de Ichabod Crane, jeune inspecteur new-yorkais de 24 ans qui arrive à Sleepy Hollow en 1799 pour enquêter sur la mort de trois personnes que l’on a retrouvé décapitées et dont la tête a disparue. Plusieurs notables du village pensent que le responsable de ces crimes atroces serait en fait un mercenaire mort pendant la Guerre d’Indépendance, revenu des enfers dans le seul but de faucher des têtes pour retrouver la sienne.

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De quoi frissonner devant votre télé ! Même si l’ambiance y est, avec une atmosphère glauque et gothique chère au réalisateur, le film ne vous fera pas faire de cauchemar. De plus, certains effets spéciaux commencent à dater et se remarquent presque tout de suite puisque le long-métrage est sorti en 1999. Cependant, c’est une bonne occasion pour revoir les excellents Michael Gambon et Christopher Walken en plus de Johnny Depp, à l’époque où il faisait encore de bons films… Mais c’est un autre débat !

La triste fin du petit Enfant Huitre et autres histoiresCVT_La-triste-fin-du-petit-Enfant-Huitre-et-autres-his_1821[1]

Tim Burton toujours. En littérature cette fois. Je vous propose de plonger dans les mots du réalisateur à travers un recueil de poésie La triste fin du petit Enfant Huitre et autres histoires paru en 1999 également. On y retrouve l’univers et la poésie mélancolique et parfois désopilante de Tim Burton. L’intérêt se trouve aussi dans les dessins et les croquis (réalisés par l’auteur lui-même) qui accompagnent les textes. L’ouvrage se lit en quelques heures à peine et c’est une introduction ou une conclusion parfaite à une soirée Tim Burton !

 

 

La louve et la croix

livre-la-louve-et-la-croix[1].jpgSi Tim Burton ce n’est pas franchement votre tasse de thé, je peux vous proposer le roman Fantasy La Louve et la croix de S.A. Swann. Par où commencer ?… Très bonne question lorsque qu’un livre vous tombe littéralement des mains ! Personnellement, je n’ai pas du tout accroché malgré de très bons arguments sur le papier puisque le roman se passe au temps des Templiers, qu’il y a des loups garous et le roman s’inscrit dans la lignée de George R. R. Martin et de son Trône de Fer… Malgré tout cela, ce livre est à comptabilisé dans mes lectures inachevées. Cependant, je vous laisse la quatrième de couverture des fois que vous voudriez tenter l’aventure…

 

An de Grâce 1221

Au cœur des Carpates, frère Semyon von Kassel, chevalier de l’ordre, court comme s’il avait le diable aux trousses. Une bête mi-homme mi-loup a décimé ses compagnons. Grâce à lui, l’Eglise va en faire une arme à son service pour terroriser les païens. Or l’un de ces loups garous, une fille nommée Lilly, réussit à s’échapper et trouve refuge auprès d’un paysan qui fera tout pour la protéger des Templiers… mais aussi d’elle-même. Car si le jeune homme ne parvient pas à percer les ténèbres de son âme, il sera sa prochaine victime…

Le retour en Grâce de Tim Burton

Tim Burton est mon réalisateur préféré. Je ne vais ni essayer de vous convaincre ni essayer de vous expliquer pourquoi parce que c’est impossible. Nous avons tous une sensibilité qui nous est propre et ce serait complétement idiot de vouloir la justifier et puis je pense que c’est inutile d’aller contre. Mais maintenant que vous le savez, attendez -vous à une critique très (insérez autant de « très » que vous voulez) subjective que j’assume à 200%.

Petit retour en arrière pour commencer

Tout d’abord, je tiens à vous dire que Burton est mon réalisateur fétiche, je ne le défends pas bec et ongle quand j’estime qu’il a raté son pari comme ce fut le cas avec Dark Shadows en 2012 ou encore Alice au pays des merveilles en 2010. Notez s’il vous plait qu’il est juste le producteur du film Alice de l’autre côté du miroir (2016) qui était un peu mieux que le premier volet, soit dit en passant. Je n’ai pas été voir Big Eyes (2014), un Biopic sur deux peintres qui se déchirent sur la paternité des œuvres peintes. Je crois d’ailleurs que ce film n’a pas très bien marché, un succès d’estime tout au plus. Donc après un rapide calcul, ce cher Burton n’avait rien sorti qui suscite mon enthousiasme depuis 2008 et son génial Sneewey Todd: The Demon Barber of Fleet Street. Oui j’oublie volontairement son film Frankenweenie de 2012 parce qu’il s’agit d’un remake du court-métrage du même nom qui date de 1984. Mais rassurez-vous, celui-là aussi je l’ai vu et il est cool mais pas autant que Sweeney Todd.

Miss Peregrine et les enfants particuliers (Miss Peregrine’s home for peculiar children)missperegrinesmall1

Je n’étais pas vraiment inquiète de savoir si j’allais aimé ce film-là, ce que je ne savais pas c’est où est-ce qu’il allait se situer dans mon Top 10 de mes films préférés, sachant que Burton occupe avec ses films 5 des 10 places disponibles. Je vous ai prévenus, maintenant accrochez-vous.

Tim Burton et ses muses

Que se soit des hommes ou des femmes, Burton a toujours des coups de cœur pour actrices ou des acteurs, le plus connu d’entre tous étant bien

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Eva Greene

sûr Johnny Depp. Mais on peut également citer Winona Ryder, son ex-femme Helena Bonham-Carter ou plus récemment, et je pense que c’est important de le noter, Eva Greene. En effet, elle était déjà présente pour Dark Shadows et tirait clairement son épingle du jeu dans un film déjà très moyen et où Johnny Depp semblait à bout de souffle, incapable d’inventer son personnage et donc de donner corps à ce vampire dont j’ai oublié jusqu’au nom, à l’inverse d’Eva Greene parfaite dans son rôle de sorcière blonde peroxydée prête à tout pour mettre la main sur le vampire.

 

A voir si ma théorie se confirme dans ses prochains films mais j’ai l’impression que Tim Burton a trouvé sa nouvelle muse en la personne d’Eva Greene, et je n’implique rien de sexuel. En fait, je vois ce film un peu comme une page qui se tourne et un nouveau chapitre qui débute.

Un retour aux fondamentaux ?

Si c’est un nouveau chapitre, il ne faut pas oublier la « marque » Tim Burton : le gothique mêlé d’une atmosphère à la fois inquiétante et féérique (sauf pour Sleepy Hollow, là c’est du gothique pur et dur), autant dire qu’on est en plein dedans avec Miss Peregrine et les enfants particuliers. Et puis il y a aussi dans ce film, tous les thèmes qui sont chers au réalisateur : comment trouver sa place dans la société lorsqu’on est « bizarre » ? Peut-on seulement la trouver ? La folie (plus ou moins douce), les relations compliquées entre le père et le fils (thème de Big Fish, Charlie et la chocolaterie) à l’inverse d’une relation de quasi-vénération grands-parents/petits-enfants (Charlie et la chocolaterie, Mars Attacks!), sans oublier tout un questionnement sur le temps et la famille que l’on choisit d’avoir (Sweeney Todd). Si on prend tous ces éléments en compte et présents dans le film, on peut considérer qu’il s’agit effectivement d’un retour aux sources.

Et la critique dans tout ça ?

J’y viens. Et je vais exceptionnellement commencer par le seul petit point négatif pour moi. J’ai été très surprise et tout de suite un peu déçue d’apprendre que c’était une adaptation et non d’une œuvre originale sortie du cerveau de Burton mais ma seconde de déception a laisser place à l’immense joie de retrouver mon réalisateur favori dans un univers qui lui correspondait tout à fait. Pour info : il s’agit de l’adaptation du roman éponyme de l’auteur américain Ransom Riggs.

Je vais m’attarder sur les nombreux points positifs maintenant. D’abord (et au risque de me répéter) il y a le casting. Eva Greene est juste extra dans son rôle de directrice, de même que ses enfants particuliers. Et puis j’ai adoré voir Samuel L. Jackson essayer de détruire le monde au lieu de le sauver (comprendra qui pourra) et enfin, elle n’a pas un grand rôle mais est toujours parfaite : Judy Dench (oui je suis subjective jusque dans le choix du casting).

Ensuite il y a bien sûr les thèmes abordés, les costumes, les décors et le traitement de la lumière si important dans les films de Tim Burton. Mais j’ai assez développé ce point plus haut.

Et enfin, la musique. Bien qu’elle ne soit pas signée Danny Elfman cette fois, elle colle parfaitement au film dans son ensemble et y apporte le rythme qu’il faut, sans en faire des tonnes.

FRANKENWEENIE
Tim Burton holding Sparky (Frankenweenie)

En conclusion c’est un des meilleurs films de cette fin d’année, sachant que l’année 2016 n’est pas terminée. C’était vraiment une bonne surprise pour moi et je suis ravie d’avoir fini mon week-end sur une note aussi extraordinaire. A propos en parlant de note…

Note : 9,5/10 (pourra jamais atteindre la perfection de Big Fish)

Promis, le prochain post est un post littéraire.