Cinéma

Comme un poisson dans l’eau

Il y a quelques jours j’ai été voir Aquaman de James Wan, sorti il y a déjà quelques semaines. J’avais été très enthousiaste à la sortie de la bande-annonce et le film ne m’a déçue. Cela étant, il ne m’a conquise non plus. Bon film mais sans plus – je vous livre mon ressenti détaillé.

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L’Atlantide se cherche un nouveau Roi, trouve un héros.

Le film relate donc l’histoire d’Arthur Curry alias Aquaman, son existence partagée entre deux mondes : celui de la Surface, où il a grandit avec son père, gardien de phare et celui de sa mère, sous-marin et qu’il ne connait qu’au travers des récits légendaires qu’on lui en a fait. Jusque-là tout va bien dans le meilleur des mondes, cependant la situation ne dure pas et lorsque Orm, le demi-frère d’Arthur, pète un câble et décide de déclencher une guerre avec le monde de la Surface pour sécuriser sa place sur le trône atlante. Afin de protéger la terre et les océans, Arthur n’a d’autres choix que de partir en quête du légendaire trident du Roi Atlan, premier Roi de l’Atlantide, alors capitale prospère d’un Royaume vaste et unifié. Rajoutez à cela une quête personnelle d’identité et d’appartenance et vous obtenez le film de James Wan.

Un schéma classique

Le schéma classique du film de super-héros en somme : le protagoniste principal écartelé entre deux mondes qui a du mal à accepter une partie de son héritage, les conflits familiaux avec le demi-frère ou la demi-sœur (il ne fait pas bon être une famille recomposée dans les films de super-héros), la belle à sauver et/ou à protéger, bien qu’elle ne soit pas en détresse et les super-méchants qui ont un rôle ben… de super-méchant avec tout ce que ça implique ! Sans oublier le traditionnel Happy Ending et ça, c’est très important dans un film de super-héros.

Aquaman c’est ça, ni plus ni moins. D’ailleurs je n’ai rien à lui reprocher de ce côté-là puisque c’est ce pourquoi j’y suis allée et totalement ce à quoi je m’attendais. Donc pas de surprise, pas de déception et puis mes motivations se résumaient ainsi : Jason Momoa. Oui, je fais partie de ces filles qui, dès qu’on leur montre un gars un peu musclé, un peu beau gosse (si tant est que l’on s’accorde sur la définition), ne répondent plus et ont parfois des réactions pour le moins étranges. Heureusement ce qui me rassure, c’est que je ne suis pas la seule dans ce cas… Se rincer l’œil une fois de temps en temps ne fait pas de mal !

Cependant, même si les films estampillés DC Comics sont bien meilleurs depuis un certain temps, ils sont encore loin du compte pour pouvoir espérer égaler Marvel Studios et quelques un de ses meilleurs Blockbusters (je pense notamment à Black Panther). Cela se vérifie encore une fois avec Aquaman que j’ai trouvé trop long – d’ailleurs un couple est parti avant la fin de la projection – et assez inégal au niveau du rythme. Sans oublier que l’enchainement des effets spéciaux m’a donné mal à la tête.

Néanmoins, j’ai passé un bon moment et je suis contente de l’avoir vu au cinéma. Puis c’est toujours un plaisir de voir Willem Dafoe et Nicole Kidman à l’écran.

Cinéma

Pourquoi se contenter d’un seul Spider-Man, quand on peut en avoir plusieurs ?

Petite séance cinéma hier après-midi pour Spider-Man : New Generation de Peter Ramsey, Bob Persichetti et Rodney Rothman. Et autant de société de production… Enfin en même temps, c’est tout à fait logique : ce film d’animation a dû disposer d’un budget colossal pour être réalisé donc faire appel à trois société de production au lieu d’une, c’est normal et le résultat final vaut la peine. De quoi vous permettre de faire la paix avec le célèbre tisseur de toile.

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SpiderMan est mort ! Vive SpiderMan !

Si vous êtes comme moi et que vous aimez les Comics et Super-héros de Marvel, vous appréciez sans doute Spider-Man. C’est mon cas, sauf que je commençais à faire une légère indigestion de Peter Parker… Avec trois incarnations (plus ou moins réussies d’ailleurs), je crois qu’on peut affirmer connaitre l’histoire du jeune journaliste sur le bout des doigts : l’araignée radioactive, MJ, Oncle Ben, un grand pouvoir… et j’en passe. Mais vous avez saisi l’idée. C’est alors qu’arrive le jeune Miles Morales pour dépoussiérer tout ça et enfin se faire connaitre du grand public. Il était temps (et ça décoiffe) !

Synopsis

Brooklyn, New-York – Terre 616* – Miles Morales est un ado comme tout le monde dont le père est flic et la mère infirmière, et comme beaucoup d’ado ses relations avec son père sont tendues, d’autant que le jeune homme aime beaucoup repeindre les murs de New-York avec son oncle Aaron, aidé de bombes de peinture. Activité pas très, très légale du point de vue policier… Bref, une vie d’ado normale avec ses problèmes d’ado. Enfin ça, c’était avant une certaine araignée radioactive… et le Caïd qui semble bien décidé à anéantir Spider-Man une bonne fois pour tout pour mener à bien le projet qui l’anime et qui risque de mettre en péril le reste de l’humanité. Miles pourra alors compter sur l’aide précieuse de cinq homologues venus d’univers différents pour lui prêter main forte dans sa lutte contre le Caïd.

Un pari osé mais réussi pour un renouvellement brillant et mérité !

C’est rare de voir un film aussi long (environ 2h) de cette qualité ! C’est un plaisir autant pour les yeux que pour les oreilles : les différents rap qui accompagnent l’histoire sont juste parfaits. En ce qui concerne le dessin, c’est un mélange de réalisations 3D et 2D ; de prime abord, on pourrait penser que le mélange des deux ne donnerait pas un résultat satisfaisant mais c’est tout le contraire. La 2D rappelle l’univers de la bande-dessinée par petite touches savamment disposées pour éviter un sentiment de lourdeur que l’on s’attend forcément un peu à trouver sur un film de 2h.

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En réalité, on ne s’ennuie pas une seconde : c’est rythmé, dynamique… Il y a de l’humour et chaque Spider-Man a son type d’humour et c’est génial de leur avoir attribué une personnalité propre sans en faire des copier/coller du super-héros d’origine plus ou moins réussis. Et puis évidemment, puisque Spider-Man meurt pour laisser la place à un autre Spider-Man, il est question de filiation et de transmission tout au long du film et ces questions sont très bien abordées et traitées.

Conclusion

Un film dynamique de par son rythme qui va à 100 à l’heure (heureusement pour un film de super-héros) et par son parti-pris graphique mélangeant à la fois la 3D et 2D pour renforcer sa profondeur puisqu’il faut allier le monde moderne et le monde passé. Spider-Man : New Generation est ambitieux mais relève haut la main le défi de faire découvrir l’univers classique de Spider-Man tout en y incorporant la mécanique complexe et compliquée des univers parallèles. Une réussite à voir absolument !

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* : La Terre 616 fait référence à notre réalité dans les comics ou dans les films

Bande-Dessinée/Comics

[BD] Klaus

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a des petites merveilles chez Glénat Comics en ce moment et je ne vais pas m’en plaindre : cela me permet d’écrire des articles pour vous partager mes découvertes. Klaus de Grant Morrison, accompagné de Dan Mora pour le dessin, est l’excellente surprise de cette fin d’année 2018. Avec les fêtes de fin d’année qui arrivent à grands pas, Klaus nous plonge dans l’ambiance en imaginant l’histoire et les origines d’un personnage pourtant connu de tous. J’ai nommé Santa Claus.

Qui est Klaus ?

Klaus, c’est un solitaire, un trappeur marginal qui vit ou plutôt survit, en compagnie d’une louve blanche prénommée Lilli et qui revient à Grimsvig pour les festivités de Yule dans le but de vendre sa viande et ses peaux de bêtes. Mais la ville a bien changée depuis sa dernière visite : les festivités de Yule sont interdites, la lumière et les jeux tout autant ; les hommes en état de travailler servent à la mine afin de réaliser les projets du tyran Magnus. A partir de ce sombre constat Klaus se fait un devoir de restaurer les fêtes de Yule et ainsi redonner la joie, les rires et le bonheur aux enfants de Grimsvig. Et cette quête le conduira un peu plus vers sa légende… 

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Une BD qui ravira votre âme d’enfant !

Faire du père Noël un des premiers super-héros que la Terre ait porté, le pari était osé pour ne pas dire dangereusement risqué… Et contre toute attente, on y croit à cette histoire de père Noël super-héros ! C’est brillant. Pari tenu donc pour Grant Morrison qui signe un scénario palpitant, émouvant et juste et pour Dan Mora qui a eu la lourde tâche d’illustrer cette histoire digne des plus beaux contes de Noël. Les dessins sont magnifiquement réalisés, tout en finesse et débordant de tendresse envers cette période qu’est l’enfance. Sans tomber dans un lieu commun, je dirais qu’il y un sens un peu plus profond vers la fin du récit qui souligne l’innocence et la bienveillance qui viennent tout de suite à l’esprit lorsqu’il est question d’enfants. A ce propos, cette lecture m’a rappelé ce dessin animé des studios DreamWorks, Les Cinq Légendes, très proche par certains aspects du dessin animé en terme de scénario et d’intrigue. De quoi ravir et enchanter votre âme d’enfant en cette période de fêtes de fin d’année !

Bande-Dessinée/Comics

[BD] The Killing Joke

Avec la rédaction de mon mémoire de stage derrière moi, j’ai pu reprendre la lecture. Et bizarrement, j’ai eu du mal à m’y remettre. C’est pourquoi j’ai opté pour une BD qui était en attente depuis un bout de temps : The Killing Joke, avec au scénario Alan Moore et au dessin et à la colorisation Brian Bolland. C’est encore une BD sur l’univers de Batman et c’est assez réussi avec quelques points négatifs tout de même.

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L’histoire en elle-même est assez courte mais très efficace. Et puis elle prend le contrepied du schéma classique avec Batman vs. Joker puisque cette fois, c’est le Joker qui occupe les projecteurs tout en étant toujours la némésis du héros chauve-souris. C’est en fait une réédition de la bande dessinée du même nom sortie en 1988 je crois et c’est très captivant parce que les auteurs donne enfin une identité et une histoire au Joker avant qu’il ne devienne ce personnage complètement barré et haut en couleur. On aurait presque de la sympathie pour lui s’il n’était pas si monstrueux…

Le Joker s’est à nouveau échappé de l’asile d’Arkham. Relancé dans sa course effrénée au crime, c’est à travers le commissaire Gordon et sa fille -Barbara- qu’il cherche cette fois à atteindre personnellement son frère ennemi, Batman

The Killing Joke, Quatrième de couverture, Urban Comics pour la version française, 2016.

The Killing Joke a également eu droit à une adaptation en film d’animation de Sam Liu, la même année, qui reprend l’histoire de la bande dessinée avec un petit peu plus de personnages et donc potentiellement une intrigue un peu plus dense. Je ne l’ai pas vu mais je pense que je vais peut-être y remédier : les dessins me replongent en enfance et en version originale, le Joker est doublé par Mark Hamil, excusez du peu.

Lecture agréable et rapide malgré une atmosphère glauque et nettement plus malsaine que The Dark Prince Charming, qui demeure bien au-dessus en termes d’illustrations. A ce propos, les illustrations de The Killing Joke sont très inégales et c’est un peu dérangeant : autant le Joker est toujours soigné, autant Batman et sa Batmobile… C’est un peu dommage parce que c’est le genre de choses qui laisse une impression en demi-teinte à la fin de la lecture.

Bande-Dessinée/Comics

Spécial BD

J’ai fait une petite cure de bandes dessinées ces derniers jours et plutôt que vous les présenter une par une, j’ai opté pour un article pour les trois BD sélectionnées. D’ailleurs ce sont des Comics : une de chez Marvel et deux de son concurrent DC Comics.

Article spécial BD

Marvel : Contest of Champions – Al Ewing, Paco Medina

Celle-là fait partie de mes dernières acquisitions et en vérité, j’ai été déçue. C’est le jeu vidéo qui m’avait donné envie de lire le Comics qui en reprend d’ailleurs les codes puisque dans l’histoire qui nous concerne ici, ce sont le Collectionneur et son frère le Grand Maitre qui livrent bataille par équipes de superhéros interposés pour savoir lequel des deux aura le contrôle de l’univers. Vaste programme donc. J’ai commencé ma lecture pleine d’enthousiasme et j’ai vite déchanté : je ne suis pas entrée dans l’histoire comme je l’aurais voulu et encore, heureusement pour moi j’avais pris le temps de lire l’avant-propos qui mentionne que les superhéros en question font pour la plupart partie d’univers parallèles mais bon pas de quoi m’alarmer outre mesure ; j’ai l’habitude que ce soit un peu le bordel chez Marvel de toute façon. Cependant j’ai trouvé le début très poussif, un peu tiré par les cheveux voire parfois carrément brouillon.

Couverture Contest of Champion

Bref, j’étais à deux doigts de refermer l’ouvrage sans l’avoir terminé quand une sorte de miracle a eu lieu : j’ai trouvé l’histoire un peu plus captivante parce qu’elle m’a semblée plus rythmée, plus intéressante et beaucoup plus structurée aussi. Mais pour ça il aura quand même fallu attendre d’avoir dépassé le premier tiers de la BD. C’est dommage. Et je ne peux même pas dire que j’ai pris mon mal en patience avec les dessins ! Sympa mais sans plus, à l’exception des planches où le dessin prend la page entière ou encore mieux : la double page. Là d’accord, le dessin et l’image sont sublimes et valent largement un (long) coup d’œil pour le reste, disons que c’est dans la moyenne.

En conclusion pour cet ouvrage, je me demande si finalement, il ne vaut mieux pas jouer à Contest of Champions sur mobile ou tablette…

DC Comics : Dark Prince Charming, Enrico Marini

Direction les concurrents et nous ne sommes pas loin d’un chef-d’œuvre pour celle-ci. Si je vous dis qu’absolument tout m’a plu en dépit du fait que je suis loin d’être une fan de l’univers de Batman, c’est vraiment que cette histoire en deux tomes en vaut la peine. De l’avant-propos/remerciements où l’auteur explique de façon très originale comment il a eu l’idée de cette histoire qui met en scène le héros chauve-souris le plus célèbre du monde, son majordome, son antithèse accompagné de sa copine, Catwoman bien sûr sans oublier une petite fille au centre d’un épineux problème pour le super-héros…

Couverture Dark Prince Charming

Nous sommes tout de suite plongés dans l’ambiance d’ailleurs. C’est sombre et inquiétant mais malgré tout on se sent en confiance et on se laisse guider par Enrico Marini au fil de son récit. Le tout est léché, on est presque dans le perfectionnisme tellement rien n’est laissé au hasard ; le ton bleuté de certaines planches signale Batman (après tout, il n’est pas connu pour être expressif) alors que les tons plus chaud, dans les rouges, montrent un magnifique Joker complètement siphonné, malade et tordu faisant preuve d’un humour lui aussi complètement décalé qui m’a fait éclaté de rire lors d’un passage parce que c’était inattendu mais totalement raccord avec Monsieur J. Et promis, je ne vais pas m’étaler d’avantage – vous allez finir par trouver cela bizarre… Mais Enrico Marini a quand même signé une merveille.

Pour faire une courte conclusion : Dark Prince Charming est un must-read et un must-have !

DC Comics : Wonder Woman Rebirth T1 – Greg Rucka, Nicola Scott

Toujours chez DC, un peu de girl power à présent avec le premier tome de Wonder Woman Rebirth qui revisite la mythologie et les origines de la super-héroïne aux origines divine. C’est à partir de ce comics que Patty Jenkins a réalisé son film sauf que là, c’est mieux : il y a un peu moins de mélodrame, même s’il y a des morts ou des moments de déchirements avec une intensité que je ne soupçonnais pas avant d’entamer ma lecture mais j’ai retenu mes larmes (je pleure suffisamment comme ça au cinéma, il ne manquerait plus que je chiale devant une BD maintenant…). Les illustrations sont bien sympathiques bien qu’il y ait un léger décalage entre l’illustration présente sur la couverture et le physique de Diana à l’intérieur, comme si elle était plus masculine. Elle a parfois un drôle d’air Wonder Woman mais peut-être est-ce fait exprès ?…

Couverture Wonder Woman Rebirth T1

Il n’y a pas de surprises au niveau du scénario si vous avez vu le film mais cela dit, il y a beaucoup de moments forts en émotions et on perçoit la sensibilité féminine de Nicola Scott (c’est une femme) sur certains passages et c’est un vrai plus puisque la BD fait la part belle au girl power.