Cinéma

Along came a spider…

La semaine dernière (mercredi dernier plus précisément), j’ai été voir Spiderman: Far From Home réalisé par Jon Watts. Ce dernier n’en est pas à son coup d’essai avec Spiderman puisqu’il avait déjà réalisé Homecoming qui était très réussi disons-le. En ce qui concerne Far From Home, le résultat est plus en demi-teinte pour plusieurs raisons liées plus ou moins au contexte général du film puisqu’il se place directement à la suite d’Avengers Endgame, réalisé par les frères Russo et sorti plus tôt cette année.

La fan du Marvel Cinematic Universe (Univers cinématographique Marvel en français, abrégé en MCU) que je suis avait de grosses attentes concernant les nouvelles aventures de l’araignée sympa du quartier, d’une part parce que j’avais beaucoup, beaucoup aimé le premier volet et d’autre part parce que Avengers Endgame avait placé la barre tellement haute avec de nombreux petits indices çà et là que j’espérais secrètement que Spiderman: Far From Home fasse au moins aussi bien, tout en sachant qu’il serait très dur, voire impossible, de rivaliser avec Endgame de tout façon.

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De ce point de vue, pas de surprise le film est effectivement et évidemment en dessous de Avengers Endgame mais pour moi, la déception s’est faite sentir à un autre niveau : j’ai trouvé que Far From Home était moins bien que son prédécesseur Homecoming. Cependant tout n’est pas mauvais dans ce film, loin de là, mais il y a des éléments qui auraient mérités que l’on s’y attarde un peu plus ou faits différemment selon moi. Bien entendu, vous avez le droit de ne pas être d’accord.

En fait, il y a deux choses que je n’ai pas trop aimé dans ce film. La première c’est le personnage de Mysterio lui-même. Je m’attendais à autre chose le concernant, non pas qu’il soit mal interprété ou pas fidèle à l’image que je me faisais de lui dans les comics, mais j’ai trouvé que sa véritable nature était révélée rapidement alors que l’idée d’en faire un allié à Spiderman était très bien pensée et pour le coup bienvenue. L’idée aurait méritée d’être creusée un peu plus ou du moins, de tenir un peu plus longtemps dans la durée parce que j’aurais aimé voir où cela aurait pu conduire Peter mais tant pis.

La seconde chose qui m’a déplu (même si je l’ai trouvé cool en soi), c’est qu’à certains moment du film, le scénario force vraiment sur la relation quasi filiale entre Tony Stark et Peter Parker ; je n’ai pas dit que ce n’était pas cool, au contraire et cela nous évite un énième Oncle Ben, mais par moment je vous jure que c’est redondant et qu’on a juste envie de dire : c’est bon, on a compris que Tony considérait Peter comme son fils (spirituel). A trop vouloir en faire, cela devient contre-productif… Sans oublier la semi déception qui concerne l’intrigue et qui tourne encore une fois un peu trop autour du personnage de Tony Stark.

Néanmoins, je préfère m’attarder sur les points positifs de ce dernier opus qui clôture la phase 3 du MCU.

J’ai énormément apprécié que le film prenne véritablement le temps d’accompagner Peter dans son deuil et ce, tout au long du film. A ce propos, on retrouve l’esprit de la phrase désormais mythique d’Oncle Ben : « un grand pouvoir implique de grandes responsabilités » sans que jamais celle-ci ne soit prononcée. En plus d’être un joli clin d’œil, c’est un détail mais il fait toute la différence et confère au film une atmosphère bienveillante malgré les épreuves à traverser.

Ensuite et c’est lié, l’émotion et l’humour sont bien dosés (ce qui n’est pas toujours le cas chez Marvel). L’humour notamment permet au spectateur de tourner la page Tony Stark en douceur, en lui enlevant le côté tragique et dramatique pour ne garder que le côté émouvant. C’est touchant et je pense que c’est ce qu’il fallait faire.

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En conclusion, Spiderman: Far From Home avait la lourde tâche de sortir après Avengers Endgame et je crois sincèrement qu’il n’aurait pas pu faire mieux. C’était le film qu’il fallait faire : les nouvelles aventures de l’homme-araignée permettent aux spectateurs les plus fan du MCU et aux différents protagonistes de faire leur deuil de Tony Stark et de tourner la page en douceur afin de pouvoir débuter un nouveau grand chapitre, qui je l’espère sera aussi exaltant et intense que celui qui a tenu le spectateur en haleine pendant plus d’une décennie, en plus de faire également le succès des studios Marvel.

Far From Home peut être vu comme le film qui clôture un cycle brillant, mais il doit être également vu comme le film qui débutera une nouvelle ère pour le Marvel Cinematic Universe. Le meilleur exemple pour illustrer cela, c’est bien sûr les deux scènes post-génériques comme Marvel a l’habitude d’en faire désormais. Si le film possède quelques défauts scénaristiques, il n’en est pas dénué de bonnes choses et cela est annonciateur de bonnes surprises pour la suite selon moi.

Reste à voir si, à l’instar du super-héros qu’il incarne, Tom Holland aura les épaules suffisamment solides pour porter lui-même une grande partie de cette nouvelle phase du MCU, bien qu’il ne soit pas seul dans cette aventure. Vous savez ce qu’on dit : un grand pouvoir

Cinéma

Pourquoi se contenter d’un seul Spider-Man, quand on peut en avoir plusieurs ?

Petite séance cinéma hier après-midi pour Spider-Man : New Generation de Peter Ramsey, Bob Persichetti et Rodney Rothman. Et autant de société de production… Enfin en même temps, c’est tout à fait logique : ce film d’animation a dû disposer d’un budget colossal pour être réalisé donc faire appel à trois société de production au lieu d’une, c’est normal et le résultat final vaut la peine. De quoi vous permettre de faire la paix avec le célèbre tisseur de toile.

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SpiderMan est mort ! Vive SpiderMan !

Si vous êtes comme moi et que vous aimez les Comics et Super-héros de Marvel, vous appréciez sans doute Spider-Man. C’est mon cas, sauf que je commençais à faire une légère indigestion de Peter Parker… Avec trois incarnations (plus ou moins réussies d’ailleurs), je crois qu’on peut affirmer connaitre l’histoire du jeune journaliste sur le bout des doigts : l’araignée radioactive, MJ, Oncle Ben, un grand pouvoir… et j’en passe. Mais vous avez saisi l’idée. C’est alors qu’arrive le jeune Miles Morales pour dépoussiérer tout ça et enfin se faire connaitre du grand public. Il était temps (et ça décoiffe) !

Synopsis

Brooklyn, New-York – Terre 616* – Miles Morales est un ado comme tout le monde dont le père est flic et la mère infirmière, et comme beaucoup d’ado ses relations avec son père sont tendues, d’autant que le jeune homme aime beaucoup repeindre les murs de New-York avec son oncle Aaron, aidé de bombes de peinture. Activité pas très, très légale du point de vue policier… Bref, une vie d’ado normale avec ses problèmes d’ado. Enfin ça, c’était avant une certaine araignée radioactive… et le Caïd qui semble bien décidé à anéantir Spider-Man une bonne fois pour tout pour mener à bien le projet qui l’anime et qui risque de mettre en péril le reste de l’humanité. Miles pourra alors compter sur l’aide précieuse de cinq homologues venus d’univers différents pour lui prêter main forte dans sa lutte contre le Caïd.

Un pari osé mais réussi pour un renouvellement brillant et mérité !

C’est rare de voir un film aussi long (environ 2h) de cette qualité ! C’est un plaisir autant pour les yeux que pour les oreilles : les différents rap qui accompagnent l’histoire sont juste parfaits. En ce qui concerne le dessin, c’est un mélange de réalisations 3D et 2D ; de prime abord, on pourrait penser que le mélange des deux ne donnerait pas un résultat satisfaisant mais c’est tout le contraire. La 2D rappelle l’univers de la bande-dessinée par petite touches savamment disposées pour éviter un sentiment de lourdeur que l’on s’attend forcément un peu à trouver sur un film de 2h.

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En réalité, on ne s’ennuie pas une seconde : c’est rythmé, dynamique… Il y a de l’humour et chaque Spider-Man a son type d’humour et c’est génial de leur avoir attribué une personnalité propre sans en faire des copier/coller du super-héros d’origine plus ou moins réussis. Et puis évidemment, puisque Spider-Man meurt pour laisser la place à un autre Spider-Man, il est question de filiation et de transmission tout au long du film et ces questions sont très bien abordées et traitées.

Conclusion

Un film dynamique de par son rythme qui va à 100 à l’heure (heureusement pour un film de super-héros) et par son parti-pris graphique mélangeant à la fois la 3D et 2D pour renforcer sa profondeur puisqu’il faut allier le monde moderne et le monde passé. Spider-Man : New Generation est ambitieux mais relève haut la main le défi de faire découvrir l’univers classique de Spider-Man tout en y incorporant la mécanique complexe et compliquée des univers parallèles. Une réussite à voir absolument !

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* : La Terre 616 fait référence à notre réalité dans les comics ou dans les films