Littérature

[Découverte] Les Enchantements d’Ambremer – Pierre Pevel

En ce moment je navigue d’un univers Fantasy à l’autre et ce n’est pas pour me déplaire. Il y a environ deux semaines, j’ai commencé Les Enchantements d’Ambremer de Pierre Pevel, acheté complètement par hasard en même temps que Résolution de Li-Cam. Ce livre fait partie d’une trilogie intitulée « Le Paris des Merveilles » et mêle intelligemment créatures fantastiques et le Paris du début du siècle dernier. Il ne m’en fallait pas bien plus pour me convaincre de plonger dans cet univers unique.

Le Paris merveilleux de Pierre Pevel

Grâce à cette lecture, j’ai découvert un univers insoupçonné et résolument « Steampunk » qui est une sous catégorie de la science-fiction. J’ai d’ailleurs été un peu surprise de trouver cet ouvrage classé en SF car pour moi, il s’apparente plus à de la Fantasy pure, que je considère davantage comme un genre littéraire à part entière et non pas comme une branche de la SF mais c’est un autre débat.

Pour en revenir au livre et à l’histoire donc, Les Enchantements d’Ambremer présente Louis Denizart Hyppolyte Griffon un mage dont l’existence parisienne paisible se voit quelque peu contrariée lorsqu’on lui demande d’enquêter sur une anodine affaire de tricherie dans une salle de jeux. Le mage accepte mais il se rend vite compte que cette banale affaire de tricherie dissimule en fait une réalité bien plus sombre et dangereuse. Au cours de son enquête, il sera amené à croiser la route de la belle et mystérieuse Isabel de Saint-Gil « une fée renégate que le mage ne connait que trop bien… »

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Le roman se lit très vite pour peu que l’on affectionne le genre. De plus, l’enquête policière si l’on peut dire, est un vrai plus selon moi. Cela change un peu et c’est un élément de surprise agréable mais ce n’est tout de même pas un roman policier. Il y a dans l’écriture et dans l’inspiration beaucoup de Maurice Leblanc et son célèbre Arsène Lupin ou encore Gaston Leroux et son non moins célèbre Rouletabille. Le narrateur des Enchantements est donc une sorte de chroniqueur qui apostrophe parfois le lecteur au gré des situations et le résultat est souvent assez comique.

Cependant certaines situations font penser à des Deus ex-machina et non pas que cela soit dommage (nous sommes dans un monde merveilleux après tout), j’ai quand même trouvé que cela cassait un peu le rythme du roman et lui donnait un petit côté simpliste par moment… Mais bon, on ne peut pas tout avoir tout le temps non plus.

L’intrigue suffisamment est bien ficelée pour être agréable et les personnages principaux sont également bien construits, avec suffisamment de profondeur pour les rendre intéressants – surtout dans la relation qui les unie. Enfin, Pierre Pevel a fait son maximum pour que les descriptions des lieux notamment soient le plus fidèles possibles en tenant compte de l’époque où se déroule l’histoire, c’est-à-dire 1910.

Conclusion

Cette découverte fut une bonne surprise et ma lecture fut agréable. J’ai trouvé Louis et Isabel charmants pour ne pas dire exquis dans la relation qu’ils entretiennent. Le Paris des Merveilles dans lequel les protagonistes évoluent est en effet bien enchanteur et évoque bien souvent un rêve éveillé. Mais comme bien des choses trop policées, ce monde entretient sa part d’ombre à l’abri des regards indiscrets… Dans la lignée des aventures d’Arsène Lupin ou de Rouletabille, c’est une lecture agréable remplie d’une atmosphère mystèrieuse parfois un peu tirée par les cheveux qui prête à sourire.

Pour tout vous dire, je suis indécise quant au tome 2 de cette trilogie. D’un côté, j’ai très envie de savoir ce qu’il se passe dans ce nouveau tome parce que suivre les aventures de Louis et Isabel m’est agréable mais d’un autre côté… Je me dis que ce n’est pas une trilogie qui mérite un achat, mais plus un emprunt. Affaire à suivre du côté de la bibliothèque donc.

Belles lectures à vous !