Bande-Dessinée/Comics, Littérature

Spécial Noël #2

Pour cette deuxième édition de l’article Spécial Noël, j’ai décidé de vous présenter deux petites choses – la première un livre de Marianne Chaillan qui explore les plus grands classiques de Disney mais en adoptant une approche philosophique et la seconde est une bande dessinée Jeunesse signée David Boriau (scénario), Steven Dhondt (dessin) et Yoann Guillo (couleur).

Ils vécurent philosophes et firent beaucoup d’heureux – Marianne Chaillan

Pour moi, Noël est un peu un synonyme de Disney et inversement. D’ailleurs, la télé ne s’y trompe pas puisque la rediffusion de quelques uns des dessins animés les plus célèbres de la firme aux grandes oreilles sur les chaines câblées à lieu en ce moment même. Je pense notamment à Aladdin dimanche dernier ou La Petite Sirène et Alice au Pays des Merveilles hier après-midi. De quoi replonger en enfance quasiment instantanément et je ne vais pas m’en plaindre, je les redécouvre avec un grand plaisir à chaque fois.

Ce qui nous amène à parler de Marianne Chaillan et de son livre Ils vécurent philosophes et firent beaucoup d’heureux, dont j’avais entendu parlé à la télé et qui avait suscité ma curiosité parce qu’il se targuait d’analyser les célèbres dessins animés par le biais de grands principes philosophiques. Ce n’est pas nouveau, il y a plusieurs niveaux de lecture pour les Disney et pour les contes dont ils sont tirés et de plus, l’aspect philosophique de ces histoires n’est plus à démontrer : les contes ayant un but pédagogique pour l’auditeur.

Je n’avais pas spécialement d’attentes concernant ce petit livre, si ce n’est « réviser » ma philo et peut-être découvrir une ou deux choses sur mes Disney préférés. Il s’avère que cet ouvrage a été une petite déception de mon côté ; je n’ai d’ailleurs pas été au bout de ma lecture. Le principal reproche que je peux faire est en fait à double tranchant – d’un côté, nous avons des chapitres assez courts eux-mêmes organisés en de courts paragraphes mais d’un autre côté, cela ne permet d’approfondir suffisamment selon moi. Je m’attendais à quelque chose de plus poussé et malheureusement cela n’a pas été le cas.

Cependant, ce livre est parfait si vous n’avez jamais fait de philo et que vous adorez les Disney. C’est un très bon moyen de se familiariser avec certains concepts qui peuvent parfois être abstraits et très compliqués à comprendre avec un ouvrage de philosophie classique. L’ensemble est rythmé, concis et cohérent en plus d’être suffisamment varié que ce soit au niveau des Disney utilisés ou bien au niveau des différents courants philosophiques et des philosophes.

Conclusion

Ils vécurent philosophes et firent beaucoup d’heureux est une parfaite introduction au monde parfois hermétique de la philosophie. Ce n’était pas ce que je recherchais mais ce petit livre bleu est rempli de qualités donc pas question de le descendre en flèche ; il ne me correspondait pas voilà tout. Cependant il invite à un beau voyage malgré tout, ce serait dommage de s’en priver…

Chaillan[1]

Obscurcia, série complète en 3 Tomes – Boriau, Dhont, Guillo

Voilà une série que j’ai beaucoup aimé. C’est en fait une trilogie qui rentre plus ou moins dans la catégorie Jeunesse, bien que certains thèmes soient très sombres pour des enfants. Obscurcia donc c’est l’histoire d’Alex, 12 ans et de sa petite sœur Nina. Leurs parents sont absents, au sens propre comme au figuré puisque la mère n’est pas au domicile familial et le père toujours en déplacement, donc Alex se fait un devoir de veiller sur sa petite sœur. C’est ce qu’il fait lorsqu’un drame familial de plus frappe de plein fouet la petite famille avec la mort accidentelle de Croquette, la petite minette de la maisonnée. Cependant, lorsque cette dernière revient et apparait à Alex pour l’informer de la disparition de sa sœur, Alex, du haut de ses 12 ans, n’a pas d’autres choix que de se rendre à Obscurcia, le monde des cauchemars et des doudous oubliés, pour espérer sauver sa petite sœur…

Couverture Obscurcia 2

A première vue, nous sommes en plein dans les thématiques de l’enfance : le héros a 12 ans et se montre très protecteur envers sa petite sœur, d’autant plus que la situation familiale est loin d’être idéale, il y est question d’un monde imaginaire des cauchemars (à la façon d’un Pays Imaginaire) et de doudous et autres jouets perdus. Néanmoins, la comparaison s’arrête là j’en ai bien peur : certains sujets abordés sont quand même assez sombres voire complexes à comprendre réellement. De plus, il y a quand même beaucoup d’hémoglobine avec des personnages gravement blesser parfois quand le dessin n’est pas carrément érotique… Donc à faire lire à des enfants, je ne sais pas trop, je ne suis pas convaincue mais des ados peuvent y aller sans problème je pense.

A mon sens d’ailleurs, la grande force de cette histoire ce sont les dessins de Steven Dhont et le travail sur la couleur de Yoann Guillo. Je ne dis pas que David Boriau n’a pas fait un bon travail sur cette histoire, c’est juste que j’ai plus été sensible aux dessins et aux couleurs utilisées. Beaucoup de pages sont d’ailleurs dépourvues de bulles sur l’ensemble des 3 tomes et cela n’enlève rien au rythme de l’histoire, bien au contraire. C’est même logique étant donné que toute l’histoire ou presque se déroule à Obscurcia, le mondes des cauchemars et des doudous abandonnés… L’ensemble est très bien construit, il est cohérent sur les 3 tomes et le scénario offre un retournement de situation brillant à la fin.

Conclusion

Obscurcia est une jolie petite pépite sans être un coup de cœur. C’est très plaisant à lire et à regarder également – on s’attarde facilement sur certaines pages ou double pages. Pour les amateurs de contes, vous y découvrirez des clins d’œil à d’autres contes, Hansel et Gretel et bien sûr Peter Pan en tête… Bref, Obscurcia c’est un conte moderne à lire et à relire, comme tout conte qui se respecte.

C’est sur cette note enchantée que je vous laisse et que je vous souhaite de passer un très bon Réveillon de Noël 🙂 !

Littérature

[Découverte] Moi, Peter Pan – Michael Roch

Pour commencer ce « joli mois de Mai », je vous emmène vers la deuxième étoile à droite puis tout droit jusqu’au matin. Michael Roch propose une réécriture du mythe de Peter Pan, personnage crée par James M. Barrie et héros de la pièce éponyme en 1911. Cette lecture m’a un peu déstabiliser bien qu’elle m’ait beaucoup plus ; je pense que cela tient du fait que l’ouvrage est classé dans la section Science-Fiction alors que mon ressenti se rapproche plus de l’ouvrage philosophique.

Moi, Peter Pan

J’ai acheté ce livre il y a peu, parce que le titre avait provoqué ma curiosité et puis aussi parce que je cherchais à lire de la SF. L’ouvrage était mis en avant dans la section dédiée à la SF et il est très court : 136 pages au compteur. En conclusion, je me suis dit que je ne prenais pas trop de risques à l’acheter étant donné qu’il serait vite lu. Cependant, je préfère vous mettre en garde : si vous l’achetez ou que vous voulez le lire pour de la SF, vous serez déçus. Je trouve qu’il n’y a pas grand-chose qui rappelle la SF si ce n’est que le Pays Imaginaire ressemble plus à un endroit apocalyptique qu’à un lieu qui respire la joie de vivre et le bonheur…

En revanche c’est un parfait petit traité de philosophie qui ne dit pas son nom, sur la peur de grandir et la peur d’oublier l’enfant que l’on est de façon intrinsèque. Toutes ces questions et le cheminement philosophique derrière m’ont beaucoup plu. Je dois dire que j’ai été agréablement surprise par le traitement des personnages que l’on connait pourtant par cœur ; c’est très novateur et rafraichissant et c’est une bonne chose puisque cela veut dire que la réécriture est réussie. De plus, il y a pleins de subtilités et de références à l’histoire originale, même si certains personnages ont une importance moindre et inversement.

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En bref, c’est un ouvrage très plaisant à lire et qui se lit en quelques heures seulement. Bien que le Pays Imaginaire soit devenu un endroit dystopique sous la plume de Michael Roch, j’ai du mal à y trouver mon compte de Science-Fiction et en fin de compte je ne l’ai pas lu en tant que tel mais comme un ouvrage de philosophie sur cette période charnière qu’est le passage de l’enfance à l’adolescence. Une bonne surprise à découvrir !