Littérature

[Best-seller] La fille du train

A l’occasion de la sortie du film éponyme mercredi dernier, je me suis plongée dans la lecture du livre, histoire de pouvoir faire une comparaison des deux en connaissance de cause. Je n’ai absolument pas été déçue de le lire plus tôt que prévu (9ème position sur ma liste de lecture).

Un huis clos hypnotique

Peut-être êtes-vous passés devant en librairie, peut-être n’y avez vous pas prêtés attention. Pourtant La fille du train (Girl on the Train) est un succès de librairie, à tel point d’ailleurs que la quatrième de couverture française mentionne directement Steven Spielberg, ce dernier a en effet obtenu les droits pour en faire un film. Donc je suis passée devant, je l’ai pris et j’ai lu la quatrième de couverture. Il ne m’en a pas fallu plus pour repartir chez moi avec. (Sachant que c’est un policier et que habituellement, j’ai plutôt du mal avec les livres policiers parce que trouve toujours le meurtrier avant la fin)

L’histoire commence le plus banalement du monde, avec Rachel qui prend le train chaque matin et chaque soir ; elle passe toujours devant la même maison et invente une vie à ses occupants qu’elle a nommée Jason et Jess. Tout bascule le jour où Rachel apprend dans les journaux que Jess, qui s’appelle en fait Megan Hipwell, a mystérieusement disparu.

Passe, passe, passera, la dernière y restera. Je suis bloquée là, je n’arrive pas à aller plus loin. J’ai la tête lourde de bruits, la bouche lourde de sang. La dernière y restera. J’entends les hirondelles, elles rient, elles se moque de moi de leurs pépiements tapageurs. Une marrée d’oiseaux de mauvais augure. Je les vois maintenant, noires devant le soleil. Mais non, ce ne sont pas des hirondelles, c’est autre chose. Quelqu’un vient. Quelqu’un qui me parle. « Tu vois ? tu vois ce que tu me fais faire »

La fille du train, Paula Hawkins, p. 12, Ed. Sonatine

C’est le premier livre de Paula Hawkins et je dois dire que c’est une réussite. Il ne fait 379 pages et se lit très vite. Je l’ai lu en une semaine mais parce que j’ai pris mon temps et j’ai dû faire d’autres chose à côté. Il n’y a pas non plus pléthore de personnages et c’est un plus (même si c’est normal), cela rajoute à l’atmosphère oppressante de cette sorte de huis clos. Personnellement, j’ai eu du mal a m’attacher aux personnages mais ils sont quand même touchants et puis, le livre est construit de façon intéressante : j’ai eu l’impression de prendre le train par moments moi aussi. Et le must dans tout ça c’est que je suis tombée dans le panneau ! J’ai choisi le mauvais meurtrier et j’en ai été ravie.

couverture-la-fille-du-train

Conclusion : C’est un livre à lire absolument et… on reparle du film très vite.