Cinéma

[Netflix] Rentrée mouvementée pour les parapluies…

Fin juillet, Netflix a sorti la saison 2 de The Umbrella Academy, série que nous avons découvert l’an dernier et que j’avais trouvé assez bien mais sans plus, sans toutefois descendre la série qui apportait quelque chose de novateur dans le traitement des super-héros. La bande-annonce de cette saison 2 place la barre encore plus haute que pour la première saison et le moins que l’on puisse dire, c’est que pour une fois les showrunners ont semble-t-il appris des erreurs et des défauts du premier volet. Accrochez-vous à vos parapluies, n’oubliez pas vos super-pouvoirs et direction les années 60 !

Une suite cohérente et bien ficelée

Si j’avais trouvé la première saison un peu inégale avec l’intrigue générale un peu longue a démarrer, ça n’a pas du tout été le cas ici. On démarre sur les chapeaux de roues avec la fratrie Hargreeves directement propulsée à Dallas dans les années 60, enfin 1963 pour être tout à fait exacte. 1963, Dallas, Texas en plein mois de novembre… est-ce que vous voyez où je veux en venir ? Oui, l’assassinat du Trente-cinquième Président des Etats-Unis sert de toile de fond à cette nouvelle saison. C’est un choix assez ambitieux et qui permet d’aborder également pas mal de sujets encore brûlant aujourd’hui, notamment la condition des afro-américains avec la lutte pour les droits civiques ou encore la perception de l’homosexualité. Selon moi, tout ceci fait la force de cette saison qui est bien mieux construite que la précédente.

Une évolution cohérente avec un nouveau thème central

Tout est extrêmement bien amené, que ce soit l’évolution respective de chaque personnage qui ont tous des motivations différentes ou bien les choix des thématiques abordées et j’ai adoré voir ça à l’écran. Pour rappel, la saison 1 était plutôt axée sur la solitude et ses conséquences alors que pour la saison 2, on se penche plutôt sur l’amour, peu importe sa forme : physique, platonique, interdit, impossible, fraternel et j’en passe. Je ne vais pas vous détailler toutes les formes que l’amour prend dans la série sinon je prends le risque de vous spoiler la série et ce serait dommage mais je tiens quand même à vous parler des deux arcs narratifs qui m’ont le plus plu dans toute cette saison.

Allison Hargreeves

la jeune femme est afro-américaine et a perdu sa voix à la fin de la saison 1 et je trouve simplement brillant que les showrunners en aient fait une figure du mouvement pour les droits civiques dans les années 60. C’était le choix logique mais cela lui donne tellement plus de poids en temps que personnage alors qu’elle était un peu effacée derrière ses frères dans la saison précédente.

Klaus Hargreeves

Pour moi, c’est l’autre évolution majeure en terme de narration, tout en restant fidèle au Klaus que l’on a découvert dans la saison 1. C’est toujours la bouffée d’air frais qui arrive quand on l’attend le moins et l’incarnation du mouvement Peace & Love comme on peut se le représenter sans trop entrer dans la carricature.

J’aurais aussi pu vous parler du personnage de Diego ou encore celui de Vanya que j’ai trouvé également très réussi et très bien construits. J’ai toujours un peu plus de mal avec le personnage de Five même si je le trouve cool, et le personnage de Luther m’a laissé complètement indifférente bien que son arc narratif soit intéressant, j’ai eu l’impression que Luther était encore plus sous exploité que précédemment.

Une bande son toujours aussi présente

Parlons un peu de la bande son maintenant. Pour moi la musique est aussi importante que tout le reste ; c’est d’ailleurs ce qui m’avait scotchée lors de la saison 1 : l’excellente utilisation des morceaux musicaux stratégiquement (bien) placés. Cela avait sauvé la série d’une critique un peu plus négative à l’époque. Pour cette année, les choses sont différentes et pas nécessairement dans le bon sens. Bien que la musique donne toujours un côté pop et acidulé à la série et malgré sa présence toujours aussi bien dosée, je l’ai trouvé moins réussie. Ou plutôt : elle ne m’a pas autant marquée cette année et c’est la seule ombre au tableau si l’on considère ça comme un point négatif bien entendu. J’ai été bien plus sensible aux situations et aux dialogues qu’à la musique.

Conclusion

Il n’y a pas vraiment de doute à avoir sur la façon dont je vais finir cet article mais si vous en doutiez encore après la lecture de ces quelques lignes : j’ai largement préféré cette saison à sa grande sœur et j’ai vraiment, vraiment hâte de voir ce que la saison 3 nous réserve. J’espère que mon enthousiasme concernant cet univers décalé et déjanté aura été contagieux et que vous vous plongerez dans le visionnage de cette série qui est un des petits points forts de la plateforme de streaming. Si la saison 1 peut laisser dubitatif, cette deuxième saison quant à elle, transforme l’essai et est porteuse de belles choses concernant l’avenir de cette Académie hors du commun. Attention à ne pas se brûler les ailes cependant…

Note : 4.5 sur 5.
Cinéma

[Netflix] L’immortalité c’est sympa, sauf quand on s’éternise…

Vous en avez peut-être entendu parler mais les équipes de chez Netflix ont eu la bonne idée d’adapter le Comics The Old Guard du génial Greg Rucka et cet ouvrage fut et est toujours un de mes coups de cœur. Pourquoi un film plutôt qu’une série ? Je me pose toujours la question mais je pense que cela regroupe des problématiques scénaristiques et budgétaires dont je ne connais ni les tenants ni les aboutissants. Avant de véritablement plonger dans le vif du sujet, il faut savoir que je n’avais qu’un vague souvenir de l’intrigue et que je n’ai pas relu l’œuvre originale avant la rédaction de cet article. Il sera donc probablement plus question de mon ressenti vis-à-vis du film que d’une comparaison entre les deux supports.

Une adaptation fidèle mais en manque de saveurs

J’ai bien aimé The Old Guard version Netflix et c’est sincère : j’ai passé un bon moment devant ma télé et je n’ai pas trop vu le temps passer. Mais si je suis tout à fait honnête, le dernier tiers est un peu long et l’adaptation passe un peu à côté de son sujet en terme d’intensité selon moi. Il y a un léger décalage entre ce que je me souvenais dans le Comics au niveau rythme et intensité et son adaptation ; le long-métrage est presque trop gentillet par moment alors qu’il est quand même question de chasse à l’homme de part et d’autre de l’échiquier. Je n’ai pas eu vraiment l’impression que le groupe emmené par Andy (incarnée par Charlize Theron) soit réellement menacé et c’est pareil pour les antagonistes : pas vraiment un jeu du chat et de la souris mais même si cet aspect est important et m’avait marquée à la lecture, le reste du scénario tient la route et c’est ce qui compte mais je vais revenir sur ce point un peu plus tard.

Un autre point qui accentue le manque de saveurs de ce film ce sont les scènes d’action/de combats que j’ai trouvé un peu « molles ». A titre de comparaison sur ce point précis, les combats dans la série The Witcher sont ce que j’attends globalement d’un combat au corps à corps : de la vitesse, de l’intensité et du suspense (et du gore aussi, mais c’est The Witcher et l’univers qui va avec). Avec The Old Guard, c’est assez étrange le ressenti que j’ai eu face à certaines scènes de combat. Autant je suis contente que l’adaptation soit beaucoup moins violente que le Comics, autant je suis dubitative concernant certaines de combats rapprochés. La vitesse est parfois là, par contre l’intensité et le suspense bon… Je crois que c’est dû à la réalisation malheureusement. La réalisatrice Gina Prince-Bythewood a privilégié les plans larges au détriment de quelques plans rapprochés qui font tout de suite toute la différence au niveau des combats notamment. Enfin, pour finir sur la problématique des scènes d’action, ces scènes manquent souvent de fluidité et le spectateur peut avoir l’impression d’un faux rythme : je pense notamment à une scène en particulier vers la fin du film où j’avais l’impression de voir Charlize Theron exécuter une scène chorégraphiée plutôt qu’Andromaque se battre violemment. Dommage. Hors mis ce point de détail, je n’ai rien à redire sur le reste de la réalisation et le scénario qui mettent l’accent là où il faut.

La solitude, le temps qui passe, l’amour, les implications d’être immortel et les questions philosophiques qui tournent autour, tout cela est bien abordé et rattrape les erreurs sur les scènes un peu plus musclées. Le fait que Greg Rucka est collaboré pour le scénario n’y est pas étranger je pense. Cependant, le film laisse des zones d’ombre qui ne peuvent être synonyme que d’une suite, sans oublier la scène post-crédits un peu à la façon des films Marvel et personnellement, je ne suis pas contre si la réalisation évolue un peu.

Je n’ai pas grand-chose à dire au niveau du casting, si ce n’est qu’il était assez diversifié et que les acteurs correspondait à ce que j’imaginais. Tous les personnages ont une profondeur psychologique intéressante et je suis plutôt curieuse de voir ce que cela peut donner dans un second volet. Et puis, au moins maintenant j’arrêterai d’associer Charlize Theron uniquement à la publicité Dior et son rôle de la méchante reine dans Blanche Neige et le Chasseur. Par contre pour Harry Melling, je ne peux en dire autant…

Conclusion

Etant donné que je commence à m’égarer sérieusement, il est grand temps d’apporter une conclusion à cet avis sur le film The Old Guard de Gina Prince-Bythewood, sorti plus tôt dans le mois sur la plateforme de streaming. Je ne vais pas vous cacher que ç’aurait pu être déception si j’avais décidé de relire la BD avant regarder son adaptation en film. Heureusement que non pour le long-métrage ; je me suis laissée entrainée dans l’histoire et c’est une bonne chose. J’ai redécouvert les tourments de Nile et ceux d’Andy sous un autre angle. Alors c’est vrai, il pourrait y avoir mieux comme adaptation mais il est important de noter qu’il pourrait y avoir largement pire. Le film pêche au niveau des scènes d’action mais ce n’est pas irréversible, d’autant que le casting et le scénario tiennent la route. En bref, The Old Guard c’est sympa mais ce n’est pas inoubliable. A voir ce que l’avenir réserve concernant un potentiel second volet…

Note : 3 sur 5.

Cinéma

[Netflix] Une merveilleuse histoire du temps (2015)

Heureusement que j’avais dit vouloir reprendre une activité suivie et régulière sur mon blog à la fin du confinement… mieux vaut tard que jamais dit-on ; il est vrai que je ne lis plus beaucoup et le cinéma, je n’y suis pas retournée depuis leur réouverture faute de projections intéressantes à mon goût. Heureusement que Netflix est là pour palier un peu au manque, et avec une télévision dernier cri toute neuve, ce serait bête de s’en priver. Voilà donc comment j’ai occupé une partie de mon après-midi hier.

C’était un film que je voulais voir depuis pas mal de temps et je l’avais loupé à la télé il y a quelques temps. Et en cherchant dans le catalogue Netflix, je suis tombée dessus par hasard. Je n’avais pas d’attentes particulières concernant ce film et à vrai dire, je me suis plus laissée porter par l’ambiance qu’autre chose. Le premier mot qui me vient à l’esprit pour décrire ce long-métrage c’est : poésie. Je l’ai trouvé très poétique et intime ; vous me direz, il retrace la vie et l’histoire d’amour entre Jane et Stephen Hawking donc c’est normal qu’on ressente l’amour et la tendresse puis l’affection qu’il y a entre eux. Pour être tout à fait honnête, le personnage qui m’a le plus touchée dans ce film c’est Jane. Elle a carrément tout fait pour lui, vraiment tout. Je pense que beaucoup d’autres auraient abandonnés et baisser les bras là où elle s’est battue jusqu’au bout, jusqu’à n’en plus pouvoir quitte à s’oublier de vivre pour elle-même.

Bien sûr, cela n’enlève rien au génie qu’était Stephen Hawking qui s’est accroché à la vie alors qu’on lui avait prédit une espérance de vie de 2 ans suite à la découverte de sa maladie dégénérative dont j’ai déjà oublier le nom. Comme beaucoup de monde je connais vaguement Stephen Hawking pour son travail et ses recherches sur les trous noirs, le reste étant bien trop compliqué pour mon petit cerveau. Cependant, comme l’histoire est presque exclusivement centrée sur l’histoire d’amour et la vie de couple des Hawking, les aspects les plus complexes de la vie de Stephen Hawking passent au second plan, même s’ils sont présents, et cela facilite grandement la compréhension. Eddie Redmayne est méconnaissable et mérite amplement son Oscar du Meilleur acteur, rien que pour la transformation physique. Je serai curieuse de savoir combien de temps il a passé au maquillage, avec toutes les prothèses qu’il a sans doute dû porter.

Conclusion

Une Merveilleuse histoire du temps est un joli film plein de poésie et d’optimisme qui permet d’en apprendre un peu plus sur la vie du génial physicien cosmologiste Stephen Hawking, véritable légende dans son domaine. On dit souvent que derrière de grands hommes il y a de grandes femmes et lorsqu’on regarde ce film, on se dit que c’est vrai et dans le cas de Hawking c’était sa première femme Jane sans qui il n’aurait pas pu aller bien loin et avoir la brillante carrière qu’il a eu. Je ne sais pas si James Marsh avait voulu rendre justice à Madame Hawking Jones mais je suppose qu’il y a un peu de ça et puis comme le film est adapté de l’autobiographie qu’elle avait écrite, c’est normal qu’elle prenne elle aussi un peu la lumière. Ce n’est pas un chef d’œuvre mais cela reste un très bon film. A voir au moins une fois si vous ne l’avez jamais vu.

Note : 3.5 sur 5.
Cinéma

La Magie organise le Chaos…

Vous n’y échapperez pas, même si je suis un peu en décalé par rapport à la sortie de la série. Voilà un petit moment que je voulais regarder The Witcher sur Netflix et c’est maintenant chose faite. Je l’ai terminé hier ; en deux jours c’était plié donc on peut s’attendre à une chronique positive de cette première saison. Effectivement, j’ai beaucoup aimé cet univers que je ne connaissais pas – je n’ai jamais lu les livres ni joué aux jeux vidéo – mais force est de constater qu’il y a quelques faiblesses dans la réalisation et le traitement de l’image notamment. Sans plus attendre, voici mon ressenti sur l’adaptation en série du Sorceleur le plus célèbre du monde.

The Witcher, un joli tableau d’ensemble avec des imperfections

Comme je ne connaissais que de très, très loin cet univers de fantasy assez complexe, je peux dire que pour ma part, The Witcher de la plateforme Netflix a rempli sa part du contrat en matière de divertissement. En effet, je suis rapidement entrée dans ce monde, appelé le Continent, et je suis très satisfaite du voyage. Cependant en adepte du genre, je m’attendais à un véritable coup de cœur pour cette série qui me faisait de l’œil depuis des semaines et malheureusement, ce ne fut pas le cas à mon grand désarroi. La faute à un petit nombre d’imperfections qui sont bien trop visibles et font baisser la note finale sur le produit fini. C’est dommage.

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Les points faibles de la série

Je ne vais pas baser cette partie sur les éventuelles faiblesses du scénario étant donné que je ne suis pas familière des livres et que le scénario est tiré en partie des livres. Ce serait injuste du moment que je suis totalement néophyte dans le domaine et que j’ai trouvé l’ensemble cohérent. Néanmoins, je me doute que comme dans toutes adaptations, il a fallu faire des choix scénaristiques qui sont passés inaperçus à mes yeux mais qui aux yeux d’un fan absolu sont peut-être intolérables.

J’ai malgré tout noté des faiblesses au niveau de la réalisation et du traitement de l’image et de la photographie. C’est quand même un peu regrettable qu’une série Netflix de cette ampleur là pêche de ce côté-ci. Au niveau de la réalisation, certaines scènes de combat bénéficient d’effets de ralentis et honnêtement de mon point de vue, cela faisait un peu tache alors que les combats en question sont superbement chorégraphiés. L’exemple le plus flagrant se trouve à la fin de l’épisode un : très joli combat mais un peu trop d’effets de ralenti ce qui a eu pour effet de me sortir de l’épisode un tout petit plus tôt que prévu. Heureusement, tous les combats et les scènes un peu épiques n’ont pas ce problème là sinon la série perdrait sont argument « épique » et quand je pense au Witcher, c’est un des premiers mots qui me vient à l’esprit.

Un des autres petits soucis de la série pour l’instant c’est le manque de travail sur l’image et la photographie. Je ne remets pas en cause les décors ici, mais plutôt le manque de soin apporté aux images. La conséquence directe de cela est une narration floue et c’est dommage pour une série de cette envergure, vraiment… La narration n’est pas linéaire et après tout, pourquoi pas ; c’est un choix comme un autre, qui se respecte mais dans ces cas-là, il faut que le spectateur arrive à différencier le passé du présent et la réalité des rêves ; ce n’est pas toujours le cas dans The Witcher. Cela aurait pu être évité assez facilement je pense. Je ne suis pas une spécialiste mais jouer sur des accentuations ou des couleurs d’une même gamme pour définir une période précise ne me semble encore pas trop compliqué à mettre en place. D’autres productions l’ont fait et c’est étrange que celle-ci n’y ait pas plus eu recours.

Enfin dernier petit point noir au tableau, la longueur totale de cette première saison – je ne parle pas de la longueur des épisodes mais bien du nombre qui compose la saison. Je trouve que huit, c’est un peu court et un épisode supplémentaire n’aurait fait de mal à personne. D’autant que l’épisode 8 se termine un peu étrangement… Tout du moins, je m’attendais à quelque chose d’un peu différent, même si je n’ai pas été déçue par cette fin de saison. En fait, je l’ai trouvé bizarre et je me suis même demandé si c’était nécessaire…

Le point positif de tous ces points faibles c’est que ce sont en réalité des détails qui peuvent être réglés pour la saison 2, et j’espère qu’ils le seront. C’est même rassurant de se dire que cette série à une marge de progression assez importante pour répondre à l’attente des spectateurs et transformer son Witcher en véritable phénomène à l’instar de Game of Thrones… Okay, okay là je vois peut-être un peu grand mais pourtant, cette série regorge de points forts et d’un atout (de taille…).

Les points forts

Les personnages/Le Casting

Je sais que vous voyez où je veux en venir mais je ne peux pas ne pas en parler. Alors autant évacuer le sujet tout de suite et passer à autre chose. Henry Cavill donc. C’est étrange mais… il aura fallu qu’on lui mette une perruque avec des cheveux argentés et des lentilles de contact dorées pour que je le remarque véritablement. Bien sûr, je le situe dans le paysage cinématographique depuis quelques années maintenant ; j’avais beaucoup aimé Les Immortels (2011) et puis il campe un Superman tout à fait correct pour DC Comics mais là, je sais pas trop ce qui s’est passé mais j’ai un gros coup de cœur pour son interprétation de Geralt de Riv (Geralt of Rivia) et je ne parle pas seulement des scènes où il apparait nu ou torse-nu, ce serait terriblement réducteur pour cette bluffante performance.

Les autres acteurs ont également été bien choisi pour leur rôle. J’ai une préférence pour Jodhi May et MyAnna Buring qui sont les interprètes respectives de la Reine Calanthe et Tissaia de Vries. La performance d’Anya Chalotra en Yennefer de Vengerberg est remarquable aussi.

C’est indéniablement un des points forts de la série et par extension de cet univers de fantasy médiévale. Les personnages sont complexes et chacun à sa zone d’ombre et c’est très plaisant de les voir évoluer dans un sens ou dans l’autre ; après, j’imagine que dans les livres c’est un peu différent mais pour une entrée en la matière la série est très bien, même simplifiée.

L’atmosphère/Les décors et costumes

Il y a une unité et une envie de faire les choses bien je trouve, en tout cas c’est ce que j’ai ressenti en regardant les épisodes. Les costumes et les décors sont splendides, qu’ils soient intérieurs ou extérieurs. Je peux me tromper mais j’ai l’impression qu’il y a eu quand même pas mal de scènes tournées en extérieur. Si c’est le cas, cela rajoute un côté grandiose à la série et c’est d’autant plus appréciable que cela permet de faire voyager le spectateur. On rentre plus facilement dans la série.

Quant à l’atmosphère elle est souvent lourde et pesante mais on a le temps de souffler entre chaque gros morceau. C’est assez bien équilibré entre les sujets sérieux d’importance et ceux plus légers parfois assez comique. Le personnage de Jaskier le barde n’y est d’ailleurs pas étranger la plupart du temps.

Mention spéciale à la musique que j’estime très réussie. Elle immerge complètement le spectateur et donne une autre dimension à la scène qu’elle appuie.

Les thématiques

The Witcher c’est une histoire de Bien contre le Mal mais c’est fédérateur et en l’occurrence bien fait. Mais au delà de ça cette série aborde pleins de sujets plus ou moins grave avec le degré de légèreté adéquat. Il y a notamment la thématique féministe qui est abordée sous toutes ses formes et c’est assez inattendu mais très plaisant à trouver en fin de compte. Cependant, je ne sais pas si les créateurs de la série ont féminisé cet univers plus qu’il ne l’est en réalité. Une autre thématique clé de la série tourne autour de la famille (forme, implications) et enfin cette série questionne la notion de différence : le trio de personnages principaux ne rentre pas dans la norme acceptée par la société.

Toutes ces thématiques renforcent une série déjà bien ficelée et j’espère que la Saison 2 continuera sur cette lancée. J’espère aussi que les messages seront toujours bien dosés – il ne faudrait pas qu’on arrive à une caricature de l’œuvre originale parce qu’une thématique a été trop mise en avant ou pas assez. C’est un exercice délicat mais qui participe au succès d’une série.

Conclusion

En tant que fan de fantasy, j’aurai voulu que The Witcher fasse partie du club très select des coups de cœur mais ce n’est pas le cas. Je ne m’en plains pour autant – j’ai découvert un nouvel univers complexe fort intéressant, j’ai fait un joli voyage en compagnie de Geralt et des autres et je suis curieuse de savoir ce que nous réserve la suite en espérant que Netflix aura rectifié le tir sur certaines choses qui paraissent anodines mais qui ont toutes leurs importance. La marge de manœuvre de The Witcher est encore assez large et peut espérée avoir un impact au moins aussi important que Game of Thrones, à condition bien sûr que les showrunners prennent les bonnes décisions.

Cinéma

Un hôtel pas comme les autres made in Netflix

Sorti le 31 juillet dernier sur la plateforme Netflix, The Red Sea Diving Resort (ou Operation Brothers en français) est un film réalisé par Gideon Raff et c’est un film que j’attendais de voir pour une seule et unique raison : Chris Evans. En définitif, je suis plutôt mitigée concernant cette nouveauté proposée par la plateforme de streaming et je vous explique pourquoi.

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Un film nécessaire

L’histoire est tirée de faits bien réels qui se sont déroulés au Soudan dans les années 80, à l’époque où la minorité juive d’Ethiopie était très fortement persécutée dans son propre pays et forcée à l’exil pour espérer survivre. Ari Levinson (Chris Evans) recrute une équipe pour une mission d’exfiltration sur place, sous l’égide du Mossad, les services secrets israéliens, afin de rapatrier les Juifs d’Ethiopie vers Israël en passant par le Soudan. Et la couverture idéale pour cette mission se trouve être le Red Sea Diving Resort, un hôtel abandonné depuis des années…

 La première chose que je veux souligner avant de parler du film en détail, c’est que c’est un film important. Le sujet est grave et malheureusement encore d’actualité : 65 millions de personnes sont réfugiées et vivent dans des camps partout dans le monde. Et puis c’est une histoire que je ne connaissais pas, j’ai d’ailleurs grandement apprécié apprendre au travers de ce film. Operation Brothers me marquera pour cette raison.

 Un ensemble déséquilibré qui en diminue l’impact

Gideon Raff aurait pu livré un film coup de poing, une claque cinématographique mais non. Bien qu’étant d’une longueur correcte (2h10), le long métrage présente plusieurs déséquilibres qui faussent tout le film et font retomber la tension comme s’il s’agissait d’un soufflé pas assez cuit… D’où mon sentiment mi-figue mi raisin sur ce film malheureusement. La tension que l’on est en droit d’attendre d’un thriller/film d’espionnage n’est pas là ou si peu ; au mieux, elle est sous-entendue avec plus ou moins de finesse par les bruits de tirs de mitraillettes et au pire, nous assistons à une scène d’exécution sommaire qui n’apporte pas grand-chose au film, si ce n’est donner l’impression que le réalisateur avait oublié quelque chose en cours de route et qu’il l’a rajouté au dernier moment… Personnellement, je suis facilement impressionnable et à part me couper dans mon élan de visionnage, ladite scène n’a rien fait d’autre. Et puis globalement, on n’a pas franchement l’impression que la petite bande menée par Ari soit réellement inquiétée alors qu’il est censé s’agir d’une mission périlleuse, en terrain hostile aux femmes et étrangers notamment. Bref, pas vraiment un thriller sous tension et qui manque un peu d’adrénaline, c’est un peu dommage. Mais l’ami du Blog L’Avis du Néophyte en parle mieux que moi dans l’article dédié.

L’autre déséquilibre concerne Chris Evans et dieu sait que j’adore Chris Evans ! Il est vrai que la fangirl que je suis en a eu pour son argent et en a pris plein les mirettes et j’en suis ravie. Seulement voilà : il n’y a quasiment pas une scène où il n’apparait pas à l’écran, comme si le film avait été écrit pour lui, ce qui je pense à été le cas ou au moins, le rôle qu’il campe. D’ailleurs puisqu’on parle du rôle, je ne suis pas certaine que ce fut une bonne opération pour l’acteur dont j’avais lu qu’il voulait se détacher du rôle qui l’a fait explosé aux yeux du grand public – je parle bien sûr de Captain America et tout le problème est là. Malheureusement, force est de constater qu’Ari Levinson a des petits côtés du Super soldat. Au début c’est drôle, on se dit « tiens, c’est marrant Captain America est au Soudan maintenant » et puis cela devient un peu agaçant à la longue… enfin, j’ai trouvé ça agaçant. Du coup, pas sûr que ce soit une bonne chose, et pour Chris Evans et pour le film surtout…

Sinon j’ai beaucoup aimé les autres acteurs, Alessandro Nivola en tête ; voir Ben Kingsley dans un rôle de gentil m’a un peu perturbée. Petit bémol aussi sur les rôles féminins : mis à part Haley Bennett, qui a un temps d’écran très limité, il n’y a pas grand monde. Après, je comprends – il s’agit d’un film d’espionnage et l’histoire ne se prête pas à pléthore de rôles féminins et puis les femmes n’avaient pas forcément la même mise en lumière qu’aujourd’hui. A ce propos, ce n’est pas une critique, juste le constat d’un élément minime qui participe sans le vouloir au déséquilibre global du film.

Un film qui passe bien malgré tout

En depit des éléments évoqués plus haut, Operation Brothers est plutôt bon dans l’optique du divertissement : on ne voit pas les deux heures passer et l’histoire racontée est très intéressante. J’ai du mal à me plaindre de ce film (même si j’aimerais bien parce qu’il y aurait pleins de choses à dire au niveau de la réalisation) à cause de ça justement. Il y a parfois un petit côté décalé qui m’a fait exploser de rire malgré le sujet on ne peut plus sérieux du long métrage et je ne sais pas si c’est une bonne chose… J’ai tellement appris grâce à ce film, et j’aime tellement Chris Evans, que c’est un peu difficile de rester objective et de mettre en exergue les points négatifs mais j’espère y être parvenue quand même.

Conclusion

Ce n’est pas le film indé, ni le film tout court, de l’année c’est certain et la plupart des gens le regarderont soit par curiosité soit pour Chris Evans qui porte véritablement le film à lui tout seul. Le reste passera à côté et c’est triste. Certes, le film a ses défauts et est bancal par moments mais il permet d’élargir ses horizons et d’en apprendre plus sur un épisode sombre de l’histoire contemporaine. Rien que pour cela, le film mérite d’être vu par le plus grand nombre. Merci Mr. Raff pour cet hôtel pas tout à fait comme les autres !

Littérature

Les abandonnés

Il m’arrive rarement d’arrêter ma lecture en cours de route mais ça m’arrive parfois. Ce fut le cas des deux livres qui concernent cet article : Watership Down de Richard Adams et L’invitation d’Elizabeth Day. En ce qui me concerne, je trouve que c’est toujours un peu délicat de parler de livres que je n’ai pas aimés ou que j’ai abandonnés en cours de route.

Watership Down – Richard Adams

L’abandon de celui-ci m’a pesé sur la conscience un moment. J’ai essayé de pousser la lecture par deux fois parce que c’était un cadeau de Noël mais rien à faire… Deux essais, deux échecs. Je crois que cela tient de l’histoire ; j’imagine que c’est très palpitant pour des enfants qui s’imaginent facilement des mondes à partir de rien et que faire de lapins les héros d’une aventure est concevable pour eux mais moi j’ai eu du mal ne serait-ce que pour m’attacher à Hazel. J’ai également éprouvé des difficultés à me représenter les décors et certaines actions (pourtant décrits avec minutie par l’auteur). Cela a eu pour conséquence directe de me détacher du récit et c’est à cause de ce détachement face à cette lecture que j’ai pris la décision d’abandonner ma lecture.

Cependant, et histoire de ne pas complètement noircir le tableau, je comprends tout à fait que ce livre puisse plaire à un lectorat plus adultes parce que Watership Down peut avoir plusieurs niveau de lecture et il est assez simple de trouver des correspondances avec d’autres ouvrages, d’autres histoires destinées à des adultes. Je pense notamment à l’Odyssée ou la Bible pour ne citer que cela.

Concernant l’adaptation en série par Netflix, même constat. Malheureusement, elle ne m’a intéressée pas outre mesure malgré sa durée plus qu’acceptable – 4 épisodes d’une heure environ – et de nombreuses qualités tant au niveau graphique qu’au niveau doublage des personnages par un casting de rêve, James McAvoy, John Boyega et Ben Kingsley en tête. Elle aura au moins eu l’avantage de fixer par l’image ce que je ne suis pas arrivée à imaginer à la lecture.

Conclusion : les lapins, ce n’est pas pour moi.

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L’invitation – Elizabeth Day

Voilà un livre dont j’avais beaucoup entendu parlé sur la blogosphère, notamment cet article qui m’a fortement poussé à garder le titre et l’auteur dans un coin de ma tête, donc lorsque je suis tombée dessus par hasard à la médiathèque, je me suis laissée tentée et j’ai répondu à l’invitation en l’empruntant. Et j’ai bien fait puisque dans un premier temps, c’est ma mère qui l’a lu en un temps record. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle a beaucoup aimé et moi, j’y ai vu un bon signe comme quoi j’allais très probablement aimé aussi.

Eh bien non. Je ne me suis pas ennuyée mais loin. Pourtant le tout est très bien écrit, l’intrigue qui tourne autour de la relation des deux personnages principaux – Ben Fitzmaurice et Martin Gilmour – est très complexe et pleine de non dits, ce qui crée une atmosphère particulière, pesante et pleine de suspense. C’est assez violent en fin de compte, et c’est peut-être cela qui m’a dérangé… Ou alors, la narration non linéaire ? En tout cas, ce n’est certainement les personnages qui m’ont fait abandonnés ce livre. En fait, je ne me l’explique pas vraiment cet abandon. Peut-être que ce n’était simplement la bonne période pour le lire ; peut-être une simple question d’état d’esprit après tout ! Quoiqu’il en soit, je pense que je retenterais la lecture de L’invitation dans quelques temps parce que rester sur un constat d’échec avec un livre si bien construit est quelque peu frustrant…

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Cinéma

L’Académie des Parapluies

Il m’arrive rarement de faire des articles sur des séries ou des films proposés par Netflix et lorsque c’est quand même le cas, c’est souvent parce que je peux faire une comparaison entre le média de base et l’adaptation cinématographique que propose la plateforme. Cette fois-ci ce n’est pas le cas, bien qu’il s’agisse d’une adaptation de la BD de Gerard Way et Gabriel Bà. Mais disons que cette fois, j’ai (beaucoup) de choses à dire sur la série elle-même. Passons donc à ma review de la toute nouvelle série de Netflix : Umbrella Academy.

Une saison 1 qui va crescendo

Comme je le disais dans ma (très brève) introduction, cette série est en fait une adaptation de la bande dessinée du même nom, signée par Gerard Way et Gabriel Bà, qui présente des super-héros complètement désaxés qui doivent sauver le monde. Ca, c’est pour la vue d’ensemble ; dans le détail ça donne ceci : en Octobre 1989, 43 femmes ont donné naissance à autant d’enfants dotés de capacités hors du commun. Sir Reginald Hargreeves est un chercheur (un scientifique) qui se montre très intéressé par ces enfants particuliers et il parvient à adopter sept d’entre eux. A la suite de quoi, il fonde l’Umbrella Academy, une sorte de Justice League en culotte courte. Mais en grandissant, le groupe se scinde et finit par être dissout naturellement.

Un peu de fraicheur dans un schéma classique

C’est ce qui est intéressant avec cette série en fait : une fois adultes, tous ces gamins dotés de super-pouvoirs ont tous plus ou moins mal tournés et ils sont tous désaxés et marginaux. En règle générale c’est assez rare de voir quelque chose comme ça dans un monde de super-héros. Cela m’a fait penser aux enfants-star qui ne sont plus rien une fois devenus adultes ou adolescents (lorsque cela est subit bien sûr). Dans un sens, cela rend cette bande de bras cassés hyper attachante en fin de compte et la narration marche plutôt dans le bon sens puisque certains d’entre eux sont de vraies têtes à claques au début de la série.

Cependant, on ne sort pas totalement du schéma classique : nos (anti) héros doivent sauver le monde de l’Apocalypse qui aura lieu dans huit jours (c’est annoncé d’emblée dans la bande-annonce). Oui rien que ça, et quand tu as grandi en ayant une enfance un peu traumatisante sur les bords, que cela fait 13 ans environ que tu n’as pas eu de nouvelles de tes frères et sœurs et que quasiment du jour au lendemain, tu te retrouves à « travailler » de nouveau avec eux alors que tu faisais cavalier seul, éviter la fin du monde c’est des cacahuètes à côté. Un jeu d’enfant, vraiment ! Sans oublier certains classiques propre au genre ou aux séries, mais je vais y revenir plus tard*.

Une saison très (trop ?) inégale

Si l’épisode pilote était plutôt sympa à regarder, j’aimerais pouvoir en dire autant des deux épisodes suivants : c’était lent, c’était chiant (malgré de l’action et un peu de suspense)… Bref, je me suis ennuyée et j’ai pris mon mal en patience, en espérant que les choses s’améliorent un peu, histoire que je rentre véritablement dedans… Et le miracle s’est produit à la fin de l’épisode 4 (au bout de 4 heures de visionnage). Tant mieux pour Netflix, tant mieux pour cette série et les acteurs qui jouent dedans.

Si je devais retenir deux points absolument négatifs, ce serait cette lenteur à intéresser le spectateur : 3 épisodes d’une heure chacun, c’est long (j’exclue volontairement l’épisode pilote, toujours bien foutu puisqu’il faut qu’il donne envie d’en voir plus). Néanmoins cela s’explique peut-être par la présence de 5 réalisateurs et pas moins de 8 scénaristes sur les 10 épisodes que compte cette première saison. Heureusement que l’ensemble est cohérent parce que sinon quel échec cuisant pour Netflix, et plus généralement les auteurs de la BD…

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J’aurais pu décrocher facilement je crois, mais de façon très surprenante, je suis restée scotchée devant mon écran : dix épisodes d’une heure chacun, deux jours. Qui dit mieux ? Habituellement, c’est une chose dont j’ai horreur le binge-watching. Quant à savoir si cette série méritait un tel traitement… potentiellement non. Mais OUI pour la musique ! C’est là qu’on sent l’influence que Gerard Way a pu avoir en tant que producteur exclusif de la série. La musique sauve le reste et je pense que c’est pour cette raison que je suis restée plantée devant mon écran – elle offre à la série ce côté complètement décallé, à la limite de l’absurde que j’adore (quand il est bien amené) et qui est souvent difficile à atteindre.

Concernant les acteurs, j’en connaissais quelques uns mais la majorité était de parfaits inconnus, pour moi en tout cas, mais je peux citer Ellen Page, Kate Walsh, Mary J. Blige (qui est chanteuse à la base) et Robert Sheehan, tous excellents dans leurs rôles respectifs.

Conclusion

Umbrella Academy est une série intéressante qui traite un peu différemment d’un sujet travaillé et retravaillé avec des thématiques de fond passionnantes mais qui sur la forme ne parvient pas à écarter certains clichés et cela peut devenir lourd et redondant. Elle arrive pourtant à casser certains codes de la mythologie du super-héros et c’est plutôt bien fait puisque cela permet d’aborder ces thématiques (rejet, exclusion, acceptation de soi) chères au créateur d’origine. Il y a aussi la dimension musicale à prendre en compte parce que les différentes musiques qui forment la bande-son, stratégiquement placées, apportent un côté décalé et inattendu à certaines situation, ce qui fait que la série est somme toute assez drôle et sympa à regarder.

Toutefois au terme de cette saison 1, Umbrella Academy n’est pas franchement convaincante à cause de ces longueurs précédemment évoquées qui cassent le rythme de certains épisodes les rendant clairement indigestes. *Sans oublier que certains clichés au niveau des personnages sont gros comme une maison ; pourquoi le seul représentant de la communauté LGBT est un tel cliché de tout ce qu’il y a de pire lorsqu’on veut caricaturer un homosexuel ?! Sérieux ! Mais… Mais ! Par chance, tous ces clichés s’estompent progressivement avec l’évolution de chaque personnage. Ainsi toutes choses considérées, je pense qu’il faut laisser l’Academy faire ses preuves dans une deuxième saison afin de transformer l’essai, en gommant ce qui peut l’être.

Note : Gerard Way est le fondateur/chanteur du groupe de rock alternatif My Chemical Romance. Le groupe s’est séparé en 2013 après 12 ans de bons et loyaux services.

Article rédigé le 21/02/19

Cinéma, Littérature

[Découverte] [Contemporain] Parfaite (You) Caroline Kepnes

Au risque de vous gaver avec un article supplémentaire sur le sujet, je m’en vais vous parler du phénomène Parfaite (You en anglais) de Caroline Kepnes. Je parle bien de phénomène puisque le livre a été publié en 2012 et était passé un peu inaperçu à l’époque… mais cela, c’était avant. Avant 2018 et Netflix ! Jackpot pour Caroline… Et on n’oublie pas de remercier la plateforme pour le petit coup de pouce sur les ventes du livre surtout !…

Ma rencontre avec Parfaite, le livre

Si je suis légèrement amère c’est parce que Parfaite est typiquement le livre qui rentre dans deux catégories (exclusive l’une de l’autre) : l’achat hasard – qui peut potentiellement débouché sur un truc, que l’expérience de lecture soit bonne, excellente ou au contraire simplement horrible… mais c’est le jeu lorsqu’on achète ses livres au hasard (comme il m’arrive de le faire parfois) – ou l’autre catégorie qui s’offre à vous c’est celle du non-achat – ces livres qui sont là mais que vous n’achèterez pas pour tout un tas de raisons.

Parfaite rentre dans cette seconde catégorie : rien ne me prédestinait à cet achat. Ni la couverture (très moyenne et pas du tout vendeuse selon moi) ni le résumé en quatrième de couverture (d’une médiocrité alarmante, genre : « il faut bien mettre quelque chose et cela fera l’affaire »). Bref, je suis passée à deux doigts d’ignorer complètement ce livre et son auteur et ma vie aurait continué comme si de rien n’était, dans une jungle littéraire luxuriante… C’était sans compter Joe Goldberg qui avait une histoire à raconter, la sienne et à qui Netflix a fait le plus beau cadeau qui soit : un corps, une incarnation afin qu’il devienne le nouveau porte-étendard du catalogue 2018-2019. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cela a fonctionné ; peut-être même au-delà des espérances de Caroline Kepnes… Mais ce qui compte au fond, c’est bien que j’ai fini par faire la connaissance de Joe, personnage trouble et complexe comme j’en croise rarement et à qui l’on parvient à s’attacher malgré tout. Pour autant, je ne qualifierai pas cette lecture d’agréable ; il est quand même question d’un psychopathe qui épie le moindre fait et geste d’une fille pour qui il a eu le coup de foudre, sous couvert de recherche du Grand Amour… Et comme il est également narrateur de cette histoire, Hashtag NoFilter, eh bien être dans la tête d’un psychopathe n’est pas spécialement agréable. Cela dit, la lecture n’en reste pas moins fascinante, sans être totalement dérangeante non plus, auquel cas vous comme moi lâcherions le livre en cours de route. Ce n’est pas le cas – Parfaite n’est pas un livre qu’on lâche.

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Il s’agit presque d’un tour de force de la part de Caroline Kepnes, pour ne pas dire un tour de magie. Elle arrive à rendre un psychopathe (la dernière personne que vous souhaiteriez croiser dans toute votre vie) abordable voire même sympathique à certains égards : Joe est un libraire charismatique, un peu taciturne et complètement déphasé avec son époque (il n’est sur aucun réseau social, bien qu’il sache s’en servir à la perfection afin de trouver ce qui l’intéresse)… Un peu old school mais pas trop, charmant, un peu de désuétude dans le vocabulaire, une culture littéraire et cinématographique dont je rêve mais surtout une intelligence stupéfiante et d’une logique aussi imparable que diabolique ; voilà comment définir notre protagoniste narrateur. Inutile de vous dire comment tout cela se termine parce que de toute façon, on sent dès le départ que cette histoire « d’amour » va mal finir… Vous connaissez la chanson, n’est-ce pas ? Eh bien Parfaite c’est tout-à-fait cela : une histoire d’amour non-conventionnelle qui ne finit pas bien. Néanmoins il est probable que vous restiez sur votre faim/fin à la dernière page du roman ; il se peut que vous ayez l’impression de sauter du train en marche… mais non, il n’y a rien de plus pour nous pauvres lecteurs déboussolés. Les joies des fins ouvertes !

You, la série : Adaptation fidèle et réussie ?

Comme mentionné plus haut dans l’article, j’ai fait la connaissance de Joe et Beck par l’intermédiaire de Netflix et heureusement que cela est arrivé dans ce sens et pas l’inverse. Rien que la bande-annonce vaut le coup d’œil : elle est très bien réalisée, très soignée et intrigue tout de suite le spectateur. En même temps c’est un peu le but de l’existence des bandes annonces, non ? Le problème c’est que ce n’est pas toujours une réussite mais c’est un autre sujet. Quoiqu’il en soit cette série a passé ce premier test de la bande-annonce haut la main, et c’est un bon début. Ensuite, les choses se corsent un peu pour Joe, Beck et les autres…

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J’aimerais vraiment être ultra positive quant à cette adaptation mais il y a quelque chose qui me gêne pour apprécier pleinement cette série. J’ai souvent entendu dire que pour qu’une adaptation cinématographique soit réussie, il fallait qu’elle reste fidèle à l’œuvre d’origine, tout en s’en éloignant un peu pour permettre quelques libertés d’interprétations, mais pas trop : question de dosage encore une fois. En cela, pas de soucis, les scénaristes de la série ont suivi cette règle à la lettre (au bénéfice de Joe et du spectateur d’ailleurs). J’en veux pour preuve l’ajout de certains personnages comme par exemple le petit Paco, voisin de notre gentleman psychotique. Paco, une dizaine d’années au compteur, c’est la caution humanité de Joe Goldberg qui s’occupe de lui comme le ferait n’importe quel grand-frère ou oncle sain d’esprit et je trouve que c’est une bonne chose. Le retrait de certains autres aussi parce que cela permet de ne pas surcharger la série avec des informations potentiellement inutiles.

Cependant, j’ai quand même beaucoup de mal avec cette tendance qu’a la série à faire des raccourcis à tord et à travers (par rapport au livre) ; limite et contrainte de temps pour chaque épisode ? J’entends et je comprends bien… Seulement ce procédé laisse des trous dans le scénario et la trame principale de l’intrigue et vous êtes bien obligés de les combler ces trous, si vous voulez que l’ensemble tienne la route, quitte à trop s’éloigner de l’œuvre d’origine. Et j’ai précisément des doutes sur comment « reboucher les trous ». Le pire pour cette série qui a pourtant de belles qualités, ce serait que les scénaristes fassent exactement cela dans le but de plaire à une plus large audience. Il faut un retour sur investissement oui, mais à quel prix ?…

Bien sûr je n’ai pas la prétention de répondre à cette question ici, dans cet article, et chacun se fera sa propre opinion mais c’est parfois dommage de gâcher les choses qui avaient pourtant bien commencées et qui sont parfois jolies.

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Parce que oui, esthétiquement parlant, j’ai trouvé qu’il y avait quelque chose dans le traitement de l’image et de la lumière. Je n’irai pas jusqu’à qualifier l’ensemble de beau ou de splendide mais You possède sa propre identité à ce niveau : il se dégage une atmosphère à la fois charmante et rassurante (à l’image de Beck) et son exact opposé l’instant d’après ou l’épisode suivant. Cette dualité nous plonge en immersion totale dans la tête de Joe. L’image et la lumière ne sont évidemment pas le seul accès à l’esprit tourmenté de Joe puisque c’est sa voix en off qui nous guide d’épisode en épisode, exactement comme dans le livre.

Concernant les acteurs, je n’ai pas grand-chose à en dire puisque je ne les connaissais pas, sauf Shay Mitchell que j’avais vu dans Pretty Little Liars à l’époque. J’ai donc pu découvrir Penn Badgley (oui, oui je sais Gossip Girl mais non je n’ai pas regardé cette série et je ne m’en porte pas plus mal) et Elizabeth Lail (que j’aurais pu découvrir dans Once Upon a Time mais ce n’est pas de ma faute si j’ai décroché au bout de trois saisons – elle arrive dans la quatrième saison). J’imagine que le casting a été le bon étant donné que l’on rentre assez bien dans l’histoire et aisément dans la tête de ce cher Joe.

Alors, livre ou série ?

L’adage veut que le diable soit dans les détails, et malgré des différences de l’ordre du détail parfois, pour une fois je vais pencher du côté de la série, chose plutôt rare me concernant. Ce choix se justifie avec toutes les raisons précédemment évoquée ; ce qui ne m’empêche d’être dans l’expectative quant à la suite qu’ils vont lui donner, en espérant que cela ne dégénère en foire où l’on retrouverait vaguement les personnages (ceux qui sont toujours de ce monde) et l’intrigue voulue par l’auteur elle-même.

Pour le livre, il est intéressant à lire, mais il vaut mieux commencer par la série : Joe y apparait un tout petit peu plus doux par rapport à son jumeau de papier. D’une manière plus générale, Parfaite n’a sans doute pas l’intrigue parfaite mais néanmoins, Caroline Kepnes a réalisé un de mes vieux rêves littéraires : le méchant gagne à la fin… et rétrospectivement, je ne sais pas si c’est une bonne chose qu’elle ait mis un terme à ce vieux fantasme, de cette façon.

A noter qu’il existe bien une suite sur le plan littéraire : le livre en question a pour titre Hidden Bodies et a été publié en 2016. Il n’existe pas de traduction française à ce jour (à ma connaissance)

Cinéma

La petite sirène made in Netflix

Comme bon nombre d’entre vous (je pense), j’ai un abonnement Netflix et ce que j’aime particulièrement sur cette plateforme, c’est que quel que soit ses goûts il y a toujours quelque chose qui nous correspond. Au cours de flânerie sur ladite plateforme, je suis tombée sur l’adaptation de La petite sirène, célèbre conte de Hans Christian Andersen et probablement mon conte favori. Un peu dubitative avant de lancer le film, je me suis laissée emporter et maintenant, je vous emmène avec moi.

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Oubliez Disney, ou vous serez déçus !

C’est le seul conseil véritablement valable que je peux vous donner si vous voulez apprécier cette adaptation du conte. D’ailleurs, faut-il parler d’adaptation ? Pas vraiment, il s’agit plutôt d’une interprétation. En effet, si le conte original est présent dans les premières du film, l’histoire s’en détache tout en gardant la toile de fond, le fil conducteur du drame qu’est censé vivre la pauvre sirène créée par l’écrivain et conteur danois. C’est un joli coup, peut-être un peu risqué mais la magie opère grâce à un scénario qui tient la route, entre guimauve féérique et drame inévitable sans tomber dans un Happy end à la Disney (souvent trop mièvre à mon goût) !

Personnellement, je n’ai pas eu de difficultés à me détacher du célèbre dessin animé. Il faut dire qu’il est déjà bien éloigné du conte de base ; je n’ai rien contre et je comprends pourquoi – allez dire à un enfant que lorsque la petite sirène marche, ce sont autant de lames de poignards enfoncés dans ces pieds… De quoi faire de bons cauchemars ! Et je ne parle pas de ce qu’elle doit faire afin de redevenir une sirène pour retrouver ses sœurs… Il vaut mieux que les enfants restent avec Ariel, Eric, Polochon, Sébastien et Eurêka, vous pouvez me croire ! – pour autant ce n’est pas mon Disney préféré, même si les persos et les chansons sont cools. C’est pour cette raison à mon avis que j’ai pu m’approprier si facilement ce nouvel univers, bien plus sombre que le joyeux dessin animé.

L’action se déroule aux Etats-Unis, plus précisément aux abords du fleuves Mississippi, terre de légendes urbaines. Donc quoi de plus naturel que d’y situé une histoire légendaire avec une sirène ? C’est la première différence majeure. Ensuite et sans en dévoiler trop, le personnage de la sirène change de nom et s’appelle Elizabeth et est bien plus sombre et vulnérable que sa consœur Disney, justement parce que l’histoire en elle-même est plus sombre, encore une fois ! J’insiste beaucoup sur ce point mais ça me parait important parce que j’ai aperçu des commentaires assez négatifs sur le film de la plateforme Netflix et c’est idiot parce que Netflix n’a jamais dit que cela serait l’adaptation en film du dessin animé. Pour retrouver Ariel en chair et en os (si je puis dire), il faudra attendre encore quelques mois puisque Rob Marshall a réalisé un remake du dessin animé de 1989.

Un mix entre The Greatest Showman et De l’eau pour les éléphants

Je suis consciente que chaque film est unique et qu’il est souvent maladroit de vouloir établir une comparaison entre plusieurs films. D’ailleurs, ce n’est que mon avis par rapport aux différents films que j’ai pu voir et il se peut très bien que le film de Blake Harris vous fasse penser à d’autres films que ceux cités en titre.

Néanmoins cela s’explique que les trois films ont en commun le thème du cirque et de la foire itinérante. De plus je trouve qu’il y a un traitement de la lumière et des décors qui rappelle l’atmosphère du film de l’Eau pour les éléphants. Et… cela s’arrête là en fait. Ce film est une interprétation du conte avec une atmosphère particulière qui est autant envoutante qu’inquiétante, du fait des personnages et du thème. Rien que pour cette raison, vous devez voir ce film. Les personnages sont tous attachants (sauf le grand méchant bien sûr) malgré le manque de profondeur de certains. Mais rien de dommageable pour l’ensemble au final.

http___www.vistazo.com_sites_default_files_field_image_2017_03_10_c6h_atsvoaauyqb[1]Film à voir absolument ! Disponible sur Netflix.

Ps : Bonne et heureuse année 2019 ! Tous mes vœux de bonheur.

Cinéma, Littérature

[Contemporain][Découverte] Before I Fall (Le dernier jour de ma vie)

J’avais déjà fait un article similaire pour 13 raisons et j’ai décidé de renouveler l’expérience avec Before I Fall de Lauren Oliver, traduit en français par Le Dernier jour de ma vie. Le livre a été transposé en film et est disponible sur la plateforme Netflix ; l’occasion pour moi de revenir sur les deux en faisant une petite comparaison.

Before I Fall

J’ai acheté le livre un peu par hasard il y a trois semaines parce que je savais que l’adaptation cinéma était disponible sur Netflix et j’avais justement très envie de le regarder. D’ailleurs, je n’attendais sincèrement rien de ce livre, si ce n’est de la littérature un peu plate, remplie de bons sentiments dans un style un peu simpliste et superficiel – ce que vous vend la quatrième de couverture ; j’hésite à vous la mettre d’ailleurs parce qu’elle ne rend absolument pas justice au roman.

Ce livre est véritablement une très bonne surprise pour moi et je suis ravie d’être tombée dessus dans l’optique de le comparer à son adaptation. C’est l’histoire de Sam, jeune fille de 18 ans à qui tout réussi (amours, amitiés et plus largement relations sociales…), elle est d’ailleurs très populaire dans son lycée mais, parce que vous vous en doutez bien : il y a un Mais. Samantha perd la vie dans un terrible accident de voiture et à partir de là, elle est condamnée à revivre sans cesse la même et unique journée : celle de sa mort.

Sans vous en révéler trop, l’intrigue se déroule sur sept jours, ce qui est loin d’être anodin puisqu’en psychologie, le deuil se « concrétise » en sept étapes :

  1. Choc, déni
  2. Douleur et culpabilité
  3. Colère
  4. Marchandage
  5. Dépression et douleur
  6. Reconstruction
  7. Acceptation

Evidemment, chaque chapitre ne correspond pas forcément à une phase donnée mais certains chapitres sont construits de sorte que ce cheminement apparaisse doucement au fil de la lecture et c’est très bien fait, bien pensé de la part de l’auteur. Cela donne une réelle profondeur au texte et aux différentes actions qui se déroulent dans cette journée qui se répète à l’infini.

Autre point fort du roman et de l’histoire : la multiplicité des personnages tout en étant un nombre restreint. Je vous explique : les trois quart du roman se déroule dans un lycée donc il y a cette impression constante de foule retranscrite par l’intermédiaire de noms d’élèves ou de professeurs que vous ne lirez qu’une fois ou deux selon le déroulé de la journée et dans le même temps, le nombre de personnages est restreint parce qu’on suit Sam et sa petite bande d’amis et d’ennemis et c’est tout. Comme dans la réalité en fait : vous ne connaissez jamais tout le monde dans un collège ou dans un lycée ; Sam est le fil rouge de cette histoire et le reste jusqu’à la fin. Et pour le coup, ce livre à vraiment une atmosphère « lycéenne » et c’est très agréable à lire.

Enfin, une toute petite remarque sur le fond parce que c’est important : c’est un livre qui a plusieurs niveaux de lecture et j’adore ça parce qu’au final on lit toujours plus ou moins d’une certaine façon en accordant plus d’attention à certains qu’à d’autres. Peut-être que les questions philosophique que soulève le roman ne vous intéresseront pas, peut-être que vous y reviendrez plus tard, peut-être le trouverez vous trop axé sur ces questions de psycho et de philo malgré un style d’écriture fluide… En tout cas, je l’ai lu d’une certaine façon et si vous l’avez lu, je serai ravie d’échanger avec vous sur cette expérience de lecture !

Couverture Before I Fall

Le Dernier jour de ma vie

Je n’ai pas été déçue du film jusqu’à ce que je finisse le livre… pour pleins de raisons. Cependant commençons par les points positifs :

  • L’adaptation est relativement fidèle puisqu’il s’agit d’un film avec un début, un milieu et une fin et non pas d’une série avec plusieurs Saisons (oui, c’est bien de toi que je parle 13 reasons why…)
  • Les choix qui ont été fait pour que le tout tienne dans 1h30 et quelques sont cohérents : extraits du roman incorporés dans le film, l’atmosphère globale de l’histoire et les personnages sans oublier les transitions entre les différentes journées même si…

Et oui, on arrive tout naturellement aux points faibles du film qui découlent en réalité des choix scénaristiques fait pour l’adaptation :

  • L’atmosphère : je sais, c’est paradoxal. Je viens de vous dire que c’était plutôt un des point fort a priori mais comme le diable se cache dans les détails… Ce que je reproche au film finalement c’est d’avoir créer une atmosphère cohérente certes, mais un peu à l’opposé du livre en fait. Le film est beaucoup plus sombre que ne l’est le livre en réalité et c’est un peu… décevant en fin de compte.
  • Les personnages : globalement, je l’ai dit : ils sont plutôt réussis et plutôt fidèles. Cependant, certains personnages secondaires ont disparus ou changent carrément de personnalité dans l’optique de coller à la nouvelle atmosphère voulue pour le film. Là aussi, un peu dommage mais dans un film comme dans la vie : on ne peut pas tout faire donc il faut bien faire un ou plusieurs choix à un moment donné.

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Alors : plutôt livre ou plutôt film ?

Je suis certaine que vous savez vers quoi je penche pour cette comparaison-ci ! Le livre, évidemment. Même si le film vaut le coup d’œil malgré tout.