Cinéma

Quand le phénix ne s’envole pas

J’aime énormément les X-Men, peut-être pas autant que les Avengers mais quand même, et puis généralement ce sont plutôt de bons films – à grand spectacle certes mais c’est la raison majeure pour laquelle les gens se déplacent en nombre d’habitude, à condition que le scénario et les émotions soient au rendez-vous… ce qui n’est pas le cas ici. Attention, accrochez vos ceinture pour une critique négative avec quelques spoilers à la clé.

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Vous l’aurez compris, je n’ai particulièrement aimé ce film et donc, une fois n’est pas coutume, commençons par les points négatifs puisqu’il n’y a que ça quasiment. Tous ces points négatifs découlent d’un point central et très mauvais selon moi : le scénario.

Je ne sais pas vraiment si c’est moi qui suis en train de faire une overdose de super-héros depuis Avengers Endgame ou si le scénario est véritablement mauvais mais je n’ai pris aucun plaisir à regarder l’histoire qui m’était racontée ou si peu ; l’équipe du film n’a pas réussi à faire que je me sente émotionnellement investie dans ce film. L’effet nostalgie n’a absolument pas fonctionné et du coup le film tombe à l’eau.

Le problème majeur des X-Men c’est qu’aucun des personnages, hors mis Wolverine, Charles Xavier et Magnéto, n’a d’intérêt à lui tout seul ; c’est pour cette raison le plus souvent que l’origin story du personnage en question est mélangé à la trame plus globale de l’histoire, avec le développement dudit héros au sein du groupe des X-Men. De ce fait, on se retrouve souvent dans un entre deux et cela se vérifie pour Jean Grey et Dark Phoenix.

Concrètement le film est censé tourner autour d’elle mais se retrouve bien vite à expliquer les problèmes de la vision du Professeur Charles Xavier pour les mutants et des conséquences (catastrophiques pour Jean) que cela entraine pour les résidents du pensionnat quel que soit l’âge de ces derniers. L’autre problème du scénario c’est qu’il est incroyablement vide et simpliste par moments. Honnêtement, je ne sais pas à quoi pensait le scénariste (qui se trouve être le réalisateur du film) à l’écriture mais le camp adverse des X-Men est en carton-pâte et la menace du Phénix lui-même… je préfère ne pas en parler.

J’ai eu mal au cœur pour les acteurs très franchement. Ils ont fait ce qu’ils ont pu avec pas grand-chose. Il n’y a aucune recherche, c’est le niveau 0 du film de super-héros : la menace est extraterrestre et attise la peur des uns et la convoitise des autres. Le schéma est classique, soit et pourquoi pas ! Mais dans ce cas cher M. le scénariste, expliquez-moi l’origine de la menace de façon un minimum élaborée et pas seulement avec un vulgaire : c’est le Big Bang qui l’a créée. C’est vraiment la réponse basique qui démontre que le scénariste n’a pas réellement réfléchi à la question et le pire dans tout ça c’est que cela donne l’impression que l’équipe du film prend les spectateurs pour des imbéciles. Vous pensiez vraiment qu’on ne s’en rendrait pas compte ?

De plus le traitement déplorable de certains personnages (pour ne pas dire tous) empêche le spectateur de s’investir dans l’histoire racontée. Charles Xavier est devenu une pâle copie mégalomane de lui-même, Raven meurt d’une manière pitoyable (c’en est risible), Magnéto est devenu une sorte de guide spirituel pour mutants en détresse sur une île coupée du monde, Quicksilver a perdu son côté décalé que j’adorais, Diablo s’occupe de la logistique… bref, il n’y a pas grand monde qui tient la route là-dedans et c’est franchement regrettable. Il faut ajouter à cela que si le scénariste espérait capitaliser sur l’effet nostalgie du film, c’est indiscutablement raté. Pourtant, je ne demandais pas un Endgame bis avec ses multiples références à 10 ans de films plus ou moins réussis, juste des efforts : une musique décalée et/ou rythmée pour Quicksilver, les paroles exactes du Professeur Xavier lorsqu’il se souvient de sa première rencontre avec Raven.

Mais j’ai bien compris que ce n’était pas la peine de se plaindre du manque d’investissement flagrant du scénariste.

A partir de là, comment voulez-vous que les acteurs s’investissent émotionnellement dans cette chose et dans leurs rôles ? Après, je peux comprendre que James McAvoy, Michael Fassbender et Jennifer Lawrence pour ne citer qu’eux, veuillent raccrocher et passer à autre chose mais il aurait fallu que les choses soient bien faites… et encore une fois, je pense que ce n’est pas de leurs fautes : ils ont tous prouvé qu’ils étaient de très bons acteurs et actrices, sauf que cette fois le scénario ne suit pas.

Conclusion

Pour moi, X-Men : Dark phoenix est l’équivalent de la saison 8 de GoT – beaucoup d’attentes pour pas grand-chose. Sophie Turner sauve ce qu’elle peut des meubles et heureusement puisqu’elle porte plus ou moins le film toute seule. Si X-Men : Apocalypse et Logan étaient spectaculaires, ce dernier opus est à classer parmi les films oubliables. Dommage !

Bande-Dessinée/Comics

Free Comic Book Day, article #2

L’année passée j’avais consacré un petit article à l’évènement que je découvrais avec plaisir puisque je venais de retomber dans la marmite Bande Dessinée/Comics et le moins que l’on puisse dire c’est que j’en ai parcouru du chemin en un an à ce niveau ! Mes étagères se sont considérablement remplies – d’ailleurs cela risque de poser problème dans un futur plus ou moins proche mais bon… Que voulez-vous, j’aime presque autant les BD et les Comics que les romans, si ce n’est plus.

Pour en revenir au Free Comic Book Day, (qui s’est déroulé partout en France le 4 mai) c’est donc la deuxième fois que je « participe » à cet évènement et j’aime beaucoup le principe. En effet, les différentes maisons d’éditions de BD et de Comics mettent à disposition des lecteurs des extraits des titres à venir dans le courant de l’année, et ce gratuitement, dans les librairies participantes. Bien entendu, la gratuité n’est qu’un retour sur investissement puisque si l’extrait plait, le lecteur sera plus à même d’acheter l’ouvrage une fois sorti.  Cependant, je reconnais que c’est quand même plaisant en tant que lecteur de découvrir en avant-première les premiers chapitres d’histoires très attendues, comme le nouveau Batman, prévu pour Novembre 2019.

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Le FCBD placé sous le signe de Mars Attacks

L’année dernière les Héros des Comics étaient à la mode Steampunk et cette année, les organisateurs ont demandés à dessinateurs/illustrateurs confirmés ou non, de mettre ces héros en situation avec les martiens du film Mars Attacks. Le mélange des deux univers fonctionne étonnamment bien.

Les BD et Comics que j’ai choisi

  •  Batman Damned de Brian Azzarello et Lee Bermejo (Novembre 2019) : Le Joker est mort. C’est désormais une certitude. Mais qui, de Batman ou d’une menace autrement plus malfaisante, a pu mettre fin au règne de terreur du clown criminel ? Batman, retrouvé inconscient près du corps de son ennemi, est incapable de mettre ses souvenirs en ordre. Pire, il en vient à douter de la réalité elle-même. Pour l’accompagner, et le perdre un peu plus ?, le Justicier reçoit l’aide providentielle de John Constantine au cours d’une enquête qui l’amènera à frayer avec les forces mystiques tapies au coeur de Gotham.

Je n’ai jamais lu Hellblazer mais la série a été créée par Alan Moore et Stephen R. Bissette. C’est la plus longue série de la collection Vertigo de DC Comics avec 300 numéros publiés mensuellement. Désolée pour l’étalage de culture BD mais je me suis souvenu que John Higgins en avait parlé lors de sa Masterclass ; enfin, il avait de Constantine et Alan Moore en fait. Le reste, on va dire qu’Internet est mon meilleur ami…

Pour en revenir à Batman, j’ai l’impression que cela va être une grosse sortie de fin d’année. L’atmosphère de ce comics promet d’être affreusement sombre, plus sombre même que l’origin story de Batman en 5 tomes de Scott Snyder et Greg Capullo… Donc ça promet. Et puis il y les dessins qui sont tellement beaux ; ce sont des dessins hyper travaillés donc je suppose que cela ne plaira pas à tout le monde mais personnellement, je les trouve splendides et j’ai hâte d’en voir plus. J’ai également hâte de savoir qui a bossé sur la colorisation de cette œuvre parce qu’il y a vraiment un travail de dingue qui a été fourni dessus. Bref, que d’impatience pour les nouvelles aventures du Chevalier Noir !

 

  •   The Power of the Dark Crystal de Simon Spurrier et Kelly et Nichole Mattews (automne 2019) : Les années ont passées depuis que le Cristal Noir a été soigné et que la paix est revenue sur Thra. Jen et Kira, les deux Gelflings qui autrefois réussirent à sauver le monde, ont régné en tant que roi et reine, mais l’exercice du pouvoir les a détournés de la réalité des choses. Thra est malade, et ceux qui vivent à sa surface ne sont pas les seuls affectés. Une mystérieuse espèce de créatures, les Feuflings, vivent dans un royaume situé près du cœur de la planète, dissimulé aux  yeux des Gelflings. Une jeune Feufling nommée Thurma a pour mission de un éclat du Cristal afin de ramener la chaleur dans son monde. En chemin, elle se lie d’amitié avec un jeune Gelfling, conjure les Skeksès et les Mystiques, et s’embarque pour une incroyable aventure !…

… que je ne lirai sans doute pas en fin de compte. Je n’ai pas compris la moitié de ce que je lisais dans l’extrait et pour cause puisque cette série de comics est la suite directe du film Dark Crystal de Jim Henson et Frank Oz, sorti en 1982. Apparemment devenu un classique du cinéma depuis. Cependant, malgré une histoire qui semble un peu complexe et alambiquée, les dessins sont très sympa et offrent une réelle identité à ce comics. Reste à voir si Netflix arrivera à me vendre cet univers : une série basée sur le préquel du film de 1982 est prévue pour cet automne également. Affaire à suivre donc, de loin ou de près pour les intéressés.

 

  •  Mind Management (MGMT) de Matt Kindt (2020) : A la recherche d’un nouveau sujet de livre, Meru tombe sur un reportage concernant le mystérieux vol 815, dont les passagers ont inexplicablement perdu la mémoire en plein ciel. Bien décidée à mettre ses talents de journaliste d’investigation à profit pour résoudre cette énigme, elle se lance sur les maigres traces laissées par l’unique passager manquant à la descente de l’appareil. Son enquête la conduira bientôt sur la piste d’une puissante organisation secrète régissant le monde depuis l’ombre grâce à des pouvoirs de manipulation psychique, le MIND MGMT. Indice après indice, elle comprend que son rôle est bien plus important qu’elle ne l’aurait imaginé. Mais dans un monde où certains peuvent réécrire la réalité elle-même, peut-elle vraiment se fier à ce qui l’entoure ?

OUI, cent fois oui pour cette BD un peu plus indépendante. J’ai adoré ces deux premiers chapitres et je suis totalement partante pour en découvrir d’avantage sur le mystérieux vol 815… La seule chose qui m’a véritablement dérangé dans cette BD se sont les dessins et c’est tellement dommage pour une BD qui semble d’une très grande qualité ! Donc, il y a des chances pour que l’histoire de Matt Kindt rejoigne ma bibliothèque à sa sortie l’année prochaine mais la grande inconnue dans l’équation reste les dessins que j’ai énormément de mal à apprécier. Encore une affaire à suivre…

  •  Fox-Boy: le retour du garçon-renard de Laurent Lefeuvre :

En France aussi, on sait faire des super-héros. Les aventures de Fox-Boy sont publiées chez Komics Initiative et c’est pas mal : le coup de crayon est sympa, il y a un sens du rythme et du dialogue mais pour un auteur qui veut se détacher de Marvel et DC… j’ai trouvé qu’il y avait bien trop de références à Spider-Man, Batman et compagnie. De plus, ça reste un scénario classique de super-héros et du coup, je suis un peu déçue ; même si je reconnais volontiers qu’il est difficile de sortir des canons établis depuis des décennies par des scénaristes et dessinateurs ultra connus et reconnus à la tête desquels on retrouve bien évidemment Stan Lee et Jack Kirby… un peu dommage mais l’ensemble se lit quand même bien.

 

  •  Fantastic Four de Dan Slott et Sara Pichelli : Un brillant scientifique, son meilleur ami, la femme de sa vie et le petit frère de cette dernière s’envolent à bord d’une fusée expérimentale, à la conquête de l’espace. Exposés à de forte radiations cosmiques, ils reviennent sur Terre dotés de pouvoir surhumains. Ils forment alors les Quatre Fantastiques… avant d’être séparés par une terrible tragédie. Aux yeux du monde entier, Reed et Sue Richards, ainsi que la Fondation du Futur, se sont sacrifiés pour empêcher une catastrophe universelle d’advenir. Ben Grimm, alias la Chose, les croit morts lui aussi. Mais Johnny Storm n’abandonne pas l’espoir que le reste de sa famille soit toujours en vie, quelque part…

C’est simple mais c’est terriblement efficace ! En même temps, on parle de Marvel là… Le scénario à l’air bien construit et les dessins sont très sympa. Reste à voir si l’intrigue sera cousue de fil blanc ou si on aura le droit à quelques rebondissements, ce que j’espère fortement sans trop m’accrocher non plus. Quoiqu’il en soit, je vais quand mettre une option sur celle-ci aussi : j’ai bien envie de savoir ce qui est advenu de la famille de Johnny Storm…

Cinéma

Captain, O my Captain

Quand on parle de films des Studios Marvel, il y a de grandes chances pour que je sois (très) enthousiaste. Au point de m’arranger pour aller voir ledit film le jour de sa sortie, à la première séance de la journée. Ce fut le cas hier pour Captain Marvel ; je ne regrette pas mon choix et l’attente de ce film fut à la hauteur de mes espérances, même si j’avoue avoir eu peur que les réalisateurs fassent n’importe quoi avec cette super-héroïne, un peu méconnue du grand public. Finalement l’honneur est sauf et l’exitation pour Avengers : Endgame n’en est que plus grande.

 

Pour en revenir à Captain Marvel, le film est centré sur Vers, une humaine dotée de pouvoirs qu’elle contrôle très mal à cause de son impulsivité. Cette jeune femme à été sauvée par les Krees, peuple extra-terrestre en guerre contre les Skrulls qu’ils accusent de bien des maux. Lorsqu’une mission qui oppose les deux camps tourne mal et que la dénommée Vers se retrouvent malencontreusement sur la planète C-53 (autrement dit la Terre), il se pourrait bien qu’elle trouve ce qu’elle n’était pas venue chercher…

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Je ne peux pas faire mieux pour vous résumer le film sans vous le raconter. En tout cas, je suis toujours étonnée de voir à quel point les studios Marvel arrivent à raconter leurs histoires de super-héros avec la même recette depuis une décennie tout en donnant l’impression de se renouveler à chaque film ou presque. Bien sûr, il y a des petits accidents de parcours mais quand même… Depuis quelques films maintenant, je trouve que globalement la qualité est au rendez-vous. J’apprécie d’autant plus de pouvoir aller au cinéma en prendre plein les yeux du coup.

Captain Marvel, c’est aussi et surtout un bon moyen de parler d’empowerment chez les super-héroïnes. Bien qu’elles aient toujours existé dans les comics, elles répondaient à certaines normes et certains standards voulus et décidés par les éditeurs, tous masculins, pour satisfaire le lectorat de l’époque, majoritairement masculin là encore. Ce n’est pas une critique juste un constat de faits ; heureusement les choses ont changé petit à petit et le lectorat de comics s’est sensiblement féminisé et c’est une bonne chose parce que les scénaristes (et de fait les dessinateurs) ont dû s’adapter, quitte à casser les codes et faire quelques mécontents au passage : on ne fait pas d’omelette sans casser d’œufs ! De plus, il y a de plus en plus de dessinatrices qui donnent vie à des super-héroïnes (DC Comics, Marvel ou autres) et ces dessinatrices imposent leur vision et leurs personnages avec leurs défauts et leurs qualités. Et c’est pareil avec les adaptations cinématographiques : les films restent grand public mais l’audience s’est très nettement féminisée et il a fallu répondre à cette demande grandissante, lorsque se rincer l’œil devant tel ou tel acteur n’était plus suffisant.

Pour ma part, je trouve que Captain Marvel répond parfaitement à cette demande de voir plus de super-héroïnes à l’écran. Cela s’explique sans doute du fait que les scénaristes du film soient des femmes (Meg LeFauve, Nicole Perlman et Geneva Robertson-Dworet). Je pense que beaucoup de jeunes filles et de jeunes femmes pourront s’identifier à ce personnage, qui a autant de défauts qu’elle a de qualités comme n’importe quel être humain ordinaire. Cela reste malgré tout un film de super-héros et il frôle le cliché de nombreuses fois sans jamais tomber dedans, ce qui montre que les choses changent doucement ; c’est une excellente chose.

Dernière chose : Si vous allez voir le film, prière de rester jusqu’à la fin du générique, 2 scènes post-génériques vous attendent. Au moins, vous ne pourrez pas dire que vous n’étiez pas au courant.

Cinéma

Pourquoi se contenter d’un seul Spider-Man, quand on peut en avoir plusieurs ?

Petite séance cinéma hier après-midi pour Spider-Man : New Generation de Peter Ramsey, Bob Persichetti et Rodney Rothman. Et autant de société de production… Enfin en même temps, c’est tout à fait logique : ce film d’animation a dû disposer d’un budget colossal pour être réalisé donc faire appel à trois société de production au lieu d’une, c’est normal et le résultat final vaut la peine. De quoi vous permettre de faire la paix avec le célèbre tisseur de toile.

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SpiderMan est mort ! Vive SpiderMan !

Si vous êtes comme moi et que vous aimez les Comics et Super-héros de Marvel, vous appréciez sans doute Spider-Man. C’est mon cas, sauf que je commençais à faire une légère indigestion de Peter Parker… Avec trois incarnations (plus ou moins réussies d’ailleurs), je crois qu’on peut affirmer connaitre l’histoire du jeune journaliste sur le bout des doigts : l’araignée radioactive, MJ, Oncle Ben, un grand pouvoir… et j’en passe. Mais vous avez saisi l’idée. C’est alors qu’arrive le jeune Miles Morales pour dépoussiérer tout ça et enfin se faire connaitre du grand public. Il était temps (et ça décoiffe) !

Synopsis

Brooklyn, New-York – Terre 616* – Miles Morales est un ado comme tout le monde dont le père est flic et la mère infirmière, et comme beaucoup d’ado ses relations avec son père sont tendues, d’autant que le jeune homme aime beaucoup repeindre les murs de New-York avec son oncle Aaron, aidé de bombes de peinture. Activité pas très, très légale du point de vue policier… Bref, une vie d’ado normale avec ses problèmes d’ado. Enfin ça, c’était avant une certaine araignée radioactive… et le Caïd qui semble bien décidé à anéantir Spider-Man une bonne fois pour tout pour mener à bien le projet qui l’anime et qui risque de mettre en péril le reste de l’humanité. Miles pourra alors compter sur l’aide précieuse de cinq homologues venus d’univers différents pour lui prêter main forte dans sa lutte contre le Caïd.

Un pari osé mais réussi pour un renouvellement brillant et mérité !

C’est rare de voir un film aussi long (environ 2h) de cette qualité ! C’est un plaisir autant pour les yeux que pour les oreilles : les différents rap qui accompagnent l’histoire sont juste parfaits. En ce qui concerne le dessin, c’est un mélange de réalisations 3D et 2D ; de prime abord, on pourrait penser que le mélange des deux ne donnerait pas un résultat satisfaisant mais c’est tout le contraire. La 2D rappelle l’univers de la bande-dessinée par petite touches savamment disposées pour éviter un sentiment de lourdeur que l’on s’attend forcément un peu à trouver sur un film de 2h.

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En réalité, on ne s’ennuie pas une seconde : c’est rythmé, dynamique… Il y a de l’humour et chaque Spider-Man a son type d’humour et c’est génial de leur avoir attribué une personnalité propre sans en faire des copier/coller du super-héros d’origine plus ou moins réussis. Et puis évidemment, puisque Spider-Man meurt pour laisser la place à un autre Spider-Man, il est question de filiation et de transmission tout au long du film et ces questions sont très bien abordées et traitées.

Conclusion

Un film dynamique de par son rythme qui va à 100 à l’heure (heureusement pour un film de super-héros) et par son parti-pris graphique mélangeant à la fois la 3D et 2D pour renforcer sa profondeur puisqu’il faut allier le monde moderne et le monde passé. Spider-Man : New Generation est ambitieux mais relève haut la main le défi de faire découvrir l’univers classique de Spider-Man tout en y incorporant la mécanique complexe et compliquée des univers parallèles. Une réussite à voir absolument !

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* : La Terre 616 fait référence à notre réalité dans les comics ou dans les films

Bande-Dessinée/Comics

Spécial BD

J’ai fait une petite cure de bandes dessinées ces derniers jours et plutôt que vous les présenter une par une, j’ai opté pour un article pour les trois BD sélectionnées. D’ailleurs ce sont des Comics : une de chez Marvel et deux de son concurrent DC Comics.

Article spécial BD

Marvel : Contest of Champions – Al Ewing, Paco Medina

Celle-là fait partie de mes dernières acquisitions et en vérité, j’ai été déçue. C’est le jeu vidéo qui m’avait donné envie de lire le Comics qui en reprend d’ailleurs les codes puisque dans l’histoire qui nous concerne ici, ce sont le Collectionneur et son frère le Grand Maitre qui livrent bataille par équipes de superhéros interposés pour savoir lequel des deux aura le contrôle de l’univers. Vaste programme donc. J’ai commencé ma lecture pleine d’enthousiasme et j’ai vite déchanté : je ne suis pas entrée dans l’histoire comme je l’aurais voulu et encore, heureusement pour moi j’avais pris le temps de lire l’avant-propos qui mentionne que les superhéros en question font pour la plupart partie d’univers parallèles mais bon pas de quoi m’alarmer outre mesure ; j’ai l’habitude que ce soit un peu le bordel chez Marvel de toute façon. Cependant j’ai trouvé le début très poussif, un peu tiré par les cheveux voire parfois carrément brouillon.

Couverture Contest of Champion

Bref, j’étais à deux doigts de refermer l’ouvrage sans l’avoir terminé quand une sorte de miracle a eu lieu : j’ai trouvé l’histoire un peu plus captivante parce qu’elle m’a semblée plus rythmée, plus intéressante et beaucoup plus structurée aussi. Mais pour ça il aura quand même fallu attendre d’avoir dépassé le premier tiers de la BD. C’est dommage. Et je ne peux même pas dire que j’ai pris mon mal en patience avec les dessins ! Sympa mais sans plus, à l’exception des planches où le dessin prend la page entière ou encore mieux : la double page. Là d’accord, le dessin et l’image sont sublimes et valent largement un (long) coup d’œil pour le reste, disons que c’est dans la moyenne.

En conclusion pour cet ouvrage, je me demande si finalement, il ne vaut mieux pas jouer à Contest of Champions sur mobile ou tablette…

DC Comics : Dark Prince Charming, Enrico Marini

Direction les concurrents et nous ne sommes pas loin d’un chef-d’œuvre pour celle-ci. Si je vous dis qu’absolument tout m’a plu en dépit du fait que je suis loin d’être une fan de l’univers de Batman, c’est vraiment que cette histoire en deux tomes en vaut la peine. De l’avant-propos/remerciements où l’auteur explique de façon très originale comment il a eu l’idée de cette histoire qui met en scène le héros chauve-souris le plus célèbre du monde, son majordome, son antithèse accompagné de sa copine, Catwoman bien sûr sans oublier une petite fille au centre d’un épineux problème pour le super-héros…

Couverture Dark Prince Charming

Nous sommes tout de suite plongés dans l’ambiance d’ailleurs. C’est sombre et inquiétant mais malgré tout on se sent en confiance et on se laisse guider par Enrico Marini au fil de son récit. Le tout est léché, on est presque dans le perfectionnisme tellement rien n’est laissé au hasard ; le ton bleuté de certaines planches signale Batman (après tout, il n’est pas connu pour être expressif) alors que les tons plus chaud, dans les rouges, montrent un magnifique Joker complètement siphonné, malade et tordu faisant preuve d’un humour lui aussi complètement décalé qui m’a fait éclaté de rire lors d’un passage parce que c’était inattendu mais totalement raccord avec Monsieur J. Et promis, je ne vais pas m’étaler d’avantage – vous allez finir par trouver cela bizarre… Mais Enrico Marini a quand même signé une merveille.

Pour faire une courte conclusion : Dark Prince Charming est un must-read et un must-have !

DC Comics : Wonder Woman Rebirth T1 – Greg Rucka, Nicola Scott

Toujours chez DC, un peu de girl power à présent avec le premier tome de Wonder Woman Rebirth qui revisite la mythologie et les origines de la super-héroïne aux origines divine. C’est à partir de ce comics que Patty Jenkins a réalisé son film sauf que là, c’est mieux : il y a un peu moins de mélodrame, même s’il y a des morts ou des moments de déchirements avec une intensité que je ne soupçonnais pas avant d’entamer ma lecture mais j’ai retenu mes larmes (je pleure suffisamment comme ça au cinéma, il ne manquerait plus que je chiale devant une BD maintenant…). Les illustrations sont bien sympathiques bien qu’il y ait un léger décalage entre l’illustration présente sur la couverture et le physique de Diana à l’intérieur, comme si elle était plus masculine. Elle a parfois un drôle d’air Wonder Woman mais peut-être est-ce fait exprès ?…

Couverture Wonder Woman Rebirth T1

Il n’y a pas de surprises au niveau du scénario si vous avez vu le film mais cela dit, il y a beaucoup de moments forts en émotions et on perçoit la sensibilité féminine de Nicola Scott (c’est une femme) sur certains passages et c’est un vrai plus puisque la BD fait la part belle au girl power.

Bande-Dessinée/Comics, Cinéma

Spécial Deadpool

Le 3 juin dernier, j’ai enfin été voir Deadpool 2 – film que j’attendais tout particulièrement étant donné mon amour pour le premier volet des aventures du mercenaire le plus badass et le moins politiquement correct de tous l’univers Marvel et je dois dire que je n’ai pas été déçue, même si j’ai préféré le premier opus sans doute pour des raisons de nouveauté et de découverte de l’univers déjanté de Deadpool.

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Deadpool 2 : belle introduction pour la X-Force

Sans trop vous en révéler au cas où vous ne l’auriez pas encore vu, ce film fait office de belle introduction à la X-Force (le pendant des X-Men, version Deadpool) et de fait, c’est l’occasion de faire connaissance avec de nouveaux mutants, notamment Fire Fist, Cable et Domino qui sont tous trois liés à l’intrigue principale de ce film.

Pour vous situer l’histoire, on retrouve Wade Wilson alias Deadpool quelques mois après les évènements qui ont eu lieu dans Logan et qui se solvent par la mort de Wolverine. A ce propos, le mercenaire en costume rouge n’est pas en grande forme et à la ferme intention de mettre fin à ses jours, pour des raisons que je ne dévoilerai pas ici.

Sauf que voilà, tout ne se passe pas vraiment comme prévu et Deadpool se retrouve lié au X-Men sans vraiment le vouloir. Il croise alors la route d’un mutant adolescent mal dans sa peau du nom de Rusty Collins alors qu’une terrible menace semble peser sur les épaules du jeune mutant…

 Voilà pour le résumé succinct de l’intrigue du film !

Pour le reste, on retrouve beaucoup de ce qui fait le succès de la franchise Deadpool : un humour décapant et des clins d’œil plus ou moins appuyés à l’univers des Comics (Marvel en tête bien sûr, mais on retrouve des petites références à DC Comics) ou encore à l’industrie du cinéma, sans oublier bien sûr les apartés de Deadpool adressées aux spectateurs qui sont clairement un plus pour rajouter de l’ironie dramatique à l’ensemble. Concernant les acteurs et les rôles, je n’ai pas grand-chose à en dire. Tout semble fidèle aux différents comics d’origine, bien que certains passages soient clairement attendus, ce qui a tendance a diminué l’effet de surprise du film et c’est presque dommage. C’est le seul bémol de ce film pour moi – mais en même temps, il s’agit d’une suite donc c’est un peu normal. Malheureusement, on ne peut pas innover en permanence dans les films de super-héros. Pour terminer sur les personnages et mon ressenti, mon personnage préféré de l’univers cinéma de Deadpool, c’est incontestablement Dopinder, le chauffeur de taxi attitré de ce cher Deadpool. Karan Soni était déjà très bon dans le premier opus mais là… il est juste extraordinaire !

Deadpool en mode Comics, ça donne quoi ?

Couverture Deadpool - Suicide Kings

Comme juste parler du film m’ennuyais un peu et que j’avais un ou deux Comics sur Deadpool en attente, j’ai sauté sur l’occasion et j’en ai lu une sur les deux dans l’optique d’enrichir cet article. J’ai donc lu Deadpool: Suicide Kings (et l’autre Comics, de la collection Je suis… attendra d’être présenté plus tard, dans un article pour lui tout seul).

Alors comment c’est, Deadpool tout en cases et en bulle ?

Eh bien c’est comme dans les films ; ou plutôt… les deux films sont fidèles à l’ambiance du Comics que je viens de terminer et c’est absolument plaisant de se dire que tout, absolument tout, est respecté au niveau de l’ambiance et des caractéristiques de Deadpool. Evidemment, ça canarde pas mal, ce qui donne des dessins assez explicites, voire gores pour certains ; on retrouve aussi les références à la pop culture placées à des endroits stratégiques, là où on ne les attend pas vraiment. Donc on ri beaucoup à la lecture : l’effet de surprise marche à plein de ce côté-là ! Seul petit bémol, qui est dû au média utilisé : il est difficile de voir la repousse des membres du mercenaire en costume rouge pour des raisons évidentes – le dessin a ses limites – mais je ne peux que vous encourager à lire des Comics de Deadpool.

Et puisqu’on parle de dessins : ceux de Deadpool Suicide Kings sont signés Carlo Barberi et c’est une petite merveille. Le scénario est quant à lui signé par Mike Benson et Adam Glass (qui ont signés d’autres Marvel mais, je n’ai malheureusement plus les titres en tête…). Niveau histoire, simple mais efficace :

Deadpool est accusé de meurtres qu’il n’a pas commis et se retrouve pourchassé par Punisher qui veut lui faire payer ses actes alors que Deadpool tente de prouver qu’il est innocent. Il croisera la route d’autres super-héros, Daredevil et Spider-Man pour ne citer qu’eux.

Article commencé le 07/06/2018

Cinéma

Avengers : Infinity War

Veuillez m’excuser pour la panne d’inspiration concernant le titre de l’article mais je n’ai trouvé aucun jeu de mots qui évoque de manière clair le film. Il n’y en a pas forcément besoin de toute façon.

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Je ne sais si le fait d’avoir vu Black Panther il y a deux mois a joué dans la balance mais j’ai trouvé ce film moins bien que son prédécesseur. Je ne pense pas que ça ait à voir avec un sentiment de lassitude… au contraire le film m’a beaucoup surprise dans son déroulement : les personnages que j’imaginais disparaître pour des raisons différentes sont encore-là et ceux que je croyais voir rester ont disparus (pour mieux revenir j’espère).

L’atmosphère Marvel était là, pas de doute : l’action qui va de paire avec les explosions et les effets spéciaux, l’humour si particulier de certains personnages, les rebondissements et les fausses routes mais… pour moi il manquait clairement quelque chose. Ce film n’a pas sa propre saveur pour moi, cependant il y a eu d’agréables surprises. Je n’en dit pas plus…

Un dernier mot sur la seule scène post-générique : je l’ai trouvé un peu décevante, peut-être parce qu’elle arrive à la toute fin de tous les génériques, je n’en sais rien… En fait, elle était à l’image du film : elle était bien, c’est-à-dire qu’elle remplit son rôle de teaser du prochain Marvel mais il manque quand même un petit quelque chose.

Note : 7,5/10.

 

Cinéma

Longue vie au Roi !

Je n’ai plus grand-chose à faire en ce moment, en attendant de véritablement commencer mon stage alors j’en profite pour m’occuper en privilégiant ce qui me fait vraiment envie. Ca faisait un petit moment que je n’étais pas retournée au cinéma sur Lyon donc j’y suis allée et j’ai porté mon dévolu sur le dernier-né des Studios Marvel : Black Panther (après avoir hésité une demie seconde avec Lady Bird)

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Black Panther

Pour tout vous dire, le dernier Marvel que j’ai dû voir et apprécier c’est Les gardiens de la galaxie – vol. 2… En même temps avec un rythme aussi effréné que celui des studios Marvel, difficile de faire que la qualité soit toujours au rendez-vous… Maintenant que j’ai fait ma petite critique globale sur le rythme des sorties, je vais pouvoir vous parler de Black Panther plus en détail.

Il faut savoir que je n’avais pas d’a priori, bons ou mauvais, concernant ce film. Je ne connaissais pas du tout l’histoire de ce super-héros, un peu à la marge des autres comme les Avengers par exemple. Et mon ressenti à la sortie de la salle de ciné : j’ai a-do-ré. Court, simple et efficace comme avis, non ?

Je ne regrette pas du tout mon choix, même s’il est vrai que j’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire parce que j’ai trouvé l’intrigue un peu longue à se mettre en place. Mais à part ça, je vais me répéter mais j’ai vraiment, vraiment adoré. Les personnages sont attachants, drôles, humains aussi, avec leurs moments de faiblesse et leurs failles (ce qui est d’autant plus appréciable dans un film de super-héros). Le casting est parfait. A ce propos, j’ai adoré voir Andy Serkis dans un rôle qui n’inclue pas de la motion capture, même si j’ai trouvé que son rôle était tellement perché que j’avais l’impression de voir Gollum parfois… J’ai vraiment eu un coup de cœur pour les personnages incarnés par Angela Bassett et Letitia Wright, respectivement mère et sœur de Black Panther.

Il y a quelques temps, j’écrivais sur Wonder Woman « qu’elle en avait dans la cuirasse ». Je pourrais dire la même chose ici : les femmes se battent, prennent des décisions, luttent, poussent parfois les hommes dans leurs retranchements… et excusez-moi pour la minute féministe de cet article mais ça fait du bien de voir ça sur un écran de cinéma, pour un film grand public qui plus est. De même pour la mise en avant des minorités ; c’est incontestablement un film qui fera bouger les choses. J’ai suivi une émission à la télé il n’y a pas si longtemps et un des intervenants disait à propos du film que dans quelques années le public ne fera même plus attention à la couleur de peau de Black Panther. Ce qui compte c’est que ce soit un super-héros et qu’il sauve le monde.

Note : 9/10.