The Circle, de l’utopie à la dystopie…

Il n’y a qu’un pas. Cet article est l’occasion pour moi de revenir sur The Circle, adaptation cinématographique du roman éponyme de Dave Eggers avec Emma Watson, John Boyega, Karen Gillan et Tom Hanks, excusez du peu. Je n’ai malheureusement pas eu le temps de me plonger dans le livre avant la sortie du film pour en faire une comparaison détaillée mais je reviendrai sur l’ouvrage dans quelques temps où je vous présenterai le livre tout seul en me basant sur le film pour les éléments important qui mériteront une comparaison. Mais avant cela, concentrons-nous sur The Circle, le film parce qu’il y a pas mal de choses à en dire.

575672.jpg-c_215_290_x-f_jpg-q_x-xxyxx[1]

Cet article est aussi un bon moyen de vous parler d’Emma Watson. Vous dire qu’elle crève l’écran est un peu inutile puisque, et c’est peut-être un des points faibles du film, elle porte le film quasiment toute seule sur ses épaules, un peu seconder par Tom Hanks mais elle est présente à chaque plan. Ce n’est pas une critique mais cela peu sans doute expliquer un certain déséquilibre du film qui en même temps, se nourrit de ce déséquilibre et de cette présence constante de l’actrice mais je vais revenir sur ce point ultérieurement.

voici[1]

Pour tout vous dire, je ne me considère pas comme une fan incontestée d’Emma Watson ; certes, je l’ai vu grandir et gagner en maturité dans le rôle d’Hermione dans la saga Harry Potter, mais je suis loin de suivre son activité à la loupe et preuve en est, je n’ai pas vu l’intégralité de sa filmographie et je n’ai pas l’intention d’y remédier dans l’immédiat. Cependant, cela ne m’empêche pas d’éprouver une profonde admiration pour elle. Je trouve que ses combats et les causes qu’elle défend sont justes et méritent d’être abordées d’une façon ou d’une autre. Pour finir sur Emma Watson avant d’en revenir au film à proprement parlé, je dirais que ses choix de carrière sont judicieux et réfléchis (en tout cas c’est l’impression qu’on en a lorsqu’on regarde l’ensemble de sa filmographie et les différents sujets abordés dans les films qu’elle a tournés) et cela renforce encore l’estime que j’ai d’emblée pour cette actrice.

Pour en revenir à The Circle, Emma Watson y joue donc le rôle de Mae Holland, une jeune femme qui n’est pas épanouie dans son milieu professionnel et qui rêve de quelque chose de différent et de plus épanouissant, où elle aurait vraiment une place, un rôle à jouer. Grâce à un coup de pouce inespéré, elle obtient un poste dans la compagnie The Circle où elle ne tarde pas à rencontrer Eamon Bailey (Tom Hanks), un leader pour le moins charismatique…

Toute la question du film tourne autour de l’implication des nouvelles technologies dans nos sociétés modernes et hyper-connectées et la frontière est parfois floue entre le droit à l’information et le droit au respect de la vie privée. Le film jongle habilement entre fascination et malaise tout au long du film et on retiendra surtout la candeur et la naïveté du personnage de Mae Holland qui apporte une sensibilité particulière au film. Au fur et à mesure de l’avancement de l’intrigue, Mae ne sait plus trop où elle a mis les pieds lorsque sa situation et celle de ses proches se complique, au risque de se faire écraser par un système bien en place.

En définitif, le film de James Ponsoldt peut mettre mal à l’aise puisque le spectateur ressent la pression et le malaise de certaines situations en même temps que l’héroïne. Cela dit, The Circle ne dénonce pas les nouvelles technologies en tant que telles mais plutôt l’utilisation que chaque individu et/ou groupe de personnes en fait. Au fond, ce n’est pas une mauvaise chose, encore faut-il savoir s’en servir et savoir s’aménager des temps morts pour prendre suffisamment de recul. Bref, The Circle : un film indépendant à voir absolument !

Note : 9/10