[V.O] Le ver à soie

Vous vous souvenez peut-être de mon article sur L’appel du coucou de Robert Galbraith. Après le coucou, voici le ver à soie qui donne son nom à ce nouveau volume de la série (The Silkworm en anglais). S’il était permis d’être dubitatif malgré le succès du premier volume, avec Le ver à soie, J. K. Rowling confirme l’essai avec brio.

Couverture The Silkworm

On retrouve donc avec grand plaisir Cormoran Strike, accompagné de Robin Ellacot, sa jeune secrétaire et associée huit mois après les évènements du premier tome. Même si leur situation a un peu évoluée, Strike est toujours obligé de mener des filatures pour ses clients fortunés qui soupçonnent conjoints ou conjointes d’adultère. Mais arrive l’épouse d’Owen Quine, très inquiète car son mari a disparu et elle demande donc l’aide du détective pour le retrouver. Cela dit, la quatrième de couverture présente les choses de manière bien plus alléchante.

Owen Quine, écrivain célèbre, a disparu. Il venait d’achever son dernier manuscrit – un sulfureux roman à clés qui dresse le portrait au vitriol de son entourage. De quoi inquiéter bon nombre de personnalités en vue… C’est ce que pressent le détective privé, Cormoran Strike, chargé de l’enquête. Qui aurait intérêt à ce que Quine soit réduit au silence ? Lorsque Strike retrouve le cadavre de l’auteur, assassiné selon un rituel particulièrement atroce, il comprend qu’il a affaire à un tueur impitoyable, tel qu’il n’en encore jamais rencontré dans sa carrière.

Le ver à soie, Robert Galbraith, Quatrième de couverture, ed. Le livre de poche, 2015

Ayant commencer la série en langue originale, j’ai continué en toute logique et quel bonheur ! L’intrigue et la langue sont complexes dans la mesure où chaque personnage à son propre physique, sa propre voix. Cependant le style d’écriture reste simple et compréhensible. C’est un livre que l’on a du mal à lâcher plus l’enquête avance ; relativement plus sombre et plus glauque que le précédent, ce livre m’a offert la satisfaction de trouver le meurtrier en même temps que le détective au grand cœur malgré son air renfrogné et bourru, auquel je me suis grandement attachée.

[Théâtre] Harry Potter & l’enfant maudit

« Pour Jack Thorne, qui est entré dans mon monde et y a fait de belles choses. » J. K. Rowling.

Ou pas. Ma déception fut à la hauteur de mon envie de lire cet ouvrage.

couverture-hp-lenfant-maudit

Pendant les 50 premières pages, je me suis dit que c’était moi le problème ; il faut dire que je n’ai pas l’habitude de lire des pièces de théâtre, pas plus d’y aller d’ailleurs. Le théâtre c’est quelque chose à laquelle je suis assez hermétique. Cela dit, je suis ouverte d’esprit et plutôt persévérante donc j’ai poursuivi ma lecture jusqu’à la fin.

J’ai trouvé ça vide, sans fond. J’ai d’autant plus de mal avec ça parce qu’au fond, l’idée de départ est plutôt bonne : Harry et Albus n’arrivent pas à communiquer et donc ils ne se comprennent pas. En définitif, chacun à une vision erronée de l’autre et c’était un bon moyen d’explorer les relations père/fils. Tout le côté sur la thématique sur l’effet papillon aurait pu, peut-être, être traité de manière plus détaillée ou de manière différente parce que personnellement, j’ai parfois eu l’impression de marcher sur la tête parce que je trouvais les évènements ne découlaient pas naturellement de ce qui précédait. Notamment lors du deuxième retour dans le passé.

Et puis alors j’ai trouvé qu’on manquait cruellement d’informations sur certaines choses et que justement, au final ces choses-là étaient tirée par les cheveux. Que Voldemort ait une famille (désolée pour le semi-spoil pour les gens qui ne l’ont pas encore lu) c’est une chose et après tout : why not? Mais dans ce cas, faut qu’on m’explique quand et surtout comment parce que le Mage Noir ben… l’amour connaît pas. C’est ce qui l’a détruit d’ailleurs. Donc je le vois mal avaler d’une manière ou d’une autre un filtre d’amour, comme son père avant lui. Voldemort est tout ce que vous voulez sauf stupide.

En conclusion : Pour moi, Harry Potter et l’enfant maudit est un torchon commercial et j’ai plus eu l’impression de lire une fan-fiction de mauvaise facture que la suite des aventures de Harry Potter et sa bande. Heureusement, c’est un livre qui se lit rapidement (je l’ai lu hier) : comptez une bonne après-midi. Cela dit, j’aimerais savoir ce que vous en avez pensé (si vous l’avez lu) et sinon, libre à vous de vous faire un avis et de me dire ce que vous en avez pensé ensuite.

[V.O] L’appel du coucou

Pour le dernier article de l’année, j’ai décidé de vous parler du livre que je viens tout juste de terminer : L’appel du coucou (Cuckoo’s Calling en anglais) de Robert Galbraith que vous connaissez forcément puisque Robert Galbraith n’est qu’un nom de plume. Si je vous dis : Sorcier, orphelin vous voyez ? Oui, J. K. Rowling s’est essayée à un style totalement différent avec ce roman policier et c’est une réussite. Une vraie réussite.

L’histoire se déroule à Londres et nous plonge dans le quotidien de Cormoran Strike, détective privé de son état, qui est presque au fond du trou tant sa vie semble misérable au début du roman. Endetté, largué et obligé de vivre dans son bureau, il attend une nouvelle affaire sans trop y croire, une affaire sérieuse, pas une affaire d’adultère. C’est à ce moment-là qu’arrive John Bristow. Ce dernier a des doutes sur le suicide de sa jeune sœur, Lula Landry, une mannequin renommée et véritable star dans le milieu et demande à Strike de revenir sur l’enquête.

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A première vue, l’histoire parait simple et on se dit que l’enquête va être vite pliée. C’était sans compter J. K. Rowling… qui a construit son roman en 5 parties (clairement un écho aux tragédies classiques en 5 actes) avec des chapitres plutôt courts où les faits sont exposés de différents point de vue, selon l’avancement de l’affaire. J’ai adoré les personnages (peu nombreux) tous très différents les uns des autres mais hauts en couleurs à la manière des livres d’Agatha Christie. Sans oublier que la fin n’est pas prévisible.

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En conclusion : A lire ABSOLUMENT. Et très bonne année 2017 à vous.

Plongée dans la pensine de mon adolescence

Comme beaucoup de jeunes adultes, j’ai grandi dans et avec l’univers de Harry Potter. Lorsque j’ai appris qu’il y allait avoir un spin-off (film centré sur un personnage secondaire d’un univers) sur un des personnages de l’univers avec lequel j’avais grandi, j’ai été septique et puis j’en suis venue à la conclusion que ça n’aurait pas grand-chose avec l’histoire de départ, si ce n’est pour nous présenter un nouvel aspect de l’univers magique. Et je vous le confirme : cette baguette de rappel m’a fait le plus grand bien.

Les Animaux fantastiques (Fantastic Beasts) (opus 1)

Certains diront que J. K. Rowling a bien du mal à couper le cordon (pour les plus… aimables ?), les autres que c’est sa poule aux œufs d’or et qu’elle ne sait faire que ça (ce qui revient à faire preuve de mauvaise foi : elle a écrit bien d’autres choses). Toujours est-il que Les Animaux fantastiques est en réalité une série de films et non pas un seul film. Ce qui veut dire que l’on va suivre Norbert Dragonneau et ses amis encore un petit moment (à raison d’un film par an pour les 4 prochaines années au moins, selon certaines sources). Faites-vous votre propre avis mais moi, ça ne me gêne pas : il y a bien un Marvel (ou plus) par an alors pourquoi pas sur l’univers étendu de Harry Potter ?

L’histoire suit donc les péripéties de Norbert Dragonneau, jeune sorcier renvoyé de Poudlard malgré le soutien d’un certain Albus Dumbledore (tiens, tiens…), qui débarque à New York dans l’espoir d’y étudier les créatures magiques et de les réhabiliter aux yeux de ses confrères sorciers. Seulement sa rencontre tout à fait fortuite avec Jacob Kowalski, un Non-maj, va comment dire… quelque peu changer les plans du jeune homme. Je ne vous en dis pas d’avantage sauf peut-être que l’histoire à pour cadre New York en 1929.

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J’ai énormément aimé. Pour plusieurs raisons. D’abord, c’est un nouvel angle à un univers qu’on connaît déjà avec un nouveau cadre, de nouveaux héros, une nouvelle intrigue et un nouveau Mage Noir… enfin non, pas vraiment puisqu’il s’agit de Gellert Grindelwald (jeune bien sûr). Et puis bien sûr l’espace temporel n’est pas anodin puisque la série de film va couvrir la période 1929-1945 avec tout le questionnement qui va avec. Donc j’ai affreusement hâte d’en savoir plus

Note :9/10