Littérature

Spécial Halloween #2

Bienvenue pour cet article un peu particulier… Lisez librement et de votre plein gré. Lisez librement et sans crainte. Et laissez quelque chose de ce bonheur que vous apportez… car aujourd’hui, il se peut que cet article ait les canines un peu longues…

 

Dracula

Evidemment. Parce que faire un article centré sur les vampires en littérature, sans parler de Dracula, c’est un peu faire un article pour rien (de mon point de vue en tout cas) ! Bram Stoker a vraiment révolutionné le genre gothique avec son roman, à tel point que Dracula (le personnage) est entré dans la pop culture et a eu droit à tant et plus d’adaptations cinématographiques mais également à sa suite littéraire, à un ou plusieurs jeux vidéo, une comédie musicale et j’oublie sûrement des supports mais Dracula, il est possible d’en trouver à toutes les sauces !

Pour les besoins de l’article, je me suis penchée sur quatre ouvrages dont deux concernent le vampire le plus célèbre du monde. Et s’il vous plait, oubliez Cullen et consorts, ces mauviettes ! Merci. Parce qu’ici, on parle de vrais vampires, des êtres vils, fourbes manipulateurs et très puissants ! Pour en revenir à l’œuvre de Bram Stoker, je ne présente plus son roman pour des raisons plus qu’évidentes…

Je vais néanmoins vous livrer quelques unes de mes impressions de lecture. La première concerne le roman lui-même ; quasiment 500 pages, avec un rythme assez soutenu (surtout au début et à la toute fin) malgré son caractère épistolaire. D’ailleurs, j’avais essayé de le lire bien avant de tenir ce blog et j’avais abandonné justement parce que le roman consistait en un échange de lettre entre les différents protagonistes ainsi que d’extraits de journaux intimes plus ou moins long, et je me souviens qu’à l’époque le peu que j’avais tenté de lire m’avait ennuyé. A tel point que j’ai revendu mon édition de l’époque, grosse erreur, pour en racheter une autre cette année… On fait tous des erreurs je suppose.

De plus, l’effet de surprise est quasiment inexistant. La rançon de la gloire et du succès !

Pour ce qui est des personnages, j’ai eu un gros coup de cœur pour Lucy Westenra (que je lis une fois sur deux Westerna mais bref…) parce que je trouve qu’elle reflète bien la société de l’époque sans pour autant mettre de côté son tempérament un peu rêveur et fougueux et puis pour moi, c’est le seul personnage à connaitre une réelle évolution mais c’est probablement dû à sa transformation en vampire. En comparaison, Mina m’ennuie beaucoup plus bien qu’elle soit elle aussi atteinte de vampirisme à un moment donné. L’autre personnage auquel je me suis grandement attachée, c’est le professeur Abraham Van Helsing (qui lui aussi a eu droit à un film et à, au moins, un jeu vidéo). Je le trouve très fouillé et je pense – je m’avance peut-être – que la science et les avancées et les techniques devaient passionner l’autre Abraham, celui à qui l’on doit Dracula. Cela se ressent de mon point de vue.

Dracula en cases et en bulles.

Rien à voir avec le best-seller du dessus puisque les deux auteurs s’intéresse ici, au véritable Dracula, Vlad Tepes. L’occasion de s’apercevoir qu’on ne connait rien du personnage historique, bien loin du personnage créer par Stoker. Cette BD revient sur l’existence de Vlad Tepes dit « Vlad l’empaleur » dit « Dracula ». Contre toute attente, on rit beaucoup à la lecture parce que le ton est décalé malgré un fond historique bien présent. C’est plein d’anachronismes très bien situés. Je vous la recommande vivement.

Erzsebeth (Elizabeth) Báthory : le sang des innocentes

Ce livre peut donner l’impression d’avoir été écrit pour ne rien dire : les 100 premières pages dissèquent les rapports entre le sexe, les différents rites religieux ou non et la place des femmes dans une société depuis toujours patriarcale. Attention : je n’ai pas dit que ce n’était intéressant ; c’est même plutôt le contraire ! Essai passionnant seulement, on a parfois du mal à mettre en rapport ces faits plus ou moins morbides à l’histoire de la Comtesse Báthory, que le livre vise pourtant à réhabiliter. Au fil de la lecture, j’ai clairement eu l’impression que Jacques Sigent s’est servi de ce personnage historique comme d’un prétexte pour parler de la condition féminine à travers les époques.

Pour rappel : Erzsebeth Báthory est considérée par certains historien comme étant la première serial killeuse de l’histoire et elle est surnommée (entre autre) la Louve de Hongrie ou Lady Dracula ; selon la légende, on lui prête l’assassinat de jeunes filles vierges avec le sang desquelles, la Comtesse prendrait des bains dans l’espoir de demeurer éternellement jeune elle-même. Elle a été condamnée à être emmurée vivante chez elle et la pop culture s’en est ensuite emparée pour en faire véritablement une Lady Dracula en puissance par le biais encore une fois de la littérature et du cinéma (films qui apparemment, ont plutôt fait des bides.)

Comme je le disais, ce livre a pour objectif de déconstruire le mythe autour de la comtesse et quant à savoir s’il y parvient, je suis d’avis que non parce que l’auteur s’éparpille vraiment beaucoup et c’est dommage. Cela dit, à sa décharge : on ne connait pas grand-chose de Erzsebeth Báthory, comme on ne connait pas grand-chose non plus de la vie réelle du vrai Vlad l’Empaleur, il est donc assez difficile de ne pas digresser sur autre chose. Et puis soyons honnête deux minutes : le nom et la légende autour de la Comtesse fait vendre alors il serait quand même dommage de s’en priver. Ce n’est pas un reproche, juste un constat que le livre que j’ai acheté ne parle pas vraiment de ce personnage historique comme je l’imaginais. Néanmoins, cela reste un essai passionnant sur la condition féminine et des causes potentielles de l’emmurement de la Comtesse.

Carmilla

Une novella que je ne connaissais que de nom. Je me dis que j’ai bien fait de combler cette lacune pour les besoins de l’article ; des trois livres lus, il est celui que j’ai préféré et de loin. L’atmosphère est en grande partie responsable : j’ai retrouvé un peu d’Edgar Allan Poe et puis les personnages sont complexes en étant relativement simples. De plus, même s’il est également question de vampire ici aussi, Carmilla prend le contre-pied de Dracula tout en étant aussi dangereuse que lui, voire plus. Toute l’intrigue autour du vampirisme est suggérée de manière brillante et étant donné qu’il s’agissait pour moi d’une découverte et donc, d’une première lecture, l’effet de surprise était bien là, même si le lecteur sait (à cause de la notoriété relative de Carmilla) que c’est un vampire. Le tout est amené subtilement et le style d’écriture est plaisant à lire, quoiqu’un peu redondant mais que voulez-vous, le style victorien était comme cela. De cette façon, le lecteur perçoit la personnalité des deux femmes, en particulier celle de Laura, la narratrice, très naïve et pure dans ses sentiments et ses pensées.

Pour rappel : C’est une des premières histoires qui montre l’homosexualité féminine sans la nommée explicitement, ainsi qu’une des premières histoires de vampires : cette novella est parue entre 1871 et 1872 soit environ 25 ans avant le succès triomphant du Comte de Bram Stoker.

Carmilla a eu également droit à quelques adaptations sur d’autres médias dont le film de Roger Vadim, Et mourir de plaisir ; on notera également l’adaptation d’un film éponyme canadien l’année dernière, qui avant d’être un film fut une web-série très moyenne selon moi.

C’est tout pour cette année ! Et prenez garde à l’indigestion de bonbons… !

Cinéma, Littérature

Spécial Halloween

Si jamais vous ne savez pas comment occuper votre soirée de demain, voici quelques suggestions de lectures ainsi qu’un film pour célébrer l’esprit d’Halloween.

Special Halloween

Si vous êtes comme moi, Halloween vous évoque forcément un ou plusieurs genre cinématographique et ceux qui me connaisse savent que je porte un amour presque sans bornes pour Tim Burton et son univers si particulier et reconnaissable entre mille. J’aurais pu choisir L’Etrange Noël de M. Jack ou encore Les noces funèbres, cependant mon choix cinématographique pour cette année s’est porté sur Sleepy Hollow, la légende du cavalier sans tête.

Sleepy Hollow, la légende du cavalier sans-tête

L’œuvre cinématographique est librement adaptée de la nouvelle « La légende de Sleepy Hollow » (autres titres : « La légende du cavalier sans tête » ou « La légende du Val dormant ») écrite par Washington Irving et publiée en 1820 dans le recueil intitulé The Sketch Book of Geoffrey Crayon, Gent (en français Essais et Croquis).

Pour en revenir au film, celui-ci raconte l’histoire de Ichabod Crane, jeune inspecteur new-yorkais de 24 ans qui arrive à Sleepy Hollow en 1799 pour enquêter sur la mort de trois personnes que l’on a retrouvé décapitées et dont la tête a disparue. Plusieurs notables du village pensent que le responsable de ces crimes atroces serait en fait un mercenaire mort pendant la Guerre d’Indépendance, revenu des enfers dans le seul but de faucher des têtes pour retrouver la sienne.

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De quoi frissonner devant votre télé ! Même si l’ambiance y est, avec une atmosphère glauque et gothique chère au réalisateur, le film ne vous fera pas faire de cauchemar. De plus, certains effets spéciaux commencent à dater et se remarquent presque tout de suite puisque le long-métrage est sorti en 1999. Cependant, c’est une bonne occasion pour revoir les excellents Michael Gambon et Christopher Walken en plus de Johnny Depp, à l’époque où il faisait encore de bons films… Mais c’est un autre débat !

La triste fin du petit Enfant Huitre et autres histoiresCVT_La-triste-fin-du-petit-Enfant-Huitre-et-autres-his_1821[1]

Tim Burton toujours. En littérature cette fois. Je vous propose de plonger dans les mots du réalisateur à travers un recueil de poésie La triste fin du petit Enfant Huitre et autres histoires paru en 1999 également. On y retrouve l’univers et la poésie mélancolique et parfois désopilante de Tim Burton. L’intérêt se trouve aussi dans les dessins et les croquis (réalisés par l’auteur lui-même) qui accompagnent les textes. L’ouvrage se lit en quelques heures à peine et c’est une introduction ou une conclusion parfaite à une soirée Tim Burton !

 

 

La louve et la croix

livre-la-louve-et-la-croix[1].jpgSi Tim Burton ce n’est pas franchement votre tasse de thé, je peux vous proposer le roman Fantasy La Louve et la croix de S.A. Swann. Par où commencer ?… Très bonne question lorsque qu’un livre vous tombe littéralement des mains ! Personnellement, je n’ai pas du tout accroché malgré de très bons arguments sur le papier puisque le roman se passe au temps des Templiers, qu’il y a des loups garous et le roman s’inscrit dans la lignée de George R. R. Martin et de son Trône de Fer… Malgré tout cela, ce livre est à comptabilisé dans mes lectures inachevées. Cependant, je vous laisse la quatrième de couverture des fois que vous voudriez tenter l’aventure…

 

An de Grâce 1221

Au cœur des Carpates, frère Semyon von Kassel, chevalier de l’ordre, court comme s’il avait le diable aux trousses. Une bête mi-homme mi-loup a décimé ses compagnons. Grâce à lui, l’Eglise va en faire une arme à son service pour terroriser les païens. Or l’un de ces loups garous, une fille nommée Lilly, réussit à s’échapper et trouve refuge auprès d’un paysan qui fera tout pour la protéger des Templiers… mais aussi d’elle-même. Car si le jeune homme ne parvient pas à percer les ténèbres de son âme, il sera sa prochaine victime…