Littérature

[Contemporain] Le nœud de la sorcière – Deborah Harkness

C’est de loin celui que j’ai le moins aimé malheureusement. Pourtant, c’était très bien parti avec un début de tome en fanfare, digne du premier volume mais cela n’a pas duré et mon enthousiasme est vite retombé. Résultat : ma lecture a trainé en longueur et m’a laisser un peu d’amertume au moment de faire mes adieux à mes compagnons de route…

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Un tome plein de nœuds…

Une fois n’est pas coutume, nous retrouvons nos héros et leurs amis où nous les avions laissés pour suivre la suite et la fin de leurs aventures. L’élément à retenir c’est que la menace qui planait au dessus de Diana et Matthew se concrétise enfin, puisqu’à leur retour du passé, les deux tourtereaux apprennent avec effroi qu’un membre de leur entourage est mort afin de protéger Diana. Outre cela, les enjeux ont encore évolués puisque la jeune femme est désormais enceinte de Matthew. Ce qui fait que c’en est trop et que cette fois la Congrégation a décidé d’agir pour sauver le Pacte signé il y a bien longtemps…

Si cette partie là est intéressante et se lit d’une traite, on ne peut pas en dire autant de la partie suivante qui voit Matthew tenter de régler un problème familial qui court depuis plusieurs siècles et qui doit être résolu au plus vite pour la sécurité de tous. Les enchainements sont logiques mais l’ensemble est loin d’être aussi captivant que les deux précédents tomes, malgré un assez bon rythme malgré tout. Pour une raison qui m’échappe, j’ai parfois eu l’impression que tout était brouillon et mélangé ; c’était peut-être volontaire mais les deux premiers tomes m’avaient habituée à ce que les choses soient claires et précises, en plus d’être carrées.

Cela dit, mon ressenti ne me surprend pas. Il s’agit du dernier tome de la saga, c’est un tome de résolution : tout est censé rentrer dans l’ordre à la fin et c’est effectivement le cas. Il est donc normal qu’il se passe un peu moins de choses et que le rythme du livre soit un peu différent.

Conclusion

Si vous avez lu et aimé, je l’espère, les tomes 1 et 2 de cette trilogie, vous ne pouvez pas faire l’économie de celui-ci. Bien qu’il soit moins bon que le reste, ce tome reste dans la lignée des deux autres : il boucle l’histoire et lui apporte une fin définitive bienvenue. On peut déplorer que le rythme soit un peu inégal avec une sorte de ventre mou où l’intrigue à tendance à partir un peu dans tous les sens, quand elle ne s’enlise pas. Mais le début flamboyant et la dernière partie (qui correspond au dernier tiers du livre) réussissent à captiver suffisamment le lecteur pour lui laisser un bon souvenir de lecture. Cela est resté un plaisir de découvrir cet univers qui peut faire peur avec environ 2700 pages à lire, réparties en trois volumes.

D’un point de vue général, Deborah Harkness a donné à découvrir au lecteur un univers complexe et très bien construit qui repose sur les thèmes fascinants que sont l’alchimie, l’histoire de l’évolution au travers de la recherche scientifique et la génétique. L’auteur est parvenue à rendre compréhensible par tout un chacun ces sujets d’ordinaire complexes et obscures, parce qu’elle y a mêlé une part de rêve et de fantastique. L’ensemble est tellement logique et réaliste que le lecteur se prend à croire à l’existence de la pierre philosophale et autres procédés alchimiques, et c’est ce qui fait la beauté de cette trilogie. Trilogie littéraire qui restera une de mes meilleures expériences de lecture pendant encore un moment.

Trilogie All Souls

Non classé

Quand l’univers Marvel s’invite sur petit écran…

L’été est propice à plusieurs choses assez sympathiques au rang desquelles on retrouve les barbecues, les verres en terrasse, les glaces et les séries télévisées (ou non d’ailleurs). Je me souviens très bien avoir regardé Dolmen et Lost à l’époque – Dolmen faisait un peu peur, quant à Lost je ne me souviens pas très bien mais me connaissant, je devais être à moitié planquée derrière un coussin ou je ne sais quoi… Puis j’ai progressivement détaché des séries diffusées à la télé par manque d’intérêt pour cette dernière en règle générale (et puis Netflix est arrivé aussi, entre autres…). Enfin, ça, c’était avant que j’apprenne que Stan Lee avait décidé de débarquer sur petit écran avec une série intitulée Stan Lee’s Lucky Man, Lucky Man en français. Elle suit les aventures rocambolesques du Capitaine Harry Clayton (James Nesbitt) et pour l’instant, le résultat semble plutôt convaincant.

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En même temps… et ce n’est plus un secret pour personne ici, je suis fan de Marvel et du travail de Stan Lee. Cependant je le connaissais pour ses Comics, adaptés comme chacun sait au cinéma par Marvel Studios, mais pas en tant que scénariste pour la télévision. J’étais curieuse de voir ce que cela pouvait donner et grâce à France 2, j’ai pu satisfaire cette curiosité.

Une chose est sûre : on retrouve les mêmes ingrédients qui font le succès de Marvel au cinéma. A savoir : une base solide et des personnages suffisamment complexes pour être intéressants, le tout rythmé par de l’action et saupoudré d’humour mais pas trop. Sans oublier le désormais fameux caméo de Stan Lee dans sa série… Typique je vous dis.

Néanmoins ce n’est pas parce qu’il y a tous les ingrédients qu’il est question de super-héros aux pouvoirs gigantesques et incroyables. L’histoire, c’est celle de Harry Clayton, policier en instance de divorce à cause de son addiction au jeu. Il n’est ni bon, ni mauvais et c’est l’archétype de M. Tout-le-monde… jusqu’à ce qu’il tombe sur une mystérieuse jeune femme, au casino du Dragon Vert où le Capitaine a ses habitudes et là tout bascule : la jeune femme est charmante, mystérieuse comme je le disais et semble lui porter chance. Et de la chance Harry en aurait bien besoin… La nuit passe et au petit matin, Harry ne tarde pas à s’apercevoir que sa mystérieuse amie lui a laissé un souvenir tout aussi mystérieux : un bracelet. Un bracelet qui confère une chance inouïe à celui qui le porte. Pour le policier, le retournement de situation est inespérée et le bracelet pourrait devenir la solution à tous ses problèmes. A moins qu’il ne s’agisse en réalité d’une malédiction ?…

L’intérêt de cette série réside dans son intrigue générale qui tourne autour du bracelet bien évidemment. Les scénaristes s’amusent à balader le téléspectateur de pistes en pistes et ce dernier n’a d’autre choix que de se laisser porter bien qu’il soit invité à réfléchir de son côté. Les enquêtes à proprement parlé servent plus de prétexte puisqu’elles sont liées de près ou de loin au bracelet.

Les personnages sont plutôt réussis dans le sens où personne n’est manichéen. Ils ont tous des faiblesses ou quelque chose à cacher, voire les deux. Et encore une fois, il ne s’agit pas d’une série mettant en scène un quelconque super-héros, bien que le bracelet soit clairement un artéfact magique qui apporte un petit côté fantastique à la série, mais sans exagération. Cela rend d’ailleurs Harry Clayton d’autant plus humain et attachant à mon sens. J’ai envie de savoir s’il va réussir la mission quasi mystique qui lui a été confiée par la jeune femme du casino…

Conclusion

Lucky Man sort des sentiers battus de la série policière mais tient la route malgré tout. Même si l’on retrouve des codes de la Maison des Idées, il n’est pas question de super-héros et de super-pouvoirs (si tant est que l’on ne considère pas la chance comme un pouvoir…) ; Harry Clayton est plutôt à ranger dans la case des anti-héros ce qui le rend sympathique et grandement humain. Ce n’est à mon avis pas anodin si la présence du fantastique est réduite à sa plus simple expression par le biais du bracelet : cela permet à Stan Lee de faire découvrir son univers à des personnes qui n’aiment pas spécialement les super-héros et le fantastique.

De plus si la toile de fond est complexe, ce n’est pas le cas des enquêtes qui remplissent leurs rôles et offrent un bon divertissement, même si elle ne sont pas exceptionnelles, il faut dire ce qui est. La série n’est pas parfaite mais au moins, elle est divertissante et sort un petit peu du cadre de la traditionnelle série policière de l’été.

Littérature

[Contemporain] L’école de la nuit – Deborah Harkness

J’ai lu L’Ecole de la nuit quasiment dans la foulée du premier tome, entre juin et juillet. J’ai cependant tardé à écrire le brouillon, raison pour laquelle l’article n’arrive que maintenant. Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette suite m’a beaucoup surprise, et dans le bon sens du terme.

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L’école de la nuit, une suite très ambitieuse

Nous retrouvons donc nos héros, Diana Bishop et Matthew Clairmont, là où nous les avions laissés avec le projet de ce rendre dans le passé pour échapper à la Congrégation qui ne voit pas d’un très bon œil cette relation amoureuse entre les deux créatures. L’occasion pour Deborah Harkness de s’amuser un peu avec l’Histoire… C’est ainsi que l’on retrouve Diana et Matthew en 1592, en pleine Ere Elisabéthaine, afin d’espérer pouvoir mettre la main sur le livre perdu des sortilèges dans sa version d’origine et donc complète. Sur le papier le plan est d’une simplicité enfantine : localiser puis récupérer l’ouvrage pour le mettre en sureté dans le présent du XXIème siècle. Sauf qu’évidemment, comme toujours avec les plans trop simples, les complications ne tardent pas à arriver…

Je vais être honnête, j’ai trouvé ce deuxième tome un peu long à démarrer à cause des considérations pratiques qu’entrainent ce voyage temporel. Cependant, sans cette partie sur l’acclimatation et la vie domestique du couple dans cette nouvelle époque, il aurait été impossible de terminer le livre qui compte plus de 900 pages. Heureusement, la situation se décante relativement rapidement et le lecteur est embarqué dans cette nouvelle aventure palpitante.

Encore une fois, comme pour le précédent tome, tout est logique et étonnamment simple à comprendre alors qu’il est question de voyage dans le temps et de ses répercussions dans le présent de Diana et Matthew. D’ailleurs, les paradoxes temporels n’existent pas dans cet univers, ou du moins pas dans la forme qu’on leur connait habituellement. Je ne vais pas me lancer dans des explications détaillées sans quoi cet article deviendrait beaucoup trop long mais pour faire simple : le Matthew Clairmont du XXIème siècle remplace temporairement sa « version » du XVI, le temps de son séjour avec Diana. Quant au reste, je ne peux que vous encourager à lire le livre !

Venons-en maintenant aux différents points forts de cet opus, et ils sont assez nombreux ; ce qui m’a donné du fil à retordre dans l’écriture de cet article soit dit en passant… J’ai eu du mal à savoir par où commencer mais en premier lieu je dirais une chose toute bête et pourtant capitale dans l’écriture d’un roman :

  •  Le plaisir qu’a eu Deborah Harkness à écrire son livre. On sent le plaisir qu’elle a eu à l’écrire parce qu’elle s’amuse, avec la complicité du lecteur, à détourner certains faits historiques (qu’ils soient minimes ou de plus grande importance). Deborah Harkness s’est appropriée les faits et les personnages historiques de façon tout à fait brillante, tout en veillant à les intégrer de manière cohérente à l’histoire qu’elle voulait raconter. D’où l’apparente simplicité de l’intrigue. Au risque de me répéter et de vous saouler, mais les évènements s’enchainent logiquement et tout tombe sous le sens. Néanmoins je garde à l’esprit que certains « faits » ne sont ni plus ni moins que des interprétations de suppositions faites par des historiens de métier et qui servent l’intrigue ou l’atmosphère du roman.
  • C’est le deuxième point fort justement ; ce tome est beaucoup plus sombre et inquiétant. Cela s’explique par l’époque dans laquelle se déroule l’histoire, propice à l’espionnage et aux intrigues de cour. Les descriptions sont faites toute en finesse et glace parfois le sang, ce qui offre une ambiance immersive au lecteur qui assiste à une véritable partie d’échecs entre les deux camps qui s’affrontent pour retrouver l’Ashmole 782.
  • Un tout petit mot enfin, sur les personnages secondaires. Ils sont tous très réussis parce qu’ils sont suffisamment complexes pour être intéressants en eux-mêmes, sans être de simples faire-valoir de Matthew et/ou Diana. Bien sûr, ils y a quelques exceptions mais rien de bien grave.

Conclusion

Si vous avez aimé le premier volume des aventures de Diana Bishop et de son compagnon, il y a de grandes chances que vous aimiez celui-ci également. Bien qu’il est du mal à se lancer, ce deuxième tome parvient à tenir toutes ses promesses dans une ambiance plus lourde, feutrée et sombres où les enjeux sont encore plus élevés. Deborah Harkness maitrise son sujet sur le bout des doigts, ce qui lui permet de s’amuser avec en emmenant le lecteur dans son monde. Bref, L’Ecole de la nuit est une réussite !

Littérature

[Contemporain] [Découverte] Le Livre perdu des sortilèges – Deborah Harkgness

Ne jamais faire de promesses inutiles que l’on pense tenir. Les deux promesses que je m’étais faite se résumaient à peu de choses près à cela : 1- Ne plus lire de séries littéraires, faute de place et parce que je trouve que c’est une contrainte en soi (les premiers tomes de la série étant généralement les meilleurs de la saga). 2- Ne plus rien lire qui fasse mention de vampires depuis le canon imposé par Stephenie Meyer et de ce fait, tous les buveurs de sang modernes se ressemblent tous plus ou moins, in fine.

Promesses non tenues. Quoique la première promesse plus vite à cause de Stephanie Garber et sa flamboyante série Caraval. La seconde promesse aura tenue un peu plus longtemps, avant que Deborah Harkness ne réduise tout à néant, sans me demander mon avis évidemment.

Je voudrais également rendre hommage au vendeur de chez Decitre qui a parfaitement su que j’allais engloutir ce pavé en moins de temps qu’il en faut pour le dire. Un conseil : ne mettez jamais en doute les conseils d’un vendeur qui vous a repérez et qui connait vos goûts en matière de littérature. Le sourire en coin d’un vendeur qui parle en connaissance de cause est redoutable : Oh… Lisez-le. On en reparle volontiers quand vous repasserez au magasin, si je travaille, le fameux sourire. Et le mal était fait.

Ceci dit, une fois acheté (en format poche) le livre ne m’a pas séduite immédiatement et est resté un petit http___4.bp.blogspot.com_-vNfGwKtFnBA_T3nN-VleJHI_AAAAAAAAAUE_fIJgg967KOs_s1600_le-livre-perdu-des-sortileges[1]moment de côté, le temps que je me décide que c’était le bon moment. Le bon est arrivé plus vite que prévu, lundi 3 juin 2019, en fin d’après-midi par curiosité et également un peu par défi ; pas à cause de ses 832 pages et 43 chapitres (j’ai lu bien d’autres pavés avant celui-ci, avec un enthousiasme différent à chaque fois). Pour le coup, je crois qu’il était plus question d’orgueil et d’amour propre avec un soupçon de curiosité : je voulais montrer au vendeur et à moi-même que ce n’était pas parce que j’avais lu la trilogie du Seigneur des Anneaux et les deux premiers tomes de Caraval en un temps record que j’allais forcément apprécier cette nouvelle saga littéraire. EPIC FAIL, GAME OVER. Moralité : Ne soyez jamais trop sûrs de vous.

Voilà pour le côté « anecdote » sur comment cet ouvrage est arrivé entre mes mains. Nous sommes le samedi 8 juin 2019, je viens de terminer ma lecture depuis quelques heures et à l’heure où j’écris ces lignes, la question que je me pose le plus concernant ce livre c’est : Qu’est-ce qui m’a tellement plu dans ce livre, pour que je n’ai que cela en tête depuis ces derniers jours ?…

Le Livre perdu des sortilèges, chronique d’un amour interdit

La réponse la plus spontanée et aussi la plus honnête est celle-ci : à peu près tout. C’est pourtant une histoire assez classique d’un amour interdit entre deux êtres que normalement tout oppose. Bref, un schéma vu, revu et corrigé depuis des siècles, depuis Roméo & Juliette… Et comme dans tout livre mettant en scène des créatures issues de la mythologie ou de l’univers fantastique, il y a des poncifs et quelques lieux communs dans celui-ci aussi, et je comprends parfaitement que cela agace et dégoute le lecteur. Après tout, les deux personnages principaux sont clairement stéréotypés puisque lui est grand, brun, taillé dans un corps d’Adonis et elle, est plutôt petite, blonde avec de grands yeux bleus et farouchement indépendante. De plus, le lecteur se doute assez rapidement de comment va évoluer la relation entre les deux ; c’est attendu sans vraiment l’être en même temps et clairement, c’est un des meilleurs livres traitant de fantastique que j’ai lu récemment, malgré tous les stéréotypes et toutes les caractéristiques que l’on retrouve d’un livre à l’autre.

Les lieux et les ambiances qui en découlent sont décrits à la perfection, les personnages sont extraordinaires, au sens premier du terme, et complexes avec une réelle profondeur psychologique qui dépasse le stade de : il/elle m’est interdit et du coup il/elle me fascine et je finis par en tomber amoureux/euse, même si ce schéma est bien présent attention ! J’ai dit qu’il y avait des poncifs dans ce livre.

Néanmoins malgré ces poncifs et autres stéréotypes qui caractérisent les personnages, ils évoluent dans un univers aussi simple que complexe : simple parce qu’on part de notre réalité et complexe parce qu’il y est question de créatures surnaturelles, d’alchimie, de légendes, le tout mêlé avec des recherches scientifiques bien réelles sur les origines de l’humanité et son évolution. Je crois justement que mon enthousiasme débordant concernant ce roman est dû à son intrigue époustouflante remplie de rebondissements, qui, bien qu’ils soient plutôt classiques, ne donnent pas l’impression d’être attendus. Il faut ajouter que cette complexité dans l’intrigue tient au fait que Deborah Harkness est professeur d’université en Californie du sud et que son domaine de recherches comprend l’histoire des sciences et de la magie en Europe du XVI au XVIII siècle, et le moins que l’on puisse dire c’est que cela imprègne véritablement son roman sans en faire une thèse académique universitaire. Mais ses recherches servent grandement son œuvre : tout y est calculé, réfléchi, logique même alors que l’alchimie et la magie sont au cœur de ce roman. Personnellement, j’appelle cela un coup de maitre.

L’autre aspect intéressant de ce roman fantastique est lié aux personnages eux-mêmes et aux différentes thématiques qu’ils permettent d’aborder et qui sont malheureusement encore d’actualité. Je trouve que c’est bien fait et cela permet de faire passer un message bien précis sous couvert d’une œuvre fantastique. Ainsi sont traités pêle-mêle l’homosexualité et le droit d’aimer la personne que l’on désire, la relation entre science et « spiritualité », le rejet de l’autre pour sa différence etc, etc…

Conclusion

Deborah Harkness signe un premier roman envoûtant que j’ai eu bien du mal à lâcher. C’est un savant mélange de réalisme et de fantastique ; assez étrangement, on en deviendrait presque convaincus que l’alchimie et la sorcellerie sont des sciences à part entières, grâce au travail titanesque de l’auteur sur le sujet. Les thématiques abordées participent aussi à la richesse de cette œuvre bien trop complexe pour être résumée sans tomber dans des clichés sans saveurs. Une chose est sûre : si vous aimez ce genre de littérature, allez-y les yeux bandés, vous ne regretterez pas le voyage. Je vous le garantis ! En ce qui me concerne, j’attends de commencer le Tome 2, L’école de la nuit, dans l’espoir que ma lecture soit au moins aussi enthousiasmante que celle du premier tome. Cependant, j’appréhende et j’attends Deborah Harkness au tournant…

Article rédigé le 09/06/2019 et la veille au brouillon.