Cinéma

Will Smith, meilleur ami en or

Hier je suis retombée en enfance. J’ai été voir Aladdin de Guy Ritchie avec Will Smith dans le rôle du Génie. C’est un bon remake, même si le dessin animé restera toujours un cran au dessus. Peut-être la nostalgie joue-t-elle un rôle dans tout cela ? Difficile à dire… en tout cas, j’ai redécouvert avec plaisir certaines de mes chansons Disney préférées et j’ai passé un moment agréable, le temps de la durée du film et après, du fait d’avoir les chansons en tête.

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A part Will Smith, je ne connaissais pas grand-monde : a part Naomi Scott dont le nom me dit vaguement quelque chose, le néant. Cela dit, c’est plutôt une bonne chose si cela permet de (re)lancer des carrières. J’ai trouvé que tout le monde avait le ton juste, que ce soit en chansons ou non. Après… Soyons clairs : c’est bien Will Smith qui porte ce film, bien que Mena Massoud soit super également.

Pour en revenir aux chansons justement, pas de fausses notes heureusement. On notera également qu’une chanson supplémentaire a fait son apparition pour ce remake, comme ce fut le cas pour la Belle et la Bête. Ma chanson préférée pour Aladdin reste Prince Ali, même si elle est suivie de très près par You Never Had a Friend Like Me et je ne m’attendais pas du tout à avoir un petit coup de cœur pour Arabian Nights. Pour ce qui est de A Whole New World malheureusement, je n’ai pas retrouvé la magie de la chanson et c’est bien dommage… C’est un peu la chanson phare du dessin animé avec Jasmine, Aladdin, le tapis volant tout ça… Les costumes aussi participent au merveilleux du film et sont une véritable explosion de couleur, comme on s’attend à en trouver au Moyen-Orient. Cela dit, j’ai quand même eu l’impression de décrocher vers la fin du film et cela m’a quelque peu gâché mon plaisir, moi qui était ravie de voir Disney s’essayer à quelque chose de plus Bollywoodien dirons-nous.

C’est peut-être dû à la réalisation ; pour celles et ceux qui ont vu ses adaptations de Sherlock Holmes avec un certain Robert Downey Jr dans le rôle titre, on est tout à fait dans le même esprit avec ces séquences ralenties ou accélérées pour des raisons aussi bien esthétiques que diégétiques (qui sert l’histoire). C’est un parti pris qui colle assez bien avec le personnage du génie, l’univers magique de la lampe…

En conclusion, j’ai passé un bon moment mais j’ai tout de même préféré La Belle et la bête. Espérons maintenant que le Roi Lion soit à la hauteur de mes espérances, et cela s’annonce difficile mais nous verrons bien.

 

Cinéma

Soupe à la Guimauve !

Etant donné que l’Esprit de Noël présent semble vouloir jouer les prolongations et qu’il a neigé à gros flocons sur Lyon ce matin, j’ai décidé d’aller passer ma journée au cinéma et j’ai été voir non pas un mais deux films : Le retour de Mary Poppins et Aquaman. Une semaine de plus, et je pense que je les aurais loupés tous les deux ; évidemment et pour plus de clarté, je détaillerai mon ressenti sur chaque film dans un article séparé. Commençons donc par le Retour de Mary Poppins signé Rob Marshall, toujours d’après l’œuvre de Pamela L. Travers.

Un film inégal avec malgré tout de bonnes surprises

Je ne pensais vraiment pas dire ça un jour, encore moins l’écrire noir sur blanc mais il faut reconnaitre que j’ai passé un bon moment seule dans ma salle. C’est un assez bon film… pour une suite Disney dont le titre n’est autre que : Le retour de Mary Poppins. Cependant, cela reste la suite d’une franchise mondialement connue et appréciée et malheureusement je cherche encore le morceau de sucre qui aide la médecine à couler.

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Est-ce que c’était mieux avant ?

Je crois qu’on peut légitimement se poser la question. Néanmoins, il me semble qu’une réponse tranchée à ce sujet, ce serait faire preuve d’ignorance et surtout de mépris vis-à-vis du film et de tout le travail qu’il y a pu y avoir derrière ; c’est facile pour un spectateur de critiquer avec la fameuse locution « c’était mieux avant » ou tout autre chose dans le même genre, il a le produit fini entre les mains ou plutôt sous les yeux devrai-je dire… mais les acteurs et tout le staff derrière avec les différentes équipes ont fourni un travail monstrueux et dire « c’était mieux avant » c’est justement ne pas respecter ce travail. On ne vous demande pas d’aller voir un film si n’en avez strictement rien à faire ou pas envie !

Quant à répondre oui ou non à cette question, c’est compliqué. Je me souviens lors des premières images aperçues sur Internet m’être insurgée contre ce que je considérais être une insulte à mon enfance, m’être dit que jamais je n’irais voir cette suite, ce « navet annoncé ». (Je me cite) Quelques mois plus tard, je me retrouve quasiment à défendre le film. Tout arrive un jour je suppose… mais c’est surtout parce que le film a des arguments à faire valoir. Cependant, avant de revenir sur les arguments de cette suite, je voudrais d’abord revenir sur les points qui étayent la thèse du « C’était mieux avant ».

  • Julie Andrews. Bien qu’Emily Blunt campe une Mary Poppins convenable et tienne la route tout au long du film, c’est difficile de passer après quelqu’un comme Julie Andrews ; pour moi, Emily Blunt manquait de douceur et était un peu trop sèche avec les Banks, qu’ils soient adultes ou enfants. Résultat : Mary Poppins n’attire pas spontanément la sympathie vers elle alors qu’elle est censée être cette nounou que tout le monde rêve ou a rêvé d’avoir.
  • Les effets spéciaux. Pas parce qu’il y en a ou parce qu’ils sont mal fait (ce n’est pas le cas), mais justement à cause de l’époque ; c’est tellement normal d’en avoir de nos jours qu’on ne se pose pas la question de savoir comment mais plutôt en quelle quantité et à quel moment. A l’inverse en 1956, tout la question était de savoir comment – comment faire plonger quatre personnes dans un dessin de rue ? Elle était là, la magie.
  • Les chansons. Pour ce point, je suis très partagée en réalité. La petite fille que j’étais à 6 ans crie au scandale, cherche son morceau de sucre, veut ranger sa chambre en claquant des doigts et regrette infiniment que le film n’est fait aucune mention d’un certain mot magique commençant par la lettre S…

… mais en même temps, je suis bien forcée de constater que certaines de ces nouvelles chansons m’ont plu, sans doute pas au point de les chanter à tue-tête par la suite ni non plus de les avoir dans la tête pendant plusieurs jours, néanmoins certaines ont parlé à mon âme d’enfant et m’ont aidé à apprécié ce film à sa juste valeur. Oui, j’admets : j’ai lâcher prise (un peu) et j’ai trouvé des points positifs à ce retour :

  • Les enfants Banks. Annabel, John et le petit Georgie Banks ; je me suis attachée à eux parce qu’il le sont vraiment, attachants. Je les ai suivi avec plaisir dans leurs folles aventures et pour le coup, je suis sortie du ciné en me disant que ses trois enfants-là avaient réellement mérités d’avoir croisé la route de la nounou fantasque et fantastique qu’est Mary Poppins alors que pour Jane et Michael, c’était plus un caprice d’enfants pourri-gâtés.
  • Avoir Lin-Manuel Miranda, Meryl Streep, Colin Firth, Julie Walters, Ben Whishaw et Angela Lansbury dans un même film, on ne dit pas non. Jamais. Plus sérieusement, tous ces acteurs sont géniaux et s’acquittent à merveille de leurs rôles. Les prestations de Meryl Streep en cousine déglinguée et fantasque de Mary Poppins, de Colin Firth en grand méchant et d’Angela Lansbury valent le coup d’œil, même s’il est certain que les doublures ne sont jamais bien loin lorsqu’il est question de dance et de chorégraphies…
  • Les chorégraphies parlons-en justement. Elles sont techniques et très travaillées : elles apportent un véritable cachet au long-métrage. Des chansons et des danses, c’est ce qu’on attend d’un film où il est question de Mary Poppins même s’il est certain que toutes les danses n’ont pas été réalisées par les acteurs eux-mêmes et sur ce point, Le retour de Mary Poppins est au rendez-vous. Il y a quelque chose de très Fred Astaire dans certaines et c’est juste époustouflant et beau à regarder. C’est indéniablement un des points forts de ce film !
  • Le deuxième point fort du film, et non des moindres, c’est qu’il respecte son prédécesseur en s’inscrivant dans sa lignée par le biais de clins d’œil plus ou moins appuyés ; peut-être qu’il y en a trop, je n’en sais rien mais en tout cas, on sent qu’il y a eu la volonté de ne froisser personne parmi ceux qui auraient eu des doutes légitimes quant au pourquoi de ce film. Je ne vais pas tous les énumérer mais il y en a dans la musique, dans les personnages (on retrouve Dick Van Dyke et Karen Dotrice) ou bien les situations et ces clins d’œil sont autant de marqueurs pour vous rappeler que Mary Poppins ne vous a pas oublié mais que vous avez fait comme Jane et Michael, vous avez grandi.

 

Conclusion

Au premier coup d’œil le sirop est amer et le morceau de sucre semble avoir disparu mais il se pourrait bien que ce ne soit pas tout à fait le cas. Bien sûr, certains personnages sont maladroitement campés, notamment Mary Poppins (malheureusement et c’est un comble) et Jane Banks (un peu trop nunuche à mon goût) et la magie des premières fois n’est plus qu’un souvenir pour celles et ceux qui chérissent le Mary Poppins de 1956. Néanmoins, il serait injuste de lyncher ce film au prétexte du « mais c’était mieux avant » parce qu’il a quelques qualités et arguments à faire valoir. Comme le dit une chanson du film Méfiez-vous des apparences, ce film pourrait peut-être vous surprendre… Donc si vous ne lui avez pas laissé sa chance sur grand écran, peut-être qu’après la lecture de cet article, vous lui laisserez sa chance sur petit écran ?…

 

Cinéma

De la musique pour El dia de los Muertos

Après un mois sans publications, il est temps de reprendre du service !

Je viens de rentrer de la séance de cinéma où je suis allée ce matin avec une amie. Nous avons d’ailleurs eu la chance d’assister à une projection privée. C’est la deuxième fois que cela m’arrive, souvenez-vous la première fois c’était pour Miss Sloane. Eh bien c’est toujours aussi agréable !

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Contrairement à ce que l’on pourrait penser de prime abord, ce n’est pas l’histoire de Coco mais celle de Miguel Rivera, petit garçon tiraillé entre son amour et sa passion pour la musique et son devoir envers sa famille, cordonniers et cireurs de chaussures de génération en génération. Cependant, « Miguelito » a un rêve : celui de devenir musicien à l’instar de son idole, Ernesto de la Cruz. Or, dans une famille où la musique est très, très, très mal perçue, autant dire que cela relève du rêve inacessible.

Miguel essaie néanmoins de se battre pour réaliser ses rêves, mais se heurte au refus catégorique des membres de sa famille. Après avoir rejeté la tradition de ses ancêtres, et la célébration du jour des morts, Miguel embarque dans une aventure fantastique au royaume des morts, à la recherche de son idole. Cette quête va également lui révéler sa propre identité ainsi que le passé de sa famille.

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Disney explore un aspect phare de la culture mexicaine, qu’est le jour des morts (‘El dia de los Muertos’). En effet, c’est le souvenir des êtres chers disparus qui permet la création d’un pont entre les deux mondes, une fois par an. A cette occasion, les familles construisent un autel à la mémoire de leurs défunts et entretiennent les histoires et anecdotes du passé. De plus, le thème central de ce Disney repose sur les traditions et ce que l’on en fait, ce qu’on est prêt à faire ou à sacrifier pour parvenir à concilier devoir de mémoire et droit de suivre ses rêves.

Malgré un thème on ne peut plus sérieux, Disney en collaboration avec les studios Pixar, a réussi un coup de maitre tout en finesse et en émotion. On retrouve la gaieté et la légèreté qui ont fait le succès des studios Disney et Pixar qui permettent au spectateur de retrouver son âme d’enfant à l’approche des fêtes de fin d’année.

Note : 7,5/10 (moyenne de nous deux)