Cinéma

La petite sirène made in Netflix

Comme bon nombre d’entre vous (je pense), j’ai un abonnement Netflix et ce que j’aime particulièrement sur cette plateforme, c’est que quel que soit ses goûts il y a toujours quelque chose qui nous correspond. Au cours de flânerie sur ladite plateforme, je suis tombée sur l’adaptation de La petite sirène, célèbre conte de Hans Christian Andersen et probablement mon conte favori. Un peu dubitative avant de lancer le film, je me suis laissée emporter et maintenant, je vous emmène avec moi.

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Oubliez Disney, ou vous serez déçus !

C’est le seul conseil véritablement valable que je peux vous donner si vous voulez apprécier cette adaptation du conte. D’ailleurs, faut-il parler d’adaptation ? Pas vraiment, il s’agit plutôt d’une interprétation. En effet, si le conte original est présent dans les premières du film, l’histoire s’en détache tout en gardant la toile de fond, le fil conducteur du drame qu’est censé vivre la pauvre sirène créée par l’écrivain et conteur danois. C’est un joli coup, peut-être un peu risqué mais la magie opère grâce à un scénario qui tient la route, entre guimauve féérique et drame inévitable sans tomber dans un Happy end à la Disney (souvent trop mièvre à mon goût) !

Personnellement, je n’ai pas eu de difficultés à me détacher du célèbre dessin animé. Il faut dire qu’il est déjà bien éloigné du conte de base ; je n’ai rien contre et je comprends pourquoi – allez dire à un enfant que lorsque la petite sirène marche, ce sont autant de lames de poignards enfoncés dans ces pieds… De quoi faire de bons cauchemars ! Et je ne parle pas de ce qu’elle doit faire afin de redevenir une sirène pour retrouver ses sœurs… Il vaut mieux que les enfants restent avec Ariel, Eric, Polochon, Sébastien et Eurêka, vous pouvez me croire ! – pour autant ce n’est pas mon Disney préféré, même si les persos et les chansons sont cools. C’est pour cette raison à mon avis que j’ai pu m’approprier si facilement ce nouvel univers, bien plus sombre que le joyeux dessin animé.

L’action se déroule aux Etats-Unis, plus précisément aux abords du fleuves Mississippi, terre de légendes urbaines. Donc quoi de plus naturel que d’y situé une histoire légendaire avec une sirène ? C’est la première différence majeure. Ensuite et sans en dévoiler trop, le personnage de la sirène change de nom et s’appelle Elizabeth et est bien plus sombre et vulnérable que sa consœur Disney, justement parce que l’histoire en elle-même est plus sombre, encore une fois ! J’insiste beaucoup sur ce point mais ça me parait important parce que j’ai aperçu des commentaires assez négatifs sur le film de la plateforme Netflix et c’est idiot parce que Netflix n’a jamais dit que cela serait l’adaptation en film du dessin animé. Pour retrouver Ariel en chair et en os (si je puis dire), il faudra attendre encore quelques mois puisque Rob Marshall a réalisé un remake du dessin animé de 1989.

Un mix entre The Greatest Showman et De l’eau pour les éléphants

Je suis consciente que chaque film est unique et qu’il est souvent maladroit de vouloir établir une comparaison entre plusieurs films. D’ailleurs, ce n’est que mon avis par rapport aux différents films que j’ai pu voir et il se peut très bien que le film de Blake Harris vous fasse penser à d’autres films que ceux cités en titre.

Néanmoins cela s’explique que les trois films ont en commun le thème du cirque et de la foire itinérante. De plus je trouve qu’il y a un traitement de la lumière et des décors qui rappelle l’atmosphère du film de l’Eau pour les éléphants. Et… cela s’arrête là en fait. Ce film est une interprétation du conte avec une atmosphère particulière qui est autant envoutante qu’inquiétante, du fait des personnages et du thème. Rien que pour cette raison, vous devez voir ce film. Les personnages sont tous attachants (sauf le grand méchant bien sûr) malgré le manque de profondeur de certains. Mais rien de dommageable pour l’ensemble au final.

http___www.vistazo.com_sites_default_files_field_image_2017_03_10_c6h_atsvoaauyqb[1]Film à voir absolument ! Disponible sur Netflix.

Ps : Bonne et heureuse année 2019 ! Tous mes vœux de bonheur.

Cinéma, Littérature

Spécial Noël

Pour l’un des derniers articles de l’année 2018 et parce que l’atmosphère s’y prête on ne peut mieux, je vais vous présenter un recueil de contes, une nouvelle sur Noël de Charles Dickens ainsi que son adaptation cinématographique. Des lectures idéales en périodes de fêtes, même si ce n’est certainement pas pendant les fêtes de fin d’année que nous lisons le plus (enfin pour ma part !).

Contes celtiques, sélectionnés par Sébastien Recouvrance

J’ai beaucoup hésité à vous présenter ce recueil parce que j’ai été immensément déçue par son contenu. J’ai toujours été attirée et intéressée par les contes et les légendes celtes, notamment les légendes arthuriennes. Cela étant la culture celtique est suffisamment vaste pour contenir d’autres légendes que celles qui concernent le Roi Arthur et sa table ronde mais comme je ne m’y connais pas du tout, j’ai choisi l’ouvrage complètement au hasard, en me fiant uniquement au titre.

Avec un titre comme celui-là, je m’attendais à trouver un ou deux contes de chaque nation celtes, à savoir : l’Angleterre, l’Ecosse, le Pays de Galles, l’Irlande, la Bretagne et même pourquoi pas des contes Espagnol puisque les régions des Asturies et de la Galice sont reconnues comme telles. Ma déception fut à la hauteur de mes espoirs… Tous les contes de ce petit livre sont des contes… bretons ! Avec en plus, plus ou moins intérêt malheureusement. Les récits de voyages présents dans le recueil sont malgré tout très plaisant à lire et c’est un des seuls point positif de ce livre (avec sa taille) ! Autre point positif, si on peut dire cela comme ça : le prix. Cinq euros pour un recueil de qualité médiocre j’ai presque envie de dire que c’est normal alors qu’en fait ça ne l’est absolument pas ! Un recueil intitulé Contes celtiques devrait pouvoir être de qualité en présentant des contes de différentes nations celtes sans pour autant être à un prix exorbitant ! Bref, moi j’appelle ça de la publicité mensongère et il y a de quoi être déçu… Par contre, c’est parfait si vous voulez en savoir plus sur les contes et légendes de la Bretagne !

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Un cantique de Noël, Charles Dickens (1843)

Un cantique de Noël de Charles Dickens raconte l’histoire d’Ebenezer Scrooge, vieil homme avare et insensible qui déteste par dessus tout les fêtes de fin d’année et plus particulièrement les célébrations de la fête de Noël. La veille de Noël, il reçoit l’effrayante visite de son ancien associé, M. Marley, qui le prévient qu’il finira comme lui s’il ne fait rien pour enrayer la course des choses et modifier son existence. Jacob Marley propose un marché à Scrooge que ce dernier accepte, complètement terrifié. Ebenezer Scrooge recevra donc la visite de trois esprits pour l’aider dans sa quête de rédemption.

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J’avais déjà lu Dickens mais c’était en 6ème et il me semble que c’était Oliver Twist, et si je me souviens grossièrement de l’histoire, je ne me rappelle absolument pas de la structure ou des techniques de narration ; il faudrait peut-être que je le relise d’ailleurs… En tout cas, concernant cette nouvelle, j’ai adoré ! Scrooge est un personnage attachant quoi qu’on en dise, parce que malgré son manque d’empathie pour les autres, il évolue et devient progressivement un tout autre personnage. On s’attache également aux autres même s’ils sont pour certains très éphémères. C’est un récit haut en couleur, rythmé et profondément bienveillant et tendre, que l’on fasse partie des classes aisées, modestes ou pauvres de la société. La magie de Noël permet à Dickens de s’adresser à tous en faisant voler en éclats pour une soirée les conventions. Une nouvelle à lire absolument, en tout temps !

 

Le drôle de Noël de Scrooge, Robert Zemeckis (2009)

De Robert Zemeckis, j’ai évidemment vu la trilogie Retour vers le futur (même si le premier est le seul qui compte réellement), et les excellents Forest Gump et Qui veut la peau de Roger Rabbit. Et j’avais sciemment évité Le drôle de Noël de Scrooge en 2009, très largement décrié par la critique et les quelques personnes de mon entourage qui l’avait vu et qui m’en avait parlé à l’époque.

J’ai fini le visionnage en début de soirée pour les besoins de l’article et très honnêtement, j’ai dû mal à comprendre que le film ait eu si mauvaise presse… Si c’est au niveau des dessins 3D qu’il y a un problème, je peux le concevoir mais le film est sorti en 2009 et cette technologie et façon de réaliser un film n’était pas très au point si l’on compare avec ce qui ce fait maintenant. Et c’est un peu vrai que les dessins et les animations ont un peu mal vieillis ; j’avais l’impression d’avoir des cinématiques de jeux vidéo d’anciens jeux PC du début des années 2000 sous les yeux par moments.

Cependant, si vous avez un problème avec le scénario et l’histoire d’Ebenezer Strooge, je ne peux malheureusement rien pour vous : il s’agit de l’adaptation à la virgule près de la nouvelle. Donc cela voudrait dire que l’échec commercial du film s’explique par son adaptation trop fidèle ?… J’en sais rien, et d’ailleurs je ne pense pas que le film s’adressait à un public jeunesse (bien qu’il fasse partie du catalogue Disney) mais la nouvelle s’adressait davantage aux adultes qu’aux enfants ; personnellement, j’ai trouvé que c’était une petite pépite ce film et je suis ravie de l’avoir vu pour en parler dans un article !

Sur ce, je vous souhaite de très bonnes fêtes de fin d’année et d’agréables lectures. Bon réveillon !