Bande-Dessinée/Comics

[BD] Batman – White Knight

Mercredi dernier j’ai fini Batman White Knight et j’ai un peu oublié l’article qui va avec… Donc il grand temps que je me rattrape, surtout que j’ai trouvé ce comics plutôt très bien, sans être parfait non plus. L’histoire est originale et plutôt bonne malgré quelques incohérences de scénario qui m’ont dérangée ; parfois la résolution de certaines choses ou certaines actions sortent un peu de nulle part, quand elles ne sont pas cousues de fil blanc. Cependant, le scénario s’amuse à explorer un chemin encore inconnu dans l’univers et l’historique du Chevalier Noir et cela entraine des mécanismes aussi fascinants qu’inquiétants à découvrir et à analyser… Petit retour en arrière sur mes impressions de lecture.

Couverture Batman - White Knight

Nous connaissons tous l’origine de Batman, et son histoire aussi sombre que l’est son costume : l’assassinat monstrueux de ses parents, Thomas et Martha Wayne, bienfaiteurs de Gotham City, qui entraine le jeune Bruce Wayne dans une lutte sans relâche contre le crime. Dans cette croisade des temps modernes, le justicier est aidé par son fidèle majordome Alfred Pennyworth. Il est d’ailleurs considéré comme un père par Bruce, à juste titre. Mais on pourrait se poser la question de l’avenir de Batman si Pennyworth venait à disparaitre. Sans vous révéler le pourquoi du comment, c’est exactement ce qui arrive dans White Knight.

La conséquence directe c’est que Batman sombre doucement dans la folie et devient de plus en plus incontrôlable, à tel point que les alliés d’hier (Nightwing, Batgirl, l’Inspecteur Gordon…) prennent leur distances avec le Chevalier Noir. Et si Batman semble s’enfoncer dans la folie, quelqu’un d’autre semble retrouver la raison en la personne de Jack Napier, anciennement connu comme le Joker, l’ennemi juré de la chauve-souris. Ce dernier affirme avoir retrouvé ses esprits et sa raison et souhaite payer sa dette envers Gotham d’une façon plutôt inattendue pour un ancien super-criminel : Jack Napier a la volonté d’aider la ville en faisant œuvre de bienfaisance auprès des Gothamites… il deviendra le Chevalier Blanc de Gotham.

Jack Napier, le miroir opposé de Bruce Wayne.

J’ai toujours été attirée par le Joker et Harley Quinn dans les comics sur Batman. Je trouve que ce sont deux personnages tout à fait fascinants dans leurs folies. Si l’on en croit la génèse du Joker, ce dernier a été « créé » par Batman lui-même, ce qui explique qu’ils soient si souvent associés l’un à l’autre. Certes, ils s’opposent et s’affrontent constamment mais ils sont chacun le parfait miroir déformé de l’autre. Et Sean Murphy renforce encore cette idée avec cette histoire. Si vous lisez ce comics, vous vous rendrez vite compte que Jack Napier est châtain clair, qu’il est maigrichon et qu’il a la peau claire quand Wayne de son côté est un grand brun baraqué, à la peau plutôt bronzée (bien que dernier point dépende uniquement de la libre appréciation du dessinateur ; le physique varie donc d’une BD à l’autre).

Nouvelle opposition claire et nette des deux personnages sur le plan du comportement et de la personnalité ; Jack est ouvert aux autres, il est calme, posé, et réfléchi alors que Batman est tout l’inverse vous l’aurez compris. Donc je ne vais pas détaillé davantage cet aspect qui structure cette nouvelle histoire qui met une nouvelle fois en scène ce « couple mythique » dans un scénario original et brillant qui montre tout de même quelques signes de faiblesse. Bien que ces faiblesses restent acceptables, elles enlèvent de la fraicheur à un scénario pourtant novateur.

Nouveau héros, nouveau vilain ?

Eh bien, oui et non. A ce propos, c’est là que le bas blesse et cela affaibli quelque peu l’originalité de l’ouvrage ; le « nouveau » super-vilain s’appelle Neo-Joker et est une femme, ce qui est plutôt pas mal j’en conviens. Cela étant, cette Neo-Joker reste un personnage avec l’empreinte et certains codes du Joker d’origine donc à la lecture, on peut avoir l’impression que le scénariste ne s’est pas vraiment cassé la tête et a opté pour la facilité. C’est dommage, surtout avec une histoire aussi novatrice !

Autre point noir de cette BD : certains éléments de résolution qui apparaissent à la fin de la BD, lorsque tout semble rentrer dans l’ordre ; je vais être assez brève là aussi (je ne veux pas trop en révéler, histoire que vous gardiez un effet de surprise et de découverte à la lecture) mais j’ai clairement eu la sensation que certains éléments sortaient de nulle part et ne trouvaient pas d’autres explications sinon qu’il s’agit d’une nouvelle histoire de  Batman dans un presque nouvel univers et que le lecteur devait faire table rase de la mythologie de la chauve-souris concernant ces éléments précis… Ou sinon, ces éléments ne sont pas assez détaillés et une planche en plus n’aurait sans doute pas été du luxe.

Conclusion

C’est très clairement une BD à lire avec du contenu et des jolis dessins, très soignés qui collent à l’atmosphère voulu pour ce nouveau chapitre dans la mythologie de Batman et du Joker. En parlant du Joker, on en apprend beaucoup plus sur lui et sur ses motivations et c’est un vrai plus ; le comics éclaire d’un nouvel angle la relation Batman/Joker tout en tenant compte de ce qui a été fait avant. De ce fait, Batman – White Knight frôle la perfection sans pour autant l’atteindre malheureusement ; de mon point de vue, c’est la faute à un essoufflement du scénario sur des points pourtant clé comme par exemple le vilain dans cet opus. Batman White Knight, très bon comics mais peut mieux faire.

Bande-Dessinée/Comics

[BD] Black Magick

On se retrouve pour un petit article que j’aurais pu publier à Halloween prochain mais je me suis dit que ç’aurait été dommage de passer à côté d’une si bonne série pendant un laps de temps aussi long. Donc sans plus attendre : Black Magick pour prolonger un peu l’esprit d’Halloween… et vous parler un peu du Wicca.

La Wicca, ou Wiccanisme, Kézako ?

NB : Les informations ci-dessous sont des interprétations de ce que je pense avoir compris sur le sujet, à partir de la page Wikipédia consacrée. Il se peut donc qu’il y est des approximations ou des erreurs de ma part et je m’en excuse surtout si vous pratiquez vous-même.

La Wicca est un courant religieux basé sur l’Ancienne Religion Païenne. C’est un courant lié de près à la Nature et aux animaux qui vise à une harmonie parfaite entre toutes les espèces, qu’elles soient végétales, animales ou minérales et la notion de respect y est primordiale. Plus généralement, on parle de sorcellerie mais pas celle présente dans Harry Potter ; une sorcellerie faite de rites et d’incantations, comme présentée dans The Chilling Adventures of Sabrina (j’ai oublié le titre français de la série…). Ces membres, les wiccanes et les wiccans sont donc respectivement sorcières et sorciers plus ou moins puissants selon leurs années de pratique, se réunissent parfois en covent. Chose importante, la Wicca sert uniquement le Bien dans une optique de protection et de défense.

Etymologiquement le terme wiccacraeft (sorcellerie en vieil anglais) a donné witchcraft en anglais. En vieil anglais Wicca désignait le sorcier alors que sorcière était désigné par Wicce, qui a finit par donné le terme actuel Witch mais j’arrête avec mes histoires d’étymologie anglophone et je me recentre sur le sujet principal : la BD.

Black Magick – série en cours (2 Tomes parus)

Greg Rucka (scénario) et Nicola Scott (Dessin) signent un petit bijou avec une atmosphère captivante et pour cause : le personnage principal est une femme, policière badass de surcroit, les dessins sont magnifiques et les couleurs ou plutôt, l’utilisation de la couleur est très bien pensée, ce qui rend la BD encore plus originale qu’elle ne l’est déjà ! Sans oublier une histoire haletante, bien entendu…

Dans le détail ça donne ceci : nous suivons l’histoire de Rowan Black, flic à Portsmouth et descendante d’une puissante lignée de Wiccanes, les Black. Une nuit, son équilibre pourtant bien caché et bien protégé vacille alors qu’elle est obligée d’interrompre une séance avec les membres de son covent parce qu’une urgence professionnelle l’attend à l’autre bout de la ville… Wiccane ou flic il faut choisir ! Cependant, Rowan Black s’aperçoit bien vite que cette nouvelle enquête pourrait bien être la dernière : il semblerait que quelqu’un connaisse la double identité de Rowan… La question est de savoir qui, avant qu’il ne soit trop tard !…

 

 

En plus de tous les points positifs listés plus hauts, chaque tome se finit sur une note de suspense incroyable, un bon cliffhanger en somme. En fait, c’est presque comme une série (avant l’ère Netflix) et le fameux TO BE CONTINUED… ; je comprends les lecteurs de cette série maintenant. Il faut savoir qu’il y a eu 10 mois entre le premier et le deuxième tome – je sens que l’attente pour le troisième tome va être longue…

En attendant, jetez-vous sur les deux tomes déjà parus : Réveil et Passé recomposé. Vous ne le regretterez pas !

Actualités

Masterclass de John Higgins sur Watchmen et les comics books

Un article un peu particulier qui concerne le monde des Comics. Hier s’est tenu une conférence ou plus précisément une Masterclass* à l’université Jean Moulin – Lyon III, en présence de John Higgins, coloriste reconnu ayant travaillé sur la série des Watchmen et d’autres projets tels que Batman : The Killing Joke ou encore les comics mettant en scène Judge Dredd.

Masterclass Société des comics

Il faut savoir que le coloriste n’a pas la même « importance » qu’un scénariste ou un dessinateur sur une bande-dessinée ou un comics et pourtant les couleurs font souvent partie intégrante de l’identité des personnages au même titre que leur personnalité ou leurs caractéristiques physiques et on ignore les personnes derrière la couleur dans les comics ou les bandes dessinées sous prétexte que ce n’est pas un acte fondateur. John Higgins est donc venu donné son point de vue sur cette question et d’autres, lui qui a été récompensé de deux Prix Harvey du Meilleur coloriste, l’un pour Watchmen en 1988 et l’autre pour Batman : The Killing Joke en 1989.

Cet article n’est qu’un résumé général de la Masterclass étant donné que je n’ai pas pris de notes parce que je n’étais pas super bien installée et je ne voulais pas perdre le fil… Mais avec le recul, j’aurais dû et j’aurais pu puisque le journaliste chargé de l’interview et d’animer la discussion était… mauvais disons-le. Ce n’est pas le plus important mais quand même, un peu dommage.

John Higgins est donc revenu longuement sur son début de carrière avec Watchmen dans un premier temps. Il est également revenu longuement sur sa relation privilégiée avec Alan Moore et Dave Gibbons et en quoi Watchmen est parvenu à transformer le paysage des comics de l’époque notamment grâce à la couverture de chaque numéro qui faisait enfin partie de l’histoire alors qu’auparavant, les couvertures étaient considérée comme des résumés de l’intrigue. Cela a participé au succès du comics au même titre que le code couleur utilisé (jaune, rouge et noir) et la police de caractère.

Le coloriste britannique s’est également confié sur la frustration qui était la sienne concernant le traitement des couleurs au début de sa carrière et les possibilités offertes avec l’apparition du numérique.

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Comme on peut le voir sur l’image ci-dessus, le contraste entre les deux dessins est très net à chaque fois. Cela s’explique par les contraintes liées à l’époque : en 1988, la gamme de couleurs disponible pour les coloristes était plus restreintes alors qu’en 2018, les possibilités sont quasiment infinies avec le traitement des couleurs à l’aide des outils d’impressions plus perfectionnés. L’autre explication donnée par John Higgins réside dans la méthode pour coloriser les dessins : les artistes étaient obligés de coloriser « point par point », ce qui devait être long et fastidieux d’autant que les codes couleur réservaient parfois quelques surprise à l’impression, si l’on en croit le britannique.

Ensuite il a réalisé trois dessins au marqueur : John Constantine parce qu’il commence toujours par John Constantine avant de dessiner Rorschach et enfin Judge Dredd.

Puis une sorte de FAQ où le public était censé interagir avec l’invité mais où la parole a été légèrement monopoliser par le journaliste qui a posé plusieurs question ; le public a posé en tout et pour tout trois malheureuses questions :

  • Est-ce que John Higgins a connu des moments de doutes et d’incertitudes au début de sa carrière ?
  • Qu’est-ce qu’il faut faire lorsqu’on est artiste et qu’on veut percer dans ce milieu en 2018 ? (Les avantages et les inconvénients par rapport à 1988)
  • Quelles ont été/sont ses influences lorsqu’il a commencé à dessiner ? Quelles BD ou quels comics lit-il aujourd’hui ?

Je ne vous mets pas les réponses, fautes de notes. Désolée…

J’espère malgré tout que l’article vous aura plu !

* : Dans le cadre du festival Comic’Gones

Bande-Dessinée/Comics

Spécial BD

J’ai fait une petite cure de bandes dessinées ces derniers jours et plutôt que vous les présenter une par une, j’ai opté pour un article pour les trois BD sélectionnées. D’ailleurs ce sont des Comics : une de chez Marvel et deux de son concurrent DC Comics.

Article spécial BD

Marvel : Contest of Champions – Al Ewing, Paco Medina

Celle-là fait partie de mes dernières acquisitions et en vérité, j’ai été déçue. C’est le jeu vidéo qui m’avait donné envie de lire le Comics qui en reprend d’ailleurs les codes puisque dans l’histoire qui nous concerne ici, ce sont le Collectionneur et son frère le Grand Maitre qui livrent bataille par équipes de superhéros interposés pour savoir lequel des deux aura le contrôle de l’univers. Vaste programme donc. J’ai commencé ma lecture pleine d’enthousiasme et j’ai vite déchanté : je ne suis pas entrée dans l’histoire comme je l’aurais voulu et encore, heureusement pour moi j’avais pris le temps de lire l’avant-propos qui mentionne que les superhéros en question font pour la plupart partie d’univers parallèles mais bon pas de quoi m’alarmer outre mesure ; j’ai l’habitude que ce soit un peu le bordel chez Marvel de toute façon. Cependant j’ai trouvé le début très poussif, un peu tiré par les cheveux voire parfois carrément brouillon.

Couverture Contest of Champion

Bref, j’étais à deux doigts de refermer l’ouvrage sans l’avoir terminé quand une sorte de miracle a eu lieu : j’ai trouvé l’histoire un peu plus captivante parce qu’elle m’a semblée plus rythmée, plus intéressante et beaucoup plus structurée aussi. Mais pour ça il aura quand même fallu attendre d’avoir dépassé le premier tiers de la BD. C’est dommage. Et je ne peux même pas dire que j’ai pris mon mal en patience avec les dessins ! Sympa mais sans plus, à l’exception des planches où le dessin prend la page entière ou encore mieux : la double page. Là d’accord, le dessin et l’image sont sublimes et valent largement un (long) coup d’œil pour le reste, disons que c’est dans la moyenne.

En conclusion pour cet ouvrage, je me demande si finalement, il ne vaut mieux pas jouer à Contest of Champions sur mobile ou tablette…

DC Comics : Dark Prince Charming, Enrico Marini

Direction les concurrents et nous ne sommes pas loin d’un chef-d’œuvre pour celle-ci. Si je vous dis qu’absolument tout m’a plu en dépit du fait que je suis loin d’être une fan de l’univers de Batman, c’est vraiment que cette histoire en deux tomes en vaut la peine. De l’avant-propos/remerciements où l’auteur explique de façon très originale comment il a eu l’idée de cette histoire qui met en scène le héros chauve-souris le plus célèbre du monde, son majordome, son antithèse accompagné de sa copine, Catwoman bien sûr sans oublier une petite fille au centre d’un épineux problème pour le super-héros…

Couverture Dark Prince Charming

Nous sommes tout de suite plongés dans l’ambiance d’ailleurs. C’est sombre et inquiétant mais malgré tout on se sent en confiance et on se laisse guider par Enrico Marini au fil de son récit. Le tout est léché, on est presque dans le perfectionnisme tellement rien n’est laissé au hasard ; le ton bleuté de certaines planches signale Batman (après tout, il n’est pas connu pour être expressif) alors que les tons plus chaud, dans les rouges, montrent un magnifique Joker complètement siphonné, malade et tordu faisant preuve d’un humour lui aussi complètement décalé qui m’a fait éclaté de rire lors d’un passage parce que c’était inattendu mais totalement raccord avec Monsieur J. Et promis, je ne vais pas m’étaler d’avantage – vous allez finir par trouver cela bizarre… Mais Enrico Marini a quand même signé une merveille.

Pour faire une courte conclusion : Dark Prince Charming est un must-read et un must-have !

DC Comics : Wonder Woman Rebirth T1 – Greg Rucka, Nicola Scott

Toujours chez DC, un peu de girl power à présent avec le premier tome de Wonder Woman Rebirth qui revisite la mythologie et les origines de la super-héroïne aux origines divine. C’est à partir de ce comics que Patty Jenkins a réalisé son film sauf que là, c’est mieux : il y a un peu moins de mélodrame, même s’il y a des morts ou des moments de déchirements avec une intensité que je ne soupçonnais pas avant d’entamer ma lecture mais j’ai retenu mes larmes (je pleure suffisamment comme ça au cinéma, il ne manquerait plus que je chiale devant une BD maintenant…). Les illustrations sont bien sympathiques bien qu’il y ait un léger décalage entre l’illustration présente sur la couverture et le physique de Diana à l’intérieur, comme si elle était plus masculine. Elle a parfois un drôle d’air Wonder Woman mais peut-être est-ce fait exprès ?…

Couverture Wonder Woman Rebirth T1

Il n’y a pas de surprises au niveau du scénario si vous avez vu le film mais cela dit, il y a beaucoup de moments forts en émotions et on perçoit la sensibilité féminine de Nicola Scott (c’est une femme) sur certains passages et c’est un vrai plus puisque la BD fait la part belle au girl power.

Bande-Dessinée/Comics, Cinéma

Spécial Deadpool

Le 3 juin dernier, j’ai enfin été voir Deadpool 2 – film que j’attendais tout particulièrement étant donné mon amour pour le premier volet des aventures du mercenaire le plus badass et le moins politiquement correct de tous l’univers Marvel et je dois dire que je n’ai pas été déçue, même si j’ai préféré le premier opus sans doute pour des raisons de nouveauté et de découverte de l’univers déjanté de Deadpool.

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Deadpool 2 : belle introduction pour la X-Force

Sans trop vous en révéler au cas où vous ne l’auriez pas encore vu, ce film fait office de belle introduction à la X-Force (le pendant des X-Men, version Deadpool) et de fait, c’est l’occasion de faire connaissance avec de nouveaux mutants, notamment Fire Fist, Cable et Domino qui sont tous trois liés à l’intrigue principale de ce film.

Pour vous situer l’histoire, on retrouve Wade Wilson alias Deadpool quelques mois après les évènements qui ont eu lieu dans Logan et qui se solvent par la mort de Wolverine. A ce propos, le mercenaire en costume rouge n’est pas en grande forme et à la ferme intention de mettre fin à ses jours, pour des raisons que je ne dévoilerai pas ici.

Sauf que voilà, tout ne se passe pas vraiment comme prévu et Deadpool se retrouve lié au X-Men sans vraiment le vouloir. Il croise alors la route d’un mutant adolescent mal dans sa peau du nom de Rusty Collins alors qu’une terrible menace semble peser sur les épaules du jeune mutant…

 Voilà pour le résumé succinct de l’intrigue du film !

Pour le reste, on retrouve beaucoup de ce qui fait le succès de la franchise Deadpool : un humour décapant et des clins d’œil plus ou moins appuyés à l’univers des Comics (Marvel en tête bien sûr, mais on retrouve des petites références à DC Comics) ou encore à l’industrie du cinéma, sans oublier bien sûr les apartés de Deadpool adressées aux spectateurs qui sont clairement un plus pour rajouter de l’ironie dramatique à l’ensemble. Concernant les acteurs et les rôles, je n’ai pas grand-chose à en dire. Tout semble fidèle aux différents comics d’origine, bien que certains passages soient clairement attendus, ce qui a tendance a diminué l’effet de surprise du film et c’est presque dommage. C’est le seul bémol de ce film pour moi – mais en même temps, il s’agit d’une suite donc c’est un peu normal. Malheureusement, on ne peut pas innover en permanence dans les films de super-héros. Pour terminer sur les personnages et mon ressenti, mon personnage préféré de l’univers cinéma de Deadpool, c’est incontestablement Dopinder, le chauffeur de taxi attitré de ce cher Deadpool. Karan Soni était déjà très bon dans le premier opus mais là… il est juste extraordinaire !

Deadpool en mode Comics, ça donne quoi ?

Couverture Deadpool - Suicide Kings

Comme juste parler du film m’ennuyais un peu et que j’avais un ou deux Comics sur Deadpool en attente, j’ai sauté sur l’occasion et j’en ai lu une sur les deux dans l’optique d’enrichir cet article. J’ai donc lu Deadpool: Suicide Kings (et l’autre Comics, de la collection Je suis… attendra d’être présenté plus tard, dans un article pour lui tout seul).

Alors comment c’est, Deadpool tout en cases et en bulle ?

Eh bien c’est comme dans les films ; ou plutôt… les deux films sont fidèles à l’ambiance du Comics que je viens de terminer et c’est absolument plaisant de se dire que tout, absolument tout, est respecté au niveau de l’ambiance et des caractéristiques de Deadpool. Evidemment, ça canarde pas mal, ce qui donne des dessins assez explicites, voire gores pour certains ; on retrouve aussi les références à la pop culture placées à des endroits stratégiques, là où on ne les attend pas vraiment. Donc on ri beaucoup à la lecture : l’effet de surprise marche à plein de ce côté-là ! Seul petit bémol, qui est dû au média utilisé : il est difficile de voir la repousse des membres du mercenaire en costume rouge pour des raisons évidentes – le dessin a ses limites – mais je ne peux que vous encourager à lire des Comics de Deadpool.

Et puisqu’on parle de dessins : ceux de Deadpool Suicide Kings sont signés Carlo Barberi et c’est une petite merveille. Le scénario est quant à lui signé par Mike Benson et Adam Glass (qui ont signés d’autres Marvel mais, je n’ai malheureusement plus les titres en tête…). Niveau histoire, simple mais efficace :

Deadpool est accusé de meurtres qu’il n’a pas commis et se retrouve pourchassé par Punisher qui veut lui faire payer ses actes alors que Deadpool tente de prouver qu’il est innocent. Il croisera la route d’autres super-héros, Daredevil et Spider-Man pour ne citer qu’eux.

Article commencé le 07/06/2018