Littérature

[Découverte] [Contemporain] Wild – Cheryl Strayed

Pour bien démarrer la semaine, je vous emmène prendre un grand bol d’air frais aux Etats-Unis, avec cette lecture où l’on découvre une nature préservée, immense et où les gens que l’on croise ont de grandes chances d’être absolument admirables et fort sympathiques ; Cheryl Strayed, une journaliste américaine, se confie sans détour au travers de ce livre, très touchant. J’ai vraiment adoré ce moment de lecture hors du temps en sa compagnie.

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Ce livre, Wild, c’est un récit de vie à la limite de l’autobiographie. C’est un genre que j’aime bien généralement mais je peux facilement comprendre que ce genre littéraire rebute certaines personnes parce que c’est un genre qui peut ennuyer rapidement le lecteur pour diverses raisons (style, contenu…). C’était une crainte que j’avais à vrai dire, et c’est peut-être pour cela que j’ai mis si longtemps avant de lire cet ouvrage alors que je l’avais acheté il y a trois ans de ça. Rétrospectivement, je regrette d’avoir attendu si longtemps mais mieux vaut tard que jamais. Pour en revenir à mes craintes concernant ce livre, j’avais effectivement peur de m’ennuyer, le sujet du livre étant un retour d’expérience de l’auteur/narrateur sur un des chemins de randonnée les plus célèbres du monde. Donc à part marcher et bivouaquer, j’avais peur que le rythme soit très lent, notamment à cause de descriptions interminables et monotones. Rassurez-vous rien de tout cela !

J’ai beaucoup, beaucoup aimé. Adoré même. Au point que les pages se tournaient quasiment toutes seules. Je pense que l’on doit cet effet de page-turner à son auteur Cheryl Strayed. Elle parvient à rendre compte d’une réalité triviale et monotone (parfois déprimante) à la perfection tout en y apportant des émotions intenses. Cela rend le récit dynamique et captivant. D’autant plus qu’il y a une forte identification avec elle, peut-être parce que Cheryl Strayed a effectué cette randonnée à 28 ans et que j’en ai 26… ? Il y a aussi son histoire personnelle qui déclenche cette envie et ce besoin de se lancer dans cette aventure extraordinaire, au sens premier du terme.

Lorsque, sur un coup de tête, Cheryl Strayed enfile son sac à dos, elle n’a aucune idée de ce qui l’attend. Tout ce qu’elle sait, c’est que sa vie est un désastre. Entre une mère trop aimée, brutalement disparue, un divorce douloureux et un lourd passé de junky, Cheryl vacille. Pour tenir debout et affronter les fantômes de son passé, la jeune femme n’a aucune réponse, mais un point de fuite : tout quitter pour une randonnée sur le « Chemin des crêtes du Pacifique ». Lancée au cœur d’une nature immense et sauvage, seule sous un sac à dos trop lourd, elle doit avancer pour survivre, sur 1700 kilomètres d’épuisement et d’effort, et réussir à atteindre le bout d’elle-même.

Wild, Cheryl Strayed. Quatrième de couverture, ed. 10/18. 2014 puis 2016

En fait, Cheryl ne vacille pas : je dirais plutôt qu’elle perd totalement pied. Son défi est à la hauteur de la perte de sens de son existence : complètement fou. Autant vous dire que ce n’est pas à la portée de tout le monde de faire ça et surtout d’aller jusqu’au bout. Il faut une sacrée dose d’inconscience et de courage ! Cela dit, même si Cheryl Strayed donne l’impression d’être la Terminator de la rando, elle est un être humain comme les autres : au cours de son périple, elle est souvent morte de peur et à ce propos, ses réflexion sur la peur justement forment quelques unes des plus belles pages de ce récit. J’en veux pour preuve cet extrait de la page 85 :

« C’était un pacte que j’avais conclu avec moi-même quelques mois plus tôt, la condition indispensable pour pouvoir partir ainsi, seule. Je savais que si je laissais la peur m’envahir, mon voyage était voué à l’échec. La peur est en grande partie due aux histoires qu’on se raconte, alors j’ai décidé de me raconter autre chose que ce qu’on répète aux femmes. J’avais décidé que je ne courais aucun danger. J’étais forte. Courageuse. Rien ne pourrait me vaincre. M’en tenir à cette histoire était une forme d’autopersuasion, mais, la plupart du temps, ça fonctionnait. Chaque fois que j’entendais un bruit d’origine inconnue ou que je sentais quelque chose d’horrible prendre forme dans mon imagination, je le repoussais. Je ne me laissais pas impressionner. La peur engendre la peur. La puissance engendre la puissance. Et il n’a pas fallu longtemps pour que je cesse réellement d’avoir peur. »

Wild, Cheryl Strayed, p.85, ed. 10/18 ; 2014 puis 2016

Puisqu’on évoque ce passage, l’autre aspect qui en ressort et qui m’a frappé tout au long de ma lecture, c’est la portée profondément féministe de cet ouvrage et cela s’explique facilement : l’auteur est une femme, qui randonne seule et qui se définit elle-même comme féministe. Cheryl Strayed le revendique, et en 1991 alors qu’elle se trouve dans un environnement majoritairement masculin (tout du moins pendant la première moitié de sa rando) c’est quelque chose d’assez fort à lire. Ca fait du bien de se rendre compte assez concrètement que les femmes en ont dans le pantalon (parfois plus que les hommes d’ailleurs…).

Le film

C’était presque obligé : cette histoire poignante de rédemption sur un chemin de randonnée a eu droit à son adaptation au cinéma, avec Reese Witherspoon dans le rôle titre. Je crois qu’elle fait aussi partie des producteurs du film.

Honnêtement, je n’ai pas (encore) vu ce film et je me demande sincèrement si je vais le faire. J’ai un peu fait le tour des quelques critiques et reviews que j’ai pu trouvé, et le moins que l’on puisse dire c’est que c’est assez mitigé, pour ne pas dire mauvais. Et je n’ai pas envie de gâcher cette lecture qui m’a fait rêver et voyager ; je veux garder intact le souvenir d’une lecture superbe. Le film ternirait sans doute tout cela et je suis presque certaine d’être déçue par l’adaptation parce que je trouverais à redire à chaque scène.

Pour ceux que ça intéresse : Wild de Jean-Marc Vallée (2014) est disponible sur certaines plateforme de VOD comme iTunes par exemple.

Littérature, Musique

Les Editions du Camion Blanc

Cet article est un peu différents des autres parce que j’ai décidé de vous présenter plusieurs livres dans un seul et même article pour la raison suivante : il s’agit de biographies ou autobiographies, toutes publiées chez le même éditeur : Camion Blanc. Cela me semblait plus logique de procéder ainsi parce qu’à part me répéter d’un article sur l’autre et vous éclairer un peu sur mes goûts musicaux, il n’y avait pas d’intérêt majeur à séparer les ouvrages les uns des autres.

Les Editions du Camion Blanc

Cette maison d’édition a pour slogan « L’éditeur qui véhicule le rock ! » et pour cause, ils se sont spécialisés dans les ouvrages consacrés à la musique, que ce soit des anthologies sur une période donnée, des travaux universitaires ou plus largement des biographies et autographies d’artistes. Certains de ces ouvrages sont des traductions évidemment. Il est important de noter que les Editions du Camion Blanc existent depuis 1992 ou 1994 (les sites consultés diffèrent sur ce point) et ont publiées plus de 400 ouvrages depuis.

Editions Camion BlancPour ma part, j’ai découvert cette maison d’édition avec le groupe de glam metal Mötley Crüe (1981-2015) car je voulais absolument lire leur autobiographie, connaissant de loin la réputation pour le moins sulfureuse du groupe et comme c’était une de mes principales passions quand j’étais au lycée, j’ai foncé lorsque j’ai trouvé l’ouvrage traduit en français. J’aurais très bien pu le lire en anglais mais à l’époque je n’étais pas sûre de me sentir à l’aise avec le vocabulaire utilisé et puis je n’avais envie de débourser une fortune en frais de port.

Mötley Crüe, The Dirtdirt_maxi[1]

Je crois que c’est la meilleure autobiographie que j’ai lue jusqu’à présent. L’adage veut que ce soit « Sexe, Drogues et Rock’n’roll » et bien, cela n’a jamais été aussi vrai que dans The Dirt (dont le titre français aurait pu être La crasse). C’est un de mes meilleurs moments de lecture tellement certains passages sont invraisemblables, improbables et inimaginables pour le commun des mortels… L’autre aspect intéressant de cette autobiographie, c’est que les membres du groupes du groupe ne s’épargnent rien et ne cherchent pas à passer sous silence les épisodes les plus sombres de leurs vies respectives.

Vince Neil, Tattoos & Tequila – Descente aux Enfers et retour en grâce d’une bête de scène

Toujours en rapport avec Mötley Crüe, l’autobiographie du chanteur du groupe Vince Neil. Pour vous donner le contexte, j’avais lu juste avant l’autobiographie du bassiste et leader Nikki Sixx. Autobiographie passionnante sous forme de journal intime qu’il a tenu pendant un an lorsqu’il était au plus mal (The Heroin Diaries). J’avais donc un accès direct à ses pensées, à sa vision des choses parce qu’en fait, il faut savoir que The Dirt a été écrit à 8 mains et que donc forcément, chacun des Mise en page 1membres n’a pas abordé en détail tout ce qu’il voulait et j’avais tellement une bonne opinion de l’autobiographie collective et de celle de Nikki Sixx que j’ai voulu tenté celle de Vince Neil…

J’aurais mieux fait de m’abstenir. Le livre se présente sous forme d’un entretien avec un journaliste et Vince Neil passe son temps à dire qu’on lui a dit d’écrire telle et telle choses pour que The Dirt se vende mieux quand il ne règle pas ses comptes avec les autres membres du groupe. Bref, une torture pour moi ; je n’ai d’ailleurs jamais été au bout et je ne regrette pas d’être passée à autre chose ensuite. Cela dit, dans le peu que j’en ai lu, il y avait quelques vérités sur lui, sur les autres membres et le groupe en général.

Mark Eglinton, James Hetfield le loup de Metallica

La raison du pourquoi j’ai fait cet article. Metallica est un de mes groupes préMise en page 1férés et j’ai tous leurs albums sauf le dernier que je n’ai pas encore acheté mais il est prévu dans ma liste. Pour en revenir à l’ouvrage de M. Eglinton, c’est une biographie du Frontman de Metallica, James Hetfield. Le livre est intéressant et se lit rapidement mais à mon sens, il manque de profondeur. Je pense que cela s’explique par le fait que l’auteur est un fan indéniable de Metallica et il  extrapole sur des évènements relatifs à la vie privée de James Hetfield ou à son état d’esprit. Enfin ce n’est pas étonnant quand on sait que la biographie en question est une biographie non-officielle et surtout non-autorisée. J’ai eu un sentiment étrange en lisant ce livre : ai-je bien fait de l’acheter, de le lire ? Un sentiment assez dérangeant en somme mais je ne regrette pas de l’avoir lu.

Chez le même éditeur, il me reste à lire l’autobiographie de Slash des Guns’n’Roses et la biographie non-officielle et non-autorisée de Dimebag Darrell de Pantera. Sachant que je m’attends à trouver à peu près les mêmes ingrédients que dans les ouvrages présentés ci-dessus. Voilà j’espère que ça vous a plu !

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Littérature

[Classique US] Sur la route

Il y a presque un mois de cela, je me suis attaquée à un mythe de la littérature américaine. Enfin il s’agit en réalité d’une relecture de ce livre que j’avais lu il y a 7 ans parce que Gallimard ressortait une édition intégrale du « rouleau d’origine » à l’occasion de la sortie de l’adaptation cinématographique.

 Sur la route, véritable condensé de l’Amérique (1947-50)

Je me souviens encore de mes cours de littérature américaine, en Licence. Lorsque Madame G. en parlait, je me disais inlassablement qu’il faudrait que je lise ce « chef-d’œuvre de la littérature américaine » et quand l’occasion s’est présentée, j’ai sauté dessus. Et c’est indéniablement un livre qui marque de par son originalité, sa très grande poésie et son contenu très dense.

Lors de ma première lecture, je m’étais laissée emporter par ce style si particulier mais poétique et j’avais suivi la Route moi aussi. Ce n’est pas une lecture facile ; Kerouac écrit les choses comme elles lui viennent et le livre n’est pas structuré en chapitres et la ponctuation (même si elle existe) donne un aspect un peu brouillon au récit. Ces deux aspects peuvent déstabiliser et bizarrement si cela n’a pas été le cas pour ma découverte de ce livre, ça l’a été pour cette relecture débutée il y a un mois. Je ne saurais pas l’expliquer, si ce n’est l’absence de ces deux choses ou alors, l’évolution de mes goûts en matière de littérature.

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En tout cas, ce qu’on ne peut pas enlever à cette œuvre c’est sa poésie et la façon dont Kerouac parle de la nuit, de la route, de son rêve américain symbolisé ici par l’Ouest Américain et plus précisément San Francisco. Sur la route (On the Road en anglais) présente toutes les caractéristiques de la littérature et de la culture américaine ;

Il y a d’abord l’encrage dans la chronologie de la littérature américaine avec des allusions à quelques grands noms tels que Melville (Moby Dick…), Hemingway (Paris est une fête, Le Vieil homme et la mer),  Fitzgerald évidemment (Tendre est la nuit, Gatsby le Magnifique…). Ensuite il y a bien sûr toute cette culture Jazz qui imprègne l’œuvre du début à la fin et cela lui donne du relief et une saveur toute particulière. Enfin il y a tous les thèmes qui sont propre à la littérature américaine : le rêve américain, cette idée de l’Ouest grandiose (meilleur que l’Est), l’idée aussi que la vie doit être riche de fêtes, d’excès malgré l’absence de sens intrinsèque : Kerouac voyage vers l’Ouest mais il finit par ne plus savoir pourquoi. Le dernier thème que l’on pourrait mentionné c’est la spiritualité quelle que soit sa forme et le dénuement qui peut ou pas en découler.

« Montana Slim s’est tourné vers moi, et il a dit, en désignant mes chaussures : « Tu crois pas que si tu plantes ces machins, il va germer quèque chose? » Sans l’ombre d’un sourire, naturellement, et les autres l’ont entendu, ils étaient écroulés. C’est vrai que c’étaient les pompes les plus grotesques d’Amérique. Je les avais achetées spécialement pour pas transpirer sur la route, dans la chaleur, de peur de faire une nouvelle crise de phlébite, et de fait, à part sous la flotte à Bear Mountain, c’étaient les chaussures les mieux adaptées à ma virée. J’ai donc ri avec les autres. Elles étaient en lambeaux, à présent, les lanières de cuir multicolores s’étaient détachées de la semelle, on aurait dit des fibres d’ananas frais, mes orteils passaient au travers. »

 Sur la route, Jack Kerouac, p. 188, ed. Gallimard – coll. Folio (2010).

En conclusion : Oui, je sais. Je n’ai pas évoquer le mouvement de la « Beat Generation » dont Kerouac est incontestablement le fer de lance. Si je l’ai pas fait c’est tout simplement parce que c’est impossible de donner une définition précise ; néanmoins la meilleure définition se trouve dans l’œuvre de Jack Kerouac et plus précisément dans Sur la route, qui fait office de manifeste. Si je peux me permettre un conseil de lecture, écouter du Jazz en fond musical et lisez-le le plus rapidement possible (2 semaines, voire 3 grand maximum) pour garder un rythme adéquat, semblable au rythme de la route qui défile sous vos yeux.

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Littérature

[V.O.] Le Catch à vie

S’il y a un genre que j’affectionne un peu plus que les autres dans la littérature, c’est le genre autobiographique. Bien évidemment, toutes les autobiographies ne se valent pas et n’ont pas le même intérêt. Cependant, ce que j’aime avec les autobiographies (si elles sont écrites avec la sincérité et le recul nécessaires), c’est qu’elles permettent de recentrer l’auteur, le plus souvent une célébrité, dans la société pour ce qu’elle est et non pas pour sa gloire. L’autobiographie permet de descendre la célébrité de son piédestal, de même qu’elle permet de découvrir ou approfondir ses « connaissances » sur la personne en question. C’est vrai que présenté comme ça, il y a une petite notion de voyeurisme qui peut entrer en jeu mais si la célébrité décide d’écrire sur sa vie et qu’en face, les gens y trouvent suffisamment d’intérêts alors je pense que cette notion disparaît parce l’auteur a passé une sorte de pacte avec son lecteur (c’est le cas pour tous les livres).

Wrestling for my Life – Shawn Michaels

Les personnes qui suivent ce blog régulièrement savent qu’un de mes passe-temps c’est le catch. Bien entendu, je ne pratique pas mais j’aime beaucoup regarder à la télé ou sur ma tablette via l’appli dédiée. Le mieux étant encore de pouvoir assister à des matchs quand l’occasion se présente.

J’ai évidemment mes catcheurs et catcheuses préférés et je pense que je ne vais rien vous apprendre de surprenant si je vous dis que Shawn Michaels en fait partie. J’ai acheté son livre à sa sortie en 2015 et je l’ai fini hier au soir (commencé 10 jours plus tôt). Shawn Michaels est très connu au Etats-Unis, le catch étant plus répandu que chez nous. Pour en revenir à son autobiographie, j’ai passé un agréable moment de lecture.

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Le catcheur y parle sans tabou de sa foi chrétienne (Shawn Michaels est ce que l’on appelle un « born-again Christian » ou chrétien né de nouveau) et comment cette dernière l’a sauvé de lente descente aux enfers faite de beaucoup d’argent, de drogues, d’antidouleurs et d’ennui parce qu’il « ne s’aimait pas lui même ». Il raconte aussi sa passion pour la vie en extérieur et la chasse. Le livre est également intéressant parce qu’il explique qu’être catcheur et croyant n’est pas chose aisée et qu’il faut trouver le bon équilibre entre certains impératifs professionnels et ses croyances personnelles. Cependant, même si le livre est assez court (164 pages pour 14 chapitres), j’ai trouvé certains passages redondants et je pense qu’il y a eu quelques redites auraient pu être évitées.

 A la réflexion, le livre m’a également donné un exemple concret de certaines notions que j’ai eu l’occasion d’aborder au cours de ma Licence (coucou les cours de Civilisation américaine de Mr. H.) donc cette lecture m’a rappelée de bons souvenirs !…

Conclusion

Je me doute bien que vous n’allez pas vous jeter sur Internet pour acheter cette biographie mais si vous êtes curieux/se (et que vous comprenez bien l’anglais), vous pouvez toujours y jeter un œil même si vous ne partagez pas les mêmes convictions que l’auteur, ce qui est mon cas.