Cinéma, Littérature

Spécial Noël

Pour l’un des derniers articles de l’année 2018 et parce que l’atmosphère s’y prête on ne peut mieux, je vais vous présenter un recueil de contes, une nouvelle sur Noël de Charles Dickens ainsi que son adaptation cinématographique. Des lectures idéales en périodes de fêtes, même si ce n’est certainement pas pendant les fêtes de fin d’année que nous lisons le plus (enfin pour ma part !).

Contes celtiques, sélectionnés par Sébastien Recouvrance

J’ai beaucoup hésité à vous présenter ce recueil parce que j’ai été immensément déçue par son contenu. J’ai toujours été attirée et intéressée par les contes et les légendes celtes, notamment les légendes arthuriennes. Cela étant la culture celtique est suffisamment vaste pour contenir d’autres légendes que celles qui concernent le Roi Arthur et sa table ronde mais comme je ne m’y connais pas du tout, j’ai choisi l’ouvrage complètement au hasard, en me fiant uniquement au titre.

Avec un titre comme celui-là, je m’attendais à trouver un ou deux contes de chaque nation celtes, à savoir : l’Angleterre, l’Ecosse, le Pays de Galles, l’Irlande, la Bretagne et même pourquoi pas des contes Espagnol puisque les régions des Asturies et de la Galice sont reconnues comme telles. Ma déception fut à la hauteur de mes espoirs… Tous les contes de ce petit livre sont des contes… bretons ! Avec en plus, plus ou moins d’intérêt malheureusement. Les récits de voyages présents dans le recueil sont malgré tout très plaisant à lire et c’est un des seuls point positif de ce livre (avec sa taille) ! Autre point positif, si on peut dire cela comme ça : le prix. Cinq euros pour un recueil de qualité médiocre j’ai presque envie de dire que c’est normal alors qu’en fait ça ne l’est absolument pas ! Un recueil intitulé Contes celtiques devrait pouvoir être de qualité en présentant des contes de différentes nations celtes sans pour autant être à un prix exorbitant ! Bref, moi j’appelle ça de la publicité mensongère et il y a de quoi être déçu… Par contre, c’est parfait si vous voulez en savoir plus sur les contes et légendes de la Bretagne !

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Un cantique de Noël, Charles Dickens (1843)

Un cantique de Noël de Charles Dickens raconte l’histoire d’Ebenezer Scrooge, vieil homme avare et insensible qui déteste par dessus tout les fêtes de fin d’année et plus particulièrement les célébrations de la fête de Noël. La veille de Noël, il reçoit l’effrayante visite de son ancien associé, M. Marley, qui le prévient qu’il finira comme lui s’il ne fait rien pour enrayer la course des choses et modifier son existence. Jacob Marley propose un marché à Scrooge que ce dernier accepte, complètement terrifié. Ebenezer Scrooge recevra donc la visite de trois esprits pour l’aider dans sa quête de rédemption.

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J’avais déjà lu Dickens mais c’était en 6ème et il me semble que c’était Oliver Twist, et si je me souviens grossièrement de l’histoire, je ne me rappelle absolument pas de la structure ou des techniques de narration ; il faudrait peut-être que je le relise d’ailleurs… En tout cas, concernant cette nouvelle, j’ai adoré ! Scrooge est un personnage attachant quoi qu’on en dise, parce que malgré son manque d’empathie pour les autres, il évolue et devient progressivement un tout autre personnage. On s’attache également aux autres même s’ils sont pour certains très éphémères. C’est un récit haut en couleur, rythmé et profondément bienveillant et tendre, que l’on fasse partie des classes aisées, modestes ou pauvres de la société. La magie de Noël permet à Dickens de s’adresser à tous en faisant voler en éclats pour une soirée les conventions. Une nouvelle à lire absolument, en tout temps !

 

Le drôle de Noël de Scrooge, Robert Zemeckis (2009)

De Robert Zemeckis, j’ai évidemment vu la trilogie Retour vers le futur (même si le premier est le seul qui compte réellement), et les excellents Forest Gump et Qui veut la peau de Roger Rabbit. Et j’avais sciemment évité Le drôle de Noël de Scrooge en 2009, très largement décrié par la critique et les quelques personnes de mon entourage qui l’avait vu et qui m’en avait parlé à l’époque.

J’ai fini le visionnage en début de soirée pour les besoins de l’article et très honnêtement, j’ai dû mal à comprendre que le film ait eu si mauvaise presse… Si c’est au niveau des dessins 3D qu’il y a un problème, je peux le concevoir mais le film est sorti en 2009 et cette technologie et façon de réaliser un film n’était pas très au point si l’on compare avec ce qui ce fait maintenant. Et c’est un peu vrai que les dessins et les animations ont un peu mal vieillis ; j’avais l’impression d’avoir des cinématiques de jeux vidéo d’anciens jeux PC du début des années 2000 sous les yeux par moments.

Cependant, si vous avez un problème avec le scénario et l’histoire d’Ebenezer Strooge, je ne peux malheureusement rien pour vous : il s’agit de l’adaptation à la virgule près de la nouvelle. Donc cela voudrait dire que l’échec commercial du film s’explique par son adaptation trop fidèle ?… J’en sais rien, et d’ailleurs je ne pense pas que le film s’adressait à un public jeunesse (bien qu’il fasse partie du catalogue Disney) mais la nouvelle s’adressait davantage aux adultes qu’aux enfants ; personnellement, j’ai trouvé que c’était une petite pépite ce film et je suis ravie de l’avoir vu pour en parler dans un article !

Sur ce, je vous souhaite de très bonnes fêtes de fin d’année et d’agréables lectures. Bon réveillon !

Cinéma

Par Toutatis ! Chute de druide !

Mais quel bonheur de retrouver Alexandre Astier aux commandes d’un film d’animation Astérix ! Le Domaine des Dieux était déjà à l’époque, très réussi. Quatre ans plus tard Alexandre Astier remet le couvert avec Le secret de la potion magique, un scénario original basée sur l’œuvre de la célèbre bande-dessinée française.

Si vous avez vu la bande annonce, vous savez de quoi parle le film. Lors de la cueillette du gui nécessaire à la fabrication de la fameuse potion magique, Panoramix le druide du village des « irréductibles gaulois » fait une chute malencontreuse du haut d’un arbre et se fracture le pied. A situation inédite, solution inédite : Panoramix décide qu’il ne doit plus être le seul à connaitre la formule de la potion magique et part en voyage à travers la Gaule pour dénicher un autre druide, digne de confiance pour lui succéder et assumer cette lourde tâche. Dans son périple, il est accompagné par le célèbre trio : Astérix, Obélix, et Idéfix bien sûr. Cependant, une telle décision n’est pas sans conséquences et attise bien des convoitises !…

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C’est film d’animation qui s’adresse aux enfants mais pas seulement ; les amoureux des aventures du célèbre gaulois moustachu et les aficionados de la série Kaamelott y trouveront leur compte. Je pense que c’est ce qui explique en partie la réussite de ce long-métrage (hors mis les aspects purement techniques) : il s’adresse à tout le monde. On retrouve bien sûr les gags classiques avec les chutes et autres comiques de situation qui plairont davantage au jeune public mais également une deuxième portée avec des jeux de mots ou des références placées pour un public d’adultes. De plus, Alexandre Astier se permet de glisser quelques thématique qui lui tienne à cœur, tout en abordant ces dernières par le biais de l’humour sans jamais tomber dans l’excès.

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Je voulais aussi vous parler du doublage parce que cela fait partie intégrante des films d’animation. Comme vous le savez peut-être, Roger Carel, 91 ans et voix historique d’Astérix a doublé son dernier film en 2014, avec Astérix et le Domaine des Dieux. On aurait donc pu légitimement se dire que ça allait être compliqué de se faire à une nouvelle voix de doublage mais là aussi, le casting a été très bien fait. C’est Christian Clavier qui prête sa voix au petit gaulois blondinet, après l’avoir incarné deux fois en prise de vues réelles ; donc pas de soucis, le sujet est amplement maitrisé. Pour le reste, on retrouve beaucoup d’acteurs de la série Kaamelott et des humoristes connus tel que Florence Foresti, Alex Lutz ou encore Elie Semoun. Bref, que du beau monde pour un film rythmé et très réussi.

Bon film !

Cinéma

Longue vie au Roi !

Je n’ai plus grand-chose à faire en ce moment, en attendant de véritablement commencer mon stage alors j’en profite pour m’occuper en privilégiant ce qui me fait vraiment envie. Ca faisait un petit moment que je n’étais pas retournée au cinéma sur Lyon donc j’y suis allée et j’ai porté mon dévolu sur le dernier-né des Studios Marvel : Black Panther (après avoir hésité une demie seconde avec Lady Bird)

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Black Panther

Pour tout vous dire, le dernier Marvel que j’ai dû voir et apprécier c’est Les gardiens de la galaxie – vol. 2… En même temps avec un rythme aussi effréné que celui des studios Marvel, difficile de faire que la qualité soit toujours au rendez-vous… Maintenant que j’ai fait ma petite critique globale sur le rythme des sorties, je vais pouvoir vous parler de Black Panther plus en détail.

Il faut savoir que je n’avais pas d’a priori, bons ou mauvais, concernant ce film. Je ne connaissais pas du tout l’histoire de ce super-héros, un peu à la marge des autres comme les Avengers par exemple. Et mon ressenti à la sortie de la salle de ciné : j’ai a-do-ré. Court, simple et efficace comme avis, non ?

Je ne regrette pas du tout mon choix, même s’il est vrai que j’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire parce que j’ai trouvé l’intrigue un peu longue à se mettre en place. Mais à part ça, je vais me répéter mais j’ai vraiment, vraiment adoré. Les personnages sont attachants, drôles, humains aussi, avec leurs moments de faiblesse et leurs failles (ce qui est d’autant plus appréciable dans un film de super-héros). Le casting est parfait. A ce propos, j’ai adoré voir Andy Serkis dans un rôle qui n’inclue pas de la motion capture, même si j’ai trouvé que son rôle était tellement perché que j’avais l’impression de voir Gollum parfois… J’ai vraiment eu un coup de cœur pour les personnages incarnés par Angela Bassett et Letitia Wright, respectivement mère et sœur de Black Panther.

Il y a quelques temps, j’écrivais sur Wonder Woman « qu’elle en avait dans la cuirasse ». Je pourrais dire la même chose ici : les femmes se battent, prennent des décisions, luttent, poussent parfois les hommes dans leurs retranchements… et excusez-moi pour la minute féministe de cet article mais ça fait du bien de voir ça sur un écran de cinéma, pour un film grand public qui plus est. De même pour la mise en avant des minorités ; c’est incontestablement un film qui fera bouger les choses. J’ai suivi une émission à la télé il n’y a pas si longtemps et un des intervenants disait à propos du film que dans quelques années le public ne fera même plus attention à la couleur de peau de Black Panther. Ce qui compte c’est que ce soit un super-héros et qu’il sauve le monde.

Note : 9/10.

Cinéma

Le talon d’Achille Poirot

Ah les séances de ciné matinale ! La joie d’être seule ou seulement deux dans la salle. Cela va finir par devenir une habitude, croyez-moi. Toujours est-il que cette fois-ci, c’était pour Le Crime de l’Orient-Express (Murder on the Orient-Express), adapté du roman éponyme de cette chère Agatha Christie et réalisé par Kenneth Branagh. Film ni très bon, ni très mauvais et je vous explique pourquoi dans quelques instants. Accrochez-vous embarquement imminent !

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L’équilibre fragile d’un film « chorale » qui tient néanmoins la route

On retiendra le travail et la performance d’acteur de Michelle Pfeiffer (Madame Hubbard) et Kenneth Branagh (Hercule Poirot) qui sortent tous les deux un peu du lot et font que le film reste sur les rails. Cependant, je trouve qu’il faut toujours se méfier de ce genre de film, au casting cinq étoiles, qui n’apporte pas grand-chose hors mis un nom prestigieux de plus dans la liste des acteurs crédités au générique de fin. Prenez par exemple le rôle tenu par Judi Dench, la princesse Dragomiroff ; Judi Dench l’interprète parfaitement mais il me semble que dans le livre, son nom revient plus régulièrement. Et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

Je sais aussi qu’étant tiré du roman d’Agatha Christie, l’adaptation doit faire quelques concessions vis-à-vis de l’œuvre de départ, pour des questions de temps, de pertinence… Après tout, une adaptation est toujours un parti pris et malgré des personnages supprimés ou modifiés pour mieux correspondre physiquement aux acteurs qui tiennent les rôles, j’ai noté quelques trouvailles qui valent le détour de la réalisation. Un petit plus non négligeable.

Une bonne réalisation avec de bonnes idées

Je ne suis pas une experte en réalisation et ce qu’a fait Branagh, d’autres l’ont sûrement fait avant lui, peut-être même sur des films policiers. Cela dit, certaines séquences sont vraiment mise en valeur par l’angle de la caméra et/ou le traitement de l’image. Heureusement pour le film, il s’agit des points clé de l’histoire. On peut citer notamment la découverte du corps par M. Poirot, M. Bouc et M. Arbuthnot, le médecin, ou encore quelques interrogatoires particulièrement bien scénarisés et filmés.

Autre point positif, les costumes ! C’est tout bête mais c’est un détail auquel je prête très facilement attention. Ici, rien à déclarer, les costumes sont fidèles à l’époque et réalistes. Un bon point même si cela parait logique et attendu.

Je le redis ici mais les personnages, bien que stéréotypés, sont fidèles aux doubles littéraires, grâce à un gros travail sur les différents accents qui existent lorsqu’on parle anglais et que ce n’est pas notre langue maternelle. Malheureusement, il y un gros point négatif qui m’a empêché d’apprécier pleinement le film et qui concerne les personnages.

mais un Hercule Poirot pathétique

Quand je vous disais les personnages, j’aurais peut-être dû préciser Hercule Poirot dès le départ. J’ignore si c’est un effet de mode des films tournés actuellement, mais cette manie de vouloir introduire des histoires d’amour compliquées ou impossibles dans des adaptations afin que le résultat soit plus vendeur, cela me sort par les yeux ! C’est un procédé qui me donne la nausée et envie de vomir.

Jamais dans aucun des livres que j’ai lu d’Agatha Christie, il n’est question d’une femme que Hercule Poirot aurait aimé profondément et qui serait disparue désormais… Un peu comme James Bond, vous voyez l’idée ?… Sauf que pour James Bond, cette femme existe vraiment, je ne suis pas sûre que ce soit le cas pour Hercule Poirot. Remarquez, je me trompe peut-être, je n’ai pas lu tous les livres qui mettent en scène des enquêtes de M. Poirot. Quoiqu’il en soit, je comprends l’idée et dans l’absolu elle n’est pas mauvaise puisqu’elle est là pour donner plus de profondeur au personnage, plus d’humanité aussi. Seulement j’ai trouvé cette idée très maladroite et mal pensée. Le problème c’est qu’on tombe très vite dans le Pathos et c’est pour ça que je disais qu’Hercule Poirot était pathétique alors qu’il devrait juste être drôle et attachant par ses excentricités. Désolée Kenneth mais les seuls Hercule Poirot qui ont mon admiration sont Peter Ustinov et David Suchet, comprendra qui pourra…

Conclusion

Le Crime de l’Orient-Express est un film qui dure près de 2 heures avec un bon rythme et où l’on ne s’ennuie pas. L’excellente performance de certains acteurs est toutefois déséquilibrée par le nombre de têtes d’affiche et le scénario se retrouve vite englué dans un Pathos plus qu’inutile et indigeste pour le spectateur. Heureusement qu’une bonne réalisation sauve un peu le reste et qu’en fin de compte, le plus gros du scénario repose sur l’œuvre d’Agatha Christie. Maintenant toute la question est de savoir si Kenneth Branagh va remettre le couvert avec Mort sur le Nil (Death on the Nile)… En tout cas en attendant rien ne vous empêche de vous replonger dans les livres d’Agatha Christie !

Note : 10/20.

Cinéma

The Circle, de l’utopie à la dystopie…

Il n’y a qu’un pas. Cet article est l’occasion pour moi de revenir sur The Circle, adaptation cinématographique du roman éponyme de Dave Eggers avec Emma Watson, John Boyega, Karen Gillan et Tom Hanks, excusez du peu. Je n’ai malheureusement pas eu le temps de me plonger dans le livre avant la sortie du film pour en faire une comparaison détaillée mais je reviendrai sur l’ouvrage dans quelques temps où je vous présenterai le livre tout seul en me basant sur le film pour les éléments important qui mériteront une comparaison. Mais avant cela, concentrons-nous sur The Circle, le film parce qu’il y a pas mal de choses à en dire.

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Cet article est aussi un bon moyen de vous parler d’Emma Watson. Vous dire qu’elle crève l’écran est un peu inutile puisque, et c’est peut-être un des points faibles du film, elle porte le film quasiment toute seule sur ses épaules, un peu seconder par Tom Hanks mais elle est présente à chaque plan. Ce n’est pas une critique mais cela peu sans doute expliquer un certain déséquilibre du film qui en même temps, se nourrit de ce déséquilibre et de cette présence constante de l’actrice mais je vais revenir sur ce point ultérieurement.

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Pour tout vous dire, je ne me considère pas comme une fan incontestée d’Emma Watson ; certes, je l’ai vu grandir et gagner en maturité dans le rôle d’Hermione dans la saga Harry Potter, mais je suis loin de suivre son activité à la loupe et preuve en est, je n’ai pas vu l’intégralité de sa filmographie et je n’ai pas l’intention d’y remédier dans l’immédiat. Cependant, cela ne m’empêche pas d’éprouver une profonde admiration pour elle. Je trouve que ses combats et les causes qu’elle défend sont justes et méritent d’être abordées d’une façon ou d’une autre. Pour finir sur Emma Watson avant d’en revenir au film à proprement parlé, je dirais que ses choix de carrière sont judicieux et réfléchis (en tout cas c’est l’impression qu’on en a lorsqu’on regarde l’ensemble de sa filmographie et les différents sujets abordés dans les films qu’elle a tournés) et cela renforce encore l’estime que j’ai d’emblée pour cette actrice.

Pour en revenir à The Circle, Emma Watson y joue donc le rôle de Mae Holland, une jeune femme qui n’est pas épanouie dans son milieu professionnel et qui rêve de quelque chose de différent et de plus épanouissant, où elle aurait vraiment une place, un rôle à jouer. Grâce à un coup de pouce inespéré, elle obtient un poste dans la compagnie The Circle où elle ne tarde pas à rencontrer Eamon Bailey (Tom Hanks), un leader pour le moins charismatique…

Toute la question du film tourne autour de l’implication des nouvelles technologies dans nos sociétés modernes et hyper-connectées et la frontière est parfois floue entre le droit à l’information et le droit au respect de la vie privée. Le film jongle habilement entre fascination et malaise tout au long du film et on retiendra surtout la candeur et la naïveté du personnage de Mae Holland qui apporte une sensibilité particulière au film. Au fur et à mesure de l’avancement de l’intrigue, Mae ne sait plus trop où elle a mis les pieds lorsque sa situation et celle de ses proches se complique, au risque de se faire écraser par un système bien en place.

En définitif, le film de James Ponsoldt peut mettre mal à l’aise puisque le spectateur ressent la pression et le malaise de certaines situations en même temps que l’héroïne. Cela dit, The Circle ne dénonce pas les nouvelles technologies en tant que telles mais plutôt l’utilisation que chaque individu et/ou groupe de personnes en fait. Au fond, ce n’est pas une mauvaise chose, encore faut-il savoir s’en servir et savoir s’aménager des temps morts pour prendre suffisamment de recul. Bref, The Circle : un film indépendant à voir absolument !

Note : 9/10