Balade au Domaine des planons

A St-Cyr-sur-Menthon, perdu au milieu des champs de tournesols et de maïs se trouve le Musée de la Bresse, autrement appelé le Domaine des planons. Le domaine est d’abord remarquable de part sa taille conséquente puisqu’il s’étend sur 30 hectares, cela témoigne de la richesse du propriétaire pour l’époque puisque les exploitations agricoles et fermières de l’époque ne faisaient souvent pas plus de 8 hectares.

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La construction du domaine a débuté au XVème siècle pour le premier bâtiment et elle s’est poursuivie jusqu’au XIXème pour les derniers bâtiments construits (je n’ai plus les dates en tête précisément). La photo ci-dessus présente une partie des étables et espaces de stockages transformés en petites salles de musée.

L’aspect le plus intéressant du domaine est sans conteste la maison typiquement bressane, reliée au reste des bâtiments par une galerie couverte, également un autre signe de richesse du propriétaire. Ce lieu a été habité jusqu’en 1992 puis ouvert au public en tant que musée en 1995, le temps de faire quelques travaux de rénovation nécessaires à l’accueil de visiteurs. Le tout est parfaitement conservé, notamment grâce au travail de reconstitution du mobilier des différentes pièces qui forment la maison.

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Malheureusement, toutes les pièces ne sont pas accessibles pour un fauteuil (électrique tout du moins), mais la plupart le sont grâce à des plans inclinés en métal fixés dans le sol. Pour les pièces où je n’ai pas eu accès, ma mère a fait des photos pour moi.

Pour finir, cette visite m’a beaucoup plu. On apprend pleins de choses sur la vie des gens du coin et c’est plus concret qu’une simple visite de musée, grâce aux explications du guide ; c’est sûrement la raison pour laquelle je n’ai pas aimé la visite de l’exposition permanente qui présentait la Bresse, que l’on a fait ensuite.

 

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Avec ma marraine

Moi, moche & empêtré dans du chewing gum.

Ah l’été ! Période de l’année où prolifère un nombre incalculable de dessins animés, certains plus attendus que d’autres. Moi, moche & méchant 3 (Despicable Me 3) faisait partie du lot. Un peu déçue du voyage.

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Cette image est un assez bon résumé du film à elle toute seule. Au début, on trouve cela drôle et on esquisse un petit sourire suite au gag parce qu’on se dit que c’est bien trouvé et la séquence passe et finalement, cela devient assez gênant. Le problème avec ce troisième volet, c’est que rien n’est suffisamment renouvelé pour que cela ait un intérêt quelconque, hors mis d’être la suite de la suite (et d’exploiter le filon jusqu’à épuisement).

Sur ce coup, je ne peux m’en prendre à moi-même ; c’était potentiellement le risque puisque peu de franchises ont réussi leur pari de faire des suites aussi bien que le premier volet. On peut tout de même citer la série des Toy Story et celle de l’Age de Glace qui ont réussi à transformer l’essai en évoluant au fil des opus, tout en restant fidèle à son univers. Ce n’est malheureusement pas le cas de Moi, moche & Méchant 3.

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Le plus dommage ce sont les personnages qui n’évoluent pas vraiment selon moi. Les filles de Gru sont toujours identiques au premier volet et pas que cela me dérange vraiment mais on a l’impression qu’elles ne grandissent pas et je trouve que c’est dommage car au final, elles sont remisées à l’arrière plan et sont utilisées à la toute fin, comme si les scénaristes s’étaient quand même souvenus que les fillettes étaient présentes et qu’il fallait en faire quelque chose d’à peu près utile. Je trouve que c’est d’autant plus dommage parce que chacune à une personnalité bien différente et qu’il y aurait matière à travailler pour apporter un vrai plus au film.

J’hésite à mentionné les nouveaux personnages du film, tant on s’enfonce dans les clichés. Dru d’une part, le frère jumeau de Gru et Balthazar Bratt, méchant du film et ennemi de Gru. La thématique des frères jumeaux est abordée de manière tout à fait classique avec de gros clichés à la clé mais en fin de compte, on ne peut pas s’empêcher de les trouver mignons tous les deux. Quant à Balthazar, c’est un méchant sans cervelle qui refuse de vieillir. Le trait est tellement poussé à son extrême que le personnage en devient pathétique et heureusement qu’il s’agit d’un dessin animé pour enfants. Le seul personnage qui s’en sort à peu près selon moi, c’est Lucy. Elle arrive à trouver sa place dans la famille et c’est très joliment montré avec un beau message derrière.

Cela dit, j’écris cet article assez négatif mais j’ai conscience que je ne fais clairement pas partie du public visé. Donc, je ne conseillerai pas vraiment ce film, sauf si vous avez autour de vous des enfants assez jeunes qui veulent aller le voir. Si vous êtes adulte avec ou sans enfant et que vous voulez absolument le voir, je ne peux que vous conseiller d’attendre que le film soit disponible sur les plateformes de Vidéos à la Demande. Cela reste néanmoins un divertissement qui se regarde.

Note : 4,5/10.

Une demie journée au musée des Confluences à Lyon

J’ignore ce que vous avez prévu pendant votre été et vos vacances mais si vous êtes dans les parages de Lyon et que vous chercher à vous occuper en extérieur, tout en vous préservant de cette chaleur caniculaire, vous pouvez toujours aller au Musée des Confluences, jeter un œil aux différentes expositions temporaires de qualité du musée.

Exposition Venenum, un monde empoisonné

Exposition Venenum

L’exposition phare du musée en ce moment et jusqu’en avril 2018. Elle retrace l’histoire d’un monde plus « empoisonné » qu’on ne pense, de l’Antiquité à nos jours en passant bien sûr par le Moyen-Age et plus étonnant, le XXème siècle et les Grandes Guerres. L’exposition est très bien organisée autour d’une scénographie très bien pensée, qui retrace chronologiquement l’histoire des poisons suivant les époques et donc les modes. La salle est assez grande, ce qui permet de se déplacer sans marcher sur son voisins. Enfin, si vous n’êtes pas du genre expos sachez quand même que c’est une exposition ludique où l’on apprend pleins de petites choses (parfois insolites). Bref, on y passe un bon moment tout en se cultivant : bref, je ne peux que vous la conseiller même si de mon point de vue, certaines parties étaient plus intéressantes que d’autres.

 

Exposition Lumière ! Le cinéma inventé

Hors Série Télérama Les Lumière font leur cinéma

Amis cinéphiles, cette exposition est définitivement pour vous ! En partenariat avec l’Institut Lumière de Lyon, le Musée des Confluences vous propose de revenir sur les traces d’Auguste et Louis Lumière, les frères Lumière, inventeurs de génie à qui l’on doit le cinématographe, appelé plus communément cinéma.

Là aussi, la salle est très vaste, ce qui permet une circulation fluide entre les objets présentés et les films projetés. La scénographie est encore plus réussie que dans la salle précédente avec un jeu sur l’éclairage qui met parfaitement en valeur les différents objets présentés, des plaques utilisées pour le fonctionnement des « lanternes magiques » aux premières photographies couleurs (absolument époustouflantes d’ailleurs).

Seul bémol : je n’ai pas pu profiter d’un ou deux films projetés parce que placés dans endroits où il fallait regarder dans des petits trous (comme des jumelles) et ces trous étaient trop en hauteur. Mais cela n’empêche pas de profiter de cette exposition très réussie. Je précise également que si vous avez du mal à vous déplacer parce que vous êtes en fauteuil ou autre, cette exposition vous donne une chance d’avoir accès aux collections de l’Institut Lumière qui lui n’est malheureusement pas accessible (et c’est bien dommage !)

[Contemporain] 13 raisons

Vous avez sûrement entendu parler de ce livre ou si vous êtes un assidu de Netflix, de l’adaptation en série. J’ai décidé de comparer les deux en soulignant à mon sens, les points forts et les points faibles (s’il y en a) de chacun pour savoir si l’un l’emporte sur l’autre et pourquoi.

13 raisons, le livre.

Couverture 13 raisons

Autant être clair dès le début : c’est un livre que je n’ai pas lâché du début à la fin. J’ai lu les 276 pages du roman en 2 jours la semaine dernière. Dans l’ensemble l’intrigue se tient et est malheureusement tout à fait réaliste concernant certaines choses, pour d’autres c’est plus discutable mais je vais y revenir.

Pour moi, le point fort principal du livre réside essentiellement dans son intrigue. Le quotidien de Clay Jensen vole en éclat lorsque qu’il trouve une boite à chaussures contenant 7 cassettes audio (toutes numérotées de 1 à 13) quand il rentre du lycée. D’abord curieux, il ouvre le paquet et cherche comment écouter les cassettes puis c’est le coup de tonnerre quand il se rend compte que c’est sa camarade de classe Hannah Baker (qui s’est suicidée) qui les a enregistrées ; elle y mentionne 13 raisons qui ont de près ou de loin influencer son geste… Clay retrace alors avec elle les derniers mois de sa vie en se laissant porter par cette voix parfois heureuse, parfois triste mais souvent blessée et souvent résignée.

C’est un point fort parce que l’intrigue est construite comme un thriller ou un roman policier : au fur et à mesure que l’on avance, on a envie de savoir quelles sont ces 13 raisons et pourquoi elles figurent sur ces cassettes. De ce point de vue, le livre est très réussi et tient ses promesses. L’autre point fort, ce sont les thèmes abordés par Jay Asher qui sont malheureusement d’actualité, notamment chez les jeunes, public visé en premier lieu par l’ouvrage. Le suicide bien sûr, mais aussi et surtout le harcèlement moral et physique que subissent certaines personnes au lycée ou en dehors avec un focus sur les filles puisque le personnage principal de l’histoire est une ado de 17 ans, poussée à bout à cause de tout un tas de facteurs différents.

Malheureusement pour le livre de Jay Asher, il y a quelques points faibles qui découlent de ces points forts. Le premier étant bien sûr que ce n’est pas un livre tout public et qu’il faut absolument que le lecteur soit un lecteur averti. Il faut avoir du recul et un sens critique développé pour ne pas se retrouver « coincé » et submergé par ses émotions. Cependant, ce n’est pas vraiment un point faible puisqu’il suffit d’en être conscient et de ne pas lire n’importe quoi à n’importe quel âge. L’autre point faible du roman qui est cette fois plus problématique, c’est qu’il s’agit d’un huis clos entre adolescents qui se déroule sur une fin de journée/nuit. Cela m’a vraiment choquée parce que les problèmes et les thèmes abordés sont vraiment trop importants pour que les adultes soient mis de côté et n’interviennent pas plus… Après, qu’ils comprennent ou pas ce qu’il se trame c’est autre chose mais dans le livre en tout cas, les adultes sont quasiment inexistants et cela enlève grandement au réalisme selon moi, même si je comprends que le narrateur soit un ado avec ses problèmes. On a le point de vue équivalent mais normalement, ce n’est pas comme ça dans la réalité.

13 Reasons Why: la série.

Et la série dans tout ça ? Pour sûr un coup de maitre de Netflix. A l’heure où j’écris ces quelques lignes, j’en suis la moitié ou peut-être un petit peu plus. Voilà donc mon ressenti sur la série, tout en ayant lu le livre avant.

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Premièrement et j’insiste dessus, ce n’est pas une série « Tout Public » et les scénaristes, producteurs et acteurs le soulignent également. Les thèmes abordés sont exactement les mêmes que dans le livres à la différence près que les mots sont remplacés par des images et que les images, par définition, retiennent plus l’attention que les mots, aussi violents soient-ils. Donc si vous vous sentez fragile psychologiquement, cette série n’est pas recommandée. De plus, je pense sincèrement que cette série n’est pas adaptée pour le « Binge watching » (phénomène qui consiste à regarder une saison ou plus en un minimum de temps) parce qu’il faut prendre le temps d’assimiler ce qu’il s’y passe pour en parler à quelqu’un si besoin. Personnellement, je n’en ai pas besoin et comme je suis loin d’être une adepte du « Binge watching », je crois que je ne crains rien.

Paradoxalement c’est un des points forts de la série : parvenir à aborder ces sujets, habituellement tabous en les rendant authentiques et sans tomber dans d’abominables clichés ou raccourcis qui enlèverait de sa puissance à la série. L’équipe s’est entourée de spécialistes afin de retranscrire le plus fidèlement possibles les différentes situations jusqu’à créer parfois un sentiment de malaise chez le spectateur. Cela se ressent mais encore une fois, le livre comme la série s’adresse à un public averti.

Autre point fort : les personnages. Bien entendu, on retrouve les mêmes que dans le livres, voire d’avantage puisque les parents de certains protagonistes sont clairement présents et remarquable. A ce propos, on retiendra la performance de Kate Walsh qui joue Olivia Baker, la mère d’Hannah. S’ils sont plus nombreux, ils sont aussi plus étoffés et c’est appréciable, même si on avait une vague idée du caractère de chacun dans le livre, tout devient plus net avec la série. Je ne peux pas trop me prononcer sur le physique des personnages puisque dans le livre, la description des différents protagonistes est très succincte voire inexistante à l’exception de deux ou trois traits de caractères ; ce n’est pas le but du livre de toute façon.

Le dernier point fort, c’est la cohérence temporelle. Dans le livre Clay Jensen arrive à écouter les 13 cassettes en une nuit, le tout en se baladant dans différents coin de la ville pour se rendre dans des lieux stratégiques de l’intrigue. Pas très cohérent tout ça mais à vrai dire, cela ne m’a dérangé lors de la lecture ; c’est seulement lorsque j’ai commencé la série que je me suis rendue compte du problème. Les scénaristes ont rétabli une temporalité cohérente avec l’action et c’est bien mieux comme ça. D’ailleurs pour les plus curieux, la série fait référence à cela avec beaucoup d’autodérision dans l’épisode 3.

Sinon évidemment, même avec des points forts, toute série a des points faibles. On peut d’abord considérer ou non, le fait que la série s’adresse à un public averti comme un point faible. J’ai lu quelques articles sur le sujet mais à vrai dire, je ne vois pas en quoi cela représente un point faible puisque les scénaristes, les producteurs (Selena Gomez en tête) et les acteurs ont bien précisés que la série ne s’adressait pas à n’importe qui et il me semble qu’il est important d’aborder certains de ces sujets pour faire réagir. Je reconnais malgré tout que je suis à cent lieues d’imaginer ce qui se passe dans la tête d’une victime de harcèlement mais je suppose que c’est déjà bien de pouvoir aborder le sujet d’un moyen ou d’un autre.

Un autre point faible c’est que la série, malgré les points forts cités ci-dessus, a du mal à démarrer et le spectateur n’embarque malheureusement qu’au bout de plusieurs épisodes. Personnellement, j’ai oublié de regarder l’heure au bout du 5ème épisode.

Dernier point que je range dans les points faibles pour le moment mais j’espère que l’avenir me contredira : le nombre de saison. Je n’ai pas encore fini la saison 1 mais je sais que Netflix a reconduit la série pour une saison et ça me fait peur… parce que je n’ai pas envie que la série soit dénaturée d’une manière ou d’une autre. D’autant que comme je le disais plus haut, c’est un huis clos entre adolescents un peu comme sur le mode de Pretty Little Liars qui est aussi une série visant un public adolescent. Série qui dure encore je crois, bien qu’elle arrive à sa fin. Je fais le parallèle entre les deux, justement parce que j’ai décroché de Pretty Little Liars parce que trop longue et trop répétitive (à mon goût) et je crains que 13 Reasons Why ne suive malheureusement le même chemin. Donc j’espère sincèrement que les scénaristes sauront s’arrêter au bon moment avec une fin adéquate et optimiste, et que les fans de la série quant à eux, sauront se montrer raisonnables.

Alors : livre ou série ?

Bien entendu, le livre et la série sont deux choses complémentaires et j’aime bien les séries en plus de la lecture mais pour cette fois, je vais rester avec l’œuvre de départ : le livre donc. Pas parce que l’adaptation est mal faite ou quoi que ce soit de négatif, c’est même plutôt le contraire. Je suis facilement impressionnable donc je pense pouvoir dire que la série n’est pas pour moi. A tel point que je ne suis pas sûre d’aller au bout de la première saison, et je ne veux pas m’infliger des cauchemars inutilement.

L’avantage avec le livre, c’est que même si l’on comprend l’atrocité des évènements qu’a vécu Hannah, cela reste très vague et ouvert à une interprétation plus ou moins trash des choses alors que justement, la série met en image ce vague et ce sentiment de flottement, ce qui peut accentuer le malaise du spectateur mais c’est le but des images dans une série comme celle-ci.

Et vous plutôt livre, plutôt série ?

All you need is… Pirates!

Fête du Cinéma oblige. Comme le titre l’indique, Pirates des Caraibes 5, la vengeance de Salazar fut mon choix. J’appréhendais grandement mais Jack Sparrow et ses (nouveaux) acolytes étaient bel et bien au rendez-vous pour vous embarquer avec eux.

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L’opus précédent a été une catastrophe. Tout ce dont je me souviens du précédent c’est Penelope Cruz dans le rôle de l’ex vénère de ce cher Jack et aussi de la scène post-générique qui introduit le méchant du prochain film sans que l’on en sache plus. Salazar donc, et c’est le grand méchant du nouvel épisode de la franchise et ma foi, cela fonctionne plutôt bien.

En plus de retrouver l’humour de la première trilogie qui a fait son succès, on retrouve certains visages connus qui forment une bande de joyeux personnages colorés qui ont beaucoup évolué ou pas tellement. A ma plus grande joie, Barbossa (Geoffrey Rush) est de retour, plus riche que jamais à tel point qu’on dirait qu’il se noie dans le luxe et les pièces d’or, ce qui n’est pas pour déplaire à un pirate. A l’opposé, bien sûr et presque comme une évidence, vous avez ce cher Jack qui traine encore et toujours sa malchance : son Black Pearl chéri est enfermé dans une bouteille et il en est réduit à une piètre tentative de piller une banque sur la terre ferme donc, en guise d’acte de piraterie. C’est moyen pour un pirate digne de ce nom, de devoir rester sur la terre ferme… Quoique. C’est plus sûr, croyez moi… Mais pour savoir pourquoi, il faut voir le film.

C’est dans les vieux pots qu’on fait la meilleure confiture à ce qu’on dit, et c’est très probablement vrai puisque le film réalisé par Joachim Rønning et Espen Sandberg est un retour aux sources. Le trio change sans tellement changer puisqu’on retrouve deux intrépides aux côtés du pirate à la démarche de moineau, j’ai nommé : Carina Smyth (Kaya Scodelario) et Henry Turner (Breton Thwaites), le fils de Will Turner et Elizabeth Swann. Tous deux se retrouvent donc aux côtés de Jack pour des motifs bien différents mais au final, peut-être bien plus similaires qu’on ne pense.

Le film va crescendo pour se finir en apothéose avec une scène post-générique que personne ne voit venir et qui si elle remplit sont rôle comme attendu, alors cela promet de très belles choses pour l’opus suivant… En attendant, on ne peut que se réjouir du retour de Jack et de la prédominance du rôle de Kaya Scodelario dans un film de piraterie. Assurément un joli coup pour Disney et Johnny Depp.

Note : 8,5/10.

[V.O] [Classique US] Le Vieil homme et la mer

En cette chaude après-midi, pour ne pas dire suffocante, où l’on ne peut pas faire grand-chose à part descendre des litres d’eau et se plaindre de la chaleur, la meilleure activité est encore la lecture, un verre d’eau fraiche à porter de main à défaut d’un thé glacé.

Ernest Hemingway a écrit ce court roman (ou nouvelle) en 1951 à Cuba. L’œuvre est publiée l’année suivante. Hemingway est alors considéré comme l’un des auteurs majeurs de la littérature américaine, au même titre que Melville ou Faulkner, grâce à cette dernière. Il reçoit d’ailleurs le Prix Pulitzer en 1953 et le Prix Nobel de littérature en 1954, consécutivement à la parution du livre. C’est aussi le dernier livre que l’écrivain a fait publié de son vivant et c’est sans conteste son œuvre la plus connue, encore aujourd’hui.

L’histoire est celle de Santiago, un vieil homme, pêcheur expérimenté et de sa lutte contre les éléments pour ramener dans son village, un marlin d’une taille et d’un poids extraordinaires (et non un espadon comme le laisse entendre une erreur dans la traduction française) pour briser une soi-disant malédiction de pêche que lui prêtent les autres habitants de son village.

Couverture The Old Man and the Sea

C’est sûrement un des meilleurs livres que j’ai relu cette année. Bien sûr j’ai buté sur quelques mots relatifs à la pêche ou aux espèces marines (mais la plupart reste compréhensibles puisque les noms sont transparents d’une langue à l’autre). La langue est très belle et apparaît authentique avec l’ajout de quelques mots espagnol et cubain. L’ensemble est très poétique et très agréable à lire : on se laisse porter au fil du courant en même temps que l’on assiste à la lutte à mort entre l’homme et le poisson. Une lecture rafraichissante pour l’été !

[Classique] Journal d’Anne Frank

Une relecture d’un Classique. Un classique que j’ai eu beaucoup de mal à finir parce que je l’ai posé dans un coin, fait autre chose entre temps et résultat des courses : j’ai eu un mal fou à le reprendre pour finir ma lecture pour présenter cet article… J’ai fait plus ou moins ce qu’il ne faut jamais faire avec livre : le poser en ce disant qu’on le reprendra plus tard, de toute façon. Il ne faut vraiment pas faire ça, même avec un Classique que l’on a déjà lu et que l’on veut relire.

 

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Le Journal d’Anne Frank, éd. Le livre de poche

 

Je ne savais pas trop comment présenter cet article puisque ce livre est tellement classique que tout le monde connaît l’histoire de cette adolescente juive et de sa famille, victimes de la barbarie nazie et devenue bien malgré elle un des symboles de cette période atrocement sombre de l’Histoire mondiale. Nous avons tous lu au moins un extrait du Journal pendant notre scolarité, au collège ou au lycée pendant les cours de Français ou d’Histoire.

Donc je suis partie de cet écrasant constat et je me suis dit qu’il fallait que je trouve quelque chose de plus original à faire que de vous écrire pourquoi j’ai apprécié ma relecture du Journal en vous listant certains des thèmes abordés et pourquoi ces thèmes-là trouvent un écho chez moi. Cette démarche n’a pas beaucoup d’intérêt avec un livre comme celui-là… et puis j’ai réfléchi et j’en suis venue à une conclusion : c’est un livre qu’on lit en diagonale ou en entier pendant sa scolarité et puis après, le livre part un peu aux oubliettes mais on l’a lu, c’est déjà bien. Sauf qu’on ne s’en souvient pas forcément et quand je dis ça, je veux dire dans le détail (ce qui était mon cas). C’est pourquoi j’ai eu envie de faire un article pour vous donner envie de vous replonger dans cette vie et ce destin brisé par la guerre. Pour ce faire, j’ai sélectionné des extraits du Journal, ceux qui m’ont le plus bouleversée, amusée, touchée ou simplement le plus fait sourire.

Notez que mon édition du livre ne correspond peut-être pas à la vôtre et que donc, certaines pages peuvent différées au niveau du texte et de la pagination.

L’extrait qui m’a le plus amusée : pp. 69-70

PROSPECTUS ET GUIDE DE L’ANNEXE

Etablissement spécialisé dans le séjour temporaire des juifs ou assimilés. Ouvert toute l’année. Cadre plaisant, calme et boisé en plein cœur d’Amsterdam. Pas de voisinage immédiat. Desservi par les lignes de tram 13 et 17, accessible également en voiture ou à bicyclette. Ou à pied, dans certains où les autorités allemandes n’autorisent pas l’usage de ces moyens de transport. Appartements et chambres meublés ou vides, disponibles en permanence, avec ou sans pension.

Loyer gratuit.

Cuisine diététique, sans matière grasse. […] 

Celui qui m’a le plus bouleversée : p. 111

Lundi 19 juillet 1943

Chère Kitty,

Dimanche, le quartier nord a subi un bombardement très dur. Les destructions doivent être effroyables, des rues entières sont en ruine et il faudra encore beaucoup de temps pour dégager les gens ensevelis. Jusqu’à présent, il y a deux cents morts et des blessés sans nombre ; les hôpitaux sont pleins à craquer. On entend parler d’enfants qui cherchent le corps de leurs parents dans les ruines fumantes. J’en ai des frissons, quand je repense à ce grondement étouffé et trépidant dans le lointain que nous ressentions comme un signe annonciateur de l’anéantissement.

Celui qui m’a fait sourire : pp. 141-143

Jeudi 11 novembre 1943

Chère Kitty,

J’ai trouvé un bon titre pour ce chapitre : « Ode à mon stylo-plume », In memoriam. Mon stylo-plume a toujours été pour moi un objet précieux ; je lui vouais le plus profond respect, surtout en raison de sa pointe épaisse, car je ne peux écrire tout à fait proprement qu’avec des pointes épaisses. […]

[…] De la plume en or, il ne restait plus rien. « Elle a dû fondre sur une des pierres réfractaires », avança Papa. Il me reste une consolation, même si elle est maigre, mon stylo a été incinéré, comme je veux l’être plus tard.

Bien à toi,

Anne.

Celui qui m’a le plus touchée : p 195

[…] L’amour, qu’est-ce que l’amour ? Je crois que l’amour est quelque chose qui au fond ne se laisse pas traduire en mots. L’amour, c’est comprendre quelqu’un, tenir à quelqu’un, partager bonheur et malheur avec lui. Et l’amour physique en fait partie tôt ou tard, on a partagé quelque chose, on a donné et on a reçu, et ce, que l’on soit marié ou non, que l’on ait un enfant ou non. Que l’on ait perdu son honneur, peu importe, si l’on est sûr d’avoir à côté de soi pour le reste de sa vie quelqu’un qui vous comprenne et que l’on n’ait à partager avec personne !

Bien à toi,

Anne M. Frank

 

Wonder Woman, une héroïne qui en a dans la cuirasse.

Hier, je me suis enfin décidée à retourner au cinéma pour aller voir un film que j’attendais tout particulièrement. Voici mon ressenti sur le film et la symbolique autour de celui-ci.

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Je crois que le titre de l’article est assez explicite à lui seul. Il était grand temps que l’industrie cinématographique laisse une plus grande place aux personnages féminins dans les films de superhéros, sans qu’elles soient passives et potiches. Et quelle meilleure ambassadrice que Wonder Woman, princesse Amazone de l’ile de Themyscira, appartenant à l’univers DC Comics ? Personnellement, je ne vois personne d’autre. Parce que Wonder Woman est icône et fait largement partie de la « pop culture » (culture populaire).

Créer à partir de 1940 par William M. Marston, qui veut que les petites filles de l’époque puissent s’identifier à un personnage féminin fort, libre et courageux, Wonder Woman a acquis son statut de femme courageuse et indépendante au fil des ans et a été popularisée grâce à Lynda Cater dans la série télévisée éponyme de 1975 à 1979. Depuis, le succès ne se dément pas et le film de 2017 s’inscrit totalement dans cette lignée.

Un pari audacieux

Wonder Woman est un pari sur l’avenir concernant les films de superhéros. J’espère que le film ouvrira la voie à d’autres films dont les femmes seront tête d’affiche. Je pense notamment à l’adaptation de Captain Marvel pour citer les concurrents de DC. Donc je souhaite et j’espère sincèrement que l’industrie du cinéma saura tirer profit de l’engouement qu’a pu susciter le film chez les spectateurs et notamment, chez les spectatrices.

C’est un numéro d’équilibriste puisqu’il faut veiller à ne pas tomber dans le cliché d’un côté ou de l’autre. Pour une première avec une si grande attente, je dirais que le pari de Warner Bros en association avec DC est réussi. C’est une bonne chose selon moi qu’une femme, Patty Jenkins, ait réalisé ce film parce qu’elle a su jongler et s’adapter au personnage « poids-lourd » de Wonder Woman en évitant les pièges les plus dangereux.

mais de petites faiblesses malgré tout.

Si la réalisatrice a réussi à transformer l’essai et faire de ce film, un bon film, je dois émettre un peu de réserve concernant le scénario et c’est à mon sens, le petit point faible du film. Tout d’abord, j’ai trouvé le film un peu long à démarrer bien qu’il soit nécessaire de placer correctement le contexte et puis certains passages m’ont paru interminables alors que d’autres passages auraient peut-être mérités que l’on s’y arrête un peu plus.

Ce qui m’a fait réagir aussi, c’est la réaction de certains dans le public. J’ai trouvé ça étonnant que les gens réagissent autant à cause de certains personnages, notamment les Amazones et Arès. Dans le film ça ne m’a pas dérangé mais je pense comprendre pourquoi les gens ont réagi ainsi. Il est vrai que DC Comics s’est un peu arrangé avec la mythologie grecque mais ce n’est pas trop gênant parce qu’ils ont recréer leur propre mythologie en s’en inspirant, alors ce n’est pas bien grave si Arès est le grand méchant du film alors qu’il ne l’est pas dans la vraie mythologie grecque (bien qu’il ne soit guère apprécié des autres Dieux et des grecs dans la mythologie). Ce n’est de toute façon pas un film sur la mythologie mais sur Wonder Woman.

Note : 7,5/10.

Sources : Wikipédia : Wonder Woman, Wonder Woman (série télévisée), Themyscira, Arès

[Découverte] Les ailes d’émeraude

A force de lire des livres, il arrive qu’on tombe sur des livres qu’on n’aime pas particulièrement. C’est le cas de celui-ci malheureusement mais je vais quand même vous en parler, des fois que mon article susciterait votre curiosité.

Couverture Les ailes d'émeraude

Les ailes d’émeraude est une série littéraire en plusieurs tomes. C’est le premier livre d’Alexiane De Lys publié en 2014 alors qu’elle n’a que 20 ans. Chapeau bas pour avoir réussi à se faire publier si jeune. Ce premier tome est assez conséquent et compte près de 700 pages, si l’on met de côté les remerciements à la fin. L’histoire en elle-même aurait pu m’intéresser puisqu’il s’agit d’une histoire purement fantastique et qu’habituellement ce genre ne me pose pas de problèmes. En plus la quatrième de couverture est plutôt alléchante et porteuse de promesses. Jugez plutôt :

« A bientôt 18 ans, Cassiopée est contrainte de quitter l’orphelinat où elle vit depuis l’accident qui a tué sa mère. Seule au monde et lâchée dans la ville, elle a la désagréable et persistante impression d’être suivie… Un soir, elle est violemment agressée par deux inconnus. Très mal en point, elle est sauvée par un mystérieux et séduisant garçon, Gabriel. Leur rencontre n’est pas un hasard. Grâce à lui, Cassiopée découvre sa véritable nature : elle appartient aux Myrmes, un peuple ailé doté incroyables pouvoirs sensoriels. En pleine métamorphose, la jeune fille se lance dans cet univers totalement nouveau avec l’espoir de percer, enfin, les mystères de son passé. »

Les ailes d’émeraude, Alexiane De Lys, Quatrième de couverture, éditions Nouvelles Plumes, 2014.

En fait, j’ai l’impression que l’histoire tient en un résumé et c’est dommage. Je n’ai pas réussi à entrer dans l’univers créé par l’auteur malgré des passages intéressants et plaisants à lire malgré tout. J’imagine que je n’ai pas accroché plus pour des raisons de style d’écriture, critère subjectif et variable d’une personne à l’autre. L’autre chose qui a sûrement contribuée à mon blocage est que l’histoire est censée avoir pour cadre Philadelphie et que je n’ai pas franchement eu l’impression d’être à Philadelphie même si je n’y suis jamais allée ; je n’ai pas trouvé cette « atmosphère américaine ». J’ai plus eu l’impression que l’auteur donnait pour cadre Philadelphie à son histoire pour justifier le fait d’y trouver des personnages surnaturels. J’espère me tromper mais j’ai eu le sentiment qu’elle ne connaissait pas son cadre, à savoir les Etats-Unis et je pense que c’est ce qui m’a le plus dérangé dans ma (courte) lecture.

[V.O] [Classique] Les Aventures d’Alice au Pays des Merveilles et De l’autre côté du miroir

J’ai terminé hier un classique de la littérature anglophone et par la même occasion, un classique de la littérature pour enfants que je n’avais encore jamais lu et que je pensais connaitre comme beaucoup de monde. Après coup, je peux affirmer que je ne connaissais pas si bien que cela l’oeuvre de Lewis Carroll que j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir sous un nouveau jour malgré la difficulté de la langue originale.

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Edition reliée des deux œuvres de Lewis Carroll à l’occasion du 150ème anniversaire de la parution en 2015, préfacée par Dame Vivienne Westwood qui a également signée la couverture très colorée. Illustrations de John Tenniel (illustrateur d’origine). Aux Editions Penguin Classics, coll. Vintage Classics pour la V.O

Les aventures d’Alice au Pays des Merveilles

Si vous êtes comme moi, vous devez probablement connaitre Alice à travers le film d’animation des Studios Disney (1951) qui a sans doute marqué votre enfance. Donc vous connaissez l’histoire de cette petite fille qui s’ennuie terriblement et dont l’ennui est interrompu par un lapin blanc  très étrange. S’en suit une multitude d’aventures haute en couleurs et en émotions fortes pour la petite Alice. Et le moins que l’on puisse dire c’est que les Studios Disney ce sont largement arrangés avec l’oeuvre d’origine. Si les premiers chapitres sont en tout point les mêmes dans le livre et dans le film d’animation, le dessin animé diffère assez rapidement du livre de Lewis Carroll. Le meilleur exemple que je peux vous donner, c’est absence du chapitre sur le Griffon et la Simili-Tortue (Mock-Turtle en anglais) ou bien l’ajout de passages qui trouvent normalement leur place dans la seconde partie De l’autre côté du miroir, notamment Tweedle-Dee et Tweedle-Dum pour ne citer qu’eux.

Tout ces éléments font qu’en réalité la lecture est plus déstabilisante qu’on ne l’imagine et on finit par découvrir une oeuvre bien plus riche et complexe qu’un simple dessin animé pour enfants. L’oeuvre est aussi légèrement plus sombre que le dessin animé dans le sens où l’on retrouve un côté un peu satyrique sous la plume de l’auteur. Je ne sais pas si cet aspect est estompé dans la traduction française, je suppose que non dans un souci de coller le plus au texte d’origine.

En conclusion, Les Aventures d’Alice au Pays des Merveilles est une oeuvre qu’on peut lire à n’importe quel âge avec des niveaux de lecture différents selon que l’on ait 7 ans ou bien 77 ans. Un mot enfin sur l’adaptation cinématographique de Tim Burton ; je suis la première à penser que Tim Burton et Alice c’est un peu la même chose au fond : tous les deux ne sont pas vraiment à l’aise dans la société dans laquelle ils vivent et tous deux s’en échappent grâce à la créativité. Burton aurait dû donc réaliser une bonne adaptation de l’oeuvre, ce qui n’a pas été le cas (de mon point de vue). L’adaptation de Burton est trop sombre, presque angoissante et n’évoque pas suffisamment le monde de l’enfance que Lewis Carroll décrit comme merveilleux, acidulé et pétillant au fil des pages, que l’on retrouve volontiers chez Disney (peut-être trop).

De l’autre côté du miroir

C’est sans aucun doute cette partie qui m’a donné le plus de fil à retordre. Je pense qu’il y a plusieurs raisons à cela. D’abord, je n’avais aucun point de comparaison, mis à part l’adaptation cinématographique de James Bobin de 2016 et produite par Tim Burton, qui, même si elle est un peu plus réussie que le premier volet (toujours de mon point de vue) n’a en fait pas grand-chose à voir avec le livre de Lewis Carroll. Et la deuxième raison réside dans l’oeuvre elle-même puisque l’auteur prend un malin plaisir à tordre la langue dans tous les sens pour la déconstruire et reconstruire quelque chose de nouveau derrière, ce qui rend de fait la lecture assez compliquée, l’homme (et donc le lecteur) étant généralement avide de sens.

De l’autre côté du miroir n’a pas de sens à fournir au lecteur ; c’est un voyage au pays du non-sens où il faut courir pour rester sur place et où l’on étanche sa soif en mangeant des biscuits secs. De quoi être totalement perdus et déstabilisés si l’on considère qu’il s’agit d’une oeuvre pour enfant puisque l’enfant ne peut pas comprendre toutes les subtilités du langage. Pour autant, il s’agit d’une oeuvre pour enfant puisqu’un enfant ne cherche pas a priori le sens des choses qui l’entourent. Ensuite, il y a bien sûr la thématique « de l’autre côté du miroir », qui d’entre vous ne s’est jamais créer un monde imaginaire dans sa chambre ou en extérieur, dans un jardin par exemple ? Et enfin, il y a la présence de la poésie et des comptines (notamment à travers le personnage de Humpty Dumpty) qui inscrivent véritablement l’oeuvre dans la littérature pour enfant.