Bande-Dessinée/Comics

[BD] Batman – White Knight

Mercredi dernier j’ai fini Batman White Knight et j’ai un peu oublié l’article qui va avec… Donc il grand temps que je me rattrape, surtout que j’ai trouvé ce comics plutôt très bien, sans être parfait non plus. L’histoire est originale et plutôt bonne malgré quelques incohérences de scénario qui m’ont dérangée ; parfois la résolution de certaines choses ou certaines actions sortent un peu de nulle part, quand elles ne sont pas cousues de fil blanc. Cependant, le scénario s’amuse à explorer un chemin encore inconnu dans l’univers et l’historique du Chevalier Noir et cela entraine des mécanismes aussi fascinants qu’inquiétants à découvrir et à analyser… Petit retour en arrière sur mes impressions de lecture.

Couverture Batman - White Knight

Nous connaissons tous l’origine de Batman, et son histoire aussi sombre que l’est son costume : l’assassinat monstrueux de ses parents, Thomas et Martha Wayne, bienfaiteurs de Gotham City, qui entraine le jeune Bruce Wayne dans une lutte sans relâche contre le crime. Dans cette croisade des temps modernes, le justicier est aidé par son fidèle majordome Alfred Pennyworth. Il est d’ailleurs considéré comme un père par Bruce, à juste titre. Mais on pourrait se poser la question de l’avenir de Batman si Pennyworth venait à disparaitre. Sans vous révéler le pourquoi du comment, c’est exactement ce qui arrive dans White Knight.

La conséquence directe c’est que Batman sombre doucement dans la folie et devient de plus en plus incontrôlable, à tel point que les alliés d’hier (Nightwing, Batgirl, l’Inspecteur Gordon…) prennent leur distances avec le Chevalier Noir. Et si Batman semble s’enfoncer dans la folie, quelqu’un d’autre semble retrouver la raison en la personne de Jack Napier, anciennement connu comme le Joker, l’ennemi juré de la chauve-souris. Ce dernier affirme avoir retrouvé ses esprits et sa raison et souhaite payer sa dette envers Gotham d’une façon plutôt inattendue pour un ancien super-criminel : Jack Napier a la volonté d’aider la ville en faisant œuvre de bienfaisance auprès des Gothamites… il deviendra le Chevalier Blanc de Gotham.

Jack Napier, le miroir opposé de Bruce Wayne.

J’ai toujours été attirée par le Joker et Harley Quinn dans les comics sur Batman. Je trouve que ce sont deux personnages tout à fait fascinants dans leurs folies. Si l’on en croit la génèse du Joker, ce dernier a été « créé » par Batman lui-même, ce qui explique qu’ils soient si souvent associés l’un à l’autre. Certes, ils s’opposent et s’affrontent constamment mais ils sont chacun le parfait miroir déformé de l’autre. Et Sean Murphy renforce encore cette idée avec cette histoire. Si vous lisez ce comics, vous vous rendrez vite compte que Jack Napier est châtain clair, qu’il est maigrichon et qu’il a la peau claire quand Wayne de son côté est un grand brun baraqué, à la peau plutôt bronzée (bien que dernier point dépende uniquement de la libre appréciation du dessinateur ; le physique varie donc d’une BD à l’autre).

Nouvelle opposition claire et nette des deux personnages sur le plan du comportement et de la personnalité ; Jack est ouvert aux autres, il est calme, posé, et réfléchi alors que Batman est tout l’inverse vous l’aurez compris. Donc je ne vais pas détaillé davantage cet aspect qui structure cette nouvelle histoire qui met une nouvelle fois en scène ce « couple mythique » dans un scénario original et brillant qui montre tout de même quelques signes de faiblesse. Bien que ces faiblesses restent acceptables, elles enlèvent de la fraicheur à un scénario pourtant novateur.

Nouveau héros, nouveau vilain ?

Eh bien, oui et non. A ce propos, c’est là que le bas blesse et cela affaibli quelque peu l’originalité de l’ouvrage ; le « nouveau » super-vilain s’appelle Neo-Joker et est une femme, ce qui est plutôt pas mal j’en conviens. Cela étant, cette Neo-Joker reste un personnage avec l’empreinte et certains codes du Joker d’origine donc à la lecture, on peut avoir l’impression que le scénariste ne s’est pas vraiment cassé la tête et a opté pour la facilité. C’est dommage, surtout avec une histoire aussi novatrice !

Autre point noir de cette BD : certains éléments de résolution qui apparaissent à la fin de la BD, lorsque tout semble rentrer dans l’ordre ; je vais être assez brève là aussi (je ne veux pas trop en révéler, histoire que vous gardiez un effet de surprise et de découverte à la lecture) mais j’ai clairement eu la sensation que certains éléments sortaient de nulle part et ne trouvaient pas d’autres explications sinon qu’il s’agit d’une nouvelle histoire de  Batman dans un presque nouvel univers et que le lecteur devait faire table rase de la mythologie de la chauve-souris concernant ces éléments précis… Ou sinon, ces éléments ne sont pas assez détaillés et une planche en plus n’aurait sans doute pas été du luxe.

Conclusion

C’est très clairement une BD à lire avec du contenu et des jolis dessins, très soignés qui collent à l’atmosphère voulu pour ce nouveau chapitre dans la mythologie de Batman et du Joker. En parlant du Joker, on en apprend beaucoup plus sur lui et sur ses motivations et c’est un vrai plus ; le comics éclaire d’un nouvel angle la relation Batman/Joker tout en tenant compte de ce qui a été fait avant. De ce fait, Batman – White Knight frôle la perfection sans pour autant l’atteindre malheureusement ; de mon point de vue, c’est la faute à un essoufflement du scénario sur des points pourtant clé comme par exemple le vilain dans cet opus. Batman White Knight, très bon comics mais peut mieux faire.

Bande-Dessinée/Comics

[BD] Klaus

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a des petites merveilles chez Glénat Comics en ce moment et je ne vais pas m’en plaindre : cela me permet d’écrire des articles pour vous partager mes découvertes. Klaus de Grant Morrison, accompagné de Dan Mora pour le dessin, est l’excellente surprise de cette fin d’année 2018. Avec les fêtes de fin d’année qui arrivent à grands pas, Klaus nous plonge dans l’ambiance en imaginant l’histoire et les origines d’un personnage pourtant connu de tous. J’ai nommé Santa Claus.

Qui est Klaus ?

Klaus, c’est un solitaire, un trappeur marginal qui vit ou plutôt survit, en compagnie d’une louve blanche prénommée Lilli et qui revient à Grimsvig pour les festivités de Yule dans le but de vendre sa viande et ses peaux de bêtes. Mais la ville a bien changée depuis sa dernière visite : les festivités de Yule sont interdites, la lumière et les jeux tout autant ; les hommes en état de travailler servent à la mine afin de réaliser les projets du tyran Magnus. A partir de ce sombre constat Klaus se fait un devoir de restaurer les fêtes de Yule et ainsi redonner la joie, les rires et le bonheur aux enfants de Grimsvig. Et cette quête le conduira un peu plus vers sa légende… 

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Une BD qui ravira votre âme d’enfant !

Faire du père Noël un des premiers super-héros que la Terre ait porté, le pari était osé pour ne pas dire dangereusement risqué… Et contre toute attente, on y croit à cette histoire de père Noël super-héros ! C’est brillant. Pari tenu donc pour Grant Morrison qui signe un scénario palpitant, émouvant et juste et pour Dan Mora qui a eu la lourde tâche d’illustrer cette histoire digne des plus beaux contes de Noël. Les dessins sont magnifiquement réalisés, tout en finesse et débordant de tendresse envers cette période qu’est l’enfance. Sans tomber dans un lieu commun, je dirais qu’il y un sens un peu plus profond vers la fin du récit qui souligne l’innocence et la bienveillance qui viennent tout de suite à l’esprit lorsqu’il est question d’enfants. A ce propos, cette lecture m’a rappelé ce dessin animé des studios DreamWorks, Les Cinq Légendes, très proche par certains aspects du dessin animé en terme de scénario et d’intrigue. De quoi ravir et enchanter votre âme d’enfant en cette période de fêtes de fin d’année !

Bande-Dessinée/Comics

[BD] Black Magick

On se retrouve pour un petit article que j’aurais pu publier à Halloween prochain mais je me suis dit que ç’aurait été dommage de passer à côté d’une si bonne série pendant un laps de temps aussi long. Donc sans plus attendre : Black Magick pour prolonger un peu l’esprit d’Halloween… et vous parler un peu du Wicca.

La Wicca, ou Wiccanisme, Kézako ?

NB : Les informations ci-dessous sont des interprétations de ce que je pense avoir compris sur le sujet, à partir de la page Wikipédia consacrée. Il se peut donc qu’il y est des approximations ou des erreurs de ma part et je m’en excuse surtout si vous pratiquez vous-même.

La Wicca est un courant religieux basé sur l’Ancienne Religion Païenne. C’est un courant lié de près à la Nature et aux animaux qui vise à une harmonie parfaite entre toutes les espèces, qu’elles soient végétales, animales ou minérales et la notion de respect y est primordiale. Plus généralement, on parle de sorcellerie mais pas celle présente dans Harry Potter ; une sorcellerie faite de rites et d’incantations, comme présentée dans The Chilling Adventures of Sabrina (j’ai oublié le titre français de la série…). Ces membres, les wiccanes et les wiccans sont donc respectivement sorcières et sorciers plus ou moins puissants selon leurs années de pratique, se réunissent parfois en covent. Chose importante, la Wicca sert uniquement le Bien dans une optique de protection et de défense.

Etymologiquement le terme wiccacraeft (sorcellerie en vieil anglais) a donné witchcraft en anglais. En vieil anglais Wicca désignait le sorcier alors que sorcière était désigné par Wicce, qui a finit par donné le terme actuel Witch mais j’arrête avec mes histoires d’étymologie anglophone et je me recentre sur le sujet principal : la BD.

Black Magick – série en cours (2 Tomes parus)

Greg Rucka (scénario) et Nicola Scott (Dessin) signent un petit bijou avec une atmosphère captivante et pour cause : le personnage principal est une femme, policière badass de surcroit, les dessins sont magnifiques et les couleurs ou plutôt, l’utilisation de la couleur est très bien pensée, ce qui rend la BD encore plus originale qu’elle ne l’est déjà ! Sans oublier une histoire haletante, bien entendu…

Dans le détail ça donne ceci : nous suivons l’histoire de Rowan Black, flic à Portsmouth et descendante d’une puissante lignée de Wiccanes, les Black. Une nuit, son équilibre pourtant bien caché et bien protégé vacille alors qu’elle est obligée d’interrompre une séance avec les membres de son covent parce qu’une urgence professionnelle l’attend à l’autre bout de la ville… Wiccane ou flic il faut choisir ! Cependant, Rowan Black s’aperçoit bien vite que cette nouvelle enquête pourrait bien être la dernière : il semblerait que quelqu’un connaisse la double identité de Rowan… La question est de savoir qui, avant qu’il ne soit trop tard !…

 

 

En plus de tous les points positifs listés plus hauts, chaque tome se finit sur une note de suspense incroyable, un bon cliffhanger en somme. En fait, c’est presque comme une série (avant l’ère Netflix) et le fameux TO BE CONTINUED… ; je comprends les lecteurs de cette série maintenant. Il faut savoir qu’il y a eu 10 mois entre le premier et le deuxième tome – je sens que l’attente pour le troisième tome va être longue…

En attendant, jetez-vous sur les deux tomes déjà parus : Réveil et Passé recomposé. Vous ne le regretterez pas !

Bande-Dessinée/Comics

[BD] La mort vivante

Scénario : Olivier VATINE

Dessin : Alberto VARANDA

Couleurs : Oliver VATINE & Isabelle RABADOT

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L’avantage avec les bandes dessinées, c’est que l’on découvre des mondes insoupçonnés que l’on ignoreraient totalement s’ils nous étaient présentés sous une autre forme. C’est le cas de cette œuvre en un seul tome, signée Olivier Vatine pour le scénario et la colorisation sur un dessin sublime d’Alberto Varanda. Cette bande dessinée est en fait une adaptation du roman de science-fiction éponyme de l’écrivain français Stefan Wul.

Habituellement je n’aime pas trop le genre SF, tout du moins sous forme littéraire ; j’ai beaucoup de mal à m’imprégner de l’histoire et rentrer dedans sauf quelques très rares exceptions. J’ai plus de facilité lorsque je suis confrontée au genre sous sa forme cinématographique ou BD. Je pense que la SF est un genre d’avantage fait pour être vu que lu et pour en revenir à La Mort vivante, c’est un peu comme si j’avais été au ciné. De plus, cette BD m’aura permis de rencontrer Stefan Wul, aujourd’hui décédé et jusque-là illustre inconnu. La couverture m’a interpellée parce que je l’ai trouvée magnifique, très soignée et également très glauque. Le titre aussi a eu son petit effet et a parfaitement rempli son rôle : évocateur tout en étant un brin mystérieux…

Couverture La Mort Vivante

La Mort vivante se déroule dans un monde post-apocalyptique et franchement dystopique dans lequel les Humains ont abandonnés la Terre, rendue inhabitable du fait d’un accident ou d’une guerre qui a entrainé une radioactivité trop importante et trop intense ; les survivants sont allés s’établir sur Mars (coucou Elon Musk). Autre point primordial de l’intrigue : la science du 21ème siècle est perçue de la même façon que la sorcellerie au Moyen-Age. Cela donne une idée assez précise de l’atmosphère de la BD en même temps que cela rentre en résonnance avec notre époque et j’ai trouvé cet élément fascinant parce que Stefan Wul a fait publié son roman en 1956, si je ne me trompe pas. Bref, là-dessus est greffé un personnage du nom de Joachim Bostrom, jugé devant une sorte de Grande Inquisition pour avoir consulté des ouvrages de science interdits par cette même instance parce que les dits ouvrages proviennent de l’ancienne planète, la Terre. De plus, Joachim semble avoir mené des expérimentations un peu clandestines peu recommandables mais le juge se montre clément et une fois jugé, notre ami scientifique adepte des bonnes vieilles méthodes se retrouve contraint et forcé de mettre son savoir au service d’une mystérieuse femme, accablée par le chagrin et la perte de sa fille, Lise, dans des circonstances tragiques des années plus tôt. Le professeur Bostrom est chargé de ressusciter la petite Lise mais jouer avec la Mort n’est pas sans conséquence, même dans un futur post-apocalyptique…

Vous l’aurez compris, La Mort vivante est une réécriture du célèbre Frankenstein de Mary Shelley. C’est d’ailleurs le principal atout de cette bande dessinée, avec les dessins : le lecteur est plongé dans une atmosphère gothique mêlée de romantisme, le tout sublimé par le traitement des couleurs. Les dessins comme dit plus haut, sont très agréables à regarder. Le récit se lit malheureusement trop vite et c’est le reproche que l’on peut faire à l’ouvrage. A mon sens, certains passages auraient mérités d’être traités plus en détails. On a parfois le sentiment d’un travail bâclé, fini « à la va-vite », en tant que lecteur nous restons un peu sur notre faim de lecture et c’est vraiment dommage. Cela dit, la bande dessinée étant une adaptation, il est fort possible que le scénariste ait dû faire des choix ou alors le roman était construit de cette façon et la trame a été scrupuleusement respectée, je ne saurais pas le dire. Je n’ai pas lu le roman. Je suppose que c’est toute la beauté des fins ouvertes !

En conclusion, sans être un coup de cœur c’est une œuvre qui mérite un coup d’œil et qui vous plaira à coup sûr si vous aimez les ambiances bien définies avec un penchant prononcé pour le courant gothique. De quoi vous donner envie de relire certains classiques de la littérature anglaise. Une bonne idée à l’approche du mois d’Octobre…

Bande-Dessinée/Comics, Littérature

Spécial Chats

Cela faisait assez longtemps que je voulais faire un article consacré aux chats dans la littérature parce que d’une part nous en possédons pas moins de 6 à la maison et que d’autre part le félin miniature semble inspirer bon nombre d’auteurs. De plus, le chat est l’animal de compagnie privilégié lorsqu’on écrit ou que l’on s’intéresse un minimum au monde culturel. Pour cet article, je vais donc vous parler de trois ouvrages : Demain les chats de Bernard Werber, Chat Noir de Nathalie Semenuik et enfin j’évoquerai brièvement la bande dessinée Simon’s Cat de Simon Tofield et je crois qu’on aura fait une première fois le tour du sujet, parce qu’il y aura toujours à dire sur ce sujet que sont les chats.

 

Demain les chats de Bernard Werber

Commençons donc par Demain les chats que j’ai lu fin août, plus précisément du 28 au 30 août. C’est un roman de 306 pages et si vous vous en référez à la vitesse à laquelle je l’ai lu, vous pouvez facilement en déduire que j’ai beaucoup aimé. Effectivement c’est un livre qui m’a passionné du début à la fin. Demain les chats m’a permis de découvrir son auteur que je connaissais juste de nom pour avoir écrit (notamment) tout un cycle sur les fourmis.

C’est un livre plus complexe qu’il n’y parait et d’ailleurs son titre ne semble pas achevé. On a presque envie de rajouter « domineront le monde/sauveront le monde » (rayez la mention inutile) et il y a un peu de ça mais pas que. On suit l’histoire de Bastet et de sa servante Nathalie, au travers justement des yeux de Bastet et c’est quelque chose d’inattendu et de très bien retranscrit tout en restant le plus naturel possible. Puis tout bascule le jour Bastet (qui possède déjà une conscience accrue de son être et du monde qui l’entoure) rencontre le chat de voisine Pythagore, un chat savant au sens propre du terme. En effet, ce chat a été doté par sa servante Sophie, d’un appareil qui ressemble à l’embout d’une clé USB et cela lui permet d’avoir un accès direct au monde humain, au savoir humain. Je vous l’accorde, dit comme ça, c’est carrément bizarre et carrément tiré par les cheveux (que Bernard Werber n’a plus) et on se dit qu’il a peut-être avaler des champignons à l’écriture de son livre sur les chats.

Passé ce stade de « non mais c’est vraiment n’importe quoi », on se recentre sur le récit et on découvre qu’il y a plus derrière, qu’un simple fantasme irréalisable. Sans vous révéler toute l’intrigue, il faut savoir que l’on assiste peu à peu à l’effondrement de la société humaine qui tombe peu à peu dans une spirale de destruction systématique de certains humains et de guerre civile. On comprend assez vite que Bastet et Pythagore sont les derniers représentants d’une sagesse et d’un savoir éduqué et philosophe bien qu’ils soient des chats, ce qui peut paraitre paradoxal. C’est vraiment l’intérêt du livre en fait, qui critique en biais la société actuelle et ses dérives progressives et c’est cela qui rend ce roman si passionnant à mon sens. Bien entendu, on retrouve au travers de Pythagore, l’histoire de l’évolution des chats et des hommes sur Terre et ce n’est pas non plus un hasard si l’héroïne du roman s’appelle Bastet mais je ne veux pas tout dévoiler… De toute façon, je n’y arriverai pas parce qu’il est question de chats, d’évolution et de domination des espèces par rapport à d’autres, de philo et de science, de religions et de terrorisme (entre autres choses). Mais c’était réellement passionnant et je vous le conseille fortement (que vous ayez un chat comme compagnon ou non) parce que c’est un livre qui ne vous laissera pas indifférent !

Couverture Demain les chats

Chat Noir de Nathalie Semenuik

Revenons à présent à quelque chose de plus terre à terre. Encore que… pas tout à fait puisque l’ouvrage s’attache à retracer l’histoire du chat et plus particulièrement le chat noir comme le titre l’indique. Vous y trouverez également de très belles photos de chats avec un focus sur les légendes et les mythes qui entourent le chat noir, qu’il soit symbole de chance ou au contraire, de malheurs à venir. Enfin, vous pourrez (re)découvrir la place qu’occupait les chats noirs dans les Arts (littérature, peinture et cinéma) ainsi que dans l’Histoire, qu’elle lui soit favorable ou non au gré des époques.

Couverture Chat noir

Simon’s  Cat

Et enfin, pour terminer cet article consacré aux chats de tout poil, j’aimerais beaucoup vous parler d’une bande dessinée que vous connaissez peut-être déjà : Simon’s Cat. A l’origine, des petites scénettes animées diffusée sur YouTube qui ont fait le succès de son auteur (et de son compagnon à quatre pattes), il existe depuis au moins une bande dessinée et un ou deux jeux vidéo pour mobile. C’est facile à lire puisqu’il n’y a rien à lire ! Il suffit juste de regarder la succession de petits dessins pour passer un moment agréable et sympathique. Il est vrai que certaines situation ne peuvent être comprises que par les possesseurs de félins miniatures mais cela reste quand même bien drôle.

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Et puis parce que je ne résiste pas, voici la bouille de l’un des miens : Nimbus.

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Bande-Dessinée/Comics

[BD] The Killing Joke

Avec la rédaction de mon mémoire de stage derrière moi, j’ai pu reprendre la lecture. Et bizarrement, j’ai eu du mal à m’y remettre. C’est pourquoi j’ai opté pour une BD qui était en attente depuis un bout de temps : The Killing Joke, avec au scénario Alan Moore et au dessin et à la colorisation Brian Bolland. C’est encore une BD sur l’univers de Batman et c’est assez réussi avec quelques points négatifs tout de même.

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L’histoire en elle-même est assez courte mais très efficace. Et puis elle prend le contrepied du schéma classique avec Batman vs. Joker puisque cette fois, c’est le Joker qui occupe les projecteurs tout en étant toujours la némésis du héros chauve-souris. C’est en fait une réédition de la bande dessinée du même nom sortie en 1988 je crois et c’est très captivant parce que les auteurs donne enfin une identité et une histoire au Joker avant qu’il ne devienne ce personnage complètement barré et haut en couleur. On aurait presque de la sympathie pour lui s’il n’était pas si monstrueux…

Le Joker s’est à nouveau échappé de l’asile d’Arkham. Relancé dans sa course effrénée au crime, c’est à travers le commissaire Gordon et sa fille -Barbara- qu’il cherche cette fois à atteindre personnellement son frère ennemi, Batman

The Killing Joke, Quatrième de couverture, Urban Comics pour la version française, 2016.

The Killing Joke a également eu droit à une adaptation en film d’animation de Sam Liu, la même année, qui reprend l’histoire de la bande dessinée avec un petit peu plus de personnages et donc potentiellement une intrigue un peu plus dense. Je ne l’ai pas vu mais je pense que je vais peut-être y remédier : les dessins me replongent en enfance et en version originale, le Joker est doublé par Mark Hamil, excusez du peu.

Lecture agréable et rapide malgré une atmosphère glauque et nettement plus malsaine que The Dark Prince Charming, qui demeure bien au-dessus en termes d’illustrations. A ce propos, les illustrations de The Killing Joke sont très inégales et c’est un peu dérangeant : autant le Joker est toujours soigné, autant Batman et sa Batmobile… C’est un peu dommage parce que c’est le genre de choses qui laisse une impression en demi-teinte à la fin de la lecture.

Bande-Dessinée/Comics

[BD] Bug – Livre 1

Je me rends compte que je lis beaucoup en ce moment et j’espère que vous me pardonnerez de vous envahir comme ça !

Aujourd’hui je vais donc vous parler de la bande dessinée que j’ai terminée hier et qui m’a tenue en haleine un peu plus d’une heure dans l’après-midi. Il s’agit de Bug – Livre 1 d’Enki Bilal. Je me souviens que cette petite BD a fait sensation lors de sa sortie en fin d’année dernière : les émissions littéraires à la télé et à la radio en parlait beaucoup, pareil sur le net que ce soit YouTube ou certains sites et blogs consultés au hasard de mes errances numériques… Errances numériques, l’expression me plait bien mais passons, je divague. Revenons-en à Bug et son auteur, Enki Bilal.

Je connaissais juste de nom d’ailleurs. Je n’avais jamais rien lu de son travail mais je saurais reconnaitre un dessin d’Enki Bilal entre mille, parce qu’il a une façon de dessiner et un univers qui lui sont propres et du coup, on connait sans connaitre. Je sais, on appelle cela la célébrité. Il n’empêche que pour certains, Enki Bilal est devenu une icône de la culture populaire et je me suis dit que si je voulais entrer dans cet univers particulier, autant le faire avec sa dernière œuvre : Bug donc. Un pari un peu risqué mais qui se tente. Cela dit, c’est le meilleur moyen de se faire sa propre opinion lorsqu’on connait très mal un auteur (ou un artiste).

Couverture Bug - Livre 1

Le terme « bug » est évocateur par lui-même et a deux définitions qui résument à elles seules l’histoire de la BD et le pourquoi de son écriture.

En français, se dit d’un défaut affectant un programme informatique.

En anglais, se dit d’un insecte, d’une bestiole ou d’un virus entre autres choses.

Et c’est le point de départ de notre histoire, ou plutôt le nœud du problème des différents protagonistes. Nous sommes en 2041 et l’humanité toute entière a régressée tant elle est devenue accro au numérique sous toutes ses formes, à tel point que plus personne ne sait faire fonctionner une voiture ou tenir un stylo, et de toute façon « à quoi ça sert un stylo ? » Vous la sentez la critique de la société moderne par Enki Bilal ? Bref, tout va bien dans le meilleur des mondes (coucou Huxley) jusqu’à l’apparition inexpliquée d’un bug informatique d’une ampleur inégalée : tous les serveurs plantent les uns après les autres rendant l’utilisation des objets numériques impossible et les sauvegardes, les sauvegardes de sauvegardes disparaissent comme si rien de cela n’avait jamais existé. Bien entendu un vent de panique généralisé souffle sur Terre et cette panne gigantesque a des conséquences aussi dramatiques qu’absurdes que je ne développerai pas ici mais qui font tout le sel de l’histoire.

Au milieu de ce chaos planétaire, nous suivons la famille Obb dont le père Kameron est astronaute pour le compte de l’I.S.S (une organisation à peu près équivalente à la NASA qui n’existe plus) et qui n’a qu’une envie : celle rentrer sur Terre afin de retrouver sa fille Gemma au plus vite. D’autant que sa mission ne s’est pas passée exactement comme prévu : Kameron Obb est le seul survivant de l’expédition. De plus il semble être le seul humain à se souvenir des codes d’accès de tout et n’importe quoi et il sait faire fonctionner les objets que le reste de l’humanité a relégué au rang de vieilleries obsolète avant l’air du tout numérique. De quoi attiser les convoitises…

Oui, l’humanité en arrive là en 2041 et je préfère vous dire que ça fait peur et que c’est angoissant parce qu’on se dit que quand même, une telle absurdité n’est pas possible parce qu’on est plus intelligents que ça. Mais… Enki Bilal tend à nous montrer le contraire en restant dans la finesse du propos. En tout cas la force de cette histoire, c’est qu’elle pousse le lecteur a se remettre en question et à l’ère du numérique et d’une société hyper-individualisée, on en a grandement besoin même si ça fait tout drôle.

L’histoire est bien pensée dans le sens où l’auteur à imaginer un monde nouveau sans passer par une autre planète ; c’est bien de la Terre dont on parle mais la géopolitique a changé et les rapports de forces sont bouleversés : si les Etats-Unis sont toujours dans la course au leadership, ils ne sont plus leaders et une alliance turco-russo-islamiste prend doucement le dessus, les califats se sont multipliés, le Monde est devenu le Monde Today et c’est savoureux bien que cela fasse mal aux yeux, et l’Elysée s’effondre doucement sur lui-même. Néanmoins, il y a des touches optimistes très bien placées qui aident le lecteur à souffler un peu et lui permettent de voir le bout du tunnel dans la morosité anxiogène ambiante.

Le seul bémol qu’on peut souligner ce sont les quelques incohérences de dates qui heureusement, ne gâche rien du récit mais qui sont facilement repérables.

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Ce dessin n’a rien à voir avec l’histoire de Bug, il est juste cool.

Enki Bilal livre un petit bijou tout en finesse : on peut y voir une critique de la société actuelle sur fond de réécriture d’Alien (le premier) avec des accents du Cinquième élément ou Lucy de Luc Besson. Le récit est captivant et intense, les dessins sublimes comme toujours chez Enki Bilal et on a qu’une envie, c’est de lire la suite. En conclusion et pour faire court : A lire de toute urgence !

 

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Spécial BD

J’ai fait une petite cure de bandes dessinées ces derniers jours et plutôt que vous les présenter une par une, j’ai opté pour un article pour les trois BD sélectionnées. D’ailleurs ce sont des Comics : une de chez Marvel et deux de son concurrent DC Comics.

Article spécial BD

Marvel : Contest of Champions – Al Ewing, Paco Medina

Celle-là fait partie de mes dernières acquisitions et en vérité, j’ai été déçue. C’est le jeu vidéo qui m’avait donné envie de lire le Comics qui en reprend d’ailleurs les codes puisque dans l’histoire qui nous concerne ici, ce sont le Collectionneur et son frère le Grand Maitre qui livrent bataille par équipes de superhéros interposés pour savoir lequel des deux aura le contrôle de l’univers. Vaste programme donc. J’ai commencé ma lecture pleine d’enthousiasme et j’ai vite déchanté : je ne suis pas entrée dans l’histoire comme je l’aurais voulu et encore, heureusement pour moi j’avais pris le temps de lire l’avant-propos qui mentionne que les superhéros en question font pour la plupart partie d’univers parallèles mais bon pas de quoi m’alarmer outre mesure ; j’ai l’habitude que ce soit un peu le bordel chez Marvel de toute façon. Cependant j’ai trouvé le début très poussif, un peu tiré par les cheveux voire parfois carrément brouillon.

Couverture Contest of Champion

Bref, j’étais à deux doigts de refermer l’ouvrage sans l’avoir terminé quand une sorte de miracle a eu lieu : j’ai trouvé l’histoire un peu plus captivante parce qu’elle m’a semblée plus rythmée, plus intéressante et beaucoup plus structurée aussi. Mais pour ça il aura quand même fallu attendre d’avoir dépassé le premier tiers de la BD. C’est dommage. Et je ne peux même pas dire que j’ai pris mon mal en patience avec les dessins ! Sympa mais sans plus, à l’exception des planches où le dessin prend la page entière ou encore mieux : la double page. Là d’accord, le dessin et l’image sont sublimes et valent largement un (long) coup d’œil pour le reste, disons que c’est dans la moyenne.

En conclusion pour cet ouvrage, je me demande si finalement, il ne vaut mieux pas jouer à Contest of Champions sur mobile ou tablette…

DC Comics : Dark Prince Charming, Enrico Marini

Direction les concurrents et nous ne sommes pas loin d’un chef-d’œuvre pour celle-ci. Si je vous dis qu’absolument tout m’a plu en dépit du fait que je suis loin d’être une fan de l’univers de Batman, c’est vraiment que cette histoire en deux tomes en vaut la peine. De l’avant-propos/remerciements où l’auteur explique de façon très originale comment il a eu l’idée de cette histoire qui met en scène le héros chauve-souris le plus célèbre du monde, son majordome, son antithèse accompagné de sa copine, Catwoman bien sûr sans oublier une petite fille au centre d’un épineux problème pour le super-héros…

Couverture Dark Prince Charming

Nous sommes tout de suite plongés dans l’ambiance d’ailleurs. C’est sombre et inquiétant mais malgré tout on se sent en confiance et on se laisse guider par Enrico Marini au fil de son récit. Le tout est léché, on est presque dans le perfectionnisme tellement rien n’est laissé au hasard ; le ton bleuté de certaines planches signale Batman (après tout, il n’est pas connu pour être expressif) alors que les tons plus chaud, dans les rouges, montrent un magnifique Joker complètement siphonné, malade et tordu faisant preuve d’un humour lui aussi complètement décalé qui m’a fait éclaté de rire lors d’un passage parce que c’était inattendu mais totalement raccord avec Monsieur J. Et promis, je ne vais pas m’étaler d’avantage – vous allez finir par trouver cela bizarre… Mais Enrico Marini a quand même signé une merveille.

Pour faire une courte conclusion : Dark Prince Charming est un must-read et un must-have !

DC Comics : Wonder Woman Rebirth T1 – Greg Rucka, Nicola Scott

Toujours chez DC, un peu de girl power à présent avec le premier tome de Wonder Woman Rebirth qui revisite la mythologie et les origines de la super-héroïne aux origines divine. C’est à partir de ce comics que Patty Jenkins a réalisé son film sauf que là, c’est mieux : il y a un peu moins de mélodrame, même s’il y a des morts ou des moments de déchirements avec une intensité que je ne soupçonnais pas avant d’entamer ma lecture mais j’ai retenu mes larmes (je pleure suffisamment comme ça au cinéma, il ne manquerait plus que je chiale devant une BD maintenant…). Les illustrations sont bien sympathiques bien qu’il y ait un léger décalage entre l’illustration présente sur la couverture et le physique de Diana à l’intérieur, comme si elle était plus masculine. Elle a parfois un drôle d’air Wonder Woman mais peut-être est-ce fait exprès ?…

Couverture Wonder Woman Rebirth T1

Il n’y a pas de surprises au niveau du scénario si vous avez vu le film mais cela dit, il y a beaucoup de moments forts en émotions et on perçoit la sensibilité féminine de Nicola Scott (c’est une femme) sur certains passages et c’est un vrai plus puisque la BD fait la part belle au girl power.

Bande-Dessinée/Comics, Cinéma

Spécial Deadpool

Le 3 juin dernier, j’ai enfin été voir Deadpool 2 – film que j’attendais tout particulièrement étant donné mon amour pour le premier volet des aventures du mercenaire le plus badass et le moins politiquement correct de tous l’univers Marvel et je dois dire que je n’ai pas été déçue, même si j’ai préféré le premier opus sans doute pour des raisons de nouveauté et de découverte de l’univers déjanté de Deadpool.

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Deadpool 2 : belle introduction pour la X-Force

Sans trop vous en révéler au cas où vous ne l’auriez pas encore vu, ce film fait office de belle introduction à la X-Force (le pendant des X-Men, version Deadpool) et de fait, c’est l’occasion de faire connaissance avec de nouveaux mutants, notamment Fire Fist, Cable et Domino qui sont tous trois liés à l’intrigue principale de ce film.

Pour vous situer l’histoire, on retrouve Wade Wilson alias Deadpool quelques mois après les évènements qui ont eu lieu dans Logan et qui se solvent par la mort de Wolverine. A ce propos, le mercenaire en costume rouge n’est pas en grande forme et à la ferme intention de mettre fin à ses jours, pour des raisons que je ne dévoilerai pas ici.

Sauf que voilà, tout ne se passe pas vraiment comme prévu et Deadpool se retrouve lié au X-Men sans vraiment le vouloir. Il croise alors la route d’un mutant adolescent mal dans sa peau du nom de Rusty Collins alors qu’une terrible menace semble peser sur les épaules du jeune mutant…

 Voilà pour le résumé succinct de l’intrigue du film !

Pour le reste, on retrouve beaucoup de ce qui fait le succès de la franchise Deadpool : un humour décapant et des clins d’œil plus ou moins appuyés à l’univers des Comics (Marvel en tête bien sûr, mais on retrouve des petites références à DC Comics) ou encore à l’industrie du cinéma, sans oublier bien sûr les apartés de Deadpool adressées aux spectateurs qui sont clairement un plus pour rajouter de l’ironie dramatique à l’ensemble. Concernant les acteurs et les rôles, je n’ai pas grand-chose à en dire. Tout semble fidèle aux différents comics d’origine, bien que certains passages soient clairement attendus, ce qui a tendance a diminué l’effet de surprise du film et c’est presque dommage. C’est le seul bémol de ce film pour moi – mais en même temps, il s’agit d’une suite donc c’est un peu normal. Malheureusement, on ne peut pas innover en permanence dans les films de super-héros. Pour terminer sur les personnages et mon ressenti, mon personnage préféré de l’univers cinéma de Deadpool, c’est incontestablement Dopinder, le chauffeur de taxi attitré de ce cher Deadpool. Karan Soni était déjà très bon dans le premier opus mais là… il est juste extraordinaire !

Deadpool en mode Comics, ça donne quoi ?

Couverture Deadpool - Suicide Kings

Comme juste parler du film m’ennuyais un peu et que j’avais un ou deux Comics sur Deadpool en attente, j’ai sauté sur l’occasion et j’en ai lu une sur les deux dans l’optique d’enrichir cet article. J’ai donc lu Deadpool: Suicide Kings (et l’autre Comics, de la collection Je suis… attendra d’être présenté plus tard, dans un article pour lui tout seul).

Alors comment c’est, Deadpool tout en cases et en bulle ?

Eh bien c’est comme dans les films ; ou plutôt… les deux films sont fidèles à l’ambiance du Comics que je viens de terminer et c’est absolument plaisant de se dire que tout, absolument tout, est respecté au niveau de l’ambiance et des caractéristiques de Deadpool. Evidemment, ça canarde pas mal, ce qui donne des dessins assez explicites, voire gores pour certains ; on retrouve aussi les références à la pop culture placées à des endroits stratégiques, là où on ne les attend pas vraiment. Donc on ri beaucoup à la lecture : l’effet de surprise marche à plein de ce côté-là ! Seul petit bémol, qui est dû au média utilisé : il est difficile de voir la repousse des membres du mercenaire en costume rouge pour des raisons évidentes – le dessin a ses limites – mais je ne peux que vous encourager à lire des Comics de Deadpool.

Et puisqu’on parle de dessins : ceux de Deadpool Suicide Kings sont signés Carlo Barberi et c’est une petite merveille. Le scénario est quant à lui signé par Mike Benson et Adam Glass (qui ont signés d’autres Marvel mais, je n’ai malheureusement plus les titres en tête…). Niveau histoire, simple mais efficace :

Deadpool est accusé de meurtres qu’il n’a pas commis et se retrouve pourchassé par Punisher qui veut lui faire payer ses actes alors que Deadpool tente de prouver qu’il est innocent. Il croisera la route d’autres super-héros, Daredevil et Spider-Man pour ne citer qu’eux.

Article commencé le 07/06/2018

Bande-Dessinée/Comics

Free Comic Book Day

Amis férus de lecture bonsoir !

Avec toute cette agitation autour du dernier né des Studios Disney-Marvel, je suis retombée dans un de mes péchés-mignons : la bande-dessinée et plus particulièrement les Comics. Et aujourd’hui se tenait le Free Comic Book Day donc j’ai fait un petit détour par ma librairie favorite en ce domaine, et je ne suis pas rentrée les mains vides !

C’est quoi, le Free Comic Book Day au juste ?

Le Free Comic Book Day c’est un évènement qui vient des Etats-Unis et qu’on pourrait traduire par La Journée de la Bande Dessinée Gratuite (c’est tout de suite moins glamour), vise à faire connaître et valoriser le genre de la Bande Dessinée auprès du grand public qui méprise parfois cette littérature (pourtant riche) parce qu’il connaît mal le genre ou pas du tout. Concrètement, cette opération commerciale a pour but d’attirer un nouveau lectorat dans les librairies partenaires en offrant gratuitement aux acheteurs des livrets qui sont en fait des extraits de bandes-dessinées ou comics à paraître ou bien des histoires complétement inédites, inventées pour l’occasion. Le reste des BD et autres comics est bien évidemment payant hein !

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Et ça marche ! On peut dire que la greffe commence à prendre en France ; l’opération existe depuis 5 ans je crois et je n’ai jamais vu la librairie spécialisée dans laquelle je vais chercher mes ouvrages avec autant de monde. J’étais ravie pour la libraire, d’autant qu’elle est toujours de bon conseil parce qu’elle s’y connaît et qu’elle est seule pour tenir la librairie. J’ai vu des personnes s’inscrire pour avoir une carte fidélité et repartir avec 2 ou 3 BD sous le bras. On peut dire ce qu’on veut de ces petites opérations qui durent sur une journée mais ça permet de faire vivre les petits commerces comme les librairies spécialisées par exemple, et c’est très important. Voilà. J’ai pas grand-chose de plus à vous dire, si ce n’est que la prochaine fois, essayez d’aller faire un tour chez votre libraire (spécialisé ou non) pour le prochain Free Comic Book Day, il vous remerciera et vous ne serez sûrement pas déçus !

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