Bande-Dessinée/Comics

[BD] Il faut flinguer Ramirez, Acte I

 Ou la brillante démonstration qu’avoir le même nom que quelqu’un d’autre, c’est vraiment pas de bol… C’est même la poisse ; surtout lorsque vous êtes muet et que la personne avec qui vous partagez bon gré mal gré votre identité se trouve être un mafieux de premier ordre. Et si en plus, pour couronner le tout, vous êtes l’employé du mois tant vous êtes dévoué à votre travail… On frôle la catastrophe !

Vous l’aurez deviné sans doute, ces quelques lignes sont un résumé condensé de la situation invraisemblable dans laquelle se trouve Jacques Ramirez, héros de cette histoire et fugitif malgré lui. Les situations les plus loufoques font place à d’incroyables qui pro quo tout au long de l’histoire et personnellement, j’en redemande.

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Si vous êtes un minimum cinéphile et que vous aimez tout particulièrement les films ayant pour sujet la mafia ou les films de Quentin Tarantino, cette bande dessinée s’adresse à vous. Bien entendu, il s’agit d’un premier tome donc le scénario présente les personnages et l’intrigue globale tout en laissant des zones d’ombre qui servent à instaurer des pointes de suspense quand il est question de Jacques Ramirez. De plus, on sent vraiment l’influence du cinéma dans la conception de la BD, que ce soit dans le rythme des dialogues ou dans les quelques double pages qui mettent en lumière le décor dans lequel évolue les personnages. Enfin, Nicolas Petrimaux offre aux lecteurs un point de vue décalé et hilarant dans les médias de son histoire – on y retrouve pêle-mêle des publicités en tout genre, des articles de presse et des fake news. Jubilatoire !

Conclusion

Il faut flinguer Ramirez est auréolée de nombreux prix dont le Prix des libraires de Bandes dessinées 2018 et c’est amplement mérité. Avec des dessins soignés et un scénario maitrisé digne des plus grands films hollywoodien, cette BD est pour moi une petite pépite (sans aller jusqu’au coup de cœur) qu’il fait lire absolument, sous peine de rater quelque chose. Ou à relire sans modération en attendant la suite…

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[BD] The Amazing Spider-Man : La chute de Parker

Comic acheté en même temps que celui sur Catwoman, il est cosigné Dan Slott, Christos Gage et Stuart Immonen et présente un Peter Parker qui n’est pas sous son meilleur jour. En effet, ce dernier est au plus mal après la faillite de son entreprise, la bien nommée Parker Industries. Le trentenaire tente de faire face tant bien que mal à l’opinion catastrophique que les gens ont de lui puisque beaucoup ont perdu soit leur emploi soit de l’argent dans cette affaire… Heureusement pour Peter, il peut compter sur ses amis et sur Spider-Man pour lui remonter le moral. Le tisseur continue de veiller sur New-York et de fait, il bénéficie toujours d’une grande popularité auprès des habitants, contrairement à l’homme derrière le masque…

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J’ai énormément apprécié le traitement du personnage de super-héros ici, comme s’il s’agissait de deux personnages dissociés – Peter Parker et ses déboires d’un côté et Spider-Man toujours fidèle à son poste de super-héros. Le scénario est peu commun bien que Marvel soit désormais coutumier de ce genre de situation ; les scénaristes contemporains ne prennent plus vraiment de gants avec ses êtres qui sortent de l’ordinaire et n’hésitent pas à les malmener un peu en les montrant au fond du trou comme c’est le cas ici, ou bien bel et bien morts – tant pis s’il s’agissait de votre chouchou, vous vous en remettrez ! En général, ce procédé rend les personnages plus humains et le phénomène d’identification n’en est que plus fort, surtout si le personnage en question arrive à rebondir…

Ce comics tourne autour de cette thématique c’est un bon point pour cet ouvrage. De plus, les dessins sont agréables à regarder je trouve, même s’ils ne sont pas saisissants il faut dire ce qui est. Les dessins sont corrects mais le scénario est vraiment bon ; mon ressenti concernant les dessins est sûrement au fait que ces derniers sont dessinés par au moins deux personnes différentes, chose qui me gêne habituellement beaucoup plus car cela entame l’unité de la BD ou du comics.

Cette fois-ci ça a été différent. En effet, plusieurs histoires ont été rassemblées dans cet album autour de la thématique « Peter Parker au fond du trou » ou du moins, c’est ainsi que je l’ai perçu et du coup, je n’ai pas trouvé cela dérangeant que plusieurs personnes interviennent au niveau du dessin (ou moins que d’habitude disons). J’ai eu l’impression d’avoir plus à lire mais je pense que cela relève plus d’une illusion que d’autre chose !

Cela étant dit, j’espère qu’il y aura un tome 2 (et le petit 1 en bas de la tranche le laisse entendre) parce que la fin de la dernière histoire est vraiment savoureuse. En même temps, il est question du Bouffon vert et de Carnage… Que du bonheur pour les fans des aventures de Spidey !…

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[BD] Selina Kyle : Catwoman, Tome 1

Il y a bien longtemps que je n’ai pas présenté de BD ou de Comics ici, malgré celles qui attendent sagement leur tour, et je compte bien rattraper cette méprise avec ce petit bijou, signé Joëlle Jones au scénario et aux dessins.

Un bijou à croquer à pleines dents

J’annonce la couleur tout de suite : j’ai adoré. D’une part, parce que j’adore le personnage de Catwoman (la version Selina Kyle) tantôt criminelle, tantôt justicière ; j’estime que c’est un des personnages les plus réussis de DC Comics grâce aux nuances dont est doté le personnage et c’est peut-être également un des plus complexes dans l’univers de Batman, avec le Chevalier Noir évidemment et le Joker.

D’autre part, il y a la plume et les dessins de Joëlle Jones qui ont fini de me convaincre. Je tiens à préciser qu’il ne s’agit pas d’une Origin story à proprement parler, même si l’auteur prend le temps de revenir sur l’enfance de Selina et sa sœur Maggie. Le scénario tient la route mais il s’agit d’un premier tome. Il faudra voir comment il évolue dans le temps. Concernant les dessins, si vous aimez les œuvres pop art de Roy Lichtenstein les dessins ont de grandes chances de vous plaire.

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Conclusion

Ce premier tome mettant en scène la voleuse la plus féline et la plus célèbre du monde est une réussite et annonce une série prometteuse. Cependant, je vais me montrer prudente concernant les tomes à venir ; si celui-ci traite de sujets actuels, le scénario est presque convenu et prévisible. Donc j’espère que les tomes à venir arriveront à me surprendre, affaire à suivre… En attendant, les dessins sont très agréables et très féminins et les dessins de couverture une splendeur.

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Free Comic Book Day, article #2

L’année passée j’avais consacré un petit article à l’évènement que je découvrais avec plaisir puisque je venais de retomber dans la marmite Bande Dessinée/Comics et le moins que l’on puisse dire c’est que j’en ai parcouru du chemin en un an à ce niveau ! Mes étagères se sont considérablement remplies – d’ailleurs cela risque de poser problème dans un futur plus ou moins proche mais bon… Que voulez-vous, j’aime presque autant les BD et les Comics que les romans, si ce n’est plus.

Pour en revenir au Free Comic Book Day, (qui s’est déroulé partout en France le 4 mai) c’est donc la deuxième fois que je « participe » à cet évènement et j’aime beaucoup le principe. En effet, les différentes maisons d’éditions de BD et de Comics mettent à disposition des lecteurs des extraits des titres à venir dans le courant de l’année, et ce gratuitement, dans les librairies participantes. Bien entendu, la gratuité n’est qu’un retour sur investissement puisque si l’extrait plait, le lecteur sera plus à même d’acheter l’ouvrage une fois sorti.  Cependant, je reconnais que c’est quand même plaisant en tant que lecteur de découvrir en avant-première les premiers chapitres d’histoires très attendues, comme le nouveau Batman, prévu pour Novembre 2019.

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Le FCBD placé sous le signe de Mars Attacks

L’année dernière les Héros des Comics étaient à la mode Steampunk et cette année, les organisateurs ont demandés à dessinateurs/illustrateurs confirmés ou non, de mettre ces héros en situation avec les martiens du film Mars Attacks. Le mélange des deux univers fonctionne étonnamment bien.

Les BD et Comics que j’ai choisi

  •  Batman Damned de Brian Azzarello et Lee Bermejo (Novembre 2019) : Le Joker est mort. C’est désormais une certitude. Mais qui, de Batman ou d’une menace autrement plus malfaisante, a pu mettre fin au règne de terreur du clown criminel ? Batman, retrouvé inconscient près du corps de son ennemi, est incapable de mettre ses souvenirs en ordre. Pire, il en vient à douter de la réalité elle-même. Pour l’accompagner, et le perdre un peu plus ?, le Justicier reçoit l’aide providentielle de John Constantine au cours d’une enquête qui l’amènera à frayer avec les forces mystiques tapies au coeur de Gotham.

Je n’ai jamais lu Hellblazer mais la série a été créée par Alan Moore et Stephen R. Bissette. C’est la plus longue série de la collection Vertigo de DC Comics avec 300 numéros publiés mensuellement. Désolée pour l’étalage de culture BD mais je me suis souvenu que John Higgins en avait parlé lors de sa Masterclass ; enfin, il avait de Constantine et Alan Moore en fait. Le reste, on va dire qu’Internet est mon meilleur ami…

Pour en revenir à Batman, j’ai l’impression que cela va être une grosse sortie de fin d’année. L’atmosphère de ce comics promet d’être affreusement sombre, plus sombre même que l’origin story de Batman en 5 tomes de Scott Snyder et Greg Capullo… Donc ça promet. Et puis il y les dessins qui sont tellement beaux ; ce sont des dessins hyper travaillés donc je suppose que cela ne plaira pas à tout le monde mais personnellement, je les trouve splendides et j’ai hâte d’en voir plus. J’ai également hâte de savoir qui a bossé sur la colorisation de cette œuvre parce qu’il y a vraiment un travail de dingue qui a été fourni dessus. Bref, que d’impatience pour les nouvelles aventures du Chevalier Noir !

 

  •   The Power of the Dark Crystal de Simon Spurrier et Kelly et Nichole Mattews (automne 2019) : Les années ont passées depuis que le Cristal Noir a été soigné et que la paix est revenue sur Thra. Jen et Kira, les deux Gelflings qui autrefois réussirent à sauver le monde, ont régné en tant que roi et reine, mais l’exercice du pouvoir les a détournés de la réalité des choses. Thra est malade, et ceux qui vivent à sa surface ne sont pas les seuls affectés. Une mystérieuse espèce de créatures, les Feuflings, vivent dans un royaume situé près du cœur de la planète, dissimulé aux  yeux des Gelflings. Une jeune Feufling nommée Thurma a pour mission de un éclat du Cristal afin de ramener la chaleur dans son monde. En chemin, elle se lie d’amitié avec un jeune Gelfling, conjure les Skeksès et les Mystiques, et s’embarque pour une incroyable aventure !…

… que je ne lirai sans doute pas en fin de compte. Je n’ai pas compris la moitié de ce que je lisais dans l’extrait et pour cause puisque cette série de comics est la suite directe du film Dark Crystal de Jim Henson et Frank Oz, sorti en 1982. Apparemment devenu un classique du cinéma depuis. Cependant, malgré une histoire qui semble un peu complexe et alambiquée, les dessins sont très sympa et offrent une réelle identité à ce comics. Reste à voir si Netflix arrivera à me vendre cet univers : une série basée sur le préquel du film de 1982 est prévue pour cet automne également. Affaire à suivre donc, de loin ou de près pour les intéressés.

 

  •  Mind Management (MGMT) de Matt Kindt (2020) : A la recherche d’un nouveau sujet de livre, Meru tombe sur un reportage concernant le mystérieux vol 815, dont les passagers ont inexplicablement perdu la mémoire en plein ciel. Bien décidée à mettre ses talents de journaliste d’investigation à profit pour résoudre cette énigme, elle se lance sur les maigres traces laissées par l’unique passager manquant à la descente de l’appareil. Son enquête la conduira bientôt sur la piste d’une puissante organisation secrète régissant le monde depuis l’ombre grâce à des pouvoirs de manipulation psychique, le MIND MGMT. Indice après indice, elle comprend que son rôle est bien plus important qu’elle ne l’aurait imaginé. Mais dans un monde où certains peuvent réécrire la réalité elle-même, peut-elle vraiment se fier à ce qui l’entoure ?

OUI, cent fois oui pour cette BD un peu plus indépendante. J’ai adoré ces deux premiers chapitres et je suis totalement partante pour en découvrir d’avantage sur le mystérieux vol 815… La seule chose qui m’a véritablement dérangé dans cette BD se sont les dessins et c’est tellement dommage pour une BD qui semble d’une très grande qualité ! Donc, il y a des chances pour que l’histoire de Matt Kindt rejoigne ma bibliothèque à sa sortie l’année prochaine mais la grande inconnue dans l’équation reste les dessins que j’ai énormément de mal à apprécier. Encore une affaire à suivre…

  •  Fox-Boy: le retour du garçon-renard de Laurent Lefeuvre :

En France aussi, on sait faire des super-héros. Les aventures de Fox-Boy sont publiées chez Komics Initiative et c’est pas mal : le coup de crayon est sympa, il y a un sens du rythme et du dialogue mais pour un auteur qui veut se détacher de Marvel et DC… j’ai trouvé qu’il y avait bien trop de références à Spider-Man, Batman et compagnie. De plus, ça reste un scénario classique de super-héros et du coup, je suis un peu déçue ; même si je reconnais volontiers qu’il est difficile de sortir des canons établis depuis des décennies par des scénaristes et dessinateurs ultra connus et reconnus à la tête desquels on retrouve bien évidemment Stan Lee et Jack Kirby… un peu dommage mais l’ensemble se lit quand même bien.

 

  •  Fantastic Four de Dan Slott et Sara Pichelli : Un brillant scientifique, son meilleur ami, la femme de sa vie et le petit frère de cette dernière s’envolent à bord d’une fusée expérimentale, à la conquête de l’espace. Exposés à de forte radiations cosmiques, ils reviennent sur Terre dotés de pouvoir surhumains. Ils forment alors les Quatre Fantastiques… avant d’être séparés par une terrible tragédie. Aux yeux du monde entier, Reed et Sue Richards, ainsi que la Fondation du Futur, se sont sacrifiés pour empêcher une catastrophe universelle d’advenir. Ben Grimm, alias la Chose, les croit morts lui aussi. Mais Johnny Storm n’abandonne pas l’espoir que le reste de sa famille soit toujours en vie, quelque part…

C’est simple mais c’est terriblement efficace ! En même temps, on parle de Marvel là… Le scénario à l’air bien construit et les dessins sont très sympa. Reste à voir si l’intrigue sera cousue de fil blanc ou si on aura le droit à quelques rebondissements, ce que j’espère fortement sans trop m’accrocher non plus. Quoiqu’il en soit, je vais quand mettre une option sur celle-ci aussi : j’ai bien envie de savoir ce qui est advenu de la famille de Johnny Storm…

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[BD] The Old Guard – Tome 1 : A feu et à sang

Je ne lis plus énormément en ce moment, ou plutôt je lis pas mal de mangas et de BD et il se trouve que je n’en fais pas forcément des articles. D’où le ralentissement de l’activité sur mon blog… Cependant pour The Old Guard… voilà un comics qui mérite tellement d’avoir son article à lui tout seul.

L’immortalité dans tous ses états

C’est un vieux rêve de l’Humanité, et encore plus maintenant avec l’avancée des technologies, comme la cryogénisation par exemple. Il se trouve que c’est la thématique centrale de cette nouvelle série signée Greg Rucka et Léandro Fernandez, respectivement au scénario et au dessin. Daniela Miwa s’est chargée de l’encrage de la BD et Jodi Wynne du lettrage original de l’œuvre.

Mieux vaut tard que jamais dit-on ; et heureusement que la libraire de la librairie Les 9 Mondes me l’a conseillée plus d’une fois cette BD. La première fois n’a pas été la bonne : j’avais feuilleté l’ouvrage mais le peu que j’en avais vu ne m’avais pas spécialement emballée, stylistiquement parlant. La deuxième fois non plus : pourquoi pas, mais en fait non. Et puis la troisième fois fut enfin la bonne. Et je n’ai qu’un conseil à vous donner : ne faites pas comme moi, foncez ! Vous ne le regretterez pas. C’est encore une fois la preuve que les éditions Glénat Comics traduisent et sortent des pépites.

The Old Guard donc, c’est l’histoire d’Andromaque de Scythie et de sa bande. Ils sont un peu particuliers puisqu’ils sont immortels jusqu’à ce qu’ils aient fait leurs temps sur Terre, et cela peu prendre un certain temps évidemment… Andy et sa bande offrent leur service en tant que mercenaires/tueurs à gages aux plus offrants à travers les époques et cela leur permet de traverser ces dernières sans trop d’encombre, enfin c’est le cas jusqu’au XXIème siècle, notre époque. A l’heure d’Internet, où tout se sait en une fraction de secondes ou presque, il est difficile pour la belle brune badass et ses amis de dissimuler l’immortalité qui pèse sur leurs épaules. De quoi attirer la convoitise de gens mal intentionnés… Mais je ne vous en dirai pas plus, j’espère avoir suffisamment éveillé votre curiosité malgré tout.

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J’ai adoré cette lecture, bien que les dessins ne soient pas franchement ma tasse de thé mais c’est plus une question de gouts personnels pour le coup. Ce qui m’a vraiment plu, c’est le scénario et toutes les questions philosophique qu’il entraine en avançant ; c’est très intéressant de voir comment chaque personnage perçoit son immortalité et comment elle est gérée le cas échéant. Là non plus je ne peux pas trop en dire au risque de trop en dévoiler mais c’est appréciable de voir que la question est traitée de façon complète et que les personnages sont complexes et ne se prennent pas pour des Dieux tout-puissants. Par contre, je ne suis pas certaine que la BD soit à mettre entre les mains des plus jeunes ou des personnes très sensibles : beaucoup d’hémoglobine et quelques scènes un peu gores à la clé.

Conclusion

Je vous dirai bien de lire absolument The Old Guard parce que l’histoire et géniale et que le comics fait réfléchir mais vous faites comme vous voulez ! Pour ma part, je vais attendre la suite des aventures d’Andy et les autres, en étant sûre de trois choses : 1) Greg Rucka est définitivement un scénariste qui compte et qu’il faut suivre quasiment les yeux fermés, 2) C’est pareil pour les éditions Glénat Comics, vous pouvez y allez et vous me remercierez plus tard et 3) La patience n’est pas mon fort mais on va faire avec, jusqu’à la sortie du prochain tome.

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[BD] Milady, ou le Mystère des mousquetaires

Cela faisait un petit moment que je n’ai pas présenté de BD sur le blog, donc je vais y remédier tout de suite. Hier j’ai (enfin) ouvert (et lu) le travail de Sylvain Venayre et Frédéric Bihel, d’après le classique d’Alexandre Dumas. Assurément, une lecture en demi teinte qui m’a un peu déçue… J’attendais probablement autre chose de cette bande dessinée ; sûrement la faute au bandeau très accrocheur : « Et si le véritable héros des Trois Mousquetaires était une femme ? »

Entre bonnes idées et maladresses

A l’achat, j’ai été très enthousiasmée par cet ouvrage. Une réécriture qui plaçait une femme au centre de l’action, et quelle femme ! puisqu’il s’agit en fait de Milady de Winter. J’ai trouvé l’idée excellente de replacer une figure féminine au centre d’une histoire de capes et d’épées qui transcrit l’amitié masculine, le courage et la loyauté. D’autant que l’histoire originale est respectée et on retrouve bien tout les éléments marquants du livre de Dumas, mais du point de vue de l’espionne cette fois.

Cependant, le traitement des autres personnages m’a quelque peu déroutée. En effet, les personnages masculins sont presque tous réduits à une caricature de genre : ils sont souvent complètement idiots et pensent avec leurs attributs, coucou d’Artagnan, soit violents, coucou Athos, voire de grands manipulateurs sadiques mais sur ce dernier point c’est effectivement le cas dans le roman donc je ne peux pas contredire les auteurs de la BD à ce sujet. J’attire votre attention sur le fait que ma critique ne porte évidemment sur le fait de vouloir casser l’image un peu lisse que l’imaginaire collectif a construit autour des mousquetaires pour mettre en avant le seul personnage féminin – c’est une bonne chose. Seulement, j’ai eu l’impression que pour atteindre leur but, les auteurs sont tombés dans une caricature involontaire : toutes les femmes sont calculatrices, conspiratrices et veulent se venger des hommes ; et tous les hommes sont des brutes épaisses qui sont guidés par leur instinct primaire d’animaux en rut.

Bien sûr, je ne suis pas naïve et je sais bien les hommes sont parfois des monstres et ce, quelle que soit l’époque mais je sais aussi que tous les hommes ne sont pas comme ça et qu’il y a des hommes qui traitent les femmes correctement. Il en va de même pour la gent féminine d’ailleurs. Pour en revenir à la BD, je trouve qu’elle a manqué sa cible malgré une bonne idée de départ. J’irai même plus loin : les pages que j’ai trouvé le plus intéressant à lire ont été celles de la préface et de la postface, dans lesquelles Sylvain Veynaire explique les raisons de sa démarche et approfondit la question de la place du personnage de Milady dans Les Trois Mousquetaires d’Alexandre Dumas, soit 8 pages (qui ne comptent même pas dans la bande dessinée). Était-ce vraiment la peine de faire une BD ?… J’ai ma petite idée sur la réponse à cette question.

Néanmoins, les dessins de Frédéric Bihel sont très plaisants, d’autant qu’ils changent des dessins que l’on peut croiser. J’ai beaucoup aimé ces dessins en noir et blanc, avec cette impression de croquis sur les personnages. Je pense d’ailleurs que c’est soit on aime soit on n’aime pas parce que c’est très particulier. Presque atypique. Malheureusement, cela ne suffit pas à sauver cette bande dessinée et c’en est presque dommage.

Couverture Milady

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[BD] Contro Natura

On reprend doucement les chroniques littérature avec la review d’une BD dévorée le Week-end dernier pour laquelle je n’ai pratiquement que des compliments parce que oui, il y a un tout petit mais (qui ne gâche en rien mon enthousiasme pour cette œuvre), cependant oui, je crois qu’on peut encore parler de chef d’œuvre ou de pépite. Décidément, Glénat Comics est coutumière du fait.

Contro Natura : Mirka Andolfo frappe fort avec un premier titre ambitieux

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Contro Natura raconte l’histoire de Leslie à New Roark avant que la situation ne dégénère complètement à cause des lois en vigueur dans cette ville, notamment une qui contrarie particulièrement la jeune « femme ». A son vingt-cinquième anniversaire chaque personne célibataire de New Roark se voit dans l’obligation de rejoindre le programme d’état afin d’assurer la conservation de chaque espèce via la procréation. Une sorte de site de rencontres institutionalisé et autorisé qui ne laisse pas vraiment la place aux rencontres réelles et fortuites. Le Regard voit et contrôle tout et gare à celui qui ne se conforme à la loi… Pas vraiment étonnant que Leslie ne soit pas plus enjouée à l’idée d’avoir vingt-cinq ans, d’autant que depuis un mois environ il y a aussi ce rêve récurrent aussi érotique qu’angoissant qui n’arrange pas les choses et ne présage rien de bon…

Entre Zootopie et La Ferme des animaux

Comme vous pouvez le constater avec la couverture, Leslie est un animal anthropomorphe, un cochon plus précisément. Et c’est le cas de tous les personnages de cette BD, tout le monde est anthropomorphe et doit obéir à la loi précédemment citée. Ceux qui refusent de la suivre parce qu’ils aiment un animal d’une autre espèce que la leur ou bien font preuve d’homosexualité sont appelé des « Contre-Nature » (d’où le nom de la BD). Et les « Contre-Nature » sont visiblement sévèrement sanctionnés par l’Etat, dirigé par un cochon du nom de Napoléon… Ca ne vous rappelle rien ?…

Après ce petit spoil volontaire de ma part, je pense qu’il est nécessaire de parler des deux grandes influences qui ont fait naitre cette BD ; à ce propos, il y en a sûrement d’autres que j’ai peut-être loupé mais ce sont les deux plus flagrantes alors autant en parler. La première donc, c’est Zootopie pour plusieurs raisons : pas seulement pour l’anthropomorphisme.

  • Leslie ressemble beaucoup à Judy dans le sens où elle ne se sens pas à l’aise dans la société dans laquelle elle vit. Elle se sens différente et rêve d’autre chose comme destinée que celle qui lui semble promise.
  • Le méchant de l’histoire n’est pas forcément celui qu’on croit dans les deux cas, mais vous n’en saurez pas plus ; de même que les partenaires de l’une comme de l’autre leur font former deux couples des plus détonants !
  • Et puis bien sûr, il y a l’anthropomorphisme. Je ne vais détailler ce point : les deux œuvres parlent pour elles-mêmes !…

Néanmoins, à la lecture, ce qui vous sautera aux yeux j’espère, c’est que le scénario s’appuie beaucoup sur une des œuvres phare de George Orwell, la bien nommée Ferme des Animaux, désormais un classique de la littérature paru en 1981. Que ce soient des éléments structurel de l’histoire ou simplement des petits détails glissés à l’attention du lecteur attentif, tout laisse à penser que Mirka Andolfo s’est inspirée (en bien) de George Orwell pour créer son univers propre.

 Une première histoire prometteuse malgré de petites faiblesses scénaristiques

Ce qui m’amène à évoquer la BD d’un point de vue esthétique et scénaristique. D’ailleurs, je vais commencer par dire un mot sur le scénario très rapidement. Si, de manière générale, le scénario de cette histoire tient la route et offre un univers nouveau tout en reposant sur des éléments puisés dans d’autres œuvres, il reste néanmoins quelques lacunes qui affaiblissent un peu l’histoire qui aborde pourtant des thèmes importants et forts. Certains points complexes auraient mérités plus amples explications alors qu’ils donnent l’impression d’être juste survolés par l’auteur. Cela peut peut-être destabiliser le lecteur au point de le faire abandonner sa lecture pour les moins téméraires et c’est vraiment dommage de se dire qu’il y a potentiellement des points de blocages à ce niveau dans une BD de cette qualité.

Cependant pour moi, il y a trop de points positifs pour m’arrêter sur cela. Evidemment que j’accorde de l’importance à la cohérence du récit que l’on m’offre, que ce soit dans une BD, un livre ou un film. C’est primordial pour entrer dans un univers ; et malgré quelques points qui manquent d’explications, le scénario et l’histoire de Contro Natura tiennent la route. Premièrement parce qu’on sent que l’auteur y a mis toute son énergie et sa passion et je pense que les faiblesses scénaristiques proviennent de ça. Cela ne vous est jamais arrivé de créer quelque chose, une histoire, et d’être tellement absorbé dans votre univers que tout ce que vous racontez vous parait logique et cohérent alors qu’une personne extérieure, un lecteur par exemple, aura besoin de plus de détails et d’explications pour trouver les choses cohérentes ? C’est exactement le cas de Contro Natura.

Deuxièmement, les thématiques abordées sont fortes et font réfléchir et c’est assez inattendu pour une première BD. Personnellement, c’est quelque chose que j’adore ! Mais cela implique également une grosse prise de risque : avoir placé la barre trop haute et complètement rater les autres travaux. Mais c’est quand même vachement cool d’avoir de l’ambition pour aborder des sujets importants tels que la place de l’amour dans une société hyper contrôlée, l’homosexualité, parvenir à être soi-même et la place de l’autre… Et enfin et non des moindres : les dessins. Je suis amoureuse des dessins de cette histoire qui servent magnifiquement le scénario inventé par Andolfo. Par contre, autant être franche, cette BD s’adresse à un public averti : il y a (pas mal) de sang et bon nombre de dessins érotiques voire carrément explicites. Cependant, ce n’est jamais vulgaire ; les dessins sont toujours soignés avec un travail de dingue sur les couleurs, la lumière et les ombres. Atmosphères garanties au rendez-vous.

Conclusion

Des dessins splendides et travaillés dans le moindre détail au service d’un premier scénario ambitieux et prometteur de belles choses pour la suite. Mirka Andolfo, auteur/dessinatrice italienne est définitivement quelqu’un à suivre de très près. Je ne peux que vous conseiller sa première BD, Contro Natura, qui ne vous laissera pas indifférents, j’en suis certaine !

Bande-Dessinée/Comics

[BD] Batman – White Knight

Mercredi dernier j’ai fini Batman White Knight et j’ai un peu oublié l’article qui va avec… Donc il grand temps que je me rattrape, surtout que j’ai trouvé ce comics plutôt très bien, sans être parfait non plus. L’histoire est originale et plutôt bonne malgré quelques incohérences de scénario qui m’ont dérangée ; parfois la résolution de certaines choses ou certaines actions sortent un peu de nulle part, quand elles ne sont pas cousues de fil blanc. Cependant, le scénario s’amuse à explorer un chemin encore inconnu dans l’univers et l’historique du Chevalier Noir et cela entraine des mécanismes aussi fascinants qu’inquiétants à découvrir et à analyser… Petit retour en arrière sur mes impressions de lecture.

Couverture Batman - White Knight

Nous connaissons tous l’origine de Batman, et son histoire aussi sombre que l’est son costume : l’assassinat monstrueux de ses parents, Thomas et Martha Wayne, bienfaiteurs de Gotham City, qui entraine le jeune Bruce Wayne dans une lutte sans relâche contre le crime. Dans cette croisade des temps modernes, le justicier est aidé par son fidèle majordome Alfred Pennyworth. Il est d’ailleurs considéré comme un père par Bruce, à juste titre. Mais on pourrait se poser la question de l’avenir de Batman si Pennyworth venait à disparaitre. Sans vous révéler le pourquoi du comment, c’est exactement ce qui arrive dans White Knight.

La conséquence directe c’est que Batman sombre doucement dans la folie et devient de plus en plus incontrôlable, à tel point que les alliés d’hier (Nightwing, Batgirl, l’Inspecteur Gordon…) prennent leur distances avec le Chevalier Noir. Et si Batman semble s’enfoncer dans la folie, quelqu’un d’autre semble retrouver la raison en la personne de Jack Napier, anciennement connu comme le Joker, l’ennemi juré de la chauve-souris. Ce dernier affirme avoir retrouvé ses esprits et sa raison et souhaite payer sa dette envers Gotham d’une façon plutôt inattendue pour un ancien super-criminel : Jack Napier a la volonté d’aider la ville en faisant œuvre de bienfaisance auprès des Gothamites… il deviendra le Chevalier Blanc de Gotham.

Jack Napier, le miroir opposé de Bruce Wayne.

J’ai toujours été attirée par le Joker et Harley Quinn dans les comics sur Batman. Je trouve que ce sont deux personnages tout à fait fascinants dans leurs folies. Si l’on en croit la génèse du Joker, ce dernier a été « créé » par Batman lui-même, ce qui explique qu’ils soient si souvent associés l’un à l’autre. Certes, ils s’opposent et s’affrontent constamment mais ils sont chacun le parfait miroir déformé de l’autre. Et Sean Murphy renforce encore cette idée avec cette histoire. Si vous lisez ce comics, vous vous rendrez vite compte que Jack Napier est châtain clair, qu’il est maigrichon et qu’il a la peau claire quand Wayne de son côté est un grand brun baraqué, à la peau plutôt bronzée (bien que dernier point dépende uniquement de la libre appréciation du dessinateur ; le physique varie donc d’une BD à l’autre).

Nouvelle opposition claire et nette des deux personnages sur le plan du comportement et de la personnalité ; Jack est ouvert aux autres, il est calme, posé, et réfléchi alors que Batman est tout l’inverse vous l’aurez compris. Donc je ne vais pas détaillé davantage cet aspect qui structure cette nouvelle histoire qui met une nouvelle fois en scène ce « couple mythique » dans un scénario original et brillant qui montre tout de même quelques signes de faiblesse. Bien que ces faiblesses restent acceptables, elles enlèvent de la fraicheur à un scénario pourtant novateur.

Nouveau héros, nouveau vilain ?

Eh bien, oui et non. A ce propos, c’est là que le bas blesse et cela affaibli quelque peu l’originalité de l’ouvrage ; le « nouveau » super-vilain s’appelle Neo-Joker et est une femme, ce qui est plutôt pas mal j’en conviens. Cela étant, cette Neo-Joker reste un personnage avec l’empreinte et certains codes du Joker d’origine donc à la lecture, on peut avoir l’impression que le scénariste ne s’est pas vraiment cassé la tête et a opté pour la facilité. C’est dommage, surtout avec une histoire aussi novatrice !

Autre point noir de cette BD : certains éléments de résolution qui apparaissent à la fin de la BD, lorsque tout semble rentrer dans l’ordre ; je vais être assez brève là aussi (je ne veux pas trop en révéler, histoire que vous gardiez un effet de surprise et de découverte à la lecture) mais j’ai clairement eu la sensation que certains éléments sortaient de nulle part et ne trouvaient pas d’autres explications sinon qu’il s’agit d’une nouvelle histoire de  Batman dans un presque nouvel univers et que le lecteur devait faire table rase de la mythologie de la chauve-souris concernant ces éléments précis… Ou sinon, ces éléments ne sont pas assez détaillés et une planche en plus n’aurait sans doute pas été du luxe.

Conclusion

C’est très clairement une BD à lire avec du contenu et des jolis dessins, très soignés qui collent à l’atmosphère voulu pour ce nouveau chapitre dans la mythologie de Batman et du Joker. En parlant du Joker, on en apprend beaucoup plus sur lui et sur ses motivations et c’est un vrai plus ; le comics éclaire d’un nouvel angle la relation Batman/Joker tout en tenant compte de ce qui a été fait avant. De ce fait, Batman – White Knight frôle la perfection sans pour autant l’atteindre malheureusement ; de mon point de vue, c’est la faute à un essoufflement du scénario sur des points pourtant clé comme par exemple le vilain dans cet opus. Batman White Knight, très bon comics mais peut mieux faire.

Bande-Dessinée/Comics

[BD] Klaus

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a des petites merveilles chez Glénat Comics en ce moment et je ne vais pas m’en plaindre : cela me permet d’écrire des articles pour vous partager mes découvertes. Klaus de Grant Morrison, accompagné de Dan Mora pour le dessin, est l’excellente surprise de cette fin d’année 2018. Avec les fêtes de fin d’année qui arrivent à grands pas, Klaus nous plonge dans l’ambiance en imaginant l’histoire et les origines d’un personnage pourtant connu de tous. J’ai nommé Santa Claus.

Qui est Klaus ?

Klaus, c’est un solitaire, un trappeur marginal qui vit ou plutôt survit, en compagnie d’une louve blanche prénommée Lilli et qui revient à Grimsvig pour les festivités de Yule dans le but de vendre sa viande et ses peaux de bêtes. Mais la ville a bien changée depuis sa dernière visite : les festivités de Yule sont interdites, la lumière et les jeux tout autant ; les hommes en état de travailler servent à la mine afin de réaliser les projets du tyran Magnus. A partir de ce sombre constat Klaus se fait un devoir de restaurer les fêtes de Yule et ainsi redonner la joie, les rires et le bonheur aux enfants de Grimsvig. Et cette quête le conduira un peu plus vers sa légende… 

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Une BD qui ravira votre âme d’enfant !

Faire du père Noël un des premiers super-héros que la Terre ait porté, le pari était osé pour ne pas dire dangereusement risqué… Et contre toute attente, on y croit à cette histoire de père Noël super-héros ! C’est brillant. Pari tenu donc pour Grant Morrison qui signe un scénario palpitant, émouvant et juste et pour Dan Mora qui a eu la lourde tâche d’illustrer cette histoire digne des plus beaux contes de Noël. Les dessins sont magnifiquement réalisés, tout en finesse et débordant de tendresse envers cette période qu’est l’enfance. Sans tomber dans un lieu commun, je dirais qu’il y un sens un peu plus profond vers la fin du récit qui souligne l’innocence et la bienveillance qui viennent tout de suite à l’esprit lorsqu’il est question d’enfants. A ce propos, cette lecture m’a rappelé ce dessin animé des studios DreamWorks, Les Cinq Légendes, très proche par certains aspects du dessin animé en terme de scénario et d’intrigue. De quoi ravir et enchanter votre âme d’enfant en cette période de fêtes de fin d’année !

Bande-Dessinée/Comics

[BD] Black Magick

On se retrouve pour un petit article que j’aurais pu publier à Halloween prochain mais je me suis dit que ç’aurait été dommage de passer à côté d’une si bonne série pendant un laps de temps aussi long. Donc sans plus attendre : Black Magick pour prolonger un peu l’esprit d’Halloween… et vous parler un peu du Wicca.

La Wicca, ou Wiccanisme, Kézako ?

NB : Les informations ci-dessous sont des interprétations de ce que je pense avoir compris sur le sujet, à partir de la page Wikipédia consacrée. Il se peut donc qu’il y est des approximations ou des erreurs de ma part et je m’en excuse surtout si vous pratiquez vous-même.

La Wicca est un courant religieux basé sur l’Ancienne Religion Païenne. C’est un courant lié de près à la Nature et aux animaux qui vise à une harmonie parfaite entre toutes les espèces, qu’elles soient végétales, animales ou minérales et la notion de respect y est primordiale. Plus généralement, on parle de sorcellerie mais pas celle présente dans Harry Potter ; une sorcellerie faite de rites et d’incantations, comme présentée dans The Chilling Adventures of Sabrina (j’ai oublié le titre français de la série…). Ces membres, les wiccanes et les wiccans sont donc respectivement sorcières et sorciers plus ou moins puissants selon leurs années de pratique, se réunissent parfois en covent. Chose importante, la Wicca sert uniquement le Bien dans une optique de protection et de défense.

Etymologiquement le terme wiccacraeft (sorcellerie en vieil anglais) a donné witchcraft en anglais. En vieil anglais Wicca désignait le sorcier alors que sorcière était désigné par Wicce, qui a finit par donné le terme actuel Witch mais j’arrête avec mes histoires d’étymologie anglophone et je me recentre sur le sujet principal : la BD.

Black Magick – série en cours (2 Tomes parus)

Greg Rucka (scénario) et Nicola Scott (Dessin) signent un petit bijou avec une atmosphère captivante et pour cause : le personnage principal est une femme, policière badass de surcroit, les dessins sont magnifiques et les couleurs ou plutôt, l’utilisation de la couleur est très bien pensée, ce qui rend la BD encore plus originale qu’elle ne l’est déjà ! Sans oublier une histoire haletante, bien entendu…

Dans le détail ça donne ceci : nous suivons l’histoire de Rowan Black, flic à Portsmouth et descendante d’une puissante lignée de Wiccanes, les Black. Une nuit, son équilibre pourtant bien caché et bien protégé vacille alors qu’elle est obligée d’interrompre une séance avec les membres de son covent parce qu’une urgence professionnelle l’attend à l’autre bout de la ville… Wiccane ou flic il faut choisir ! Cependant, Rowan Black s’aperçoit bien vite que cette nouvelle enquête pourrait bien être la dernière : il semblerait que quelqu’un connaisse la double identité de Rowan… La question est de savoir qui, avant qu’il ne soit trop tard !…

 

 

En plus de tous les points positifs listés plus hauts, chaque tome se finit sur une note de suspense incroyable, un bon cliffhanger en somme. En fait, c’est presque comme une série (avant l’ère Netflix) et le fameux TO BE CONTINUED… ; je comprends les lecteurs de cette série maintenant. Il faut savoir qu’il y a eu 10 mois entre le premier et le deuxième tome – je sens que l’attente pour le troisième tome va être longue…

En attendant, jetez-vous sur les deux tomes déjà parus : Réveil et Passé recomposé. Vous ne le regretterez pas !