Spécial Halloween

Si jamais vous ne savez pas comment occuper votre soirée de demain, voici quelques suggestions de lectures ainsi qu’un film pour célébrer l’esprit d’Halloween.

Special Halloween

Si vous êtes comme moi, Halloween vous évoque forcément un ou plusieurs genre cinématographique et ceux qui me connaisse savent que je porte un amour presque sans bornes pour Tim Burton et son univers si particulier et reconnaissable entre mille. J’aurais pu choisir L’Etrange Noël de M. Jack ou encore Les noces funèbres, cependant mon choix cinématographique pour cette année s’est porté sur Sleepy Hollow, la légende du cavalier sans tête.

Sleepy Hollow, la légende du cavalier sans-tête

L’œuvre cinématographique est librement adaptée de la nouvelle « La légende de Sleepy Hollow » (autres titres : « La légende du cavalier sans tête » ou « La légende du Val dormant ») écrite par Washington Irving et publiée en 1820 dans le recueil intitulé The Sketch Book of Geoffrey Crayon, Gent (en français Essais et Croquis).

Pour en revenir au film, celui-ci raconte l’histoire de Ichabod Crane, jeune inspecteur new-yorkais de 24 ans qui arrive à Sleepy Hollow en 1799 pour enquêter sur la mort de trois personnes que l’on a retrouvé décapitées et dont la tête a disparue. Plusieurs notables du village pensent que le responsable de ces crimes atroces serait en fait un mercenaire mort pendant la Guerre d’Indépendance, revenu des enfers dans le seul but de faucher des têtes pour retrouver la sienne.

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De quoi frissonner devant votre télé ! Même si l’ambiance y est, avec une atmosphère glauque et gothique chère au réalisateur, le film ne vous fera pas faire de cauchemar. De plus, certains effets spéciaux commencent à dater et se remarquent presque tout de suite puisque le long-métrage est sorti en 1999. Cependant, c’est une bonne occasion pour revoir les excellents Michael Gambon et Christopher Walken en plus de Johnny Depp, à l’époque où il faisait encore de bons films… Mais c’est un autre débat !

La triste fin du petit Enfant Huitre et autres histoiresCVT_La-triste-fin-du-petit-Enfant-Huitre-et-autres-his_1821[1]

Tim Burton toujours. En littérature cette fois. Je vous propose de plonger dans les mots du réalisateur à travers un recueil de poésie La triste fin du petit Enfant Huitre et autres histoires paru en 1999 également. On y retrouve l’univers et la poésie mélancolique et parfois désopilante de Tim Burton. L’intérêt se trouve aussi dans les dessins et les croquis (réalisés par l’auteur lui-même) qui accompagnent les textes. L’ouvrage se lit en quelques heures à peine et c’est une introduction ou une conclusion parfaite à une soirée Tim Burton !

 

 

La louve et la croix

livre-la-louve-et-la-croix[1].jpgSi Tim Burton ce n’est pas franchement votre tasse de thé, je peux vous proposer le roman Fantasy La Louve et la croix de S.A. Swann. Par où commencer ?… Très bonne question lorsque qu’un livre vous tombe littéralement des mains ! Personnellement, je n’ai pas du tout accroché malgré de très bons arguments sur le papier puisque le roman se passe au temps des Templiers, qu’il y a des loups garous et le roman s’inscrit dans la lignée de George R. R. Martin et de son Trône de Fer… Malgré tout cela, ce livre est à comptabilisé dans mes lectures inachevées. Cependant, je vous laisse la quatrième de couverture des fois que vous voudriez tenter l’aventure…

 

An de Grâce 1221

Au cœur des Carpates, frère Semyon von Kassel, chevalier de l’ordre, court comme s’il avait le diable aux trousses. Une bête mi-homme mi-loup a décimé ses compagnons. Grâce à lui, l’Eglise va en faire une arme à son service pour terroriser les païens. Or l’un de ces loups garous, une fille nommée Lilly, réussit à s’échapper et trouve refuge auprès d’un paysan qui fera tout pour la protéger des Templiers… mais aussi d’elle-même. Car si le jeune homme ne parvient pas à percer les ténèbres de son âme, il sera sa prochaine victime…

[Contemporain] Et que le vaste monde poursuive sa course folle

Couverture Et que le vaste monde

Rien que le titre devrait vous donner envie de le lire. C’est d’ailleurs la seule et unique raison qui m’a poussé à acheter ce livre quand je suis tombée par hasard dessus. Petite plaisanterie à part, il est quand même moins facile à lire que Les saisons de la nuit pour des raisons que je vais détailler plus bas. Mais dans l’ensemble, c’est un bon livre et j’ai passé un agréable moment de lecture.

Et que le vaste monde poursuive sa course folle

C’est d’abord l’histoire de gens qui se croisent sans forcément se connaître, dont les destins se croisent ou se croiseront au fil des pages, au fil des histoires. Encore une fois, Colum McCann s’arrête sur des personnages qu’il façonne dans le détail et avec précision et qui ne mériteraient sans doute pas toute cette attention si ce n’était pas cet auteur qui les décrivait. Pas de sans-abris cette fois, mais un funambule, des prostituées, un « moine » en plein doute de ses croyances, la guerre du Vietnam avec son lot de morts inutiles et les familles endeuillées qui continuent de vivre malgré le manque, malgré l’absence… Je pourrais encore allonger la liste de toutes ses histoires qui se croisent et se décroisent mais mon article n’aurait plus d’utilité.

L’auteur s’adapte à l’histoire qu’il raconte et c’est appréciable mais aussi très déstabilisant. Je n’ai pas trouvé que c’était un livre facile à lire dans le sens où je ne suis pas rentrée directement dans le roman ; les 80 premières pages ont été un calvaire pour moi et puis passé ce cap, tout est allé mieux et j’ai pu poursuivre ma lecture assez tranquillement. Cela dit, cette technique de changer de point de vue selon le chapitre rend le roman inégal et certains chapitres semblent interminables alors que d’autres aussi longs voire plus, se lisent tout seul. C’est un peu regrettable et j’ai dû lutter contre l’envie de lire certains chapitres en diagonale, une ou deux fois. Mais je ne l’ai pas fait parce que quoiqu’il en soit, Colum McCann arrive à rendre une situation anodine ou terrifiante, poétique et c’est une chose que j’adore chez cet auteur. A mon sens, c’est un livre qu’on lit aussi et surtout pour son atmosphère, en l’occurrence ici celle de New York.

« Il avait raté le spectacle et s’en mordait les doigts. Loupé de quelques minutes, voire de quelques secondes. Il avait pris le taxi jusqu’au Palais. Le chauffeur était noir, maussade, il faisait gueuler son autoradio, la voiture sentait la marijuana. Ca devenait écœurant à force, impossible de se véhiculer proprement dans cette ville. Une musique de rastafari sur le lecteur de cartouches. Un type l’avait déposé à l’arrière du bâtiment. Passant devant les bureaux du procureur, Soderberg s’était arrêté à la porte latérale, à cornières, réservée aux juges – seule concession qu’on leur ait faite, pour qu’ils ne se retrouvent pas mêlés aux gens ordinaires. »

Colum McCann, Et que le vaste monde poursuive sa course folle, p.341, ed. 10/18. 2009

Les petites fées de New York

Il arrive que l’on trouve des pépites en fouillant au milieu d’un tas de livres « à donner », ce livre n’en fait pas partie, j’en ai peur. Quoiqu’il en soit, pour la petite histoire, ma mère voulait se séparer de ce livre parce qu’elle n’était pas entrée dans l’univers de l’auteur et j’ai vu ce livre, avec d’autres dans de grands sacs plastiques. Ces livres, je les ai sorti de leurs sacs, j’ai regardé leurs titres et les résumés au dos de chacun et donc, parmi ces livres se trouvait Les petites fées de New York de Martin Millar, auteur écossais.

Très sincèrement, j’ai pensé que ce livre pourrait me plaire, étant plus adepte de merveilleux et Fantastique que ma mère. En plus, pour ne rien gâcher l’histoire se déroule à New York et le résumé au dos était plutôt engageant :

Morag MacPherson et Heather MacKintosh, deux petites fées écossaises ayant quitté précipitamment leur terre natale, et fraichement à New York, découvrent un monde qu’elles n’auraient jamais pu imaginer : un monde où les sans-abris meurent dans l’indifférence générale, un monde où les gens ont à peine de quoi payer leur logement, un monde qui n’a, tout de même, pas l’air de tourner bien rond. Mais plus elles vont vouloir changer les choses et aider Dinnie et Kerry, deux humains qu’elles ont rencontrés à leur arrivées plus ce sera… pire !

Les petites fées de New York, Martin Millar, Quatrième de couverture, ed. FolioSF

 Que dire ? Malheureusement pas grand-chose. Je ne vais pas « descendre » ce livre parce que je n’en ai pas lu assez pour se faire (53 pages très exactement). Toutefois, ce que je peux vous dire c’est que la lecture de ces cinq premiers chapitres n’a provoqué aucune émotion chez moi. Je tournais les pages mais j’étais toujours à mon bureau, dans ma chambre.

Couverture Les petites fées de New York

En bref, c’est un livre qui m’est hermétique. Je ne sais pas si cela peut s’expliquer parce qu’au final, Martin Millar est un auteur que je ne connaissais pas avant de mettre les mains sur ce livre. Peut-être que je n’avais pas les bonnes clés de lecture… En tout cas, j’espère que cet article vous donnera la curiosité d’aller y jeter un œil, et peut-être le lire.

[V.O] Le ver à soie

Vous vous souvenez peut-être de mon article sur L’appel du coucou de Robert Galbraith. Après le coucou, voici le ver à soie qui donne son nom à ce nouveau volume de la série (The Silkworm en anglais). S’il était permis d’être dubitatif malgré le succès du premier volume, avec Le ver à soie, J. K. Rowling confirme l’essai avec brio.

Couverture The Silkworm

On retrouve donc avec grand plaisir Cormoran Strike, accompagné de Robin Ellacot, sa jeune secrétaire et associée huit mois après les évènements du premier tome. Même si leur situation a un peu évoluée, Strike est toujours obligé de mener des filatures pour ses clients fortunés qui soupçonnent conjoints ou conjointes d’adultère. Mais arrive l’épouse d’Owen Quine, très inquiète car son mari a disparu et elle demande donc l’aide du détective pour le retrouver. Cela dit, la quatrième de couverture présente les choses de manière bien plus alléchante.

Owen Quine, écrivain célèbre, a disparu. Il venait d’achever son dernier manuscrit – un sulfureux roman à clés qui dresse le portrait au vitriol de son entourage. De quoi inquiéter bon nombre de personnalités en vue… C’est ce que pressent le détective privé, Cormoran Strike, chargé de l’enquête. Qui aurait intérêt à ce que Quine soit réduit au silence ? Lorsque Strike retrouve le cadavre de l’auteur, assassiné selon un rituel particulièrement atroce, il comprend qu’il a affaire à un tueur impitoyable, tel qu’il n’en encore jamais rencontré dans sa carrière.

Le ver à soie, Robert Galbraith, Quatrième de couverture, ed. Le livre de poche, 2015

Ayant commencer la série en langue originale, j’ai continué en toute logique et quel bonheur ! L’intrigue et la langue sont complexes dans la mesure où chaque personnage à son propre physique, sa propre voix. Cependant le style d’écriture reste simple et compréhensible. C’est un livre que l’on a du mal à lâcher plus l’enquête avance ; relativement plus sombre et plus glauque que le précédent, ce livre m’a offert la satisfaction de trouver le meurtrier en même temps que le détective au grand cœur malgré son air renfrogné et bourru, auquel je me suis grandement attachée.

[Revue littéraire] America 2/16

Revue America_ 2

Disponible depuis le 28 juin dans toutes les bonnes librairies et chez les marchands de journaux, le numéro 2 de la revue America présente une autre Amérique : une Amérique joyeuse et motivée pour tenter de faire bouger les lignes. Le concept est toujours le même avec toujours ce fil rouge conducteur qui est : quel est le rôle de l’écrivain et celui de la littérature dans un monde en crise ?

 Ce nouveau numéro, joliment intitulé « Trump, la Maison flanche » contient une longue interview de Don DeLillo ainsi qu’un extrait exclusif de son prochain roman Zero K, un moyen idéal pour découvrir ou redécouvrir cet auteur. Même si tout est très bien écrit, ce n’est pas la littérature qui m’attire le plus mais il en faut pour tout les goûts.

Heureusement pour moi, j’ai trouvé mon bonheur dans la section des enquêtes et des reportages de ce mois-ci. J’ai d’ailleurs décidé de vous parler des deux reportages qui m’ont le plus plu en quelques mots pour ne pas vous gâcher le plaisir de la lecture si jamais vous aviez envie d’y jeter un œil. Les deux reportages font tous deux une quinzaine de pages et sont très bien écrit, facile à lire.

La Californie : bastion avancé de la résistance

C’est un reportage de Sylvain Cypel qui montre comment et par quels moyens concrets les Etats les plus progressistes peuvent espérer contrer les ambitions de Donald Trump pour le pays, au niveau législatif et surtout au niveau local. Comme le nom de l’article l’indique, le journaliste s’est focalisé sur l’Etat de Californie, fer de lance de ce mouvement de contestation actif et pragmatique, qui compte au niveau législatif certaines des lois les plus progressistes du pays tout entier.

J’ai aimé cet article parce qu’il souligne les points positifs de certaines actions ainsi que la bonne humeur et la motivation des habitants croisés sans oublier de parler des quelques points négatifs ou du moins sensibles de cette mobilisation. On perçoit vraiment qu’il y a des raisons d’espérer et que tout n’est pas définitivement perdu pour les Etats-Unis.

Crim’ City

Le deuxième reportage est de Philippe Coste et nous emmène à Newburgh, New York. J’ai vraiment eu un coup de cœur pour cet article extrêmement bien écrit ; les premières lignes donnent l’impression d’être plongé dans un thriller ou un roman policier et c’est très agréable.

Ce reportage fait la lumière sur l’Amérique que le Président méprise : les minorités, en particulier les Noirs et les Latinos. La criminalité et la misère sont le quotidien des habitants de cette petite ville a une heure de Manhattan, qui a pourtant connu une période plus faste, mais qui fut laissée à l’abandon et qui peine à remonter la pente depuis. De plus, cet article retrace l’histoire des Etats-Unis à l’échelle d’une ville « de province » et c’est très intéressant. Le dernier point qui fait que ces quelques pages valent le détour, ce sont les photos absolument magnifiques (en noir et blanc) qui illustrent le reportage.

 

En bref…

America vous donne aussi des conseils de lecture pour l’été, Laurent Gaudé signe un texte absolument époustouflant et magnifique sur le fil barbelé et son inventeur, un petit entretien avec Coulson Whitehead nous donne envie d’avoir d’ores et déjà son roman Underground Railroad entre les mains (un extrait est à lire en exclusivité dans la revue, page 135), Joël Dicker nous embarque « Into the Wild » à Yellowstone… entre autres choses passionnantes !

[Classique US] Tendre est la nuit

Presque un mois après avoir commencé ce livre, je l’ai enfin terminé. Petit retour sur ma lecture de ce classique américain de Francis Scott Fitzgerald, une des figures emblématiques de la « Lost Generation » ou « Génération perdue ».

La Génération perdue : Kézako ?

Pour comprendre Tendre est la nuit, il faut prendre en compte le contexte historique global dans lequel s’inscrit le roman. Et ce contexte prend en compte le mouvement littéraire cité ci-dessus. Mais qu’en est-il exactement ?

On doit cette formule à Gertrude Stein (1874-1946) qui écrit à Ernest Hemingway : « C’est ce que vous êtes. C’est ce que vous êtes tous… tous ces jeunes gens qui ont servi pendant la Guerre. Vous êtes une génération perdue. » Ce dernier se servira de l’expression comme épigraphe dans son roman Le soleil se lève aussi (The Sun Also Rises) en 1926.

Ce mouvement littéraire et sociologique dépeint la société américaine de l’entre deux guerre qui a perdu ses valeurs : le rêve américain semble s’essouffler et beaucoup de gens ne trouvent plus leurs repères dans un pays en pleine mutation sociale mais aussi morale, notamment certains écrivains et artistes (questionnement sur la perte d’identité entre autres). Il faut également noter que certains de ces auteurs ont été mobilisés pendant la Guerre et sont partis sur le champ de bataille, d’autres ont simplement été mobilisés et sont partis en formation mais n’ont pas eu le temps et la « chance » de faire leur preuves : Les Etats-Unis sont entrés en Guerre en 1917 et la Guerre s’est soldée par l’armistice, quelques mois plus tard en 1918. Quoiqu’il en soit ces deux expériences ont laissé des traces et si l’on devait retenir un seul point commun à tous ces auteurs, c’est qu’ils décrivent tous un certains désenchantement du monde avec le style qui leur est propre.

Tendre est la nuit de F. S. Fitzgerald

Couverture Tendre est la nuit

Le roman tire son titre du poème Ode à un rossignol, de John Keats (poète anglais). L’histoire se divise en trois partie et raconte l’histoire d’amour de Dick et Nicole à travers les yeux émerveillés de Rosemary, jeune actrice américaine en vacances sur la Côte d’Azur avec sa mère après le tournage d’un premier film qui a eu un succès retentissant. Tout est parfait chez eux : de leur enfants jusqu’à leurs bronzages en passant par les gens qui gravitent autour d’eux… Tout est source d’émerveillement pour la jeune Rosemary qui connaît si peu de choses du monde. Seulement ce couple uni et d’apparence parfaite cache un secret qui rend Dick et Nicole potentiellement fragiles…

L’œuvre est largement autobiographique et s’inspire de la vie de l’auteur mais j’ignore dans quelles proportions. En tout cas le livre est composé de trois parties qui suivent un cheminement bien précis et où l’on retrouve les thèmes de prédilection de Francis Scott Fitzgerald et plus généralement, ceux du mouvement littéraire dont il fait partie. En effet, nous retrouvons cette opulence et ce rythme tourbillonnant qui dénote un monde parfait, idéal où les apparences et les fêtes sont reines. Puis il y a un glissement, à peine perceptible au début, qui prend de plus en plus de place dans les parties suivantes. Les fêtes ont perdues de leur superbe, les personnages s’enfoncent doucement dans la mélancolie et la nostalgie voulant se raccrocher à certains fantômes du passé, parfois avec un effet de vase communicant. Cette mélancolie romantique dresse le portrait d’un homme, Dick, profondément désenchanté dans un monde qu’il peine à reconnaître plus les années passent et qui pourtant, fait tout son possible pour donner le change en société.

« […] Mais il [Dick] comprenait également, que, après quarante ans, ce n’est qu’à travers ses divers éléments qu’une vie devient évidente. Son amour pour Nicole, son amour pour Rosemary, son amitié pour Abe North ou pour Tommy Barban, dans ce monde de l’après-guerre, qui avait volé en éclats : c’était chaque fois le même phénomène. Un être s’attachait si étroitement à lui qu’il devenait cet être même. Comme s’il n’y avait aucun choix possible. Comme s’il fallait tout prendre ou tout rejeter en bloc. Comme si, jusqu’à la fin de sa vie, il était condamné à se charger de certains êtres et de leur personnalité, à n’être complètement lui-même qu’autant qu’ils étaient complètement eux-mêmes. Ce qui mettait en jeu un certain principe de solitude : tellement facile d’être aimé, tellement difficile d’aimer. »

Tendre est la nuit, Francis Scott Fitzgerald. « Livre Trois, 2 » p.327. Le Livre de Poche (2011)

 

Sources : Mes Cours de littérature américaine en Licence, Wikipédia sur la « Génération perdue » (anglais) + Liste des auteurs considérés comme faisant partie du mouvement (anglais).

[Contemporain] 13 raisons

Vous avez sûrement entendu parler de ce livre ou si vous êtes un assidu de Netflix, de l’adaptation en série. J’ai décidé de comparer les deux en soulignant à mon sens, les points forts et les points faibles (s’il y en a) de chacun pour savoir si l’un l’emporte sur l’autre et pourquoi.

13 raisons, le livre.

Couverture 13 raisons

Autant être clair dès le début : c’est un livre que je n’ai pas lâché du début à la fin. J’ai lu les 276 pages du roman en 2 jours la semaine dernière. Dans l’ensemble l’intrigue se tient et est malheureusement tout à fait réaliste concernant certaines choses, pour d’autres c’est plus discutable mais je vais y revenir.

Pour moi, le point fort principal du livre réside essentiellement dans son intrigue. Le quotidien de Clay Jensen vole en éclat lorsque qu’il trouve une boite à chaussures contenant 7 cassettes audio (toutes numérotées de 1 à 13) quand il rentre du lycée. D’abord curieux, il ouvre le paquet et cherche comment écouter les cassettes puis c’est le coup de tonnerre quand il se rend compte que c’est sa camarade de classe Hannah Baker (qui s’est suicidée) qui les a enregistrées ; elle y mentionne 13 raisons qui ont de près ou de loin influencer son geste… Clay retrace alors avec elle les derniers mois de sa vie en se laissant porter par cette voix parfois heureuse, parfois triste mais souvent blessée et souvent résignée.

C’est un point fort parce que l’intrigue est construite comme un thriller ou un roman policier : au fur et à mesure que l’on avance, on a envie de savoir quelles sont ces 13 raisons et pourquoi elles figurent sur ces cassettes. De ce point de vue, le livre est très réussi et tient ses promesses. L’autre point fort, ce sont les thèmes abordés par Jay Asher qui sont malheureusement d’actualité, notamment chez les jeunes, public visé en premier lieu par l’ouvrage. Le suicide bien sûr, mais aussi et surtout le harcèlement moral et physique que subissent certaines personnes au lycée ou en dehors avec un focus sur les filles puisque le personnage principal de l’histoire est une ado de 17 ans, poussée à bout à cause de tout un tas de facteurs différents.

Malheureusement pour le livre de Jay Asher, il y a quelques points faibles qui découlent de ces points forts. Le premier étant bien sûr que ce n’est pas un livre tout public et qu’il faut absolument que le lecteur soit un lecteur averti. Il faut avoir du recul et un sens critique développé pour ne pas se retrouver « coincé » et submergé par ses émotions. Cependant, ce n’est pas vraiment un point faible puisqu’il suffit d’en être conscient et de ne pas lire n’importe quoi à n’importe quel âge. L’autre point faible du roman qui est cette fois plus problématique, c’est qu’il s’agit d’un huis clos entre adolescents qui se déroule sur une fin de journée/nuit. Cela m’a vraiment choquée parce que les problèmes et les thèmes abordés sont vraiment trop importants pour que les adultes soient mis de côté et n’interviennent pas plus… Après, qu’ils comprennent ou pas ce qu’il se trame c’est autre chose mais dans le livre en tout cas, les adultes sont quasiment inexistants et cela enlève grandement au réalisme selon moi, même si je comprends que le narrateur soit un ado avec ses problèmes. On a le point de vue équivalent mais normalement, ce n’est pas comme ça dans la réalité.

13 Reasons Why: la série.

Et la série dans tout ça ? Pour sûr un coup de maitre de Netflix. A l’heure où j’écris ces quelques lignes, j’en suis la moitié ou peut-être un petit peu plus. Voilà donc mon ressenti sur la série, tout en ayant lu le livre avant.

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Premièrement et j’insiste dessus, ce n’est pas une série « Tout Public » et les scénaristes, producteurs et acteurs le soulignent également. Les thèmes abordés sont exactement les mêmes que dans le livres à la différence près que les mots sont remplacés par des images et que les images, par définition, retiennent plus l’attention que les mots, aussi violents soient-ils. Donc si vous vous sentez fragile psychologiquement, cette série n’est pas recommandée. De plus, je pense sincèrement que cette série n’est pas adaptée pour le « Binge watching » (phénomène qui consiste à regarder une saison ou plus en un minimum de temps) parce qu’il faut prendre le temps d’assimiler ce qu’il s’y passe pour en parler à quelqu’un si besoin. Personnellement, je n’en ai pas besoin et comme je suis loin d’être une adepte du « Binge watching », je crois que je ne crains rien.

Paradoxalement c’est un des points forts de la série : parvenir à aborder ces sujets, habituellement tabous en les rendant authentiques et sans tomber dans d’abominables clichés ou raccourcis qui enlèverait de sa puissance à la série. L’équipe s’est entourée de spécialistes afin de retranscrire le plus fidèlement possibles les différentes situations jusqu’à créer parfois un sentiment de malaise chez le spectateur. Cela se ressent mais encore une fois, le livre comme la série s’adresse à un public averti.

Autre point fort : les personnages. Bien entendu, on retrouve les mêmes que dans le livres, voire d’avantage puisque les parents de certains protagonistes sont clairement présents et remarquable. A ce propos, on retiendra la performance de Kate Walsh qui joue Olivia Baker, la mère d’Hannah. S’ils sont plus nombreux, ils sont aussi plus étoffés et c’est appréciable, même si on avait une vague idée du caractère de chacun dans le livre, tout devient plus net avec la série. Je ne peux pas trop me prononcer sur le physique des personnages puisque dans le livre, la description des différents protagonistes est très succincte voire inexistante à l’exception de deux ou trois traits de caractères ; ce n’est pas le but du livre de toute façon.

Le dernier point fort, c’est la cohérence temporelle. Dans le livre Clay Jensen arrive à écouter les 13 cassettes en une nuit, le tout en se baladant dans différents coin de la ville pour se rendre dans des lieux stratégiques de l’intrigue. Pas très cohérent tout ça mais à vrai dire, cela ne m’a dérangé lors de la lecture ; c’est seulement lorsque j’ai commencé la série que je me suis rendue compte du problème. Les scénaristes ont rétabli une temporalité cohérente avec l’action et c’est bien mieux comme ça. D’ailleurs pour les plus curieux, la série fait référence à cela avec beaucoup d’autodérision dans l’épisode 3.

Sinon évidemment, même avec des points forts, toute série a des points faibles. On peut d’abord considérer ou non, le fait que la série s’adresse à un public averti comme un point faible. J’ai lu quelques articles sur le sujet mais à vrai dire, je ne vois pas en quoi cela représente un point faible puisque les scénaristes, les producteurs (Selena Gomez en tête) et les acteurs ont bien précisés que la série ne s’adressait pas à n’importe qui et il me semble qu’il est important d’aborder certains de ces sujets pour faire réagir. Je reconnais malgré tout que je suis à cent lieues d’imaginer ce qui se passe dans la tête d’une victime de harcèlement mais je suppose que c’est déjà bien de pouvoir aborder le sujet d’un moyen ou d’un autre.

Un autre point faible c’est que la série, malgré les points forts cités ci-dessus, a du mal à démarrer et le spectateur n’embarque malheureusement qu’au bout de plusieurs épisodes. Personnellement, j’ai oublié de regarder l’heure au bout du 5ème épisode.

Dernier point que je range dans les points faibles pour le moment mais j’espère que l’avenir me contredira : le nombre de saison. Je n’ai pas encore fini la saison 1 mais je sais que Netflix a reconduit la série pour une saison et ça me fait peur… parce que je n’ai pas envie que la série soit dénaturée d’une manière ou d’une autre. D’autant que comme je le disais plus haut, c’est un huis clos entre adolescents un peu comme sur le mode de Pretty Little Liars qui est aussi une série visant un public adolescent. Série qui dure encore je crois, bien qu’elle arrive à sa fin. Je fais le parallèle entre les deux, justement parce que j’ai décroché de Pretty Little Liars parce que trop longue et trop répétitive (à mon goût) et je crains que 13 Reasons Why ne suive malheureusement le même chemin. Donc j’espère sincèrement que les scénaristes sauront s’arrêter au bon moment avec une fin adéquate et optimiste, et que les fans de la série quant à eux, sauront se montrer raisonnables.

Alors : livre ou série ?

Bien entendu, le livre et la série sont deux choses complémentaires et j’aime bien les séries en plus de la lecture mais pour cette fois, je vais rester avec l’œuvre de départ : le livre donc. Pas parce que l’adaptation est mal faite ou quoi que ce soit de négatif, c’est même plutôt le contraire. Je suis facilement impressionnable donc je pense pouvoir dire que la série n’est pas pour moi. A tel point que je ne suis pas sûre d’aller au bout de la première saison, et je ne veux pas m’infliger des cauchemars inutilement.

L’avantage avec le livre, c’est que même si l’on comprend l’atrocité des évènements qu’a vécu Hannah, cela reste très vague et ouvert à une interprétation plus ou moins trash des choses alors que justement, la série met en image ce vague et ce sentiment de flottement, ce qui peut accentuer le malaise du spectateur mais c’est le but des images dans une série comme celle-ci.

Et vous plutôt livre, plutôt série ?

[V.O] [Classique US] Le Vieil homme et la mer

En cette chaude après-midi, pour ne pas dire suffocante, où l’on ne peut pas faire grand-chose à part descendre des litres d’eau et se plaindre de la chaleur, la meilleure activité est encore la lecture, un verre d’eau fraiche à porter de main à défaut d’un thé glacé.

Ernest Hemingway a écrit ce court roman (ou nouvelle) en 1951 à Cuba. L’œuvre est publiée l’année suivante. Hemingway est alors considéré comme l’un des auteurs majeurs de la littérature américaine, au même titre que Melville ou Faulkner, grâce à cette dernière. Il reçoit d’ailleurs le Prix Pulitzer en 1953 et le Prix Nobel de littérature en 1954, consécutivement à la parution du livre. C’est aussi le dernier livre que l’écrivain a fait publié de son vivant et c’est sans conteste son œuvre la plus connue, encore aujourd’hui.

L’histoire est celle de Santiago, un vieil homme, pêcheur expérimenté et de sa lutte contre les éléments pour ramener dans son village, un marlin d’une taille et d’un poids extraordinaires (et non un espadon comme le laisse entendre une erreur dans la traduction française) pour briser une soi-disant malédiction de pêche que lui prêtent les autres habitants de son village.

Couverture The Old Man and the Sea

C’est sûrement un des meilleurs livres que j’ai relu cette année. Bien sûr j’ai buté sur quelques mots relatifs à la pêche ou aux espèces marines (mais la plupart reste compréhensibles puisque les noms sont transparents d’une langue à l’autre). La langue est très belle et apparaît authentique avec l’ajout de quelques mots espagnol et cubain. L’ensemble est très poétique et très agréable à lire : on se laisse porter au fil du courant en même temps que l’on assiste à la lutte à mort entre l’homme et le poisson. Une lecture rafraichissante pour l’été !

[Classique] Journal d’Anne Frank

Une relecture d’un Classique. Un classique que j’ai eu beaucoup de mal à finir parce que je l’ai posé dans un coin, fait autre chose entre temps et résultat des courses : j’ai eu un mal fou à le reprendre pour finir ma lecture pour présenter cet article… J’ai fait plus ou moins ce qu’il ne faut jamais faire avec livre : le poser en ce disant qu’on le reprendra plus tard, de toute façon. Il ne faut vraiment pas faire ça, même avec un Classique que l’on a déjà lu et que l’on veut relire.

 

Couverture Journal d'Anne Frank
Le Journal d’Anne Frank, éd. Le livre de poche

 

Je ne savais pas trop comment présenter cet article puisque ce livre est tellement classique que tout le monde connaît l’histoire de cette adolescente juive et de sa famille, victimes de la barbarie nazie et devenue bien malgré elle un des symboles de cette période atrocement sombre de l’Histoire mondiale. Nous avons tous lu au moins un extrait du Journal pendant notre scolarité, au collège ou au lycée pendant les cours de Français ou d’Histoire.

Donc je suis partie de cet écrasant constat et je me suis dit qu’il fallait que je trouve quelque chose de plus original à faire que de vous écrire pourquoi j’ai apprécié ma relecture du Journal en vous listant certains des thèmes abordés et pourquoi ces thèmes-là trouvent un écho chez moi. Cette démarche n’a pas beaucoup d’intérêt avec un livre comme celui-là… et puis j’ai réfléchi et j’en suis venue à une conclusion : c’est un livre qu’on lit en diagonale ou en entier pendant sa scolarité et puis après, le livre part un peu aux oubliettes mais on l’a lu, c’est déjà bien. Sauf qu’on ne s’en souvient pas forcément et quand je dis ça, je veux dire dans le détail (ce qui était mon cas). C’est pourquoi j’ai eu envie de faire un article pour vous donner envie de vous replonger dans cette vie et ce destin brisé par la guerre. Pour ce faire, j’ai sélectionné des extraits du Journal, ceux qui m’ont le plus bouleversée, amusée, touchée ou simplement le plus fait sourire.

Notez que mon édition du livre ne correspond peut-être pas à la vôtre et que donc, certaines pages peuvent différées au niveau du texte et de la pagination.

L’extrait qui m’a le plus amusée : pp. 69-70

PROSPECTUS ET GUIDE DE L’ANNEXE

Etablissement spécialisé dans le séjour temporaire des juifs ou assimilés. Ouvert toute l’année. Cadre plaisant, calme et boisé en plein cœur d’Amsterdam. Pas de voisinage immédiat. Desservi par les lignes de tram 13 et 17, accessible également en voiture ou à bicyclette. Ou à pied, dans certains où les autorités allemandes n’autorisent pas l’usage de ces moyens de transport. Appartements et chambres meublés ou vides, disponibles en permanence, avec ou sans pension.

Loyer gratuit.

Cuisine diététique, sans matière grasse. […] 

Celui qui m’a le plus bouleversée : p. 111

Lundi 19 juillet 1943

Chère Kitty,

Dimanche, le quartier nord a subi un bombardement très dur. Les destructions doivent être effroyables, des rues entières sont en ruine et il faudra encore beaucoup de temps pour dégager les gens ensevelis. Jusqu’à présent, il y a deux cents morts et des blessés sans nombre ; les hôpitaux sont pleins à craquer. On entend parler d’enfants qui cherchent le corps de leurs parents dans les ruines fumantes. J’en ai des frissons, quand je repense à ce grondement étouffé et trépidant dans le lointain que nous ressentions comme un signe annonciateur de l’anéantissement.

Celui qui m’a fait sourire : pp. 141-143

Jeudi 11 novembre 1943

Chère Kitty,

J’ai trouvé un bon titre pour ce chapitre : « Ode à mon stylo-plume », In memoriam. Mon stylo-plume a toujours été pour moi un objet précieux ; je lui vouais le plus profond respect, surtout en raison de sa pointe épaisse, car je ne peux écrire tout à fait proprement qu’avec des pointes épaisses. […]

[…] De la plume en or, il ne restait plus rien. « Elle a dû fondre sur une des pierres réfractaires », avança Papa. Il me reste une consolation, même si elle est maigre, mon stylo a été incinéré, comme je veux l’être plus tard.

Bien à toi,

Anne.

Celui qui m’a le plus touchée : p 195

[…] L’amour, qu’est-ce que l’amour ? Je crois que l’amour est quelque chose qui au fond ne se laisse pas traduire en mots. L’amour, c’est comprendre quelqu’un, tenir à quelqu’un, partager bonheur et malheur avec lui. Et l’amour physique en fait partie tôt ou tard, on a partagé quelque chose, on a donné et on a reçu, et ce, que l’on soit marié ou non, que l’on ait un enfant ou non. Que l’on ait perdu son honneur, peu importe, si l’on est sûr d’avoir à côté de soi pour le reste de sa vie quelqu’un qui vous comprenne et que l’on n’ait à partager avec personne !

Bien à toi,

Anne M. Frank

 

[Découverte] Les ailes d’émeraude

A force de lire des livres, il arrive qu’on tombe sur des livres qu’on n’aime pas particulièrement. C’est le cas de celui-ci malheureusement mais je vais quand même vous en parler, des fois que mon article susciterait votre curiosité.

Couverture Les ailes d'émeraude

Les ailes d’émeraude est une série littéraire en plusieurs tomes. C’est le premier livre d’Alexiane De Lys publié en 2014 alors qu’elle n’a que 20 ans. Chapeau bas pour avoir réussi à se faire publier si jeune. Ce premier tome est assez conséquent et compte près de 700 pages, si l’on met de côté les remerciements à la fin. L’histoire en elle-même aurait pu m’intéresser puisqu’il s’agit d’une histoire purement fantastique et qu’habituellement ce genre ne me pose pas de problèmes. En plus la quatrième de couverture est plutôt alléchante et porteuse de promesses. Jugez plutôt :

« A bientôt 18 ans, Cassiopée est contrainte de quitter l’orphelinat où elle vit depuis l’accident qui a tué sa mère. Seule au monde et lâchée dans la ville, elle a la désagréable et persistante impression d’être suivie… Un soir, elle est violemment agressée par deux inconnus. Très mal en point, elle est sauvée par un mystérieux et séduisant garçon, Gabriel. Leur rencontre n’est pas un hasard. Grâce à lui, Cassiopée découvre sa véritable nature : elle appartient aux Myrmes, un peuple ailé doté incroyables pouvoirs sensoriels. En pleine métamorphose, la jeune fille se lance dans cet univers totalement nouveau avec l’espoir de percer, enfin, les mystères de son passé. »

Les ailes d’émeraude, Alexiane De Lys, Quatrième de couverture, éditions Nouvelles Plumes, 2014.

En fait, j’ai l’impression que l’histoire tient en un résumé et c’est dommage. Je n’ai pas réussi à entrer dans l’univers créé par l’auteur malgré des passages intéressants et plaisants à lire malgré tout. J’imagine que je n’ai pas accroché plus pour des raisons de style d’écriture, critère subjectif et variable d’une personne à l’autre. L’autre chose qui a sûrement contribuée à mon blocage est que l’histoire est censée avoir pour cadre Philadelphie et que je n’ai pas franchement eu l’impression d’être à Philadelphie même si je n’y suis jamais allée ; je n’ai pas trouvé cette « atmosphère américaine ». J’ai plus eu l’impression que l’auteur donnait pour cadre Philadelphie à son histoire pour justifier le fait d’y trouver des personnages surnaturels. J’espère me tromper mais j’ai eu le sentiment qu’elle ne connaissait pas son cadre, à savoir les Etats-Unis et je pense que c’est ce qui m’a le plus dérangé dans ma (courte) lecture.