Cinéma

Avengers : Infinity War

Veuillez m’excuser pour la panne d’inspiration concernant le titre de l’article mais je n’ai trouvé aucun jeu de mots qui évoque de manière clair le film. Il n’y en a pas forcément besoin de toute façon.

images[1] (3)

Je ne sais si le fait d’avoir vu Black Panther il y a deux mois a joué dans la balance mais j’ai trouvé ce film moins bien que son prédécesseur. Je ne pense pas que ça ait à voir avec un sentiment de lassitude… au contraire le film m’a beaucoup surprise dans son déroulement : les personnages que j’imaginais disparaître pour des raisons différentes sont encore-là et ceux que je croyais voir rester ont disparus (pour mieux revenir j’espère).

L’atmosphère Marvel était là, pas de doute : l’action qui va de paire avec les explosions et les effets spéciaux, l’humour si particulier de certains personnages, les rebondissements et les fausses routes mais… pour moi il manquait clairement quelque chose. Ce film n’a pas sa propre saveur pour moi, cependant il y a eu d’agréables surprises. Je n’en dit pas plus…

Un dernier mot sur la seule scène post-générique : je l’ai trouvé un peu décevante, peut-être parce qu’elle arrive à la toute fin de tous les génériques, je n’en sais rien… En fait, elle était à l’image du film : elle était bien, c’est-à-dire qu’elle remplit son rôle de teaser du prochain Marvel mais il manque quand même un petit quelque chose.

Note : 7,5/10.

 

Cinéma

Amérique déroutante, Amérique fascinante…

« The American dream is dead »* – C’est par cette déclaration que débute ce documentaire sur l’Amérique de Donald Trump. Force est de reconnaître que tout a été dit sur l’Amérique depuis cette élection hors normes. Il a été dit que les électeurs de Trump étaient des personnes racistes, xénophobes avec un niveau d’études assez faibles… des gens de la classe moyenne pour faire encore plus dans le cliché. C’est là que la démarche de Claus Drexel (le réalisateur de ce documentaire) est intéressante : il est parti les filmer ces oubliés et ces laisser-pour-comptes, à Seligman, une ville paumée en Arizona en 2016 à ce moment charnière de l’histoire américaine et mondiale.

ob_9b19e9_sans-titre[1]

Et finalement, ce qui en ressort c’est que rien n’est jamais tout blanc ou tout noir. La plupart des gens qui habitent cette petite ville des Etats-Unis veulent juste vivre leurs vies loin du tumulte des grandes villes avec leurs familles, leurs hobbies et leurs armes à feu (les deux étant intimement liés dans cette ville). Sur ce point d’ailleurs, personne dans le documentaire ne remet en cause le tristement célèbre Second Amendment (le deuxième amendement) de la Constitution – enfin tristement célèbre du point de vue du reste du monde face j’entends – mais tout le monde n’en a pas la même conception et ça fait du bien de se dire qu’en fin de compte ceux qui possède 36 modèles d’armes à feu sont juste des excentriques poussés à l’extrême.

Les paysages du Grand Canyon et de Monument Valley sont toujours aussi majestueux et c’est un ravissement pour les yeux. Seligman c’est autre chose… La ville fait penser à un gigantesque tableau de Hopper en mouvement. C’est assez triste et désolé, on se demande comment certaines maisons tiennent encore debout. Bref, c’est peut-être celui-là, le vrai visage de l’Amérique. Une Amérique qui fascine autant qu’elle dérange…

maxresdefault[1]

Note : 8/10.

* Le rêve américain est mort – Phrase prononcée par Donald Trump en 2015 alors qu’il officialise sa candidature pour la Maison Blanche.

Cinéma

Longue vie au Roi !

Je n’ai plus grand-chose à faire en ce moment, en attendant de véritablement commencer mon stage alors j’en profite pour m’occuper en privilégiant ce qui me fait vraiment envie. Ca faisait un petit moment que je n’étais pas retournée au cinéma sur Lyon donc j’y suis allée et j’ai porté mon dévolu sur le dernier-né des Studios Marvel : Black Panther (après avoir hésité une demie seconde avec Lady Bird)

images[1] (2)

Black Panther

Pour tout vous dire, le dernier Marvel que j’ai dû voir et apprécier c’est Les gardiens de la galaxie – vol. 2… En même temps avec un rythme aussi effréné que celui des studios Marvel, difficile de faire que la qualité soit toujours au rendez-vous… Maintenant que j’ai fait ma petite critique globale sur le rythme des sorties, je vais pouvoir vous parler de Black Panther plus en détail.

Il faut savoir que je n’avais pas d’a priori, bons ou mauvais, concernant ce film. Je ne connaissais pas du tout l’histoire de ce super-héros, un peu à la marge des autres comme les Avengers par exemple. Et mon ressenti à la sortie de la salle de ciné : j’ai a-do-ré. Court, simple et efficace comme avis, non ?

Je ne regrette pas du tout mon choix, même s’il est vrai que j’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire parce que j’ai trouvé l’intrigue un peu longue à se mettre en place. Mais à part ça, je vais me répéter mais j’ai vraiment, vraiment adoré. Les personnages sont attachants, drôles, humains aussi, avec leurs moments de faiblesse et leurs failles (ce qui est d’autant plus appréciable dans un film de super-héros). Le casting est parfait. A ce propos, j’ai adoré voir Andy Serkis dans un rôle qui n’inclue pas de la motion capture, même si j’ai trouvé que son rôle était tellement perché que j’avais l’impression de voir Gollum parfois… J’ai vraiment eu un coup de cœur pour les personnages incarnés par Angela Bassett et Letitia Wright, respectivement mère et sœur de Black Panther.

Il y a quelques temps, j’écrivais sur Wonder Woman « qu’elle en avait dans la cuirasse ». Je pourrais dire la même chose ici : les femmes se battent, prennent des décisions, luttent, poussent parfois les hommes dans leurs retranchements… et excusez-moi pour la minute féministe de cet article mais ça fait du bien de voir ça sur un écran de cinéma, pour un film grand public qui plus est. De même pour la mise en avant des minorités ; c’est incontestablement un film qui fera bouger les choses. J’ai suivi une émission à la télé il n’y a pas si longtemps et un des intervenants disait à propos du film que dans quelques années le public ne fera même plus attention à la couleur de peau de Black Panther. Ce qui compte c’est que ce soit un super-héros et qu’il sauve le monde.

Note : 9/10.

Cinéma

Plongée en plein cœur d’un monde onirique

Je n’avais pas spécialement prévu d’aller au cinéma aujourd’hui mais ma matinée fut quelque peu rude et j’avais besoin de me changer les idées et La forme de l’eau (The Shape of Water) est tombé à pic. Venez, je vous emmène.

DUWbG0RVAAAmM3A[1]

Je ne connais pas très bien Guillermo Del Toro donc je n’ai pas de point de référence par rapport à l’une ou l’autre de ses réalisations. Je savais seulement qu’il avait un univers particulier.

L’histoire est ni plus ni moins qu’une histoire d’amour entre Eliza Esposito, une jeune femme muette qui est agent d’entretien dans un centre d’études aérospatiales, et une créature amphibie. Le tout sur fond de Guerre froide.

J’ai beaucoup aimé le film qui a sûrement des points faibles mais très honnêtement, on se laisse emporter et porter par cette histoire d’amour atypique. A ce propos, je pense que cette histoire d’amour fonctionne parce qu’Eliza est muette et qu’elle développe une relation avec cette créature par le langage des signes, ce qui rend le film encore plus poétique à mon sens. C’est un film tout en délicatesse qui laisse transparaitre un monde onirique où l’on à l’impression de flotter en compagnie de l’héroïne. Si vous cherchez des points de comparaison, on peut notamment citer Avatar pour l’amphibien qui ressemble aux Na’vis ou Big Fish et Edward aux mains d’argent pour le côté onirique et poétique, ou encore E.T ou même Le fabuleux destin Amélie Poulain.

Les personnages sont un peu stéréotypés et cela donne un côté parfois un peu trop lisse et convenu au film cependant ce n’est pas gênant. Ce n’est pas un thriller psychologique donc les méchants sont bien méchants et pas très intelligents et les gentils parviennent à s’en sortir, comme dans un dessin animé des studios Disney. Malgré cet aspect qui peut dérangé certains, le film n’est pas plat et seulement réservé à « une élite ». J’ai été surprise de voir que l’on riait beaucoup pendant le film.

Quoiqu’il en soit, La forme de l’eau est un film qui fait parler de lui et qui je pense ne laissera personne indifférent. Mais il vaut quand même le coup d’œil.

Note : 7,5/10.

Cinéma

Le talon d’Achille Poirot

Ah les séances de ciné matinale ! La joie d’être seule ou seulement deux dans la salle. Cela va finir par devenir une habitude, croyez-moi. Toujours est-il que cette fois-ci, c’était pour Le Crime de l’Orient-Express (Murder on the Orient-Express), adapté du roman éponyme de cette chère Agatha Christie et réalisé par Kenneth Branagh. Film ni très bon, ni très mauvais et je vous explique pourquoi dans quelques instants. Accrochez-vous embarquement imminent !

0988536[1]

L’équilibre fragile d’un film « chorale » qui tient néanmoins la route

On retiendra le travail et la performance d’acteur de Michelle Pfeiffer (Madame Hubbard) et Kenneth Branagh (Hercule Poirot) qui sortent tous les deux un peu du lot et font que le film reste sur les rails. Cependant, je trouve qu’il faut toujours se méfier de ce genre de film, au casting cinq étoiles, qui n’apporte pas grand-chose hors mis un nom prestigieux de plus dans la liste des acteurs crédités au générique de fin. Prenez par exemple le rôle tenu par Judi Dench, la princesse Dragomiroff ; Judi Dench l’interprète parfaitement mais il me semble que dans le livre, son nom revient plus régulièrement. Et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

Je sais aussi qu’étant tiré du roman d’Agatha Christie, l’adaptation doit faire quelques concessions vis-à-vis de l’œuvre de départ, pour des questions de temps, de pertinence… Après tout, une adaptation est toujours un parti pris et malgré des personnages supprimés ou modifiés pour mieux correspondre physiquement aux acteurs qui tiennent les rôles, j’ai noté quelques trouvailles qui valent le détour de la réalisation. Un petit plus non négligeable.

Une bonne réalisation avec de bonnes idées

Je ne suis pas une experte en réalisation et ce qu’a fait Branagh, d’autres l’ont sûrement fait avant lui, peut-être même sur des films policiers. Cela dit, certaines séquences sont vraiment mise en valeur par l’angle de la caméra et/ou le traitement de l’image. Heureusement pour le film, il s’agit des points clé de l’histoire. On peut citer notamment la découverte du corps par M. Poirot, M. Bouc et M. Arbuthnot, le médecin, ou encore quelques interrogatoires particulièrement bien scénarisés et filmés.

Autre point positif, les costumes ! C’est tout bête mais c’est un détail auquel je prête très facilement attention. Ici, rien à déclarer, les costumes sont fidèles à l’époque et réalistes. Un bon point même si cela parait logique et attendu.

Je le redis ici mais les personnages, bien que stéréotypés, sont fidèles aux doubles littéraires, grâce à un gros travail sur les différents accents qui existent lorsqu’on parle anglais et que ce n’est pas notre langue maternelle. Malheureusement, il y un gros point négatif qui m’a empêché d’apprécier pleinement le film et qui concerne les personnages.

mais un Hercule Poirot pathétique

Quand je vous disais les personnages, j’aurais peut-être dû préciser Hercule Poirot dès le départ. J’ignore si c’est un effet de mode des films tournés actuellement, mais cette manie de vouloir introduire des histoires d’amour compliquées ou impossibles dans des adaptations afin que le résultat soit plus vendeur, cela me sort par les yeux ! C’est un procédé qui me donne la nausée et envie de vomir.

Jamais dans aucun des livres que j’ai lu d’Agatha Christie, il n’est question d’une femme que Hercule Poirot aurait aimé profondément et qui serait disparue désormais… Un peu comme James Bond, vous voyez l’idée ?… Sauf que pour James Bond, cette femme existe vraiment, je ne suis pas sûre que ce soit le cas pour Hercule Poirot. Remarquez, je me trompe peut-être, je n’ai pas lu tous les livres qui mettent en scène des enquêtes de M. Poirot. Quoiqu’il en soit, je comprends l’idée et dans l’absolu elle n’est pas mauvaise puisqu’elle est là pour donner plus de profondeur au personnage, plus d’humanité aussi. Seulement j’ai trouvé cette idée très maladroite et mal pensée. Le problème c’est qu’on tombe très vite dans le Pathos et c’est pour ça que je disais qu’Hercule Poirot était pathétique alors qu’il devrait juste être drôle et attachant par ses excentricités. Désolée Kenneth mais les seuls Hercule Poirot qui ont mon admiration sont Peter Ustinov et David Suchet, comprendra qui pourra…

Conclusion

Le Crime de l’Orient-Express est un film qui dure près de 2 heures avec un bon rythme et où l’on ne s’ennuie pas. L’excellente performance de certains acteurs est toutefois déséquilibrée par le nombre de têtes d’affiche et le scénario se retrouve vite englué dans un Pathos plus qu’inutile et indigeste pour le spectateur. Heureusement qu’une bonne réalisation sauve un peu le reste et qu’en fin de compte, le plus gros du scénario repose sur l’œuvre d’Agatha Christie. Maintenant toute la question est de savoir si Kenneth Branagh va remettre le couvert avec Mort sur le Nil (Death on the Nile)… En tout cas en attendant rien ne vous empêche de vous replonger dans les livres d’Agatha Christie !

Note : 10/20.

Cinéma

La tête dans les étoiles

J’espère que les fêtes de fin d’année se passent idéalement pour vous et que vous avez eu les présents que vous espériez, même si ce n’est pas la chose la plus importante dans les traditions liées à Noël. En ce qui me concerne, tout s’est très bien passé je suis ravie d’avoir pu passer un moment en famille.

J’ai toujours associé les fêtes de Noël à Star Wars. Pas nécessairement parce que les différents films de la Saga sortent aux alentours de cette période mais pour moi, Star Wars c’est un peu un conte de Noël et puis il faut dire aussi que c’est toujours un plaisir pour moi de voyager « dans une galaxie très, très lointaine » en famille. Pour faire court, ce huitième épisode n’a pas dérogé à la tradition, si on peut dire ça comme ça.

1200px-Star_Wars_Logo.svg[1]

Premièrement, j’aimerais que l’on m’explique pourquoi les gens trouvent ce huitième opus horrible et le déteste tant. J’ai vraiment du mal à comprendre parce que même si ce n’est pas un chef-d’œuvre, il n’y a pas de quoi le jeter aux ordures. Je reconnais quelques points faibles mais globalement, je trouve que cette cabale autour du film est infondée. De mon point de vue, ce n’est pas le pire épisode de la saga. Ce n’est pas non plus un remake de L’Empire contre-attaque donc j’ai vraiment du mal à voir ce qui lui vaut toutes ces critiques négatives. Encore une fois, ce n’est sans doute qu’une question de point de vue où certains affirment que la seule et unique trilogie valable, c’est la première, celle allant de 1977 à 1983. Alors oui. Mais ce n’était pas la même époque et il n’y avait pas toute la technologie actuelle, ce qui peut devenir un défaut si cela est utilisé à outrance, je suis d’accord. En fin de compte, je crois que toutes ces histoires et tous ces débats autour des films pour savoir lequel est le meilleur et pourquoi font partie de l’univers de Star Wars, qu’on le veuille ou non et il faut bien faire avec. A condition d’écouter ce que son voisin a à dire sur le sujet et en respectant son point de vue.

une-star-wars[1]

Concernant le film lui-même, SW – Les derniers Jedi, j’ai trouvé l’histoire un peu longue à démarrer, certaines scènes un peu brouillon qui donnaient l’impression de mal s’enchainer avec le reste dans son ensemble mais au final l’histoire se tient et est cohérente par rapport au volet précédent. Si l’on continue sur les points négatifs du film, je dirais que certains personnages manquent de profondeur ou n’en ont pas du tout et c’est dommage parce que le film s’appuie un peu trop sur les effets spéciaux et numériques à mon goûts. Peut-être que ce manque de profondeur ou de charisme est voulu et souhaité afin de laisser la porte ouverte à d’autres films mais c’est assez perturbant sur le coup.

Le film possède néanmoins beaucoup de points positifs, notamment concernant certains autres personnages. C’est le moment où je vais beaucoup parler de Rey, Kylo Ren, Poe Dameron et Finn, Luke et Leia.

D’abord concernant tous ses personnages, on sent une réelle évolution depuis leur dernière apparition à l’écran. Cette évolution se voit plus ou moins rapidement mais il n’empêche qu’elle est présente et c’est une bonne chose. La chose la plus frappante pour moi, ça a été l’évolution parallèle entre Rey et Kylo Ren. Le réalisateur et les scénaristes ont très bien réussi leur coup et j’ai adoré cette ambivalence qui donne une tension toute particulière au film. C’est vraiment un plus et j’ai grandement apprécié. Un peu en opposition à cette évolution parallèle, il y a Luke et Leia. Frère et sœur tellement proche dans la première trilogie, tellement éloignés dans celle-ci, même s’ils finissent par se retrouver. C’est vraiment bien trouvé là encore mais je ne veux pas trop en dévoiler si jamais vous n’êtes pas encore aller voir le film.

Enfin il y a Poe Dameron et Finn. Pour tout vous dire, j’ai un peu de mal avec ces deux-là. Ils ont chacun un rôle très important et nécessaire dans l’histoire mais j’ai franchement l’impression de voir un mélange raté entre Han Solo et Luke Skywalker par moments et c’est gênant parce qu’on a l’impression qu’il leur manque quelque chose à tous les deux. A d’autres moments c’est pire, tant j’ai eu l’impression que Poe et Finn étaient respectivement de pâles copies de Luke et Han. Vous l’aurez compris, j’ai encore du mal avec ces deux personnages.

 

Note : 8/10.

Cinéma

De la musique pour El dia de los Muertos

Après un mois sans publications, il est temps de reprendre du service !

Je viens de rentrer de la séance de cinéma où je suis allée ce matin avec une amie. Nous avons d’ailleurs eu la chance d’assister à une projection privée. C’est la deuxième fois que cela m’arrive, souvenez-vous la première fois c’était pour Miss Sloane. Eh bien c’est toujours aussi agréable !

coco[1]

Contrairement à ce que l’on pourrait penser de prime abord, ce n’est pas l’histoire de Coco mais celle de Miguel Rivera, petit garçon tiraillé entre son amour et sa passion pour la musique et son devoir envers sa famille, cordonniers et cireurs de chaussures de génération en génération. Cependant, « Miguelito » a un rêve : celui de devenir musicien à l’instar de son idole, Ernesto de la Cruz. Or, dans une famille où la musique est très, très, très mal perçue, autant dire que cela relève du rêve inacessible.

Miguel essaie néanmoins de se battre pour réaliser ses rêves, mais se heurte au refus catégorique des membres de sa famille. Après avoir rejeté la tradition de ses ancêtres, et la célébration du jour des morts, Miguel embarque dans une aventure fantastique au royaume des morts, à la recherche de son idole. Cette quête va également lui révéler sa propre identité ainsi que le passé de sa famille.

coco-movie[1]

Disney explore un aspect phare de la culture mexicaine, qu’est le jour des morts (‘El dia de los Muertos’). En effet, c’est le souvenir des êtres chers disparus qui permet la création d’un pont entre les deux mondes, une fois par an. A cette occasion, les familles construisent un autel à la mémoire de leurs défunts et entretiennent les histoires et anecdotes du passé. De plus, le thème central de ce Disney repose sur les traditions et ce que l’on en fait, ce qu’on est prêt à faire ou à sacrifier pour parvenir à concilier devoir de mémoire et droit de suivre ses rêves.

Malgré un thème on ne peut plus sérieux, Disney en collaboration avec les studios Pixar, a réussi un coup de maitre tout en finesse et en émotion. On retrouve la gaieté et la légèreté qui ont fait le succès des studios Disney et Pixar qui permettent au spectateur de retrouver son âme d’enfant à l’approche des fêtes de fin d’année.

Note : 7,5/10 (moyenne de nous deux)

Cinéma, Littérature

Spécial Halloween

Si jamais vous ne savez pas comment occuper votre soirée de demain, voici quelques suggestions de lectures ainsi qu’un film pour célébrer l’esprit d’Halloween.

Special Halloween

Si vous êtes comme moi, Halloween vous évoque forcément un ou plusieurs genre cinématographique et ceux qui me connaisse savent que je porte un amour presque sans bornes pour Tim Burton et son univers si particulier et reconnaissable entre mille. J’aurais pu choisir L’Etrange Noël de M. Jack ou encore Les noces funèbres, cependant mon choix cinématographique pour cette année s’est porté sur Sleepy Hollow, la légende du cavalier sans tête.

Sleepy Hollow, la légende du cavalier sans-tête

L’œuvre cinématographique est librement adaptée de la nouvelle « La légende de Sleepy Hollow » (autres titres : « La légende du cavalier sans tête » ou « La légende du Val dormant ») écrite par Washington Irving et publiée en 1820 dans le recueil intitulé The Sketch Book of Geoffrey Crayon, Gent (en français Essais et Croquis).

Pour en revenir au film, celui-ci raconte l’histoire de Ichabod Crane, jeune inspecteur new-yorkais de 24 ans qui arrive à Sleepy Hollow en 1799 pour enquêter sur la mort de trois personnes que l’on a retrouvé décapitées et dont la tête a disparue. Plusieurs notables du village pensent que le responsable de ces crimes atroces serait en fait un mercenaire mort pendant la Guerre d’Indépendance, revenu des enfers dans le seul but de faucher des têtes pour retrouver la sienne.

p24356_p_v8_ap

De quoi frissonner devant votre télé ! Même si l’ambiance y est, avec une atmosphère glauque et gothique chère au réalisateur, le film ne vous fera pas faire de cauchemar. De plus, certains effets spéciaux commencent à dater et se remarquent presque tout de suite puisque le long-métrage est sorti en 1999. Cependant, c’est une bonne occasion pour revoir les excellents Michael Gambon et Christopher Walken en plus de Johnny Depp, à l’époque où il faisait encore de bons films… Mais c’est un autre débat !

La triste fin du petit Enfant Huitre et autres histoiresCVT_La-triste-fin-du-petit-Enfant-Huitre-et-autres-his_1821[1]

Tim Burton toujours. En littérature cette fois. Je vous propose de plonger dans les mots du réalisateur à travers un recueil de poésie La triste fin du petit Enfant Huitre et autres histoires paru en 1999 également. On y retrouve l’univers et la poésie mélancolique et parfois désopilante de Tim Burton. L’intérêt se trouve aussi dans les dessins et les croquis (réalisés par l’auteur lui-même) qui accompagnent les textes. L’ouvrage se lit en quelques heures à peine et c’est une introduction ou une conclusion parfaite à une soirée Tim Burton !

 

 

La louve et la croix

livre-la-louve-et-la-croix[1].jpgSi Tim Burton ce n’est pas franchement votre tasse de thé, je peux vous proposer le roman Fantasy La Louve et la croix de S.A. Swann. Par où commencer ?… Très bonne question lorsque qu’un livre vous tombe littéralement des mains ! Personnellement, je n’ai pas du tout accroché malgré de très bons arguments sur le papier puisque le roman se passe au temps des Templiers, qu’il y a des loups garous et le roman s’inscrit dans la lignée de George R. R. Martin et de son Trône de Fer… Malgré tout cela, ce livre est à comptabilisé dans mes lectures inachevées. Cependant, je vous laisse la quatrième de couverture des fois que vous voudriez tenter l’aventure…

 

An de Grâce 1221

Au cœur des Carpates, frère Semyon von Kassel, chevalier de l’ordre, court comme s’il avait le diable aux trousses. Une bête mi-homme mi-loup a décimé ses compagnons. Grâce à lui, l’Eglise va en faire une arme à son service pour terroriser les païens. Or l’un de ces loups garous, une fille nommée Lilly, réussit à s’échapper et trouve refuge auprès d’un paysan qui fera tout pour la protéger des Templiers… mais aussi d’elle-même. Car si le jeune homme ne parvient pas à percer les ténèbres de son âme, il sera sa prochaine victime…

Cinéma

Sept sœurs sous tension…

En cette fin de samedi ensoleillé, j’ai décidé de consacrer un article à l’un des films que j’attendais le plus en cette rentrée : Seven Sisters de Tommy Wirkola. Je peux d’emblée vous dire que ce film est l’un de mes coups de cœur de l’année malgré quelques passages un peu hard à regarder pour moi qui suis facilement impressionnable. Le film est interdit aux moins de 12 ans.

Avant toute chose, sachez que la science-fiction et moi ne sommes pas très copains. Habituellement, les œuvres de science-fiction me laisse de marbre qu’elles soient littéraires ou cinématographique. J’ai tout de même un peu moins de mal à aller voir un film de science-fiction qu’à lire un livre c’est vrai. Mais si Seven Sisters se base sur la science-fiction et plus précisément l’anticipation, il serait réducteur de résumer ce film à cela seulement. C’est aussi et surtout un thriller psychologique des plus palpitants et réussis que j’ai vu.

Le résumé d’Allociné étant loin de traduire l’esprit du film, je vous livre ma propre version de résumé. Nous sommes en 2072 ou 73 et la surpopulation est le problème majeur de l’Humanité dans son ensemble et chacun tente d’enrayer comme il peut ce phénomène naturel et de façon tout à fait logique, les dirigeants de toute la planète étant à cours d’idées pour remédier aux problèmes causés par cette surpopulation, les politiques se tournent vers les scientifiques, dont Nicolette Cayman (Glenn Close) qui a mis en place une nouvelle technologie censée servir son idéal politique, à savoir une politique d’enfant unique comme en Chine il y a quelques années. Malheureusement, bien loin de toutes ces considérations, Terrence Settman (Willem Dafoe) se retrouve avec un problème ou plutôt, sept problèmes : sa fille a accouché de septuplées et il devra mettre en place des tactiques ingénieuses pour protéger ses petites-filles de la menace que représente Nicolette Cayman et son Bureau de contrôle des naissances…

162904.jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx[1]

Que dire ? Les spectateurs sont sous tension permanente et n’ont aucun moment de répit sauf pendant les 5 à 10 dernières minutes du film, mais cela ne compte pas vraiment puisqu’on parle de la fin du film. Personnellement, certains passages ont vraiment été durs à regarder et d’ailleurs, je me suis cachée la tête dans les bras une ou deux fois en attendant que ça passe mais sinon, je crois pouvoir dire que j’ai assez bien tenu le choc. L’histoire et le thriller en lui-même sont très construits et tout est la cause de l’évènement qui va suivre immédiatement ou plus tard dans le film. J’ai quand même adoré l’ambiance du film, cette ambiance sombre et pesante. Le reste de mon admiration pour ce film repose sur les personnages.

Je voudrais m’arrêter sur les acteurs justement et particulièrement Noomi Rapace qui campe le rôle des sept sœur Settman à l’âge adulte. Un truc de dingue surtout quand on sait que chacune a sa propre personnalité bien différente de toutes les autres. Bien que ce soit son métier d’apprendre des rôles et de se glisser dans la peau de personnages, j’ai trouvé la performance de Noomi Rapace remarquable et blufflante; il y a vraiment peu de plan où elle n’est pas présente à l’écran. On ne voit pas beaucoup Willem Dafoe à l’écran mais il apporte l’humanité dont le film a besoin, aux moments stratégiques. Quant à Glenn Close, les rôles de méchantes lui vont vraiment comme un gant !

Note : 8,5/10.

Cinéma

Dans un recoin de ce monde

Bien que ce soit la rentrée, j’ai la chance de ne reprendre les cours que la semaine prochaine. J’en ai donc profité pour passer un moment avec ma marraine puis je suis allée au cinéma, qui d’ailleurs fait également sa rentrée et cela se sent.

DansUnRecoinDeCeMonde-800x445[1]

Si vous aimez le Japon, les mangas, les animes et l’histoire, ce film est fait pour vous. Nous suivons la vie de Suzu, une jeune fille rêveuse et distraite, originaire de Hiroshima, qui se retrouve mariée à l’âge de 19 ans à un garçon qu’elle ne connaît que très peu. Dit comme ça, cela peut paraître glauque mais finalement, ce n’est pas si terrible que ça, à côté de tout le reste. Le film couvre la période allant de l’avant-guerre à l’après-guerre de 1945 et retrace la vie quotidienne des japonais, faite de débrouille et de solidarité.

Les dessins sont splendides, l’histoire est à la fois très dure et très poétique. Si vous éprouvez quelques réticences à aller voir ce film à cause du très beau Le tombeau des lucioles, sachez que Dans un recoin de ce monde est plus optimiste sur la fin et qu’il n’y a pas forcément besoin d’un paquet de mouchoir. Néanmoins, un conseil tout de même : ce n’est pas un dessin animé pour enfants. Et puis malheureusement, je ne pense pas qu’il restera longtemps à l’affiche, malgré toutes ses qualités.