De la musique pour El dia de los Muertos

Après un mois sans publications, il est temps de reprendre du service !

Je viens de rentrer de la séance de cinéma où je suis allée ce matin avec une amie. Nous avons d’ailleurs eu la chance d’assister à une projection privée. C’est la deuxième fois que cela m’arrive, souvenez-vous la première fois c’était pour Miss Sloane. Eh bien c’est toujours aussi agréable !

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Contrairement à ce que l’on pourrait penser de prime abord, ce n’est pas l’histoire de Coco mais celle de Miguel Rivera, petit garçon tiraillé entre son amour et sa passion pour la musique et son devoir envers sa famille, cordonniers et cireurs de chaussures de génération en génération. Cependant, « Miguelito » a un rêve : celui de devenir musicien à l’instar de son idole, Ernesto de la Cruz. Or, dans une famille où la musique est très, très, très mal perçue, autant dire que cela relève du rêve inacessible.

Miguel essaie néanmoins de se battre pour réaliser ses rêves, mais se heurte au refus catégorique des membres de sa famille. Après avoir rejeté la tradition de ses ancêtres, et la célébration du jour des morts, Miguel embarque dans une aventure fantastique au royaume des morts, à la recherche de son idole. Cette quête va également lui révéler sa propre identité ainsi que le passé de sa famille.

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Disney explore un aspect phare de la culture mexicaine, qu’est le jour des morts (‘El dia de los Muertos’). En effet, c’est le souvenir des êtres chers disparus qui permet la création d’un pont entre les deux mondes, une fois par an. A cette occasion, les familles construisent un autel à la mémoire de leurs défunts et entretiennent les histoires et anecdotes du passé. De plus, le thème central de ce Disney repose sur les traditions et ce que l’on en fait, ce qu’on est prêt à faire ou à sacrifier pour parvenir à concilier devoir de mémoire et droit de suivre ses rêves.

Malgré un thème on ne peut plus sérieux, Disney en collaboration avec les studios Pixar, a réussi un coup de maitre tout en finesse et en émotion. On retrouve la gaieté et la légèreté qui ont fait le succès des studios Disney et Pixar qui permettent au spectateur de retrouver son âme d’enfant à l’approche des fêtes de fin d’année.

Note : 7,5/10 (moyenne de nous deux)

Spécial Halloween

Si jamais vous ne savez pas comment occuper votre soirée de demain, voici quelques suggestions de lectures ainsi qu’un film pour célébrer l’esprit d’Halloween.

Special Halloween

Si vous êtes comme moi, Halloween vous évoque forcément un ou plusieurs genre cinématographique et ceux qui me connaisse savent que je porte un amour presque sans bornes pour Tim Burton et son univers si particulier et reconnaissable entre mille. J’aurais pu choisir L’Etrange Noël de M. Jack ou encore Les noces funèbres, cependant mon choix cinématographique pour cette année s’est porté sur Sleepy Hollow, la légende du cavalier sans tête.

Sleepy Hollow, la légende du cavalier sans-tête

L’œuvre cinématographique est librement adaptée de la nouvelle « La légende de Sleepy Hollow » (autres titres : « La légende du cavalier sans tête » ou « La légende du Val dormant ») écrite par Washington Irving et publiée en 1820 dans le recueil intitulé The Sketch Book of Geoffrey Crayon, Gent (en français Essais et Croquis).

Pour en revenir au film, celui-ci raconte l’histoire de Ichabod Crane, jeune inspecteur new-yorkais de 24 ans qui arrive à Sleepy Hollow en 1799 pour enquêter sur la mort de trois personnes que l’on a retrouvé décapitées et dont la tête a disparue. Plusieurs notables du village pensent que le responsable de ces crimes atroces serait en fait un mercenaire mort pendant la Guerre d’Indépendance, revenu des enfers dans le seul but de faucher des têtes pour retrouver la sienne.

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De quoi frissonner devant votre télé ! Même si l’ambiance y est, avec une atmosphère glauque et gothique chère au réalisateur, le film ne vous fera pas faire de cauchemar. De plus, certains effets spéciaux commencent à dater et se remarquent presque tout de suite puisque le long-métrage est sorti en 1999. Cependant, c’est une bonne occasion pour revoir les excellents Michael Gambon et Christopher Walken en plus de Johnny Depp, à l’époque où il faisait encore de bons films… Mais c’est un autre débat !

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Tim Burton toujours. En littérature cette fois. Je vous propose de plonger dans les mots du réalisateur à travers un recueil de poésie La triste fin du petit Enfant Huitre et autres histoires paru en 1999 également. On y retrouve l’univers et la poésie mélancolique et parfois désopilante de Tim Burton. L’intérêt se trouve aussi dans les dessins et les croquis (réalisés par l’auteur lui-même) qui accompagnent les textes. L’ouvrage se lit en quelques heures à peine et c’est une introduction ou une conclusion parfaite à une soirée Tim Burton !

 

 

La louve et la croix

livre-la-louve-et-la-croix[1].jpgSi Tim Burton ce n’est pas franchement votre tasse de thé, je peux vous proposer le roman Fantasy La Louve et la croix de S.A. Swann. Par où commencer ?… Très bonne question lorsque qu’un livre vous tombe littéralement des mains ! Personnellement, je n’ai pas du tout accroché malgré de très bons arguments sur le papier puisque le roman se passe au temps des Templiers, qu’il y a des loups garous et le roman s’inscrit dans la lignée de George R. R. Martin et de son Trône de Fer… Malgré tout cela, ce livre est à comptabilisé dans mes lectures inachevées. Cependant, je vous laisse la quatrième de couverture des fois que vous voudriez tenter l’aventure…

 

An de Grâce 1221

Au cœur des Carpates, frère Semyon von Kassel, chevalier de l’ordre, court comme s’il avait le diable aux trousses. Une bête mi-homme mi-loup a décimé ses compagnons. Grâce à lui, l’Eglise va en faire une arme à son service pour terroriser les païens. Or l’un de ces loups garous, une fille nommée Lilly, réussit à s’échapper et trouve refuge auprès d’un paysan qui fera tout pour la protéger des Templiers… mais aussi d’elle-même. Car si le jeune homme ne parvient pas à percer les ténèbres de son âme, il sera sa prochaine victime…

Sept sœurs sous tension…

En cette fin de samedi ensoleillé, j’ai décidé de consacrer un article à l’un des films que j’attendais le plus en cette rentrée : Seven Sisters de Tommy Wirkola. Je peux d’emblée vous dire que ce film est l’un de mes coups de cœur de l’année malgré quelques passages un peu hard à regarder pour moi qui suis facilement impressionnable. Le film est interdit aux moins de 12 ans.

Avant toute chose, sachez que la science-fiction et moi ne sommes pas très copains. Habituellement, les œuvres de science-fiction me laisse de marbre qu’elles soient littéraires ou cinématographique. J’ai tout de même un peu moins de mal à aller voir un film de science-fiction qu’à lire un livre c’est vrai. Mais si Seven Sisters se base sur la science-fiction et plus précisément l’anticipation, il serait réducteur de résumer ce film à cela seulement. C’est aussi et surtout un thriller psychologique des plus palpitants et réussis que j’ai vu.

Le résumé d’Allociné étant loin de traduire l’esprit du film, je vous livre ma propre version de résumé. Nous sommes en 2072 ou 73 et la surpopulation est le problème majeur de l’Humanité dans son ensemble et chacun tente d’enrayer comme il peut ce phénomène naturel et de façon tout à fait logique, les dirigeants de toute la planète étant à cours d’idées pour remédier aux problèmes causés par cette surpopulation, les politiques se tournent vers les scientifiques, dont Nicolette Cayman (Glenn Close) qui a mis en place une nouvelle technologie censée servir son idéal politique, à savoir une politique d’enfant unique comme en Chine il y a quelques années. Malheureusement, bien loin de toutes ces considérations, Terrence Settman (Willem Dafoe) se retrouve avec un problème ou plutôt, sept problèmes : sa fille a accouché de septuplées et il devra mettre en place des tactiques ingénieuses pour protéger ses petites-filles de la menace que représente Nicolette Cayman et son Bureau de contrôle des naissances…

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Que dire ? Les spectateurs sont sous tension permanente et n’ont aucun moment de répit sauf pendant les 5 à 10 dernières minutes du film, mais cela ne compte pas vraiment puisqu’on parle de la fin du film. Personnellement, certains passages ont vraiment été durs à regarder et d’ailleurs, je me suis cachée la tête dans les bras une ou deux fois en attendant que ça passe mais sinon, je crois pouvoir dire que j’ai assez bien tenu le choc. L’histoire et le thriller en lui-même sont très construits et tout est la cause de l’évènement qui va suivre immédiatement ou plus tard dans le film. J’ai quand même adoré l’ambiance du film, cette ambiance sombre et pesante. Le reste de mon admiration pour ce film repose sur les personnages.

Je voudrais m’arrêter sur les acteurs justement et particulièrement Noomi Rapace qui campe le rôle des sept sœur Settman à l’âge adulte. Un truc de dingue surtout quand on sait que chacune a sa propre personnalité bien différente de toutes les autres. Bien que ce soit son métier d’apprendre des rôles et de se glisser dans la peau de personnages, j’ai trouvé la performance de Noomi Rapace remarquable et blufflante; il y a vraiment peu de plan où elle n’est pas présente à l’écran. On ne voit pas beaucoup Willem Dafoe à l’écran mais il apporte l’humanité dont le film a besoin, aux moments stratégiques. Quant à Glenn Close, les rôles de méchantes lui vont vraiment comme un gant !

Note : 8,5/10.

Dans un recoin de ce monde

Bien que ce soit la rentrée, j’ai la chance de ne reprendre les cours que la semaine prochaine. J’en ai donc profité pour passer un moment avec ma marraine puis je suis allée au cinéma, qui d’ailleurs fait également sa rentrée et cela se sent.

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Si vous aimez le Japon, les mangas, les animes et l’histoire, ce film est fait pour vous. Nous suivons la vie de Suzu, une jeune fille rêveuse et distraite, originaire de Hiroshima, qui se retrouve mariée à l’âge de 19 ans à un garçon qu’elle ne connaît que très peu. Dit comme ça, cela peut paraître glauque mais finalement, ce n’est pas si terrible que ça, à côté de tout le reste. Le film couvre la période allant de l’avant-guerre à l’après-guerre de 1945 et retrace la vie quotidienne des japonais, faite de débrouille et de solidarité.

Les dessins sont splendides, l’histoire est à la fois très dure et très poétique. Si vous éprouvez quelques réticences à aller voir ce film à cause du très beau Le tombeau des lucioles, sachez que Dans un recoin de ce monde est plus optimiste sur la fin et qu’il n’y a pas forcément besoin d’un paquet de mouchoir. Néanmoins, un conseil tout de même : ce n’est pas un dessin animé pour enfants. Et puis malheureusement, je ne pense pas qu’il restera longtemps à l’affiche, malgré toutes ses qualités.

The Circle, de l’utopie à la dystopie…

Il n’y a qu’un pas. Cet article est l’occasion pour moi de revenir sur The Circle, adaptation cinématographique du roman éponyme de Dave Eggers avec Emma Watson, John Boyega, Karen Gillan et Tom Hanks, excusez du peu. Je n’ai malheureusement pas eu le temps de me plonger dans le livre avant la sortie du film pour en faire une comparaison détaillée mais je reviendrai sur l’ouvrage dans quelques temps où je vous présenterai le livre tout seul en me basant sur le film pour les éléments important qui mériteront une comparaison. Mais avant cela, concentrons-nous sur The Circle, le film parce qu’il y a pas mal de choses à en dire.

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Cet article est aussi un bon moyen de vous parler d’Emma Watson. Vous dire qu’elle crève l’écran est un peu inutile puisque, et c’est peut-être un des points faibles du film, elle porte le film quasiment toute seule sur ses épaules, un peu seconder par Tom Hanks mais elle est présente à chaque plan. Ce n’est pas une critique mais cela peu sans doute expliquer un certain déséquilibre du film qui en même temps, se nourrit de ce déséquilibre et de cette présence constante de l’actrice mais je vais revenir sur ce point ultérieurement.

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Pour tout vous dire, je ne me considère pas comme une fan incontestée d’Emma Watson ; certes, je l’ai vu grandir et gagner en maturité dans le rôle d’Hermione dans la saga Harry Potter, mais je suis loin de suivre son activité à la loupe et preuve en est, je n’ai pas vu l’intégralité de sa filmographie et je n’ai pas l’intention d’y remédier dans l’immédiat. Cependant, cela ne m’empêche pas d’éprouver une profonde admiration pour elle. Je trouve que ses combats et les causes qu’elle défend sont justes et méritent d’être abordées d’une façon ou d’une autre. Pour finir sur Emma Watson avant d’en revenir au film à proprement parlé, je dirais que ses choix de carrière sont judicieux et réfléchis (en tout cas c’est l’impression qu’on en a lorsqu’on regarde l’ensemble de sa filmographie et les différents sujets abordés dans les films qu’elle a tournés) et cela renforce encore l’estime que j’ai d’emblée pour cette actrice.

Pour en revenir à The Circle, Emma Watson y joue donc le rôle de Mae Holland, une jeune femme qui n’est pas épanouie dans son milieu professionnel et qui rêve de quelque chose de différent et de plus épanouissant, où elle aurait vraiment une place, un rôle à jouer. Grâce à un coup de pouce inespéré, elle obtient un poste dans la compagnie The Circle où elle ne tarde pas à rencontrer Eamon Bailey (Tom Hanks), un leader pour le moins charismatique…

Toute la question du film tourne autour de l’implication des nouvelles technologies dans nos sociétés modernes et hyper-connectées et la frontière est parfois floue entre le droit à l’information et le droit au respect de la vie privée. Le film jongle habilement entre fascination et malaise tout au long du film et on retiendra surtout la candeur et la naïveté du personnage de Mae Holland qui apporte une sensibilité particulière au film. Au fur et à mesure de l’avancement de l’intrigue, Mae ne sait plus trop où elle a mis les pieds lorsque sa situation et celle de ses proches se complique, au risque de se faire écraser par un système bien en place.

En définitif, le film de James Ponsoldt peut mettre mal à l’aise puisque le spectateur ressent la pression et le malaise de certaines situations en même temps que l’héroïne. Cela dit, The Circle ne dénonce pas les nouvelles technologies en tant que telles mais plutôt l’utilisation que chaque individu et/ou groupe de personnes en fait. Au fond, ce n’est pas une mauvaise chose, encore faut-il savoir s’en servir et savoir s’aménager des temps morts pour prendre suffisamment de recul. Bref, The Circle : un film indépendant à voir absolument !

Note : 9/10

Moi, moche & empêtré dans du chewing gum.

Ah l’été ! Période de l’année où prolifère un nombre incalculable de dessins animés, certains plus attendus que d’autres. Moi, moche & méchant 3 (Despicable Me 3) faisait partie du lot. Un peu déçue du voyage.

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Cette image est un assez bon résumé du film à elle toute seule. Au début, on trouve cela drôle et on esquisse un petit sourire suite au gag parce qu’on se dit que c’est bien trouvé et la séquence passe et finalement, cela devient assez gênant. Le problème avec ce troisième volet, c’est que rien n’est suffisamment renouvelé pour que cela ait un intérêt quelconque, hors mis d’être la suite de la suite (et d’exploiter le filon jusqu’à épuisement).

Sur ce coup, je ne peux m’en prendre à moi-même ; c’était potentiellement le risque puisque peu de franchises ont réussi leur pari de faire des suites aussi bien que le premier volet. On peut tout de même citer la série des Toy Story et celle de l’Age de Glace qui ont réussi à transformer l’essai en évoluant au fil des opus, tout en restant fidèle à son univers. Ce n’est malheureusement pas le cas de Moi, moche & Méchant 3.

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Le plus dommage ce sont les personnages qui n’évoluent pas vraiment selon moi. Les filles de Gru sont toujours identiques au premier volet et pas que cela me dérange vraiment mais on a l’impression qu’elles ne grandissent pas et je trouve que c’est dommage car au final, elles sont remisées à l’arrière plan et sont utilisées à la toute fin, comme si les scénaristes s’étaient quand même souvenus que les fillettes étaient présentes et qu’il fallait en faire quelque chose d’à peu près utile. Je trouve que c’est d’autant plus dommage parce que chacune à une personnalité bien différente et qu’il y aurait matière à travailler pour apporter un vrai plus au film.

J’hésite à mentionné les nouveaux personnages du film, tant on s’enfonce dans les clichés. Dru d’une part, le frère jumeau de Gru et Balthazar Bratt, méchant du film et ennemi de Gru. La thématique des frères jumeaux est abordée de manière tout à fait classique avec de gros clichés à la clé mais en fin de compte, on ne peut pas s’empêcher de les trouver mignons tous les deux. Quant à Balthazar, c’est un méchant sans cervelle qui refuse de vieillir. Le trait est tellement poussé à son extrême que le personnage en devient pathétique et heureusement qu’il s’agit d’un dessin animé pour enfants. Le seul personnage qui s’en sort à peu près selon moi, c’est Lucy. Elle arrive à trouver sa place dans la famille et c’est très joliment montré avec un beau message derrière.

Cela dit, j’écris cet article assez négatif mais j’ai conscience que je ne fais clairement pas partie du public visé. Donc, je ne conseillerai pas vraiment ce film, sauf si vous avez autour de vous des enfants assez jeunes qui veulent aller le voir. Si vous êtes adulte avec ou sans enfant et que vous voulez absolument le voir, je ne peux que vous conseiller d’attendre que le film soit disponible sur les plateformes de Vidéos à la Demande. Cela reste néanmoins un divertissement qui se regarde.

Note : 4,5/10.

All you need is… Pirates!

Fête du Cinéma oblige. Comme le titre l’indique, Pirates des Caraibes 5, la vengeance de Salazar fut mon choix. J’appréhendais grandement mais Jack Sparrow et ses (nouveaux) acolytes étaient bel et bien au rendez-vous pour vous embarquer avec eux.

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L’opus précédent a été une catastrophe. Tout ce dont je me souviens du précédent c’est Penelope Cruz dans le rôle de l’ex vénère de ce cher Jack et aussi de la scène post-générique qui introduit le méchant du prochain film sans que l’on en sache plus. Salazar donc, et c’est le grand méchant du nouvel épisode de la franchise et ma foi, cela fonctionne plutôt bien.

En plus de retrouver l’humour de la première trilogie qui a fait son succès, on retrouve certains visages connus qui forment une bande de joyeux personnages colorés qui ont beaucoup évolué ou pas tellement. A ma plus grande joie, Barbossa (Geoffrey Rush) est de retour, plus riche que jamais à tel point qu’on dirait qu’il se noie dans le luxe et les pièces d’or, ce qui n’est pas pour déplaire à un pirate. A l’opposé, bien sûr et presque comme une évidence, vous avez ce cher Jack qui traine encore et toujours sa malchance : son Black Pearl chéri est enfermé dans une bouteille et il en est réduit à une piètre tentative de piller une banque sur la terre ferme donc, en guise d’acte de piraterie. C’est moyen pour un pirate digne de ce nom, de devoir rester sur la terre ferme… Quoique. C’est plus sûr, croyez moi… Mais pour savoir pourquoi, il faut voir le film.

C’est dans les vieux pots qu’on fait la meilleure confiture à ce qu’on dit, et c’est très probablement vrai puisque le film réalisé par Joachim Rønning et Espen Sandberg est un retour aux sources. Le trio change sans tellement changer puisqu’on retrouve deux intrépides aux côtés du pirate à la démarche de moineau, j’ai nommé : Carina Smyth (Kaya Scodelario) et Henry Turner (Breton Thwaites), le fils de Will Turner et Elizabeth Swann. Tous deux se retrouvent donc aux côtés de Jack pour des motifs bien différents mais au final, peut-être bien plus similaires qu’on ne pense.

Le film va crescendo pour se finir en apothéose avec une scène post-générique que personne ne voit venir et qui si elle remplit sont rôle comme attendu, alors cela promet de très belles choses pour l’opus suivant… En attendant, on ne peut que se réjouir du retour de Jack et de la prédominance du rôle de Kaya Scodelario dans un film de piraterie. Assurément un joli coup pour Disney et Johnny Depp.

Note : 8,5/10.

Wonder Woman, une héroïne qui en a dans la cuirasse.

Hier, je me suis enfin décidée à retourner au cinéma pour aller voir un film que j’attendais tout particulièrement. Voici mon ressenti sur le film et la symbolique autour de celui-ci.

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Je crois que le titre de l’article est assez explicite à lui seul. Il était grand temps que l’industrie cinématographique laisse une plus grande place aux personnages féminins dans les films de superhéros, sans qu’elles soient passives et potiches. Et quelle meilleure ambassadrice que Wonder Woman, princesse Amazone de l’ile de Themyscira, appartenant à l’univers DC Comics ? Personnellement, je ne vois personne d’autre. Parce que Wonder Woman est icône et fait largement partie de la « pop culture » (culture populaire).

Créer à partir de 1940 par William M. Marston, qui veut que les petites filles de l’époque puissent s’identifier à un personnage féminin fort, libre et courageux, Wonder Woman a acquis son statut de femme courageuse et indépendante au fil des ans et a été popularisée grâce à Lynda Cater dans la série télévisée éponyme de 1975 à 1979. Depuis, le succès ne se dément pas et le film de 2017 s’inscrit totalement dans cette lignée.

Un pari audacieux

Wonder Woman est un pari sur l’avenir concernant les films de superhéros. J’espère que le film ouvrira la voie à d’autres films dont les femmes seront tête d’affiche. Je pense notamment à l’adaptation de Captain Marvel pour citer les concurrents de DC. Donc je souhaite et j’espère sincèrement que l’industrie du cinéma saura tirer profit de l’engouement qu’a pu susciter le film chez les spectateurs et notamment, chez les spectatrices.

C’est un numéro d’équilibriste puisqu’il faut veiller à ne pas tomber dans le cliché d’un côté ou de l’autre. Pour une première avec une si grande attente, je dirais que le pari de Warner Bros en association avec DC est réussi. C’est une bonne chose selon moi qu’une femme, Patty Jenkins, ait réalisé ce film parce qu’elle a su jongler et s’adapter au personnage « poids-lourd » de Wonder Woman en évitant les pièges les plus dangereux.

mais de petites faiblesses malgré tout.

Si la réalisatrice a réussi à transformer l’essai et faire de ce film, un bon film, je dois émettre un peu de réserve concernant le scénario et c’est à mon sens, le petit point faible du film. Tout d’abord, j’ai trouvé le film un peu long à démarrer bien qu’il soit nécessaire de placer correctement le contexte et puis certains passages m’ont paru interminables alors que d’autres passages auraient peut-être mérités que l’on s’y arrête un peu plus.

Ce qui m’a fait réagir aussi, c’est la réaction de certains dans le public. J’ai trouvé ça étonnant que les gens réagissent autant à cause de certains personnages, notamment les Amazones et Arès. Dans le film ça ne m’a pas dérangé mais je pense comprendre pourquoi les gens ont réagi ainsi. Il est vrai que DC Comics s’est un peu arrangé avec la mythologie grecque mais ce n’est pas trop gênant parce qu’ils ont recréer leur propre mythologie en s’en inspirant, alors ce n’est pas bien grave si Arès est le grand méchant du film alors qu’il ne l’est pas dans la vraie mythologie grecque (bien qu’il ne soit guère apprécié des autres Dieux et des grecs dans la mythologie). Ce n’est de toute façon pas un film sur la mythologie mais sur Wonder Woman.

Note : 7,5/10.

Sources : Wikipédia : Wonder Woman, Wonder Woman (série télévisée), Themyscira, Arès

A voix haute, pour l’amour des mots.

Je n’ai pas pour habitude d’aller voir des documentaires au cinéma et pour plusieurs raisons. Tout d’abord parce que ce n’est pas un genre que j’affectionne particulièrement et puis je préfère aller voir les blockbuster la plupart du temps parce que j’ai l’impression qu’au moins, je ne vais pas être déçue et enfin, et c’est sûrement très idiot mais pour moi, le documentaire se regarde à la télé ou en tout cas, sont disponibles plus largement à la télé. Je suis donc sortie de ma petite zone de confort, ne sachant très honnêtement pas à quoi m’attendre après avoir lu plusieurs fois le synopsis. Je n’ai pas regardé la bande-annonce pour ne pas influencer mon avis positif ou négatif sur ce documentaire.

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Synopsis que voici : 

Chaque année à l’Université de Saint-Denis se déroule le concours « Eloquentia », qui vise à élire « le meilleur orateur du 93 ». Des étudiants de cette université issus de tout cursus, décident d’y participer et s’y prépare grâce à  des professionnels (avocats, slameurs, metteurs en scène…) qui leur enseignent le difficile exercice de la prise de parole en public. Au fil des semaines, ils vont apprendre les ressorts subtils de la rhétorique, et vont s’affirmer, se révéler aux autres, et surtout à eux-mêmes. Munis de ces armes, Leïla, Elhadj, Eddy et les autres, s’affrontent et tentent de remporter ce concours pour devenir « le meilleur orateur du 93 ».
Ce documentaire (réalisé par Stéphane de Freitas et Ladj Ly) est passé sur France 2 au mois de novembre je crois donc peut-être l’avez-vous vu à ce moment-là. En fait, on se laisse porter au fil des mots et de la préparation de ces étudiants venus d’horizons bien différents. Et puis, le documentaire s’évertue à donner une bonne image de Saint-Denis. Même si on sait qu’il y a des gens bien de partout, dans les villes, dans les banlieues, dans les campagnes, ça fait du bien d’en avoir la preuve pour tordre le cou aux idées reçues.

Je s’appelle Groot

Non, non ce n’est pas la réécriture de Je est un autre vers Boloss. Pour les non-initiés Groot est un des nombreux personnages de l’univers Marvel. Personnage qui ressemble à un arbre et qui ne sait dire qu’une phrase : « Je s’appelle Groot » (I am Groot en VO) et qui est affilié aux Gardiens de la Galaxie. Parce que comme j’avais le choix entre sortir au cinéma aujourd’hui et rester chez moi à faire plus ou moins la même chose que les autres jours, c’est-à-dire pas grand-chose… j’ai vite fait mon choix. D’autant que les Gardiens de la Galaxie, vol. 1 est passé hier à la télé. Je pouvais pas faire mieux même si cela s’apparente à du Binge-watching de Marvel.

Les Gardiens de la Galaxie, vol. 2

Ah la famille ! Que c’est compliqué parfois que ce soit avec la famille que l’on a ou celle que l’on se choisit. C’est partout pareil, même aux confins de la galaxie… C’est compliqué oui mais ça ne veut pas dire qu’on ne peut pas compter les uns sur les autres. C’est le message principal du film, peut-être un peu bateau, peut-être un peu déjà-vu mais c’est un Marvel donc on sait à quoi s’attendre. En tout cas, on retrouve avec grand plaisir Quill et sa bande disparate mais c’est que du bonheur !

Le duo formé par Rocket et Drax est à mourir de rire, j’aime tellement le personnage de Drax que c’est jubilatoire de voir ces deux-là ensemble. Après, j’aime beaucoup la paire Rocket/Quill qui se contredit souvent mais qui s’aime profondément, c’est certain. En revanche j’ai beaucoup plus de mal avec le couple Quill/Gamora… Je trouve qu’ils ne s’accordent pas bien ensemble mais c’est un détail. Les nouveaux venus ne sont pas en reste et s’intègrent bien aux personnages déjà connus, notamment Mantis.

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Comme d’habitude, c’est un Marvel avec un rythme très enlevé, une bande son qui déchire et colle au film. Et puis bien sûr il y a le fameux caméo de Stan Lee, que j’ai trouvé un peu moins bon que dans certains autres Marvel, mais ce n’est que mon humble avis. Pour finir, les scènes post-générique (au nombre de 5) sont cool et font leur petit effet, c’est-à-dire, annoncer la suite mais je ne vous en dis pas plus. Pour vous faire votre propre idée, il ne vous reste qu’une chose à faire (enfin deux) : aller voir le film et rester jusqu’à la fin. Bonne séance !

Note : 8/10.