Balade au Domaine des planons

A St-Cyr-sur-Menthon, perdu au milieu des champs de tournesols et de maïs se trouve le Musée de la Bresse, autrement appelé le Domaine des planons. Le domaine est d’abord remarquable de part sa taille conséquente puisqu’il s’étend sur 30 hectares, cela témoigne de la richesse du propriétaire pour l’époque puisque les exploitations agricoles et fermières de l’époque ne faisaient souvent pas plus de 8 hectares.

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La construction du domaine a débuté au XVème siècle pour le premier bâtiment et elle s’est poursuivie jusqu’au XIXème pour les derniers bâtiments construits (je n’ai plus les dates en tête précisément). La photo ci-dessus présente une partie des étables et espaces de stockages transformés en petites salles de musée.

L’aspect le plus intéressant du domaine est sans conteste la maison typiquement bressane, reliée au reste des bâtiments par une galerie couverte, également un autre signe de richesse du propriétaire. Ce lieu a été habité jusqu’en 1992 puis ouvert au public en tant que musée en 1995, le temps de faire quelques travaux de rénovation nécessaires à l’accueil de visiteurs. Le tout est parfaitement conservé, notamment grâce au travail de reconstitution du mobilier des différentes pièces qui forment la maison.

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Malheureusement, toutes les pièces ne sont pas accessibles pour un fauteuil (électrique tout du moins), mais la plupart le sont grâce à des plans inclinés en métal fixés dans le sol. Pour les pièces où je n’ai pas eu accès, ma mère a fait des photos pour moi.

Pour finir, cette visite m’a beaucoup plu. On apprend pleins de choses sur la vie des gens du coin et c’est plus concret qu’une simple visite de musée, grâce aux explications du guide ; c’est sûrement la raison pour laquelle je n’ai pas aimé la visite de l’exposition permanente qui présentait la Bresse, que l’on a fait ensuite.

 

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Avec ma marraine

Une demie journée au musée des Confluences à Lyon

J’ignore ce que vous avez prévu pendant votre été et vos vacances mais si vous êtes dans les parages de Lyon et que vous chercher à vous occuper en extérieur, tout en vous préservant de cette chaleur caniculaire, vous pouvez toujours aller au Musée des Confluences, jeter un œil aux différentes expositions temporaires de qualité du musée.

Exposition Venenum, un monde empoisonné

Exposition Venenum

L’exposition phare du musée en ce moment et jusqu’en avril 2018. Elle retrace l’histoire d’un monde plus « empoisonné » qu’on ne pense, de l’Antiquité à nos jours en passant bien sûr par le Moyen-Age et plus étonnant, le XXème siècle et les Grandes Guerres. L’exposition est très bien organisée autour d’une scénographie très bien pensée, qui retrace chronologiquement l’histoire des poisons suivant les époques et donc les modes. La salle est assez grande, ce qui permet de se déplacer sans marcher sur son voisins. Enfin, si vous n’êtes pas du genre expos sachez quand même que c’est une exposition ludique où l’on apprend pleins de petites choses (parfois insolites). Bref, on y passe un bon moment tout en se cultivant : bref, je ne peux que vous la conseiller même si de mon point de vue, certaines parties étaient plus intéressantes que d’autres.

 

Exposition Lumière ! Le cinéma inventé

Hors Série Télérama Les Lumière font leur cinéma

Amis cinéphiles, cette exposition est définitivement pour vous ! En partenariat avec l’Institut Lumière de Lyon, le Musée des Confluences vous propose de revenir sur les traces d’Auguste et Louis Lumière, les frères Lumière, inventeurs de génie à qui l’on doit le cinématographe, appelé plus communément cinéma.

Là aussi, la salle est très vaste, ce qui permet une circulation fluide entre les objets présentés et les films projetés. La scénographie est encore plus réussie que dans la salle précédente avec un jeu sur l’éclairage qui met parfaitement en valeur les différents objets présentés, des plaques utilisées pour le fonctionnement des « lanternes magiques » aux premières photographies couleurs (absolument époustouflantes d’ailleurs).

Seul bémol : je n’ai pas pu profiter d’un ou deux films projetés parce que placés dans endroits où il fallait regarder dans des petits trous (comme des jumelles) et ces trous étaient trop en hauteur. Mais cela n’empêche pas de profiter de cette exposition très réussie. Je précise également que si vous avez du mal à vous déplacer parce que vous êtes en fauteuil ou autre, cette exposition vous donne une chance d’avoir accès aux collections de l’Institut Lumière qui lui n’est malheureusement pas accessible (et c’est bien dommage !)

Le Vintage, c’est Geek, le Vintage c’est Chic !

C’est en voisine que je me suis rendue ce matin au Marché de la Mode Vintage 2017, dont cette année marquait la 17ème édition. Le thème de cette année c’était « Pop Heroes » et apparemment, on pouvait si on le souhaitait se faire prendre en photo sur Snapchat ou Instagram et se « transformer » en super-héros d’un jour. Plutôt fun mais ça n’avait démarrer quand j’y suis allée donc j’ai laissé tomber et j’ai continué mon chemin dans les allées.

C’était une première pour moi et donc la néophyte du jour, c’était moi. Cela dit, mon brin de bon sens et moi, on s’est pointés à 10h (ouverture) au Double Mixte et le moins que l’on puisse dire c’est que c’était une très bonne idée ; bonne idée aussi d’avoir réservé son entrée la veille sur Internet (tarif unique de 5 euros) : la queue, c’était presque pire qu’à Disneyland et c’est donc munie de mon smartphone que je suis entrée dans le Temple du Vintage… Petit bémol cependant, et il est important de le signaler : le Double Mixte est accessible pour les PMR mais comme souvent c’est mal indiqué et j’ai pu constaté que les organisateurs (pour certains) n’était pas beaucoup plus renseignés que moi. Dommage…

Beaucoup de stands de vêtements rétro dans tous les styles, de toutes les époques et c’était très sympa à regarder même si la plupart n’ont pas retenu mon attention. Enfin j’aurais quand même presque tout pris en photo mais bon, c’était pas trop possible alors j’ai réussi à cibler en fonction de mes centres d’intérêts habituels et je crois que j’ai bien fait parce que les photos que j’ai faites sont plutôt réussies, sans vouloir me vanter.

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Ah le rétro-gaming ! Il y avait plusieurs stands d’ailleurs – j’en ai compté au moins 3 – et j’ai beaucoup aimé pouvoir discuté avec un des exposants (pas de ce stand mais d’un autre), c’était sympa. Par contre, et j’y tiens : je suis désolée mais OUI je suis une fille, OUI je connais la console NES de Nintendo (ma première console, en plus celle-ci on me l’avait donnée), OUI je joue aux jeux vidéo peut-être moins qu’avant et OUI j’aime la culture Geek et je m’y intéresse bien que ce blog n’en laisse paraître qu’une infime partie… Saletés de stéréotypes ! Pardon. Bref, à côté de ça un truc trop mignon que j’avais envie de vous relater : un Papa qui a probablement grandi avec la NES justement expliquait à son fiston les heures de jeu, les Game Over et que l’histoire des consoles de Nintendo ne s’arrêtait pas à la toute nouvelle Nintendo Switch. Pardon si je m’égare mais c’était beau.

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C’est un autre de mes dada : les veilles voitures. Même chose que pour le rétro gaming à la différence près que je n’y connais vraiment absolument rien en moteurs et autres pièces mécaniques mais d’un point de vue esthétique, j’ai toujours adoré ça et le salon en présentait quelques unes alors, j’y suis allée de bon cœur avec mon portable ! Le style avec le confort en moins ; encore que… je suis sûre qu’à l’époque de ces « demoiselles », elles étaient considérées comme relativement confortable et puis au fond, je pense que les gens s’en fichaient : ils avaient une voiture. Maintenant presque tout le monde à une voiture, elle est là, la différence.

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J’ai poursuivi mon tour et j’ai finalement jeté mon dévolu sur un petit haut à 25 euros – pas excessif mais pas donné non plus. Il est noir et blanc et est rétro sans trop l’être ; donc il ne finira pas au fond du placard. Et d’ailleurs mention spéciale au vendeur qui a bien tenu compte de mon handicap, ce qui n’est pas toujours le cas dans ce genre d’évènement. Puis mes emplettes sous le bras, je suis passée devant un stand qui présentait des flippers. J’ai trouvé ça trop cool. Je crois que c’est la première fois que j’ai l’occasion d’en voir en vrai (je ne fréquente pas les bars et ceux-là avaient du vécu).

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Dans la dernière allée, parmi les foulards, carrés de soie, chapeaux et autres accessoires, j’ai trouvé un stand de vieilles affiches de films et de cartes postales rétro ; les affiches étant trop volumineuse pour être transportées comme ça à pieds, je me suis rabattue sur les photos. J’ai demandé à un des exposants du stand de m’aider. Chose faite très aimablement et du coup, j’ai été jeter un œil aux cartes postales. J’aurais peut-être pas dû mais c’est pas bien grave non plus, c’est pas la ruine 3 cartes postales.

Et puis bon au bout de 2h de salon, j’avais fait le tour et je commençais à en avoir marre j’ai donc effectué une sortie définitive du salon (ça m’évitait aussi le coup de tampon sur la main) et puis il y avait encore quelques belles voitures  anciennes à photographier donc…

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On pouvait d’ailleurs conduire celle-ci si on le souhaitait. Classe non ? Et jolie en plus de ça. Allez une petite dernière pour la route !

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Et puis j’ai pas pu résisté : j’ai demandé l’autorisation à l’exposant (en costume d’époque s’il vous plait) de le photographier et du coup, je me suis aussi retrouvée sur la photo. Mais pas en mode selfie. C’est pas trop mon truc les selfies.

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C’était bien sympa mais il ne faut pas y rester trop longtemps. Mais ça occupe le temps qu’on y passe. Sûrement l’endroit pour essayer de faire des affaires sur certains stands mais pour ma part, je n’ai pas réussi. Je n’ai pas de regrets particuliers : c’était une chose à faire mais je ne suis pas sûre d’y retournée l’année prochaine ou les années suivantes à cause du monde d’une part, et de mon manque d’intérêt poussé pour le Vintage malgré tout d’autre part.

Soirée crêpes et Suicide Squad

L’avantage lorsque ma mère va au théâtre avec des amies, c’est que je suis toute seule chez moi et que je peux faire ce que je veux (dans la limite du raisonnable) et c’est vachement chouette surtout quand ça veut dire inviter à la maison une amie que j’ai pas vu depuis longtemps. Et puis ça veut parfois dire aussi : soirée crêpes et c’est cool.

Suicide Squad en V.O.D

Une fois l’estomac (bien) rempli, on a jeter notre dévolu sur un film pour occuper le reste de notre soirée. Après un ou deux visionnage de bande-annonce pas très convaincantes, on a opté pour Suicide Squad de David Ayer avec Will Smith et Margot Robbie dans les rôles titres. Et c’est un film que je voulais voir en salle lors de sa sortie. Film que j’ai loupé peut-être par manque de temps et/ou à cause des critiques que j’entendais autour de moi, ce film étant considéré comme un navet.

Je ne vous cache pas que je suis très bon public et j’ai beaucoup de mal à trouver des points négatifs à un film, quel qu’il soit. Suicide Squad en fait partie. Honnêtement, je ne vois pas ce qui a pu déranger ou décevoir dans ce film. Ce n’est ni le film de l’année ni un chef-d’œuvre mais pour un film de « super-héros » il y a clairement sa place parce qu’il traite de l’univers des « super-héros » tout en changeant d’optique en nous proposant de suivre les aventures d’une escouade de « super-vilains ». Pour une fois qu’on peut dire que les méchants gagnent à la fin (non sans un brin de morale tout de même), c’est cool non ?

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Mention spéciale à Margot Robbie (Harley Quinn) dans le film. Harley Quinn figure dans mon Top 3 de mes personnages DC Comics préférés avec Catwoman et Wonder Woman (exæquo avec Green Arrow). A noter également que la bande son apporte aussi un vrai plus au film avec les bons morceaux aux moments opportuns.

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Harley Quinn (Margot Robbie)

 

Seuls bémols : Certaines scènes sont trop longues à cause des effets (ralentis, effet spéciaux) et Jared Leto pas très convaincant en Joker (Heath Ledger only). Mais le binôme Margot Robbie / Jared Leto tient la route cela dit.

Note : 8,5/10.

Let it snow,let it snow, let it snow!

Je réalise que je suis en vacances, ça y est. Ce que j’ai un peu plus de mal à réaliser par contre, c’est que je viens probablement de passer les derniers examens scolaires de toute ma vie, de même que théoriquement, j’en ai fini avec mes études supérieures et l’université (au moins physiquement, puisque le prochain semestre se valide via un stage en entreprise). C’est bizarre de ce dire que, ça y est, un nouveau chapitre commence bientôt. Mais je ne veux pas m’aventurer sur le terrain de la nostalgie.

Je suis en vacances, j’ai passé mes examens universitaires et je cherche toujours mon stage en Traduction ou Marketing mais à part ça tout va bien. Hors mis les quelques petits soucis techniques en cours de traitement.

Je vous souhaite à tous de très joyeuses fêtes de fin d’année !

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Juste pour me plaindre un peu (encore…)

N’allez quand même pas croire que je me plains tout le temps et tous les jours. Cela dit, je crois sincèrement que les gens ne se rendent pas compte du niveau de difficulté que je peux rencontrer chaque jour afin de mener une vie à peu près « normale ».

Une de mes dernières mésaventures remonte justement à hier : une de mes auxiliaires a eu la bonne idée de faire tomber la télécommande de mon lève-personne, et évidemment le bouton-poussoir à exploser, ce qui fait que le lève est maintenant inutilisable… Je crois que je l’aurais étriper la pauvre auxiliaire mais mieux vaut rester calme dans ces cas là et donc j’ai pris sur moi et j’ai téléphoné à mon revendeur auquel je loue le matériel pour mon logement étudiant.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ne sont pas efficaces. Au téléphone au moins ; j’exclue volontairement leurs techniciens parce qu’ils sont plutôt compatissants et efficace. Donc pour récapituler : mon lève-personne en panne, il m’en faut un nouveau en remplacement le temps qu’ils réparent le mien. Pour leur faire comprendre qu’il me faut le même type de lève et pas un lève avec un filet/une sangle, c’est toute une histoire… La responsable (je suppose) n’a pas voulu en démordre et m’a assurée que ce n’était le lève avec le filet habituel, sauf que… lorsque le technicien est arrivé avec le lève-personne de remplacement, j’ai bien vu que si, c’était le filet habituel.

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Je vous laisse imaginer mon état d’énervement intérieur. Du coup, le pauvre technicien (très gentil du reste) a d’abord essayé de bidouiller la télécommande pour m’éviter d’utiliser ce truc pas très stable et qui honnêtement n’est pas rassurant du tout. Bref, le technicien n’a pas réussi et à sa décharge parce qu’il y a passé un bon moment… Il a téléphoné à ses collègues puis à sa responsable (que j’avais déjà eu plus tôt dans la matinée). J’ai de nouveau insisté sur le fait que cette sorte de lève-personne ne me convient pas et de son côté, elle a insisté que ce lève convenait et que je n’avais pas à avoir peur. Au final, le technicien m’a laissé le lève de remplacement et l’autre car son camion était trop petit pour le transporter. Ô joie !

Si seulement les choses s’étaient arrêtées là. Seulement, je suis quelque peu têtue et j’ai demandé à l’auxiliaire du soir qu’elle utilise le lève qu’on m’avait laissé. Devinez quoi : le système avec un filet de me convient pas, comme c’est bizarre !

En conclusion : j’ai perdu une journée et je suis pas allée en cours (vous savez le râteau de Gad Elmaleh…), je me suis fait peur et je n’ai plus de lève-personne en état de marche. Que du bonheur ! Pour ce matin, mon auxiliaire a reçu l’aide d’une tiers-personne mais sur le long terme, vous vous doutez bien que ce n’est pas tenable. Ils me font rire les gens qui pensent tout connaître d’un handicap et pensent avoir une solution aux problèmes rencontrés sans tenir compte des habitudes de la personne et de ses autres appareillages.

La WWE à Lyon, j’y étais

Après avoir passé une semaine remplie d’imprévus en tout genre, j’avais vraiment hâte que le week-end prolongé arrive, histoire de me changer les idées. Vendredi 11 novembre, j’ai été assister à un spectacle de divertissement sportif, ou autrement dit du catch. C’est quelque chose que je suis depuis deux ans, de manière la plus assidue possible.

Cela dit, je ne me considère pas comme une spécialiste parce que je me tiens informée seulement sur la World Wrestling Entertainment (WWE), première fédé de catch dans le monde. Pour être plus juste, je dirais que je suis très grande amatrice. Donc c’était vendredi, et c’était génial.

Je ne me souviens pas de tous les matchs d’ailleurs mais j’en ai eu pour mon argent même si bien sûr, tous les matches ne se valaient pas pour des questions d’intensité et d’affinités avec les différents personnages de catcheurs. Mais je tiens à souligner qu’il n’y a pas eu de temps morts, ou en tout cas, je ne m’en suis pas aperçue.

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Comme vous pouvez le constater, je n’étais pas trop mal placée et cela à rajouter à mon plaisir personnel de bien pouvoir voir tous les matchs. C’est la seule photo que j’ai pris, avant que le spectacle ne commence, et puis j’ai rangé mon portable pour me laisser porter par l’ambiance. Même si j’aurai bien voulu que ma vidéo sur le match de championnat féminin rende quelque chose à vrai dire mais je m’en fiche.

J’ai pu voir certains de mes catcheurs préférés, il en va de même pour les femmes et juste pour ça, je suis contente parce qu’il y a eu d’excellentes surprises pour ma part. Après, le seul bémol fut le monde à la boutique de merch mais là encore, c’est dérisoire si je dois comparer avec le moment que j’ai passé ce soir-là.

Enfin, je tiens à remercier l’amie qui m’accompagnait. Merci pour tout.

Bureaucratie, bonjour…

A vrai dire, je ne savais pas trop comment intitulé cet article et puis je me suis dit que celui-là n’était pas mal et collait plutôt bien à la situation. Rassurez-vous, je ne vais pas me plaindre tout du long (encore que…).

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Je dois faire renouveler mon fauteuil électrique après de bons et loyaux services et jusque-là tout va bien. Il faut donc remplir un dossier pour en avertir l’administration française ; soit. Après tout, pourquoi pas, c’est une somme d’argent conséquente et il faut bien savoir si chaque centimes attribués est correctement utiliser. Et puis en plus j’avais d’autres demandes (nécessaires) à formuler donc faisons d’une pierre deux coups. Une demi-journée pour remplir ledit dossier ? Pas de problèmes. Fournir la première partie des documents complémentaires (ceux qui concernent le demandeur, vous savez) ? Pas de problème non plus. Essayer différents modèles de fauteuils pour prendre le plus adapter ? EASY.

PAR CONTRE, avoir un rendez-vous pour ce qu’ils appellent une validation de fauteuil ? Moins easy d’un coup. Comptez trois bonnes semaines (au moins) alors qu’on vous a assuré que ce serait plus simple de voir avec le médecin et non le secrétariat. Je me pose toujours la question hein… bref. Jour du rendez-vous pour cette validation (aujourd’hui donc) : tout va pour le mieux, on arrive en même temps que le revendeur. Parfait. C’en suit un entretien avec une ergothérapeute et sa stagiaire pour des questions de formalités (pourquoi un nouveau fauteuil, comment ça se passe la vie quotidienne ? Quelle organisation etc, etc…) et là encore pas de raisons de s’en offusquer, c’était la première fois que je voyais l’ergo de l’hôpital en question. Arrive ensuite la phase d’essai et de validation donc et c’est la partie la plus « marrante » pour ne pas dire fun. Un slalom, une marche avant, une marche arrière et un freinage plus tard, le fauteuil est validé par l’ergo. En même temps… C’est tellement un must-have un fauteuil électrique, un luxe…

Quoi ? de l’ironie ? Mais non pas du tout.

J’ai gardé le meilleur pour la fin. Sachant que le médecin avait rédigé une nouvelle prescription et que tout semblait correct du côté de l’ergo et du revendeur eh bien non, il a fallu qu’on attende avec ma mère pour être reçues par l’interne du médecin pour un dernier papier qui ne nous sert pas directement puisque ce papier est nécessaire uniquement au revendeur qui lui-même le transmettra à la CPAM. QUARANTE MINUTES. Quarante minutes pour un papier que l’hôpital va transmettre lui-même au revendeur ; notez que l’interne ne me connaissait pas donc rebelote pour certaines questions (c’est pas drôle sinon).

J’ai donc perdu une demi-journée de cours pour peu de choses au final. Enfin… Les choses sont faites et seront faites dans les règles mais il n’empêche que les gens sont étouffés et croulent sous la bureaucratie. C’est un exemple parmi tant d’autres et ce qui est réconfortant dans un sens, c’est de se dire qu’on n’est pas les seuls dans ce cas, handicap ou non. Faut pas s’étonner après que les français râlent sans arrêt, c’est le système qui veut ça. Et le pire dans tout ça, c’est qu’hier lors de mon cours de systèmes d’information, le prof a lourdement insisté sur le fait qu’être devant un ordinateur devait être productif et que, généralement, une personne devant un ordi ne l’était pas.

Monsieur, il n’y a pas besoin d’ordinateur pour ne pas être efficace et productif.