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Cinéma

Pourquoi se contenter d’un seul Spider-Man, quand on peut en avoir plusieurs ?

Petite séance cinéma hier après-midi pour Spider-Man : New Generation de Peter Ramsey, Bob Persichetti et Rodney Rothman. Et autant de société de production… Enfin en même temps, c’est tout à fait logique : ce film d’animation a dû disposer d’un budget colossal pour être réalisé donc faire appel à trois société de production au lieu d’une, c’est normal et le résultat final vaut la peine. De quoi vous permettre de faire la paix avec le célèbre tisseur de toile.

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SpiderMan est mort ! Vive SpiderMan !

Si vous êtes comme moi et que vous aimez les Comics et Super-héros de Marvel, vous appréciez sans doute Spider-Man. C’est mon cas, sauf que je commençais à faire une légère indigestion de Peter Parker… Avec trois incarnations (plus ou moins réussies d’ailleurs), je crois qu’on peut affirmer connaitre l’histoire du jeune journaliste sur le bout des doigts : l’araignée radioactive, MJ, Oncle Ben, un grand pouvoir… et j’en passe. Mais vous avez saisi l’idée. C’est alors qu’arrive le jeune Miles Morales pour dépoussiérer tout ça et enfin se faire connaitre du grand public. Il était temps (et ça décoiffe) !

Synopsis

Brooklyn, New-York – Terre 616* – Miles Morales est un ado comme tout le monde dont le père est flic et la mère infirmière, et comme beaucoup d’ado ses relations avec son père sont tendues, d’autant que le jeune homme aime beaucoup repeindre les murs de New-York avec son oncle Aaron, aidé de bombes de peinture. Activité pas très, très légale du point de vue policier… Bref, une vie d’ado normale avec ses problèmes d’ado. Enfin ça, c’était avant une certaine araignée radioactive… et le Caïd qui semble bien décidé à anéantir Spider-Man une bonne fois pour tout pour mener à bien le projet qui l’anime et qui risque de mettre en péril le reste de l’humanité. Miles pourra alors compter sur l’aide précieuse de cinq homologues venus d’univers différents pour lui prêter main forte dans sa lutte contre le Caïd.

Un pari osé mais réussi pour un renouvellement brillant et mérité !

C’est rare de voir un film aussi long (environ 2h) de cette qualité ! C’est un plaisir autant pour les yeux que pour les oreilles : les différents rap qui accompagnent l’histoire sont juste parfaits. En ce qui concerne le dessin, c’est un mélange de réalisations 3D et 2D ; de prime abord, on pourrait penser que le mélange des deux ne donnerait pas un résultat satisfaisant mais c’est tout le contraire. La 2D rappelle l’univers de la bande-dessinée par petite touches savamment disposées pour éviter un sentiment de lourdeur que l’on s’attend forcément un peu à trouver sur un film de 2h.

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En réalité, on ne s’ennuie pas une seconde : c’est rythmé, dynamique… Il y a de l’humour et chaque Spider-Man a son type d’humour et c’est génial de leur avoir attribué une personnalité propre sans en faire des copier/coller du super-héros d’origine plus ou moins réussis. Et puis évidemment, puisque Spider-Man meurt pour laisser la place à un autre Spider-Man, il est question de filiation et de transmission tout au long du film et ces questions sont très bien abordées et traitées.

Conclusion

Un film dynamique de par son rythme qui va à 100 à l’heure (heureusement pour un film de super-héros) et par son parti-pris graphique mélangeant à la fois la 3D et 2D pour renforcer sa profondeur puisqu’il faut allier le monde moderne et le monde passé. Spider-Man : New Generation est ambitieux mais relève haut la main le défi de faire découvrir l’univers classique de Spider-Man tout en y incorporant la mécanique complexe et compliquée des univers parallèles. Une réussite à voir absolument !

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* : La Terre 616 fait référence à notre réalité dans les comics ou dans les films

Bande-Dessinée/Comics

[BD] Contro Natura

On reprend doucement les chroniques littérature avec la review d’une BD dévorée le Week-end dernier pour laquelle je n’ai pratiquement que des compliments parce que oui, il y a un tout petit mais (qui ne gâche en rien mon enthousiasme pour cette œuvre), cependant oui, je crois qu’on peut encore parler de chef d’œuvre ou de pépite. Décidément, Glénat Comics est coutumière du fait.

Contro Natura : Mirka Andolfo frappe fort avec un premier titre ambitieux

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Contro Natura raconte l’histoire de Leslie à New Roark avant que la situation ne dégénère complètement à cause des lois en vigueur dans cette ville, notamment une qui contrarie particulièrement la jeune « femme ». A son vingt-cinquième anniversaire chaque personne célibataire de New Roark se voit dans l’obligation de rejoindre le programme d’état afin d’assurer la conservation de chaque espèce via la procréation. Une sorte de site de rencontres institutionalisé et autorisé qui ne laisse pas vraiment la place aux rencontres réelles et fortuites. Le Regard voit et contrôle tout et gare à celui qui ne se conforme à la loi… Pas vraiment étonnant que Leslie ne soit pas plus enjouée à l’idée d’avoir vingt-cinq ans, d’autant que depuis un mois environ il y a aussi ce rêve récurrent aussi érotique qu’angoissant qui n’arrange pas les choses et ne présage rien de bon…

Entre Zootopie et La Ferme des animaux

Comme vous pouvez le constater avec la couverture, Leslie est un animal anthropomorphe, un cochon plus précisément. Et c’est le cas de tous les personnages de cette BD, tout le monde est anthropomorphe et doit obéir à la loi précédemment citée. Ceux qui refusent de la suivre parce qu’ils aiment un animal d’une autre espèce que la leur ou bien font preuve d’homosexualité sont appelé des « Contre-Nature » (d’où le nom de la BD). Et les « Contre-Nature » sont visiblement sévèrement sanctionnés par l’Etat, dirigé par un cochon du nom de Napoléon… Ca ne vous rappelle rien ?…

Après ce petit spoil volontaire de ma part, je pense qu’il est nécessaire de parler des deux grandes influences qui ont fait naitre cette BD ; à ce propos, il y en a sûrement d’autres que j’ai peut-être loupé mais ce sont les deux plus flagrantes alors autant en parler. La première donc, c’est Zootopie pour plusieurs raisons : pas seulement pour l’anthropomorphisme.

  • Leslie ressemble beaucoup à Judy dans le sens où elle ne se sens pas à l’aise dans la société dans laquelle elle vit. Elle se sens différente et rêve d’autre chose comme destinée que celle qui lui semble promise.
  • Le méchant de l’histoire n’est pas forcément celui qu’on croit dans les deux cas, mais vous n’en saurez pas plus ; de même que les partenaires de l’une comme de l’autre leur font former deux couples des plus détonants !
  • Et puis bien sûr, il y a l’anthropomorphisme. Je ne vais détailler ce point : les deux œuvres parlent pour elles-mêmes !…

Néanmoins, à la lecture, ce qui vous sautera aux yeux j’espère, c’est que le scénario s’appuie beaucoup sur une des œuvres phare de George Orwell, la bien nommée Ferme des Animaux, désormais un classique de la littérature paru en 1981. Que ce soient des éléments structurel de l’histoire ou simplement des petits détails glissés à l’attention du lecteur attentif, tout laisse à penser que Mirka Andolfo s’est inspirée (en bien) de George Orwell pour créer son univers propre.

 Une première histoire prometteuse malgré de petites faiblesses scénaristiques

Ce qui m’amène à évoquer la BD d’un point de vue esthétique et scénaristique. D’ailleurs, je vais commencer par dire un mot sur le scénario très rapidement. Si, de manière générale, le scénario de cette histoire tient la route et offre un univers nouveau tout en reposant sur des éléments puisés dans d’autres œuvres, il reste néanmoins quelques lacunes qui affaiblissent un peu l’histoire qui aborde pourtant des thèmes importants et forts. Certains points complexes auraient mérités plus amples explications alors qu’ils donnent l’impression d’être juste survolés par l’auteur. Cela peut peut-être destabiliser le lecteur au point de le faire abandonner sa lecture pour les moins téméraires et c’est vraiment dommage de se dire qu’il y a potentiellement des points de blocages à ce niveau dans une BD de cette qualité.

Cependant pour moi, il y a trop de points positifs pour m’arrêter sur cela. Evidemment que j’accorde de l’importance à la cohérence du récit que l’on m’offre, que ce soit dans une BD, un livre ou un film. C’est primordial pour entrer dans un univers ; et malgré quelques points qui manquent d’explications, le scénario et l’histoire de Contro Natura tiennent la route. Premièrement parce qu’on sent que l’auteur y a mis toute son énergie et sa passion et je pense que les faiblesses scénaristiques proviennent de ça. Cela ne vous est jamais arrivé de créer quelque chose, une histoire, et d’être tellement absorbé dans votre univers que tout ce que vous racontez vous parait logique et cohérent alors qu’une personne extérieure, un lecteur par exemple, aura besoin de plus de détails et d’explications pour trouver les choses cohérentes ? C’est exactement le cas de Contro Natura.

Deuxièmement, les thématiques abordées sont fortes et font réfléchir et c’est assez inattendu pour une première BD. Personnellement, c’est quelque chose que j’adore ! Mais cela implique également une grosse prise de risque : avoir placé la barre trop haute et complètement rater les autres travaux. Mais c’est quand même vachement cool d’avoir de l’ambition pour aborder des sujets importants tels que la place de l’amour dans une société hyper contrôlée, l’homosexualité, parvenir à être soi-même et la place de l’autre… Et enfin et non des moindres : les dessins. Je suis amoureuse des dessins de cette histoire qui servent magnifiquement le scénario inventé par Andolfo. Par contre, autant être franche, cette BD s’adresse à un public averti : il y a (pas mal) de sang et bon nombre de dessins érotiques voire carrément explicites. Cependant, ce n’est jamais vulgaire ; les dessins sont toujours soignés avec un travail de dingue sur les couleurs, la lumière et les ombres. Atmosphères garanties au rendez-vous.

Conclusion

Des dessins splendides et travaillés dans le moindre détail au service d’un premier scénario ambitieux et prometteur de belles choses pour la suite. Mirka Andolfo, auteur/dessinatrice italienne est définitivement quelqu’un à suivre de très près. Je ne peux que vous conseiller sa première BD, Contro Natura, qui ne vous laissera pas indifférents, j’en suis certaine !

Cinéma

La petite sirène made in Netflix

Comme bon nombre d’entre vous (je pense), j’ai un abonnement Netflix et ce que j’aime particulièrement sur cette plateforme, c’est que quel que soit ses goûts il y a toujours quelque chose qui nous correspond. Au cours de flânerie sur ladite plateforme, je suis tombée sur l’adaptation de La petite sirène, célèbre conte de Hans Christian Andersen et probablement mon conte favori. Un peu dubitative avant de lancer le film, je me suis laissée emporter et maintenant, je vous emmène avec moi.

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Oubliez Disney, ou vous serez déçus !

C’est le seul conseil véritablement valable que je peux vous donner si vous voulez apprécier cette adaptation du conte. D’ailleurs, faut-il parler d’adaptation ? Pas vraiment, il s’agit plutôt d’une interprétation. En effet, si le conte original est présent dans les premières du film, l’histoire s’en détache tout en gardant la toile de fond, le fil conducteur du drame qu’est censé vivre la pauvre sirène créée par l’écrivain et conteur danois. C’est un joli coup, peut-être un peu risqué mais la magie opère grâce à un scénario qui tient la route, entre guimauve féérique et drame inévitable sans tomber dans un Happy end à la Disney (souvent trop mièvre à mon goût) !

Personnellement, je n’ai pas eu de difficultés à me détacher du célèbre dessin animé. Il faut dire qu’il est déjà bien éloigné du conte de base ; je n’ai rien contre et je comprends pourquoi – allez dire à un enfant que lorsque la petite sirène marche, ce sont autant de lames de poignards enfoncés dans ces pieds… De quoi faire de bons cauchemars ! Et je ne parle pas de ce qu’elle doit faire afin de redevenir une sirène pour retrouver ses sœurs… Il vaut mieux que les enfants restent avec Ariel, Eric, Polochon, Sébastien et Eurêka, vous pouvez me croire ! – pour autant ce n’est pas mon Disney préféré, même si les persos et les chansons sont cools. C’est pour cette raison à mon avis que j’ai pu m’approprier si facilement ce nouvel univers, bien plus sombre que le joyeux dessin animé.

L’action se déroule aux Etats-Unis, plus précisément aux abords du fleuves Mississippi, terre de légendes urbaines. Donc quoi de plus naturel que d’y situé une histoire légendaire avec une sirène ? C’est la première différence majeure. Ensuite et sans en dévoiler trop, le personnage de la sirène change de nom et s’appelle Elizabeth et est bien plus sombre et vulnérable que sa consœur Disney, justement parce que l’histoire en elle-même est plus sombre, encore une fois ! J’insiste beaucoup sur ce point mais ça me parait important parce que j’ai aperçu des commentaires assez négatifs sur le film de la plateforme Netflix et c’est idiot parce que Netflix n’a jamais dit que cela serait l’adaptation en film du dessin animé. Pour retrouver Ariel en chair et en os (si je puis dire), il faudra attendre encore quelques mois puisque Rob Marshall a réalisé un remake du dessin animé de 1989.

Un mix entre The Greatest Showman et De l’eau pour les éléphants

Je suis consciente que chaque film est unique et qu’il est souvent maladroit de vouloir établir une comparaison entre plusieurs films. D’ailleurs, ce n’est que mon avis par rapport aux différents films que j’ai pu voir et il se peut très bien que le film de Blake Harris vous fasse penser à d’autres films que ceux cités en titre.

Néanmoins cela s’explique que les trois films ont en commun le thème du cirque et de la foire itinérante. De plus je trouve qu’il y a un traitement de la lumière et des décors qui rappelle l’atmosphère du film de l’Eau pour les éléphants. Et… cela s’arrête là en fait. Ce film est une interprétation du conte avec une atmosphère particulière qui est autant envoutante qu’inquiétante, du fait des personnages et du thème. Rien que pour cette raison, vous devez voir ce film. Les personnages sont tous attachants (sauf le grand méchant bien sûr) malgré le manque de profondeur de certains. Mais rien de dommageable pour l’ensemble au final.

http___www.vistazo.com_sites_default_files_field_image_2017_03_10_c6h_atsvoaauyqb[1]Film à voir absolument ! Disponible sur Netflix.

Ps : Bonne et heureuse année 2019 ! Tous mes vœux de bonheur.

Littérature

[Contemporain] [Découverte] Miss Cyclone

Ca y est, nous y sommes. Dernier article de l’année 2018 ! C’est assez étrange de l’écrire en fait… Mais ce n’est pas le sujet de cet article puisque j’ai jeté mon dévolu sur Miss Cyclone de Laurence Peyrin ; livre dont j’avais entendu parler sur un des nombreux podcast de Gérard Collard de la librairie La Griffe Noire. Le livre compte un total de 344 pages et se lit assez rapidement sans être un chef d’œuvre de la littérature contemporaine. Vous l’aurez compris, ce que je vous propose pour passer le cap de la nouvelle année ou pour bien débuter la nouvelle, c’est une lecture sympathique et sans prise de tête (encore que…) !

L’histoire c’est celle de la vie d’Angela Visconti et June Verhoeven sur un lapse de temps d’environ 30 ans. On suit donc les deux jeunes filles des affres de l’adolescence à l’âge mûr avec à chaque fois ce que grandir implique selon les époques traversées. Et en parlant d’époque traversée, le roman débute en décembre 1980, cette même année où John Lennon a été assassiné et ce serait mentir que de dire que ce point précisément n’a eu aucune influence sur mon achat ; peut-être est-ce un peu léger pour justifier d’un achat mais toujours est-il que c’est le cas, j’ai acheté ce livre pour la présence du nom d’un Beatle en couverture et je ne regrette absolument pas. D’ailleurs, si je vous en parle autant, c’est parce que cet évènement au retentissement planétaire a une influence sur la vie des deux héroïnes de cette histoire ; c’est un peu le fil conducteur du roman à des degré moindre selon les différents protagonistes mais cet assassinat est toujours là en arrière plan. Cependant, il s’agit juste d’un prétexte et d’un élément de contexte pour situer l’histoire qui nous intéresse réellement.

Pour en revenir à Angela et June, toute la dynamique du roman s’articule autour d’elles : ces deux ados si proches et pourtant si différentes, diamétralement opposées. En plus de l’opposition physique (l’une est brune avec des origines italiennes tandis que l’autre est blonde et a des origines hollandaises), il y a également l’opposition et le contraste entre deux classes -la classe aisée et la classe ouvrière- et la perception du monde que cela implique. Et l’intérêt de ce livre est précisément là : ce livre n’a d’intérêt que pour son atmosphère et ses descriptions vivantes et ultra réaliste du quotidien des deux héroïnes et des personnages qui gravitent autour d’elles. Le seul bémol que l’on peut noter, c’est que plus le roman avance, moins Angela et June sont traitées à part égale et le lecteur peut de ce fait sentir la préférence de l’auteur pour l’une ou l’autre. Je ne dis pas que c’est dommage puisque c’est un choix mais le fait de choisir un camp plutôt qu’un autre, cela oriente forcément plus ou moins la lecture que l’on peut avoir et ça pour le coup, c’est dommage.

Couverture Miss Cyclone

Concernant la structure du roman, elle se compose de trois parties à peu près équivalentes, ce qui donne un rythme soutenu à l’histoire ; on ne s’ennuie pas lors de la lecture. De plus, le style de Laurence Peyrin est léger tout en étant très fouillé, sans doute grâce à son passé de journaliste et ce style bien particulier retranscrit le dynamisme d’une époque mais aussi le dynamisme et les espoirs des différents personnages qui évoluent dans une ville à leur image.

Miss Cyclone est en fait un roman sur New-York, ville structurée par des espoirs et par des drames. Une jolie lecture pour de petits moments hors du temps !

Cinéma, Littérature

Spécial Noël

Pour l’un des derniers articles de l’année 2018 et parce que l’atmosphère s’y prête on ne peut mieux, je vais vous présenter un recueil de contes, une nouvelle sur Noël de Charles Dickens ainsi que son adaptation cinématographique. Des lectures idéales en périodes de fêtes, même si ce n’est certainement pas pendant les fêtes de fin d’année que nous lisons le plus (enfin pour ma part !).

Contes celtiques, sélectionnés par Sébastien Recouvrance

J’ai beaucoup hésité à vous présenter ce recueil parce que j’ai été immensément déçue par son contenu. J’ai toujours été attirée et intéressée par les contes et les légendes celtes, notamment les légendes arthuriennes. Cela étant la culture celtique est suffisamment vaste pour contenir d’autres légendes que celles qui concernent le Roi Arthur et sa table ronde mais comme je ne m’y connais pas du tout, j’ai choisi l’ouvrage complètement au hasard, en me fiant uniquement au titre.

Avec un titre comme celui-là, je m’attendais à trouver un ou deux contes de chaque nation celtes, à savoir : l’Angleterre, l’Ecosse, le Pays de Galles, l’Irlande, la Bretagne et même pourquoi pas des contes Espagnol puisque les régions des Asturies et de la Galice sont reconnues comme telles. Ma déception fut à la hauteur de mes espoirs… Tous les contes de ce petit livre sont des contes… bretons ! Avec en plus, plus ou moins intérêt malheureusement. Les récits de voyages présents dans le recueil sont malgré tout très plaisant à lire et c’est un des seuls point positif de ce livre (avec sa taille) ! Autre point positif, si on peut dire cela comme ça : le prix. Cinq euros pour un recueil de qualité médiocre j’ai presque envie de dire que c’est normal alors qu’en fait ça ne l’est absolument pas ! Un recueil intitulé Contes celtiques devrait pouvoir être de qualité en présentant des contes de différentes nations celtes sans pour autant être à un prix exorbitant ! Bref, moi j’appelle ça de la publicité mensongère et il y a de quoi être déçu… Par contre, c’est parfait si vous voulez en savoir plus sur les contes et légendes de la Bretagne !

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Un cantique de Noël, Charles Dickens (1843)

Un cantique de Noël de Charles Dickens raconte l’histoire d’Ebenezer Scrooge, vieil homme avare et insensible qui déteste par dessus tout les fêtes de fin d’année et plus particulièrement les célébrations de la fête de Noël. La veille de Noël, il reçoit l’effrayante visite de son ancien associé, M. Marley, qui le prévient qu’il finira comme lui s’il ne fait rien pour enrayer la course des choses et modifier son existence. Jacob Marley propose un marché à Scrooge que ce dernier accepte, complètement terrifié. Ebenezer Scrooge recevra donc la visite de trois esprits pour l’aider dans sa quête de rédemption.

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J’avais déjà lu Dickens mais c’était en 6ème et il me semble que c’était Oliver Twist, et si je me souviens grossièrement de l’histoire, je ne me rappelle absolument pas de la structure ou des techniques de narration ; il faudrait peut-être que je le relise d’ailleurs… En tout cas, concernant cette nouvelle, j’ai adoré ! Scrooge est un personnage attachant quoi qu’on en dise, parce que malgré son manque d’empathie pour les autres, il évolue et devient progressivement un tout autre personnage. On s’attache également aux autres même s’ils sont pour certains très éphémères. C’est un récit haut en couleur, rythmé et profondément bienveillant et tendre, que l’on fasse partie des classes aisées, modestes ou pauvres de la société. La magie de Noël permet à Dickens de s’adresser à tous en faisant voler en éclats pour une soirée les conventions. Une nouvelle à lire absolument, en tout temps !

 

Le drôle de Noël de Scrooge, Robert Zemeckis (2009)

De Robert Zemeckis, j’ai évidemment vu la trilogie Retour vers le futur (même si le premier est le seul qui compte réellement), et les excellents Forest Gump et Qui veut la peau de Roger Rabbit. Et j’avais sciemment évité Le drôle de Noël de Scrooge en 2009, très largement décrié par la critique et les quelques personnes de mon entourage qui l’avait vu et qui m’en avait parlé à l’époque.

J’ai fini le visionnage en début de soirée pour les besoins de l’article et très honnêtement, j’ai dû mal à comprendre que le film ait eu si mauvaise presse… Si c’est au niveau des dessins 3D qu’il y a un problème, je peux le concevoir mais le film est sorti en 2009 et cette technologie et façon de réaliser un film n’était pas très au point si l’on compare avec ce qui ce fait maintenant. Et c’est un peu vrai que les dessins et les animations ont un peu mal vieillis ; j’avais l’impression d’avoir des cinématiques de jeux vidéo d’anciens jeux PC du début des années 2000 sous les yeux par moments.

Cependant, si vous avez un problème avec le scénario et l’histoire d’Ebenezer Strooge, je ne peux malheureusement rien pour vous : il s’agit de l’adaptation à la virgule près de la nouvelle. Donc cela voudrait dire que l’échec commercial du film s’explique par son adaptation trop fidèle ?… J’en sais rien, et d’ailleurs je ne pense pas que le film s’adressait à un public jeunesse (bien qu’il fasse partie du catalogue Disney) mais la nouvelle s’adressait davantage aux adultes qu’aux enfants ; personnellement, j’ai trouvé que c’était une petite pépite ce film et je suis ravie de l’avoir vu pour en parler dans un article !

Sur ce, je vous souhaite de très bonnes fêtes de fin d’année et d’agréables lectures. Bon réveillon !

Littérature

[Découverte] Nano fictions

Avec les fêtes de fin d’année qui arrivent à grands pas, c’est le moment où jamais de retomber dans la magie des contes, qu’ils soient de Noël ou non d’ailleurs. Et bien que Nano fictions ne soit pas un recueil de contes à proprement parlé, je trouve que cette lecture est très appropriée pour cette période, un peu spéciale car un peu magique.

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Et de la magie, il n’en manque pas dans le livre de Patrick Baud, plus connu pour ses travaux de vidéaste sur sa chaîne YouTube Axolot et ses bandes dessinées. Mais autant être honnête, toutes ses nano fictions, ne se valent pas. En tout cas pour moi et cela s’explique par mes goûts, ma sensibilité sur certains sujets alors que d’autres m’ont laissés de marbre. Cela étant dit, il y a également beaucoup de poésie dans ces courts récits et c’est la principale raison de mon achat (si l’on exclu la notoriété de la chaine YouTube). J’avais entendu parler de cet ouvrage en des termes positifs et le concept très largement décrit dans les articles que j’ai pu lire sur la blogosphère, qui consiste à écrire un récit en 280 caractères ou moins, ont attisés ma curiosité. L’imagination fait le reste à la lecture.

Je trouve personnellement que c’est un très bon exercice d’écriture puisque les contraintes sont peu nombreuses mais surtout incontournable et qu’au final tout repose sur l’imagination et l’interprétation que peut faire le lecteur des quelques lignes qu’il a sous les yeux. A mon sens, Patrick Baud nous offre un exercice de lecture participative et surtout un moment hors du temps qui permet de s’échapper un peu du quotidien.

A lire !

Ps : J’ai failli faire un article en 280 caractères mais c’est un peu court quand même. Alors, 280 mots ont fait l’affaire et sans le PS, cet article en fait 276. Pari tenu !

Bande-Dessinée/Comics

[BD] Batman – White Knight

Mercredi dernier j’ai fini Batman White Knight et j’ai un peu oublié l’article qui va avec… Donc il grand temps que je me rattrape, surtout que j’ai trouvé ce comics plutôt très bien, sans être parfait non plus. L’histoire est originale et plutôt bonne malgré quelques incohérences de scénario qui m’ont dérangée ; parfois la résolution de certaines choses ou certaines actions sortent un peu de nulle part, quand elles ne sont pas cousues de fil blanc. Cependant, le scénario s’amuse à explorer un chemin encore inconnu dans l’univers et l’historique du Chevalier Noir et cela entraine des mécanismes aussi fascinants qu’inquiétants à découvrir et à analyser… Petit retour en arrière sur mes impressions de lecture.

Couverture Batman - White Knight

Nous connaissons tous l’origine de Batman, et son histoire aussi sombre que l’est son costume : l’assassinat monstrueux de ses parents, Thomas et Martha Wayne, bienfaiteurs de Gotham City, qui entraine le jeune Bruce Wayne dans une lutte sans relâche contre le crime. Dans cette croisade des temps modernes, le justicier est aidé par son fidèle majordome Alfred Pennyworth. Il est d’ailleurs considéré comme un père par Bruce, à juste titre. Mais on pourrait se poser la question de l’avenir de Batman si Pennyworth venait à disparaitre. Sans vous révéler le pourquoi du comment, c’est exactement ce qui arrive dans White Knight.

La conséquence directe c’est que Batman sombre doucement dans la folie et devient de plus en plus incontrôlable, à tel point que les alliés d’hier (Nightwing, Batgirl, l’Inspecteur Gordon…) prennent leur distances avec le Chevalier Noir. Et si Batman semble s’enfoncer dans la folie, quelqu’un d’autre semble retrouver la raison en la personne de Jack Napier, anciennement connu comme le Joker, l’ennemi juré de la chauve-souris. Ce dernier affirme avoir retrouvé ses esprits et sa raison et souhaite payer sa dette envers Gotham d’une façon plutôt inattendue pour un ancien super-criminel : Jack Napier a la volonté d’aider la ville en faisant œuvre de bienfaisance auprès des Gothamites… il deviendra le Chevalier Blanc de Gotham.

Jack Napier, le miroir opposé de Bruce Wayne.

J’ai toujours été attirée par le Joker et Harley Quinn dans les comics sur Batman. Je trouve que ce sont deux personnages tout à fait fascinants dans leurs folies. Si l’on en croit la génèse du Joker, ce dernier a été « créé » par Batman lui-même, ce qui explique qu’ils soient si souvent associés l’un à l’autre. Certes, ils s’opposent et s’affrontent constamment mais ils sont chacun le parfait miroir déformé de l’autre. Et Sean Murphy renforce encore cette idée avec cette histoire. Si vous lisez ce comics, vous vous rendrez vite compte que Jack Napier est châtain clair, qu’il est maigrichon et qu’il a la peau claire quand Wayne de son côté est un grand brun baraqué, à la peau plutôt bronzée (bien que dernier point dépende uniquement de la libre appréciation du dessinateur ; le physique varie donc d’une BD à l’autre).

Nouvelle opposition claire et nette des deux personnages sur le plan du comportement et de la personnalité ; Jack est ouvert aux autres, il est calme, posé, et réfléchi alors que Batman est tout l’inverse vous l’aurez compris. Donc je ne vais pas détaillé davantage cet aspect qui structure cette nouvelle histoire qui met une nouvelle fois en scène ce « couple mythique » dans un scénario original et brillant qui montre tout de même quelques signes de faiblesse. Bien que ces faiblesses restent acceptables, elles enlèvent de la fraicheur à un scénario pourtant novateur.

Nouveau héros, nouveau vilain ?

Eh bien, oui et non. A ce propos, c’est là que le bas blesse et cela affaibli quelque peu l’originalité de l’ouvrage ; le « nouveau » super-vilain s’appelle Neo-Joker et est une femme, ce qui est plutôt pas mal j’en conviens. Cela étant, cette Neo-Joker reste un personnage avec l’empreinte et certains codes du Joker d’origine donc à la lecture, on peut avoir l’impression que le scénariste ne s’est pas vraiment cassé la tête et a opté pour la facilité. C’est dommage, surtout avec une histoire aussi novatrice !

Autre point noir de cette BD : certains éléments de résolution qui apparaissent à la fin de la BD, lorsque tout semble rentrer dans l’ordre ; je vais être assez brève là aussi (je ne veux pas trop en révéler, histoire que vous gardiez un effet de surprise et de découverte à la lecture) mais j’ai clairement eu la sensation que certains éléments sortaient de nulle part et ne trouvaient pas d’autres explications sinon qu’il s’agit d’une nouvelle histoire de  Batman dans un presque nouvel univers et que le lecteur devait faire table rase de la mythologie de la chauve-souris concernant ces éléments précis… Ou sinon, ces éléments ne sont pas assez détaillés et une planche en plus n’aurait sans doute pas été du luxe.

Conclusion

C’est très clairement une BD à lire avec du contenu et des jolis dessins, très soignés qui collent à l’atmosphère voulu pour ce nouveau chapitre dans la mythologie de Batman et du Joker. En parlant du Joker, on en apprend beaucoup plus sur lui et sur ses motivations et c’est un vrai plus ; le comics éclaire d’un nouvel angle la relation Batman/Joker tout en tenant compte de ce qui a été fait avant. De ce fait, Batman – White Knight frôle la perfection sans pour autant l’atteindre malheureusement ; de mon point de vue, c’est la faute à un essoufflement du scénario sur des points pourtant clé comme par exemple le vilain dans cet opus. Batman White Knight, très bon comics mais peut mieux faire.

Cinéma

Par Toutatis ! Chute de druide !

Mais quel bonheur de retrouver Alexandre Astier aux commandes d’un film d’animation Astérix ! Le Domaine des Dieux était déjà à l’époque, très réussi. Quatre ans plus tard Alexandre Astier remet le couvert avec Le secret de la potion magique, un scénario original basée sur l’œuvre de la célèbre bande-dessinée française.

Si vous avez vu la bande annonce, vous savez de quoi parle le film. Lors de la cueillette du gui nécessaire à la fabrication de la fameuse potion magique, Panoramix le druide du village des « irréductibles gaulois » fait une chute malencontreuse du haut d’un arbre et se fracture le pied. A situation inédite, solution inédite : Panoramix décide qu’il ne doit plus être le seul à connaitre la formule de la potion magique et part en voyage à travers la Gaule pour dénicher un autre druide, digne de confiance pour lui succéder et assumer cette lourde tâche. Dans son périple, il est accompagné par le célèbre trio : Astérix, Obélix, et Idéfix bien sûr. Cependant, une telle décision n’est pas sans conséquences et attise bien des convoitises !…

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C’est film d’animation qui s’adresse aux enfants mais pas seulement ; les amoureux des aventures du célèbre gaulois moustachu et les aficionados de la série Kaamelott y trouveront leur compte. Je pense que c’est ce qui explique en partie la réussite de ce long-métrage (hors mis les aspects purement techniques) : il s’adresse à tout le monde. On retrouve bien sûr les gags classiques avec les chutes et autres comiques de situation qui plairont davantage au jeune public mais également une deuxième portée avec des jeux de mots ou des références placées pour un public d’adultes. De plus, Alexandre Astier se permet de glisser quelques thématique qui lui tienne à cœur, tout en abordant ces dernières par le biais de l’humour sans jamais tomber dans l’excès.

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Je voulais aussi vous parler du doublage parce que cela fait partie intégrante des films d’animation. Comme vous le savez peut-être, Roger Carel, 91 ans et voix historique d’Astérix a doublé son dernier film en 2014, avec Astérix et le Domaine des Dieux. On aurait donc pu légitimement se dire que ça allait être compliqué de se faire à une nouvelle voix de doublage mais là aussi, le casting a été très bien fait. C’est Christian Clavier qui prête sa voix au petit gaulois blondinet, après l’avoir incarné deux fois en prise de vues réelles ; donc pas de soucis, le sujet est amplement maitrisé. Pour le reste, on retrouve beaucoup d’acteurs de la série Kaamelott et des humoristes connus tel que Florence Foresti, Alex Lutz ou encore Elie Semoun. Bref, que du beau monde pour un film rythmé et très réussi.

Bon film !

Bande-Dessinée/Comics

[BD] Klaus

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a des petites merveilles chez Glénat Comics en ce moment et je ne vais pas m’en plaindre : cela me permet d’écrire des articles pour vous partager mes découvertes. Klaus de Grant Morrison, accompagné de Dan Mora pour le dessin, est l’excellente surprise de cette fin d’année 2018. Avec les fêtes de fin d’année qui arrivent à grands pas, Klaus nous plonge dans l’ambiance en imaginant l’histoire et les origines d’un personnage pourtant connu de tous. J’ai nommé Santa Claus.

Qui est Klaus ?

Klaus, c’est un solitaire, un trappeur marginal qui vit ou plutôt survit, en compagnie d’une louve blanche prénommée Lilli et qui revient à Grimsvig pour les festivités de Yule dans le but de vendre sa viande et ses peaux de bêtes. Mais la ville a bien changée depuis sa dernière visite : les festivités de Yule sont interdites, la lumière et les jeux tout autant ; les hommes en état de travailler servent à la mine afin de réaliser les projets du tyran Magnus. A partir de ce sombre constat Klaus se fait un devoir de restaurer les fêtes de Yule et ainsi redonner la joie, les rires et le bonheur aux enfants de Grimsvig. Et cette quête le conduira un peu plus vers sa légende… 

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Une BD qui ravira votre âme d’enfant !

Faire du père Noël un des premiers super-héros que la Terre ait porté, le pari était osé pour ne pas dire dangereusement risqué… Et contre toute attente, on y croit à cette histoire de père Noël super-héros ! C’est brillant. Pari tenu donc pour Grant Morrison qui signe un scénario palpitant, émouvant et juste et pour Dan Mora qui a eu la lourde tâche d’illustrer cette histoire digne des plus beaux contes de Noël. Les dessins sont magnifiquement réalisés, tout en finesse et débordant de tendresse envers cette période qu’est l’enfance. Sans tomber dans un lieu commun, je dirais qu’il y un sens un peu plus profond vers la fin du récit qui souligne l’innocence et la bienveillance qui viennent tout de suite à l’esprit lorsqu’il est question d’enfants. A ce propos, cette lecture m’a rappelé ce dessin animé des studios DreamWorks, Les Cinq Légendes, très proche par certains aspects du dessin animé en terme de scénario et d’intrigue. De quoi ravir et enchanter votre âme d’enfant en cette période de fêtes de fin d’année !

Cinéma, Musique

Toute la musique que j’aime

Mais pas celle de Johnny, non. Celle de Queen. J’ai été voir Bohemian Rhapsody jeudi après-midi et globalement je l’ai trouvé très bon et j’ai passé un très bon moment. Cela valait vraiment le coup d’attendre et d’aller ce voir film en salle après si longtemps loin des salles obscures (le dernier remonte à Mamma Mia 2, sur lequel je n’ai pas fait d’article parce qu’il n’y avait pas grand-chose à dire si ce n’est qu’il était plutôt sympa, mais sans plus.). Pour en revenir à Bohemian Rhapsody, c’est un peu le film évènement du moment alors difficile de passer à côté… de plus, sans être une fan absolue du groupe, je reconnais volontiers que j’y suis allée pour la bande-son.

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Des petits « défauts » éclipsés par la prestation époustouflante de Rami Malek

Quand je parle de défauts, ce sont plus des partis pris que j’ai trouvé bizarres ou qui m’ont laissé assez perplexes mais c’est un peu le genre qui veut ça puisque le biopic n’est pas et ne sera jamais la réalité vécue par les membres du groupe mais une interprétation la plus fidèle possible de ladite réalité. Je préfère commencer par là parce que ces petites choses n’empêchent d’apprécier le film mais je ne voudrais pas une critique dithyrambique au prétexte d’aimer les chansons du groupe parce qu’elle n’aurait plus aucune valeur. Et puis je pense qu’il est important de mentionner ces petits « défauts » : le film n’est pas parfait, ce n’est pas un chef-d’œuvre même s’il s’en approche.

Bien entendu, Queen ce n’est pas mon époque, je n’étais pas née à cette période mais j’ai trouvé un peu dommage que le film insiste sur le fait que Freddie Mercury sans Queen ne s’en sortirait pas, mais bon encore une fois, c’est une décision de l’équipe du film et le sujet étant l’histoire du groupe, il est un peu normal que Queen soit mis en avant, sinon l’intérêt du biopic tombe à l’eau… Barcelona est quand même une chanson magnifique, dommage qu’elle n’y ait pas ça place. Après, il est certain que la carrière solo de Freddie Mercury n’a pas eu le même retentissement qu’avec celle qu’il avait avec Queen mais un disque d’or pour le premier et un disque d’argent (platine en Suisse) pour le deuxième, ce n’est pas rien quand même ! Et la séquence en question dans le film minimise un peu tout ça. Dommage…

La seconde chose qui m’a un petit peu dérangée c’est une scène du film bien précise et je ne vais pas expliquer laquelle pour éviter de spoiler le film à ceux d’entre vous qui ne l’aurait pas encore vu mais pour résumer, le film a frôlé le mélo pour finir par tomber dans le cliché (un peu pathétique à mon goût) mais fort heureusement, ce n’est que l’affaire d’une séquence, qui peut tout à fait se défendre mais qui pour moi, transpirait le cliché. Le film se rattrape vite et on oublie vite ces deux ou trois scènes bateau pour basculer dans la démesure et la grandeur de Queen.

Et le premier point positif (en dehors de la performance des acteurs et des costumes mais je vais y revenir), c’est qu’il n’y a pas d’apitoiement sur cette maladie qu’est le Sida, juste de la dignité et c’est admirable. Pas de jugement non plus sur la sexualité de Freddie Mercury, ou du moins pas de la part des membres du groupe ou l’entourage proche du chanteur parce que les médias, c’est une autre histoire bien sûr… C’est d’ailleurs plutôt bien montré dans le film et je trouve que c’est une bonne chose. Pour en revenir au Sida, la dignité réside aussi dans les choix qui ont été faits : finir le film en apothéose avec les 20 minutes de concert du groupe pour l’évènement Live Aids, ça a du sens et cela renforce cette dignité.

Evidemment, l’autre point positif (et non des moindres), c’est bien sûr la performance des acteurs qui incarnent véritablement les quatre membres de Queen. Rami Malek bien entendu mais il ne faut surtout pas oublier Gwilym Lee, Joseph Mazzello et Ben Hardy, respectivement Brian May, John Deacon et Roger Taylor. Certes, les costumes et le maquillage font beaucoup mais cela reste une performance bluffante. Deux mentions spéciales : les dialogues avec beaucoup de réparties et des phrases bien senties et puis la reconstitution du fameux concert historique à Wembley.

Conclusion

Une fin en apothéose pour un film à 100 à l’heure, résolument rock que ce soit dans sa musique (évidemment), dans ses excès mais qui malgré tout trouve le ton juste pour aborder des sujets graves ou des sujets de société. Reste à voir maintenant si l’aura de Freddie et ses copains propulsera la carrière des acteurs qui les ont incarnés ou bien si au contraire le star power de Queen et le Bohemian Rhapsody de Bryan Singer, enterrera prématurément ces carrières pourtant prometteuses…