Bande-Dessinée/Comics, Littérature

[BD] Justice League : La Promesse

Je reprends doucement le chemin d’un rythme de lecture assez régulier, même si les publications ici n’en donnent pas l’impression. Aujourd’hui, nous allons évoquer DC et sa Justice League, miroir un peu terne des Avengers de l’univers Marvel qui a ma préférence depuis toujours. Cependant, à ma grande surprise et mon plus grand bonheur, la ligue de la Justice parvient à tenir presque toutes ses promesses…

Si vous ne devez en lire qu’un…

Je connais très mal la Justice League et il m’est difficile de ne pas faire de comparaison avec Marvel, encore plus lorsque l’opus en question présente la dernière bataille des super-héros DC contre l’alliance de tous les antagonistes du même univers. Les enjeux font clairement penser à Avengers Endgame ou à Logan bien que l’histoire soit bien différente des films cités ci-dessus. Au commencement, il est question de la disparition plus qu’inquiétante d’Aquaman et en parallèle de la montée en puissance des super-vilains avec à leur tête Lex Luthor et Brainiac. En effet, ces derniers se présentent sous un nouveau jour et tentent de régler des problèmes de fond tels que la faim ou la pauvreté dans le monde, à la place des super-héros adulés de tous. Bien entendu, vous vous doutez bien qu’il ne s’agit que d’une façade et que les implications sont bien plus importantes qu’il n’y parait mais je ne vous en dirais pas plus, histoire de garder un peu de mystère.

J’ai été agréablement surprise par ce récit. Le fait que les rôles s’inversent progressivement est une mécanique intéressante à mettre en place et permet d’approfondir l’aspect psychologique de certains personnages, plus ou moins important dans l’univers DC. Les dessins sont absolument splendides selon moi et une acquisition permanente vaut le coup je crois, en ce qui concerne cet opus de DC Comics. Si je vous parle de ça, c’est parce que c’est un livre que l’on m’a prêté et que j’ai rendu à son propriétaire dans un état bien pire que celui dans lequel je l’avais reçu mais ce n’est pas de ma faute… Je vous explique.

Dans le cadre de la réédition de plusieurs de ses ouvrages phares DC propose toute une collection de Comics emblématiques dont le prix est plafonné à 4,90 €… mais la qualité est elle aussi plafonnée à 4,90€ donc ça casse un peu le plaisir de lire de devoir constamment vérifier que toutes les pages se trouvent encore bien à l’intérieur du livre ; et comme une image vaut mieux que 1 000 mots :

Je n’ai pas revérifier mais je crois bien que c’est l’équivalent de deux chapitres entiers qui c’est décollé de la tranche… ce n’est pas le genre de livre que l’on peu prêter indéfiniment, à moins de vouloir faire un puzzle tout en lisant un comics. En ce qui me concerne, je crois que je suis vaccinée pour de bon contre les rééditions à bas coûts.

Conclusion

Jim Krueger (scénario) et Alex Ross (dessin) signent une merveille que je ne peux que vous conseiller de vous procurer, en évitant si possible l’édition à moins de 5 euros parce que cela m’a un peu gâcher mon plaisir de lecture et de découverte. Mis à part ce détail, vu que c’est une histoire complète et complexe je suis certaine que vous passerez un bon moment si vous aimez les super-héros.

On se retrouve très vite pour un nouvel et en attendant je vous souhaite une bonne lecture !

Note : 3.5 sur 5.
Cinéma

TENET, un bien joli ruban de möbius cinématographique

Difficile de vous présenter ce film ou de le résumer sans révéler des éléments de l’intrigue, comme souvent avec Christopher Nolan. Pour moi chaque film de ce réalisateur représente un défi à ma compréhension du monde ou d’une idée, d’un concept. C’est peut-être pour cette raison que j’apprécie autant ce réalisateur, même s’il me donne parfois la migraine. Avec TENET une fois n’est pas coutume, je ne suis pas certaine d’avoir tout compris mais au fond, cela fait également partie du voyage crée et organisé par Christopher Nolan. Je suis persuadée qu’il faut accepter de ne pas tout comprendre lorsqu’on va voir un Nolan – l’expérience est d’autant plus appréciable et unique. C’est pourquoi je n’ai lu aucune critique ni de la presse ni des spectateurs et je n’ai pas non plus regardé les vidéos critiques/explications-théories parce que j’estime que chacun et chacune peut avoir une interprétation valide de ce film inclassable qui va marquer l’histoire du cinéma à n’en pas douter.

Cinq lettres mystérieuses pour un voyage aux frontières du réel

On débute donc la partie où je vais marcher sur des œufs pendant un petit moment pour vous parler d’un film à part sans vous dévoiler des parties importantes de l’intrigue. Alors du coup, TENET ça parle de quoi ? La réponse la plus simple que je peux vous donner est celle-ci : c’est un film d’espionnage qui parle d’inversion temporelle et dans lequel le personnage principal (incarné par John David Washington) doit empêcher la Troisième Guerre Mondiale qui signerait la fin de l’Humanité. Il sera épaulé dans cette tâche par Neil, espion comme lui (incarné par Robert Pattinson) avec lequel il découvrira ce qu’implique l’inversion temporelle. Voilà tout ce que je peux vous dire pour résumer très grossièrement le film sans rien en dévoiler. C’est assez frustrant en fait, parce que j’aimerai vous livrer mon analyse en détail et qu’on en débatte mais je ne peux pas faire ça, pas pour le moment en tout cas. Encore un film qui apporte plus de questions que de réponses… Réponses qui sont à chercher autant dans le film, le titre et les personnages à mon avis.

Pour vous donner un tout petit exemple : si TENET ne veut rien dire en français, il désigne un précepte, un principe ou une doctrine souvent d’ordre religieux, métaphysique ou philosophique en anglais. Et comme il est question d’une conception du temps dans le film, à savoir l’inversion temporelle… mais aucune réponse claire et nette à ce sujet – c’est une interprétation parmi beaucoup d’autres possibles.

Génie ou perte de temps ?

De ce que j’ai vu passé dans les critiques, dans les titres du moins, concernant ce film, il a l’air d’être assez clivant : génie pur pour les uns, perte colossale de temps pour les autres – le film fait débat. Pour moi, TENET n’est ni une perte de temps, ni du génie – Inception, c’était du génie me concernant. En fait, je crois que ce film est inclassable et je comprends pourquoi les avis sont si partagés le concernant. Il y a des choses qui dérangent comme le fait que le rôle de John David Washington ne soit pas nommé : il est le protagoniste c’est tout. Bien sûr il y a la chronologie et le Temps qui joue un rôle à part entière mais c’est un des thèmes de prédilection de Christopher Nolan donc l’attaquer là-dessus me parait un peu faible comme angle d’attaque. La seule chose qui m’empêche de mettre 5 étoiles à ce bijou, c’est la musique. Je n’ai pas aimé la bande son bien qu’elle colle parfaitement au film et son ambiance parfois post-apocalyptique.

Conclusion

Je ne vous dirais pas pourquoi je parle d’un ruban de Möbius dans mon titre, je vous dirais juste qu’il faut aller voir ce film pour son histoire, ses acteurs et sa réalisation qui sous-entend plus qu’elle ne montre. Le nouveau Nolan est peut-être un chef d’œuvre, peut-être pas… chacun est libre de décider où le placer dans le panthéon des meilleurs films mais je pense qu’il marquera les spectateurs qui font le pari d’aller le voir.

Note : 4.5 sur 5.
Actualités

Back to the Salles obscures…

Photo de Donald Tong sur Pexels.com

Petit article « Retour sur expérience » concernant mon retour dans les salles obscures en attendant mon article sur le dernier Christopher Nolan, le bien nommé Tenet, et honnêtement en tant que cinéphile, je me réjouis de ce retour à une quasi normalité même si j’avoue que je suis préoccupée par la suite des évènements pour la filière. Il parait qu’écrire ce qui inquiète permet de le rendre moins effrayant, quoique je ne suis pas sûre que je me sente mieux après l’écriture de cet article – peut-être la faute au gigantesque mal de crâne… A qui la faute, hein monsieur Nolan ?… Bref, j’ai remarqué plusieurs choses qui ne me rendent pas optimiste pour la suite et je vous en parle maintenant.

Les personnes en situation de handicap VS les mesures sanitaires

Attention, il ne s’agit pas de remettre en question les mesures sanitaires en vigueur pour les raisons que l’on connait mais plutôt de pointer du doigt la complexité du / des protocoles mis en place pour une personne en situation de handicap. Le monde dans lequel on vit a encore beaucoup de mal à inclure le handicap dans l’équation et même s’il y a des progrès et des initiatives qui vont dans le bon sens, on est encore loin du compte. Prenez les mesures spécifiques aux cinéma par exemple (je suppose que ces mesures sont uniformisées et concernent la plupart des cinémas de France) : une entrée et une sortie définies, un sens de circulation avec marquage au sol pour la distanciation sociale, chemin à suivre pour la file d’attente, mise à disposition de gel hydroalcoolique et port du masque obligatoire, au moins dans les parties communes. Soit. Encore une fois, je ne remets pas en cause tout ça.

Cependant, dans les faits… faut vraiment être motivé pour retourner au cinéma quand on se trouve être en situation de handicap. Personnellement, je suis en fauteuil roulant électrique et en plus de ne pas avoir l’usage de mes jambes, je n’ai pas correctement l’usage de ma main droite. Le distributeur de gel hydroalcoolique de mon cinéma est pensé pour des personnes ayant un usage total de leurs deux mains, ce qui n’est pas mon cas vous l’aurez compris. Heureusement, j’ai un petit flacon dans mon sac maintenant parce que c’est un problème que j’ai déjà rencontré ailleurs. Ensuite, vous vous doutez bien que le chemin en slalom pour accéder aux caisses (qui ont été déplacées -ça aussi…-), ce n’est pas le plus pratique quand on est en fauteuil roulant. Sans oublier le masque qui n’est pas des plus évident quand il faut se faire entendre au travers de ce dernier et d’une vitre en plexiglas pour acheter son billet, mais on y arrive. Quitte à répéter. Aussi, je tiens à préciser que je ne suis pas en colère contre qui que ce soit sinon la société dans son ensemble, je suis désabusée de voir qu’encore une fois les personnes en situation de handicap sont laissées de côté malgré tout ce qu’on entend.

Bien entendu, j’ai fait remonter les quelques remarques faites ici aux personnes concernées, histoire que cela soit utile pour d’autres personnes et pas seulement ma petite personne. Cela dit, il y a une chose que je regrette plus que les difficultés engendrées par les mesures sanitaires : c’est la suppression de la séance du matin. C’était le créneau idéal pour moi. J’ai pu en discuter avec la cheffe d’équipe (j’imagine) qui m’a confirmé ce que j’imaginais : cette mesure est censée être temporaire, reste à savoir quand est-ce les choses reviendront à la normale de ce côté-là. Ce qui nous amène au deuxième point plus global et plus général dont je veux parler.

La programmation

C’est un fait : le monde culturel a pris de plein fouet dans la face la situation sanitaire et la suite des évènements s’annonce compliquée. Le gel soudain et inédit des tournages de films a entrainé des reports en cascade sur les sorties initialement attendues au printemps et j’imagine malheureusement, des annulations pures et simples de projets. Lorsque les cinémas ont rouvert leurs portes, j’ai été ravie : mon principal hobby m’était rendu ; quand j’ai vu la tronche de la programmation en revanche… J’ai un peu déchanté. Malgré un report sur la validité de mon carnet de place, j’ai vu les quatre places dont je disposais s’envoler sous mon nez et quand on sait le prix d’un ticket plein tarif… La faute à une programmation qui ne correspondait pas tellement à mes goûts -enfin si, pour ce qui est des films devenus cultes mais les horaires ne correspondaient jamais. Sinon, les nombreux films d’animations et autres comédies françaises de bas étages, très peu pour moi. Bien sûr, il en faut pour tous les goûts et si vous aimez ce genre tant mieux, vous avez pu retourner au cinéma avant moi.

Personnellement, je suis bien contente que les sorties intéressantes (selon mes centres d’intérêts) pointent à nouveau le bout de leur nez pour cet automne. Néanmoins l’industrie du cinéma n’est pas sortie d’affaire au niveau blockbuster ; films qui ont ma préférence généralement. Et c’est là où je crois, on atteint une certaine limite dans la logique de ces films. J’ai été effarée par le choix qu’à fait Disney de priver son reboot de Mulan de grand écran. Je comprends évidemment la logique financière derrière une telle décision : ces films à gros budget veulent être rentable un maximum et le plus vite possible donc, les sorties mondiales sont devenues la norme. Sauf que… sauf que la voilà la limite dont je parlais : les cinémas veulent sauver leur fréquentation et attirer de nouveau les spectateurs en salle mais si la programmation n’est pas folichonne, comment voulez-vous que les gens retourne au cinéma avec une once de plaisir, déjà que les contraintes sanitaires ternissent un peu la fête ? Et si les gens ne retournent pas suffisamment nombreux au cinéma dans les pays qui le peuvent, les producteurs vont rechigner à autoriser d’avantage de sorties, et ainsi de suite. C’est un peu un cercle vicieux et c’est tellement dommage. J’ai lu ou entendu quelque part (je ne sais plus) que Christopher Nolan justement avait dû batailler avec les studios pour que son film puisse sortir fin août… C’est triste quand même d’en arrivé là, mais c’est comme ça je sais.

Je suis consciente que le modèle des sorties mondiale ne changera pas comme ça, du jour au lendemain. Hollywood est une grosse machine qu’on ne peut pas modifié d’un claquement de doigts mais je m’inquiète pour le cinéma en tant qu’industrie et pour les cinémas : j’espère que le paysage du cinéma ne sera pas trop chamboulé dans la durée mais… Pour en revenir aux séances du matin supprimées, il faudrait que la fréquentation cause un ajout de ce créneau. De ce que j’ai vu pour Tenet tout à l’heure, c’est pas demain la veille.

Conclusion

Il y aura un avant et un après Covid-19, le cinéma ne fait pas exception. J’espère de tout cœur que le cinéma redeviendra un plaisir parce pour l’heure les contraintes sont trop nombreuses pour que je puisse pleinement savourer ma sortie. Cela ne veut pas dire que je n’ai pas apprécié le film, au contraire. Mais à présent, je vais choisir avec soin les films que je vais aller voir, même si cela veut dire y aller moins souvent. Peut-être qu’elle est là, la solution : privilégier la qualité, pas la quantité -comme dans bien des domaines en fait. Le sujet est vaste et je n’ai pas toutes les réponses aux questions que je me pose. En revanche, ce que je sais c’est que le cinéma doit rester un plaisir et que si vous êtes en situation de handicap, les mesures sanitaires ne doivent pas être un frein. Si besoin demandez de l’aide au personnel, s’ils peuvent vous apportez de l’aide ils le feront avec plaisir : vous êtes aussi et surtout consom’acteurs.

Bande-Dessinée/Comics

[BD] Les gardiens de la Galaxie VS. Thanos – Auteurs multiples

Il semblerait que le rythme de publications revienne à la normale tout doucement et je ne vais pas m’en plaindre. Je ne vous cache pas que j’étais (un peu) inquiète concernant la longévité de ce blog quand je contemplais l’absence de publications… Enfin bref, nous ne sommes pas pour parler de mon rythme très inégal mais des Gardiens de la Galaxie version bande dessinée. Deux histoires dans un seul ouvrage et le tout pour moins de 5 euros, c’est plutôt sympa comme concept.

Evidemment, on est bien loin du coup de cœur mais ce comics à au moins eu l’avantage de me faire découvrir un groupe de super méchants que je ne connaissais pas, à savoir le Zodiaque. Je ne sais pas s’ils sont récurrents ou s’il s’agit d’un one-shot pour cette histoire réunissant les Avengers, les Gardiens et quelques autres supers tels que Nova ou Johnny Storm. Nous retrouvons donc tout ce beau monde une fois n’est pas coutume, contre le Titan fou j’ai nommé Thanos. Pas de grande surprise au niveau du scénario, mis à part le Zodiaque que j’ai trouvé bien amené mais malgré tout trop peu exploité ou disons, trop vite expédié alors qu’il y avait matière à faire quelque chose d’un peu plus poussé avec eux selon moi. Les dessins sont assez jolis quoique Rocket à quand même une tête étrange alors qu’il est censé ressembler à un raton laveur. Un détail en somme, bref. Pour finir sur la première histoire, sachez qu’elle est tirée de l’album Avengers Assemble (épisodes 1 à 8) avec pour auteurs Brian Michael Bendis au scénario et Mark Bagley aux dessins.

Concernant la deuxième histoire présentée dans ce volume, il s’agit d’un court extrait tiré de Original Sin de 2014 (épisodes 18 à 20) avec toujours Brian Michael Bendis aux commandes pour le scénario. Par contre, le dessinateur change et d’ailleurs ce sont des dessinateurs : Ed McGuinness, Valerio Schiti et David Lopez. Rien que ça ; et comme souvent lorsque plusieurs personnes interviennent au niveau du dessin, eh bien je trouve que c’est beaucoup moins réussi, non pas que le dessin ou le trait ne soit pas soigné mais chacun à sa façon de dessiner et d’interpréter un personnage donc… le rendu peut vite devenir brouillon malgré la cohérence scénaristique. On retrouve toujours les Gardiens contre Thanos mais dans une histoire différente, bien plus intimiste celle-ci. Vraiment dommage que les dessins ne soient pas si réussis à mon goût…

Conclusion

Si vous voulez découvrir des héros de Marvel ou DC Comics sans vous ruiner c’est le format idéal. Pour moins de 5 euros vous pourrez lire des aventures de vos héros préférés. Attention tout de même à ne pas maltraiter l’ouvrage en lui-même : les pages ont tendance à se décoller assez facilement de la tranche. Sinon, les dessins ont un bon rendu sur le papier (couleur, détail, finesse du trait) et personnellement, c’est quelque chose que j’apprécie grandement. Pour en revenir aux histoires inclues, j’irai peut-être faire un tour du côté de Avengers Assemble si la série n’est pas trop longue mais c’est vrai que j’ai un peu peur de découvrir qu’il s’agit en fait de la série de comics qui a servi pour le film Avengers de 2012, et il y a de très fortes chances pour que ce soit le cas donc je sais pas… En tout cas si vous cherchez une lecture sans prise de tête, voilà qui est tout indiqué !

Note : 3 sur 5.

Bande-Dessinée/Comics

[BD] [Découverte] Clinton Road

En ce Vendredi caniculaire, j’avais envie de vous proposer quelque chose de rafraichissant ; de quoi vous faire passer un bon moment de lecture plein d’aventure et de frissons… Attention, il se pourrait bien que le coup de cœur vous attende au bout de la route.

Petite pépite cherche lecteur curieux

Au départ et comme bien souvent, je n’étais pas partie pour acheter de nouvelles BD, juste un cadeau pour l’anniversaire de ma mère mais comme d’habitude lorsqu’on me lâche dans la jungle livresque d’une librairie, je ne résiste pas bien longtemps pour peu que la curiosité prenne le dessus. Ce fut bien évidemment le cas avec cette petite BD au format Comics signée Vincenzo Balzano sinon je ne vous en parlerai pas ici. Sobrement intitulée Clinton Road, cette pépite plonge le lecteur dans un univers oppressant et angoissant dès les premières pages. L’histoire suit un ranger nommé John qui patrouille le long de la Clinton Road, à la recherche d’indices sur une étrange histoire de disparitions d’animaux aux environs.

Concrètement, ce n’est pas un coup de cœur même s’il ne manque pas grand-chose et je ne peux que vous conseiller d’y jeter un œil ou de l’acheter si vous pouvez. Premièrement, vous risquez de passer un bon moment si vous appréciez ce genre littéraire que ce soit en BD/Comics ou livres classiques ; deuxièmement, vous soutiendrez l’auteur et la maison d’édition française derrière et ça c’est cool… Enfin troisièmement, et parce que je suis un peu à court d’arguments, si vous aimez les dessins à l’aquarelle, foncez. Les dessins sont superbement réalisés à l’aquarelle et donne une autre dimension à cette BD déjà bien à part. Et en plus, c’est en un seul tome.

Il y a un petit quelque chose de Stephen King dans l’atmosphère de cette histoire, sans oublier bien sûr le côté légende urbaine omniprésente – le genre d’histoire qu’on se raconte pour se faire peur le soir au coin du feu. Cependant, malgré tous ces points positifs, on relèvera le scénario trop simpliste par moment : le dénouement arrive un peu vite et il est facile de se rendre compte de quoi il est question réellement… quoique, le retournement de situation à la fin est bienvenu et amène une dernière touche de piquant à cette histoire très réussie.

Conclusion

Clinton Road est une BD très satisfaisante et très bien réalisée qui vaut le coup d’œil. C’est une belle découverte et à vrai dire, j’aurais aimé qu’elle m’occupe un peu plus que quelques heures dans ma matinée d’hier. Toutes les bonnes choses ont une fin et je suis ravie d’avoir fait un bout de chemin, ou de route, avec John et son vieux ciré rapiécé. Clinton Road est éditée aux Editions Ankama, maison d’édition française à Roubaix qui édite également des jeux vidéo dont DOFUS je crois. Bref, lire, passer un bon moment et soutenir une petite maison d’édition indépendante, c’est presque gratifiant.

Note : 4.5 sur 5.

Cinéma

[Netflix] Rentrée mouvementée pour les parapluies…

Fin juillet, Netflix a sorti la saison 2 de The Umbrella Academy, série que nous avons découvert l’an dernier et que j’avais trouvé assez bien mais sans plus, sans toutefois descendre la série qui apportait quelque chose de novateur dans le traitement des super-héros. La bande-annonce de cette saison 2 place la barre encore plus haute que pour la première saison et le moins que l’on puisse dire, c’est que pour une fois les showrunners ont semble-t-il appris des erreurs et des défauts du premier volet. Accrochez-vous à vos parapluies, n’oubliez pas vos super-pouvoirs et direction les années 60 !

Une suite cohérente et bien ficelée

Si j’avais trouvé la première saison un peu inégale avec l’intrigue générale un peu longue a démarrer, ça n’a pas du tout été le cas ici. On démarre sur les chapeaux de roues avec la fratrie Hargreeves directement propulsée à Dallas dans les années 60, enfin 1963 pour être tout à fait exacte. 1963, Dallas, Texas en plein mois de novembre… est-ce que vous voyez où je veux en venir ? Oui, l’assassinat du Trente-cinquième Président des Etats-Unis sert de toile de fond à cette nouvelle saison. C’est un choix assez ambitieux et qui permet d’aborder également pas mal de sujets encore brûlant aujourd’hui, notamment la condition des afro-américains avec la lutte pour les droits civiques ou encore la perception de l’homosexualité. Selon moi, tout ceci fait la force de cette saison qui est bien mieux construite que la précédente.

Une évolution cohérente avec un nouveau thème central

Tout est extrêmement bien amené, que ce soit l’évolution respective de chaque personnage qui ont tous des motivations différentes ou bien les choix des thématiques abordées et j’ai adoré voir ça à l’écran. Pour rappel, la saison 1 était plutôt axée sur la solitude et ses conséquences alors que pour la saison 2, on se penche plutôt sur l’amour, peu importe sa forme : physique, platonique, interdit, impossible, fraternel et j’en passe. Je ne vais pas vous détailler toutes les formes que l’amour prend dans la série sinon je prends le risque de vous spoiler la série et ce serait dommage mais je tiens quand même à vous parler des deux arcs narratifs qui m’ont le plus plu dans toute cette saison.

Allison Hargreeves

la jeune femme est afro-américaine et a perdu sa voix à la fin de la saison 1 et je trouve simplement brillant que les showrunners en aient fait une figure du mouvement pour les droits civiques dans les années 60. C’était le choix logique mais cela lui donne tellement plus de poids en temps que personnage alors qu’elle était un peu effacée derrière ses frères dans la saison précédente.

Klaus Hargreeves

Pour moi, c’est l’autre évolution majeure en terme de narration, tout en restant fidèle au Klaus que l’on a découvert dans la saison 1. C’est toujours la bouffée d’air frais qui arrive quand on l’attend le moins et l’incarnation du mouvement Peace & Love comme on peut se le représenter sans trop entrer dans la carricature.

J’aurais aussi pu vous parler du personnage de Diego ou encore celui de Vanya que j’ai trouvé également très réussi et très bien construits. J’ai toujours un peu plus de mal avec le personnage de Five même si je le trouve cool, et le personnage de Luther m’a laissé complètement indifférente bien que son arc narratif soit intéressant, j’ai eu l’impression que Luther était encore plus sous exploité que précédemment.

Une bande son toujours aussi présente

Parlons un peu de la bande son maintenant. Pour moi la musique est aussi importante que tout le reste ; c’est d’ailleurs ce qui m’avait scotchée lors de la saison 1 : l’excellente utilisation des morceaux musicaux stratégiquement (bien) placés. Cela avait sauvé la série d’une critique un peu plus négative à l’époque. Pour cette année, les choses sont différentes et pas nécessairement dans le bon sens. Bien que la musique donne toujours un côté pop et acidulé à la série et malgré sa présence toujours aussi bien dosée, je l’ai trouvé moins réussie. Ou plutôt : elle ne m’a pas autant marquée cette année et c’est la seule ombre au tableau si l’on considère ça comme un point négatif bien entendu. J’ai été bien plus sensible aux situations et aux dialogues qu’à la musique.

Conclusion

Il n’y a pas vraiment de doute à avoir sur la façon dont je vais finir cet article mais si vous en doutiez encore après la lecture de ces quelques lignes : j’ai largement préféré cette saison à sa grande sœur et j’ai vraiment, vraiment hâte de voir ce que la saison 3 nous réserve. J’espère que mon enthousiasme concernant cet univers décalé et déjanté aura été contagieux et que vous vous plongerez dans le visionnage de cette série qui est un des petits points forts de la plateforme de streaming. Si la saison 1 peut laisser dubitatif, cette deuxième saison quant à elle, transforme l’essai et est porteuse de belles choses concernant l’avenir de cette Académie hors du commun. Attention à ne pas se brûler les ailes cependant…

Note : 4.5 sur 5.
Cinéma

[Netflix] L’immortalité c’est sympa, sauf quand on s’éternise…

Vous en avez peut-être entendu parler mais les équipes de chez Netflix ont eu la bonne idée d’adapter le Comics The Old Guard du génial Greg Rucka et cet ouvrage fut et est toujours un de mes coups de cœur. Pourquoi un film plutôt qu’une série ? Je me pose toujours la question mais je pense que cela regroupe des problématiques scénaristiques et budgétaires dont je ne connais ni les tenants ni les aboutissants. Avant de véritablement plonger dans le vif du sujet, il faut savoir que je n’avais qu’un vague souvenir de l’intrigue et que je n’ai pas relu l’œuvre originale avant la rédaction de cet article. Il sera donc probablement plus question de mon ressenti vis-à-vis du film que d’une comparaison entre les deux supports.

Une adaptation fidèle mais en manque de saveurs

J’ai bien aimé The Old Guard version Netflix et c’est sincère : j’ai passé un bon moment devant ma télé et je n’ai pas trop vu le temps passer. Mais si je suis tout à fait honnête, le dernier tiers est un peu long et l’adaptation passe un peu à côté de son sujet en terme d’intensité selon moi. Il y a un léger décalage entre ce que je me souvenais dans le Comics au niveau rythme et intensité et son adaptation ; le long-métrage est presque trop gentillet par moment alors qu’il est quand même question de chasse à l’homme de part et d’autre de l’échiquier. Je n’ai pas eu vraiment l’impression que le groupe emmené par Andy (incarnée par Charlize Theron) soit réellement menacé et c’est pareil pour les antagonistes : pas vraiment un jeu du chat et de la souris mais même si cet aspect est important et m’avait marquée à la lecture, le reste du scénario tient la route et c’est ce qui compte mais je vais revenir sur ce point un peu plus tard.

Un autre point qui accentue le manque de saveurs de ce film ce sont les scènes d’action/de combats que j’ai trouvé un peu « molles ». A titre de comparaison sur ce point précis, les combats dans la série The Witcher sont ce que j’attends globalement d’un combat au corps à corps : de la vitesse, de l’intensité et du suspense (et du gore aussi, mais c’est The Witcher et l’univers qui va avec). Avec The Old Guard, c’est assez étrange le ressenti que j’ai eu face à certaines scènes de combat. Autant je suis contente que l’adaptation soit beaucoup moins violente que le Comics, autant je suis dubitative concernant certaines de combats rapprochés. La vitesse est parfois là, par contre l’intensité et le suspense bon… Je crois que c’est dû à la réalisation malheureusement. La réalisatrice Gina Prince-Bythewood a privilégié les plans larges au détriment de quelques plans rapprochés qui font tout de suite toute la différence au niveau des combats notamment. Enfin, pour finir sur la problématique des scènes d’action, ces scènes manquent souvent de fluidité et le spectateur peut avoir l’impression d’un faux rythme : je pense notamment à une scène en particulier vers la fin du film où j’avais l’impression de voir Charlize Theron exécuter une scène chorégraphiée plutôt qu’Andromaque se battre violemment. Dommage. Hors mis ce point de détail, je n’ai rien à redire sur le reste de la réalisation et le scénario qui mettent l’accent là où il faut.

La solitude, le temps qui passe, l’amour, les implications d’être immortel et les questions philosophiques qui tournent autour, tout cela est bien abordé et rattrape les erreurs sur les scènes un peu plus musclées. Le fait que Greg Rucka est collaboré pour le scénario n’y est pas étranger je pense. Cependant, le film laisse des zones d’ombre qui ne peuvent être synonyme que d’une suite, sans oublier la scène post-crédits un peu à la façon des films Marvel et personnellement, je ne suis pas contre si la réalisation évolue un peu.

Je n’ai pas grand-chose à dire au niveau du casting, si ce n’est qu’il était assez diversifié et que les acteurs correspondait à ce que j’imaginais. Tous les personnages ont une profondeur psychologique intéressante et je suis plutôt curieuse de voir ce que cela peut donner dans un second volet. Et puis, au moins maintenant j’arrêterai d’associer Charlize Theron uniquement à la publicité Dior et son rôle de la méchante reine dans Blanche Neige et le Chasseur. Par contre pour Harry Melling, je ne peux en dire autant…

Conclusion

Etant donné que je commence à m’égarer sérieusement, il est grand temps d’apporter une conclusion à cet avis sur le film The Old Guard de Gina Prince-Bythewood, sorti plus tôt dans le mois sur la plateforme de streaming. Je ne vais pas vous cacher que ç’aurait pu être déception si j’avais décidé de relire la BD avant regarder son adaptation en film. Heureusement que non pour le long-métrage ; je me suis laissée entrainée dans l’histoire et c’est une bonne chose. J’ai redécouvert les tourments de Nile et ceux d’Andy sous un autre angle. Alors c’est vrai, il pourrait y avoir mieux comme adaptation mais il est important de noter qu’il pourrait y avoir largement pire. Le film pêche au niveau des scènes d’action mais ce n’est pas irréversible, d’autant que le casting et le scénario tiennent la route. En bref, The Old Guard c’est sympa mais ce n’est pas inoubliable. A voir ce que l’avenir réserve concernant un potentiel second volet…

Note : 3 sur 5.

Cinéma

[Netflix] Une merveilleuse histoire du temps (2015)

Heureusement que j’avais dit vouloir reprendre une activité suivie et régulière sur mon blog à la fin du confinement… mieux vaut tard que jamais dit-on ; il est vrai que je ne lis plus beaucoup et le cinéma, je n’y suis pas retournée depuis leur réouverture faute de projections intéressantes à mon goût. Heureusement que Netflix est là pour palier un peu au manque, et avec une télévision dernier cri toute neuve, ce serait bête de s’en priver. Voilà donc comment j’ai occupé une partie de mon après-midi hier.

C’était un film que je voulais voir depuis pas mal de temps et je l’avais loupé à la télé il y a quelques temps. Et en cherchant dans le catalogue Netflix, je suis tombée dessus par hasard. Je n’avais pas d’attentes particulières concernant ce film et à vrai dire, je me suis plus laissée porter par l’ambiance qu’autre chose. Le premier mot qui me vient à l’esprit pour décrire ce long-métrage c’est : poésie. Je l’ai trouvé très poétique et intime ; vous me direz, il retrace la vie et l’histoire d’amour entre Jane et Stephen Hawking donc c’est normal qu’on ressente l’amour et la tendresse puis l’affection qu’il y a entre eux. Pour être tout à fait honnête, le personnage qui m’a le plus touchée dans ce film c’est Jane. Elle a carrément tout fait pour lui, vraiment tout. Je pense que beaucoup d’autres auraient abandonnés et baisser les bras là où elle s’est battue jusqu’au bout, jusqu’à n’en plus pouvoir quitte à s’oublier de vivre pour elle-même.

Bien sûr, cela n’enlève rien au génie qu’était Stephen Hawking qui s’est accroché à la vie alors qu’on lui avait prédit une espérance de vie de 2 ans suite à la découverte de sa maladie dégénérative dont j’ai déjà oublier le nom. Comme beaucoup de monde je connais vaguement Stephen Hawking pour son travail et ses recherches sur les trous noirs, le reste étant bien trop compliqué pour mon petit cerveau. Cependant, comme l’histoire est presque exclusivement centrée sur l’histoire d’amour et la vie de couple des Hawking, les aspects les plus complexes de la vie de Stephen Hawking passent au second plan, même s’ils sont présents, et cela facilite grandement la compréhension. Eddie Redmayne est méconnaissable et mérite amplement son Oscar du Meilleur acteur, rien que pour la transformation physique. Je serai curieuse de savoir combien de temps il a passé au maquillage, avec toutes les prothèses qu’il a sans doute dû porter.

Conclusion

Une Merveilleuse histoire du temps est un joli film plein de poésie et d’optimisme qui permet d’en apprendre un peu plus sur la vie du génial physicien cosmologiste Stephen Hawking, véritable légende dans son domaine. On dit souvent que derrière de grands hommes il y a de grandes femmes et lorsqu’on regarde ce film, on se dit que c’est vrai et dans le cas de Hawking c’était sa première femme Jane sans qui il n’aurait pas pu aller bien loin et avoir la brillante carrière qu’il a eu. Je ne sais pas si James Marsh avait voulu rendre justice à Madame Hawking Jones mais je suppose qu’il y a un peu de ça et puis comme le film est adapté de l’autobiographie qu’elle avait écrite, c’est normal qu’elle prenne elle aussi un peu la lumière. Ce n’est pas un chef d’œuvre mais cela reste un très bon film. A voir au moins une fois si vous ne l’avez jamais vu.

Note : 3.5 sur 5.
Bande-Dessinée/Comics, Littérature

[BD] [Découverte] Une année sans Cthulhu

Une petite découverte bien plaisante pour l’article du jour. Ce one-shot signé SMOLDEREN & CLERISSE prend place dans les années 80 et suit un groupe de jeunes adepte des jeux de rôles sur table et leurs aventures autour de leur jeu de rôles favori : L’Appel de Cthulhu. Chers amis geeks, cette bande-dessinée est toute indiquée pour un voyage dans le temps au pays des couleurs flashy, des premières bornes d’arcade et des premiers ordinateurs sans oublier l’émergence du jeu de rôles sur table sur fond d’un fait divers particulièrement glauque.

Couverture Une année sans Cthulhu

On ne résiste pas à l’appel de Cthulhu

Une année sans Cthulhu est typiquement le genre de BD que je n’aurais pas acheté de moi-même mais que je suis ravie d’avoir lu pour ensuite partager mon enthousiasme. De prime abord, j’étais septique parce que les jeux de rôles ne font pas vraiment de mon univers mais je ne considère pas cette partie de la culture Geek comme has been. Elle existe mais je n’ai jamais pris le temps de m’y intéresser avec attention. Et puis d’un autre côté, il y avait le problème Lovecraft : étant un clin d’œil plus qu’évident à l’œuvre de P. H. Lovecraft, j’avais peur que la BD soit remplie de référence à l’œuvre gigantesque et complexe de Lovecraft mais au final, si les références sont là, elles restent quand même accessibles au plus grand nombre, même si vous n’avez jamais lu Lovecraft.

J’ai beaucoup aimé l’ambiance de cette BD qui m’a rappelée Stephen King dans son déroulement ; au début, tout est normal et la vie suit son cours dans une petite bourgade de province puis survient un élément déclencheur d’apparence anodine et tout s’enchaine jusqu’à un retour à la normale. Nous suivons donc une bande d’ados – Henri, Samuel, Marie, Orianne, Mélusine et Dani dans leurs vies d’ados et leurs parties de jeux. Tout commence dans un cimetière et tout se complique lorsque Mélusine arrive en cours d’année…

Comme je vous le disais, il y a pleins de références et de clins d’œil, à Lovecraft bien sûr mais pas seulement. Par exemple, le nom de famille de Samuel est Le Fanu qui rappelle Sheridan Le Fanu, auteur de la nouvelle gothique Carmilla qui met en scène un des premiers vampires dans la littérature, Mélusine porte ce nom pour une raison bien précise et Arkham fait une petite apparition sous forme de clin d’œil… Bien entendu, j’en oublie, mais tout cela apporte à la BD une saveur particulière très agréable.

J’ai mis un peu de temps a entrer dans cet univers, bien qu’il m’ait plu. Peut-être à cause de la colorisation des dessins ou du lettrage de la BD… Les dessins en tant quel tels ne m’ont pas vraiment dérangée même si j’ai tendance à préférer les dessins un peu plus réalistes généralement. Le scénario tient la route et le lecteur se laisse embarquer dans ce voyage aux allures de quête initiatique par moment, mais après tout, l’adolescence est aussi un rite de passage. Petit bémol malgré tout : je ne suis pas certaine d’avoir tout compris vers la fin mais je ne regrette pas le voyage. Je vous le conseille même fortement, si la culture Geek vous intéresse. Vous ne serez pas déçus de ce voyage dans le temps !

Belles lectures à vous !

Littérature

[Contemporain] [Découverte] Avoue que t’en meurs d’envie – Kristen Roupenian

Histoire de me remettre de la désagréable expérience que fut American Psycho, j’ailiv-20444-avoue-que-t-en-meurs-d-envie[1] voulu enchainer sur un autre livre. Je ne savais pas trop quoi lire mais je savais qu’il me fallait un truc sans prise de tête, facile à lire et emprunt de légèreté. C’est là que le livre de Kristen Roupenian intervient en remplissant 2 critères de prime abord sur les trois recherchés – je me doutais que ce serait une lecture sans prise de tête et un livre facile à livre puisque le livre est en fait un recueil de nouvelles. Pour la légèreté, je ne savais pas trop à quoi m’attendre donc je me suis lancée quasiment tête baissée dans et ouvrage et résultat : en trois jours c’était plié.

 

Le coup de cœur n’est pas loin

Avoue que t’en meures d’envie est un livre que j’ai pas mal vu tourner sur la blogosphère avec de bonnes critiques voire même des critiques élogieuses sans être dithyrambiques non plus. C’est plutôt un bon point quand on veut éviter la déception. En ce qui me concerne, ce recueil de nouvelles est une bonne surprise et le coup de cœur n’est vraiment pas loin mais certaines nouvelles ne m’ont pas vraiment enthousiasmée. Sur les douze récits présents, quatre m’ont vraiment énormément plu, j’en aimé six et deux ne m’ont pas passionnée du tout mais je les ai lu malgré tout.

C’est assez bien écrit mais je dirais que Kristen Roupenian a une marge de progression importante à mon goût, et après tout il s’agit de sa première publication et puis bon, cela reste des nouvelles donc c’est forcément moins détaillé qu’un roman mais tout aussi intéressant à lire. Au niveau des thèmes abordés, ils sont intéressants mais si le bandeau de vente laisse penser qu’il s’agit d’une lecture subversive avec un ton transgressif ben… d’un point de vue franco-européen, je n’irai pas jusque-là mais les américains sont souvent choqués pour pas grand-chose donc le bandeau sur la couverture ne m’étonne pas vraiment mais il s’agit de mon ressenti. Le vôtre sera peut-être différent.

La majorité des nouvelles fait d’ailleurs écho à l’actualité plus ou moins récente, souvent de façon humoristique et c’est très plaisant de voir que la toxicité de certains débats est désamorcé par ce biais, notamment dans la nouvelle A pleine dents. Mais il faut reconnaitre que certains sujets sont mal amenés ou pas assez aboutis. C’est pour cette raison que j’ai bien aimé la plupart des textes mais sans plus.

Dans le détail, ça donne ça :

  •  Vilain : Bien aimé mais il n’y a pas vraiment de but à cette nouvelle, on ne voit pas vraiment où l’auteur veut en venir c’est un peu dommage.
  •  Fais gaffe à ce petit jeu, ma belle : Petit coup de cœur pour celle-ci, j’ai adoré l’atmosphère de malaise qui s’en dégage mais si la fin n’était pas vraiment celle que j’attendais.
  •  Les sardines : Belle réussite qui n’est pas sans rappeler Stephen King si vous aimez le genre fantastico-horreur. Un de mes coups de cœur dans cet ouvrage.
  • Course nocturne : Je m’attendais à mieux, trop courte et l’histoire ne m’a pas enthousiasmée.
  • Le Miroir, le seau et le vieux fémur : Enorme coup de cœur pour cette nouvelle dans le style d’un conte de fée. La toute fin est un peu en décalage avec le reste du conte mais sinon rien à redire, tout est bien amené et suit la logique du conte. A lire si vous adorez les contes.
  •  Un mec à chats : J’ai bien aimé mais je cherche encore en quoi cette nouvelle « a secoué l’Amérique », il n’y a rien de choquant ni de transgressif pas plus qu’il n’y a de chats d’ailleurs mais elle est sympa à lire quand même.
  •  Le garçon dans la piscine : Très sympa. On n’est pas très loin du coup de cœur. Je regrette seulement qu’une des thématiques ne soit pas abordée plus en détail.
  • Le Signe de la boîte d’allumettes : J’ai bien aimé. Les évènements sont bien amenés globalement mais la fin est un peu trop glauque à mon goût.
  •  Pulsion de mort : Sympa mais sans réel plus malheureusement.
  • Sacrifice : Coup de cœur pour celle-ci aussi. Elle ressemble un peu à un conte sans en être un et la thématique principale est sympa.
  •  Un mec sympa : Trop longue et sans intérêt.
  •  A pleine dents : Coup de cœur bien qu’elle soit un peu bancale dans son ouverture.

Conclusion

Pour une première publication, Kristen Roupenian ne s’en tire pas trop mal et signe un ouvrage plaisant facile à lire et qui se lit vite mais qui n’est malheureusement pas sans défauts. Certaines histoires sont bancales, parfois parce qu’il manque des éléments ou simplement la longueur est en cause, soit parce que c’est trop court ou bien au contraire trop long. Quant à savoir si c’est une auteur que je vais suivre dans le futur, je ne sais pas trop encore… Je suppose que cela dépendra d’un éventuel premier roman. En attendant, cette lecture a remplie toute mes attentes et m’a permis de découvrir une nouvelle tête dans le paysage des lettres américaines.