Cinéma

La tête dans les étoiles et le cœur sur Terre

J’aime assez rarement les films sur l’espace et pour cause : les scénarios sont catastrophes quand ils ne sont pas également catastrophiques et un brin répétitifs, il faut bien dire ce qui est. Proxima de la réalisatrice Winocour prend le contrepied de tout cela en offrant aux spectateurs un superbe film centré sur une relation mère/fille portée magnifiquement à l’écran par une Eva Green au sommet de son art. C’est sublime de tendresse… Décollage imminent pour les étoiles.

De multiples messages avec le féminisme pour toile de fond

Pour tout vous dire, j’étais un peu septique et dubitative avant de voir le film, et même si Eva Green est une actrice que j’adore depuis sa prestation très remarquée dans Casino Royale, j’avais quand même un peu peur de m’ennuyer devant ce film. Peur sans doute d’y trouver le rythme trop lent à cause de séquences trop longues où inutiles puisque je savais par les différentes bandes annonces que ce film parlerait, entre autres, de la préparation et des entrainements des astronautes afin qu’ils aillent et reviennent de l’espace en un seul morceau. Heureusement, Proxima ce n’est pas que ça et le film aborde bien des sujets d’actualité autant que des thématiques universelles avec comme focale cette relation mère/fille sublimée par Eva Green et la jeune Zélie Boulant-Lemesle.

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Le féminisme

Il est bien difficile de ne pas parler de féminisme lorsque le personnage principal se trouve être une femme – en l’occurrence Sarah (interprétée par Eva Green), astronaute et mère célibataire (séparée d’avec son conjoint). Je ne voulais pas trop m’étendre sur le sujet parce que je ne suis pas une experte de la question féministe, pas plus que je ne suis militante même si je me considère féministe malgré tout. Le féminisme c’est la toile de fond de ce long-métrage et toute la force du film, c’est que cette question ô combien importante actuellement, est traitée et analysée sous différents angles. Il y a bien sûr la thématique de la maternité dans son sens large avec l’illustration de cette relation mère/fille, mais également comment être une femme dans un milieu majoritairement dominé par les hommes et cette interrogation va de paire avec l’importance de la féminité, nous allons y revenir dans le détail ultérieurement.

Un des axes principaux du film est la maternité. Sarah vit et élève seule sa fille Stella après la séparation avec le père de la fillette (qui travaille lui aussi à l’Agence Spatiale Européenne). C’est un schéma des plus classiques et je pense que beaucoup de femmes peuvent et pourront s’identifier à Sarah et son parcours. Elle est tiraillée sans cesse entre son désir profond d’être une bonne mère et un exemple à suivre pour sa fille et son rêve absolu de petite fille d’aller dans l’espace… Cette relation est très belle et très forte ; Stella est en admiration devant sa mère qui s’entraine pour aller voir les étoiles de près et Sarah quant à elle tente de protéger sa fille de la violence de cette séparation programmée et inévitable. Violence qui s’impose à Stella et Sarah sous plusieurs formes : d’abord la violence protocolaire puisqu’il y a un certain nombre de règles à respecter, comme éviter de téléphoner trop souvent à ses proches ou respecter les horaires instaurés mais il y a aussi et surtout la violence de l’éloignement pour ne pas dire l’isolement pour toutes les deux. En réalité, on demande à une mère et son enfant (encore jeune) de couper le cordon plus tôt que prévu et de manière directe, brutale parce qu’il y a d’autres « impératifs plus importants ».

Concilier vie de famille et vie professionnelle n’est jamais simple pour qui que ce soit, en particulier pour les femmes qui subissent toutes sortes de pressions qui sont très bien montrées dans le film et c’est ce que j’ai trouvé génial ici parce que Alice Winocour n’épargne personne tout en restant neutre. Les hommes comme les femmes sont pointés du doigt, preuve que le féminisme est l’affaire de tous. Ce qui permet au film d’aborder la question Comment être une femme dans un univers majoritairement masculin ? Cette question est traitée très intelligemment par la réalisatrice qui lie féminisme et féminité.

L’héroïne doit faire face aux commentaires maladroits de ses coéquipiers qui ne voient en elle que la femme et pas l’astronaute qu’elle est pourtant, au même titre qu’eux. Lorsque Sarah refuse un entrainement allégé au prétexte qu’elle y a droit parce que c’est une femme, le premier réflexe est de dire qu’elle a raison et qu’elle peut faire comme tout le monde mais le deuxième réflexe est de se dire que peut-être ses collègues masculins ont raison ou du moins n’ont pas tout à fait tord… Encore une fois, la force de ce film c’est qu’il n’épargne personne et c’est finement joué de la part d’Alice Winocour. De même lorsqu’arrive la question des cheveux et des menstruations, symboles de féminité par excellence – choses dont je ne soupçonnais pas qu’elles puissent poser problème dans l’espace.

Le point de vue de la réalisatrice sur la vaste et épineuse question du féminisme reste malgré tout optimiste, bien que tout ne soit pas encore parfait. Les choses et les mentalités évoluent, à l’instar de Mike (incarné par Matt Dillon) qui change de comportement envers sa coéquipière et il finit par la traiter comme un membre de l’équipage à part entière : le fait que Sarah soit une femme passe un peu au second plan sans que sa féminité soit niée par quiconque. Le message en est d’autant plus fort qu’il est actuel. C’est la forme la plus totale et la plus aboutie de l’égalité Homme/Femme.

La vie et la mort avec au milieu l’amour

Cette partie sera sans doute plus courte ou sinon je risque de vous faire un résumé détaillé du long-métrage et ce n’est pas le but ! En plus des interrogations liées au féminisme, il y a de nombreuses réflexions sur le sens de la vie sur Terre qui sont elles-mêmes liées à des interrogations sur la mort. Dit comme ça, c’est sûr que le film ne fait pas gai mais toutes ces questions sont abordées avec légèreté et douceur. La meilleure illustration de cela c’est peut-être bien Stella qui demande à sa maman si cette dernière va mourir avant elle alors que sa mère est en train de lui donner le bain.

La mort est également liée aux étoiles et à l’espace puisque le risque zéro n’existe pas, particulièrement lors d’un décollage de fusée. De manière plus imagée, lorsque quelqu’un décède, on peut dire qu’il est parti « rejoindre les étoiles ». A ce propos, vous pouvez retrouver une petite vidéo qui parle de ce sujet, et que j’ai trouvé assez pertinente (si cela vous intéresse).

Et puis Proxima, c’est enfin et surtout un film sur l’amour évidemment. La tendresse de l’amour parents/enfant enveloppe le spectateur tout au long du film, l’amour-passion de Sarah pour l’espace et son métier émerveille. Bref, une petite pépite d’amour et de tendresse qui porte un message et des valeurs essentielles dans le monde d’aujourd’hui.

Conclusion

Pour moi c’est un film qu’il faut voir, peut-être pas qu’il est féministe (si le mot vous fait peur parce qu’il peut avoir des connotations négatives) mais peut-être plus parce que c’est une bulle de tendresse et de douceur entre une mère et sa fille. Le tandem Eva Green/Zélie Boulant-Lemesle est parfait et brillant de justesse – on en oublierait presque qu’elles sont actrices. Le reste du casting est impeccable, certains plans larges arrivent à nous envoyer dans l’espace sans qu’on quitte la Terre une seconde. Un film sur l’espace sans jamais y mettre un pied, le pari était risqué voire impossible mais la réalisatrice a réussi un splendide tour de force. A voir d’urgence !

Actualités

Qui m’aiment me suivent

Joyeux mois de Décembre à vous !

Nouveau mois, nouvelle organisation par ici : vous pouvez me retrouver sur les réseaux sociaux suivants :

  • Facebook : Page du blog Encre-Lumière (@blogencrelumiere)
  • Twitter : @EncreLumiere
  • Tumblr : encre-lumiere

Je sais bien que le réseau social le plus à la mode en ce moment c’est Instagram mais j’aime pas tellement le principe de passer par son téléphone pour uploader quoique ce soit ; en fait ce n’est pas que je n’aime pas, c’est juste que ce n’est pas hyper simple à utiliser pour moi… Donc vous vous contenterez de ces 3 là dans un premier temps !

Vous y retrouverez des liens vers les articles du blog (évidemment) mais aussi mes impressions sur une lecture ou un article en cours de rédaction, potentiellement des bribes de ma vie quotidienne (sur Twitter principalement), des listes à n’en plus finir parce que j’adore ça, les listes (surtout quand elles sont « de lecture ») et parfois, il se pourrait que je sois en recherche de recommandations littéraires et cinématographiques.

Alors…

On se suit ?

Cinéma

Les couteaux sont de sortie

Hier fut une journée chargée mais qui m’a permise de me faire un petit plaisir cinématographique avec A couteaux tirés (Knives Out) de Rian Johnson, film que je voulais ABSOLUMENT voir pour deux raisons : c’est un Whodunit avec un casting 5 étoiles. C’est chose faite et je vous livre mes impressions. Attention, sortez vos couteaux !

La forme et le fond

L’histoire est classique : Harlan Thrombey (Christopher Plummer) trouve la mort dans des conditions suspectes le soir de ses 85 ans. Les proches (famille et domestiques) du célèbre auteur de romans policiers sont évidemment suspectés et le Détective privé Benoit Blanc (Daniel Craig) est mandaté par une source anonyme pour démêler le vrai du faux. Le tout dans le cadre singulier de cette demeure familiale bostonienne atypique.

La forme : un casting 5 étoiles au service d’une histoire bien ficelée

Comme je l’ai évoqué très brièvement en introduction de cet article, le film bénéficie d’un casting flamboyant et on pourrait penser que ce défilé de stars affaiblit considérablement le film mais il n’en est rien. Chaque acteur à sa place et son moment pour briller, même s’il s’agit d’un petit rôle, ce qui est logique lorsqu’un casting devient conséquent. Bien entendu, je ne vais pas détailler chaque acteur et le rôle qu’il campe parce que cela n’aurait pas beaucoup d’intérêt. Cependant, j’ai malgré tout décidé de me focaliser sur cinq acteurs et leurs rôles : Christopher Plummer, Chris Evans, Ana De Armas, Jamie Lee Curtis et bien sûr Daniel Craig.

  • Christopher Plummer (La Mélodie du Bonheur) interprète donc Harlan Thrombey, victime âgée de 85 ans. J’ai beaucoup aimé ce personnage rassurant – le gentil grand-père/père qui veille au bien-être des gens qui l’entourent tout en étant parfaitement lucide sur les différents membres de sa famille, c’est d’ailleurs tout le nœud de l’histoire évidemment.
  • Chris Evans (Captain America dans le MCU, Operation Brothers) incarne quant à lui Ransom Drysdale-Thrombey, un des petits-fils de la victime. Quel plaisir de voir Chris Evans dans un rôle à contre emploi vis-à-vis de son physique. D’autant que son rôle est plus complexe qu’il n’y parait – il n’apparait pas énormément à l’écran mais toutes ses répliques font mouche et beaucoup de choses passent par la gestuelle et les jeux de regards. A n’en pas douter un des meilleurs rôles de Chris Evans (et je ne dis pas cela parce que c’est un de mes acteurs favoris).
  • Ana De Armas est, pour moi, la véritable révélation de ce long-métrage. Elle y campe Marta Cabrera, l’infirmière dévouée de la victime, et qui trouve le corps de la victime dans son bureau au petit matin. Pour être franche, je ne connaissais pas cette actrice avant de la voir jouer dans ce film et bien qu’elle ne soit pas hyper connue, son travail gagne à être reconnu puisque selon moi, elle porte une grande partie du film sur ses épaules tant son rôle est important et ce, malgré la présence de grands noms autour d’elle. A mon avis, Ana De Armas est une actrice à suivre de près dans les prochaines années et elle aura l’occasion de démontrer l’étendue de son talent lorsqu’elle retrouvera Daniel Craig à l’affiche du prochain James Bond, Mourir peut attendre en tant que James Bond Girl. Affaire et actrice à suivre donc…
  • Jamie Lee Curtis (Halloween et ses suites, Freaky Friday) est impeccable en Linda Drysdale née Thrombey, fille à papa et femme d’affaire impitoyable.
  • Daniel Craig enfin (James Bond depuis Casino Royale, Millenium: Les Hommes qui n’aimaient pas les femmes), interprète le Détective Benoit Blanc dont le nom est un clin d’oeil à peine voilé au Cluedo et qui doit résoudre le mystère autour de la mort du romancier. Si l’on en croit les interviews du réalisateur, le reste du casting s’est monté autour de Daniel Craig, ce qui est terriblement flatteur en même temps que d’être parfois un cadeau empoisonné… Je n’ai rien à redire quant au personnage où l’interprétation mais il y a quand même une petite chose qui m’a fait tiquer : c’est le drôle d’accent sudiste que l’acteur a pris pour son rôle. J’ai trouvé ça franchement étrange au début et puis finalement, on finit par s’y habituer mais cela reste quelque chose d’étrange pour moi. Remarquez, on reste dans le ton décalé du film.

Vous l’aurez compris une des forces de A couteaux tirés, c’est son casting dont les acteurs campent des personnages archétypaux sans pour autant être caricaturaux. De plus, j’ai trouvé le scénario bien construit pour un film de ce genre, c’est-à-dire qu’il reprend les codes du genre autant dans les personnages, les situations et le déroulé de l’enquête tout en évitant autant que faire ce peut d’être un film téléphoné – bien sûr, il y a certains poncifs mais du moment que l’on accepte le fait que ce long-métrage s’inscrit totalement dans la lignée d’un roman d’Agatha Christie, je crois qu’on n’est pas trop en mesure de se plaindre. D’autant qu’en réalité, A couteaux tirés est loin d’être dénué de fond.

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Le fond : une liberté de ton permise par le genre Whodunit

On en revient au scénario et à la forme puisqu’en fait, le film n’est pas seulement un divertissement sur le mode Cluedo mais bien une dénonciation de certains aspects de la société américaine actuelle. Cette dénonciation passe notamment par l’humour grinçant du film et les discours des personnages qui comme je le disais plus haut, sont des archétypes. Ce procédé permet de leur faire dire des choses absolument horribles pour certains sans en être inquiété outre mesure. C’est un aspect que je n’attendais pas du tout avant de voir ce film mais qui est plus que bienvenu ; une des pistes de réflexion tourne autour de la question de l’immigration au Etats-Unis et tout est très finement joué et sous-entendu et voilà comment l’air de rien, la politique en matière d’immigration de l’actuel Président des Etats-Unis se retrouve épinglée alors que le sujet semble pourtant bien éloigné d’une partie de Cluedo géante dans un manoir à Boston. Et rien que pour cela, la finesse de son script et l’élégance des différents messages dissimulés tout au long du film, vous devriez donner sa chance à Rian Johnson et son A couteaux tirés.

Actualités

Rester zen en toute circonstance

Je n’ai pas vraiment l’habitude de faire ce genre d’articles, ou comme on les appelle parfois, des billets d’humeur. Seulement aujourd’hui c’est un peu la goutte d’eau qui fait déborder le vase… Ce serait trop long de tout expliquer dans le détail mais pour vous faire un petit résumé de la situation :

  • Je loge encore dans mon logement étudiant du CROUS bien que je ne sois plus étudiante depuis plus d’un an maintenant mais étant donné ma situation particulière (i.e mon handicap moteur), les responsables de ma résidence ont bien voulu me réattribuer mon logement le temps que je déménage dans l’autre appartement qu’une association spécialisée dans l’accession au logement des jeunes actifs m’avait aidé à trouver.
  • Lors de la première visite dudit appartement dont la date était non négociable, il se trouve qu’en réalité, je n’avais pas pu le visiter puisque le logement se situe au troisième et dernier étage mais que l’ascenseur n’avait pas encore été mis en fonction ; je vous jure que c’est vrai et que je n’invente absolument rien. Heureusement, mon parrain qui m’accompagnait est monté au troisième et s’est chargé de faire une visite à ma place, avec photo à l’appui. J’acceptais donc la proposition qui m’était faite sous réserve d’une deuxième visite.
  • Deuxième visite qui s’est déroulée quelques semaines plus tard et dont la date n’était toujours pas déplaçable – dans un sens, heureusement que je ne travaille pas encore. C’est encore mon parrain qui m’a accompagné cette fois-ci. Pour en revenir à la visite, celle-ci s’est bien passée, et j’ai pu constater de moi-même ce que m’avait dit mon parrain à la suite de la première visite, à savoir : il faudra faire sauter la cabine de douche et le petit placard situé sous le lavabo dans la salle d’eau. Sinon mon fauteuil et mon lève-personne ne passeront pas. Je le signale et la personne qui représente le bailleur en prend note sur ma fiche et m’informe ensuite que le bailleur va faire une demande auprès de la Métropole (de Lyon) afin qu’une partie du dépôt de caution soit pris en charge du fait de mon handicap. De mon côté, je n’ai visiblement rien de plus à faire… à part attendre leur coup de fil.
  • Coup de fil qui se fait attendre mais soit. Entre temps, j’ai reçu un courrier au domicile de ma mère qui m’informe que la demande concernant le dépôt de caution a été acceptée par la Métropole. C’est une bonne nouvelle et je dois dire que j’étais soulagée de voir que quelque chose allait dans le bon sens ; mais, le courrier stipulait aussi que je devais prendre contact avec le bailleur pour fixer une date de signature du bail. J’avais cru comprendre l’inverse lors de la deuxième visite mais comme c’était écrit sur le courrier de la Métropole et que j’ai appris à être bête et disciplinée dans ce genre de situation, eh bien j’ai appelé. Appel qui n’a pas servi à grand-chose puisque après renseignement, mon interlocutrice me confirme que c’est bien une personne du bailleur social qui doit m’appeler et non pas moi.
  • Cette personne finit par m’appeler et me donne la date de la signature du bail et de la remise des clés. Elle me demande si la date me convient et je confirme puisque c’était vrai. Sauf que dans mon empressement et ma joie d’idiote (parce que c’est mon tout premier vrai appartement), j’ai complètement oublié de mentionner les petits « travaux » ou aménagements (appelez ça comme vous le souhaiter) de la salle d’eau. Et puis en fait, au fond je croyais que la question était réglée puisqu’entre le jour de la deuxième visite et le jour où l’on m’a téléphoné, il s’était passé quand même passé plusieurs semaines. IDIOTE QUE JE SUIS !
  • Dans le doute, je rappelle quand même le bailleur, histoire d’être sûre… Surtout que je n’avais pas compris le nom de ma dernière interlocutrice, celle qui doit me faire signer le bail, donc bon… mais là encore, je suis totalement fautive : j’aurais dû lui faire répéter son nom lorsqu’elle m’avait contacté mais sur le coup… pas pensé non plus. Heureusement que ma mère m’aide beaucoup de ce côté là. Donc mon interlocutrice (une autre) me redonne (de manière claire) le nom de la personne concernée et m’informe qu’elle lui envoie un mail concernant ma demande pour la salle d’eau de mon futur appartement.

Ce qui nous amène à aujourd’hui, sachant que j’ai déjà appelé le bailleur hier parce que toute cette situation m’inquiète – j’avais eu une semi confirmation que rien n’avait été fait dans l’appartement puisqu’une énième interlocutrice « prenait note de mes demandes ». D’accord… Et je m’étais dit que de toute façon, je rappellerai moi si je n’avais pas eu de nouvelles de leur part (je suis quand même censée signer les papiers demain quoi). Mais miracle, enfin si on peut parler d’un miracle à ce stade… le bailleur me rappelle, et plus précisément la dame dont je n’avais pas compris le nom, et là énorme coup de théâtre : elle m’explique ne pas comprendre ma demande pour la salle d’eau.

Pensant, comme je m’en doutais de plus en plus, que l’info pour la demande des travaux n’avait pas remontée, j’ai pris le temps de lui expliquer ma situation selon laquelle j’avais besoin de petits aménagements supplémentaires dans la salle d’eau au niveau de la douche et du lavabo sinon mon lève-personne ne pourra pas passer et donc je ne pourrais pas utiliser la douche. Chose à laquelle elle me répond : « Ah mais parce que vous êtes en fauteuil Mme M. ? Je ne comprends plus rien » JE VOUS JURE SUR CE QUE VOUS VOULEZ QUE C’EST ARRIVE. Les bras m’en sont tombés et m’en tombent encore. C’est quelque chose qu’on ne peut pas inventer, je crois, même si on le voulait. Pourtant ça arrive… Encore que l’info des travaux ne remonte pas, ça ne m’étonne pas : c’est le coup « classique » on va dire mais là… quand même, enfin je veux dire : mon fauteuil est quand même deux fois plus gros que moi quasiment…

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Conclusion

La situation parait tellement irréaliste et impensable que j’en rigolerai dans quelques mois quand je serai définitivement bien installée « Chez moi ». Mais en attendant, ce n’est pas drôle. Du tout. Je me plains rarement et je déteste rarement mon handicap parce que j’ai appris à vivre avec, j’ai appris à contourner les obstacles plutôt qu’à les surmonter mais là aujourd’hui particulièrement, je déteste mon handicap. Je le déteste parce qu’il rend mon quotidien compliqué voire très compliqué mais on s’en sort parce qu’il y a des gens qui trouvent des solutions, ou du moins tentent de trouver des solutions. Mais il arrive parfois que les solutions deviennent plus compliquées que le problème de base lui-même, parce qu’il manque la moitié des infos dans un dossier et aussi parce qu’il y a peut-être un peu trop d’intermédiaires. Enfin ça, c’est pas tellement nouveau puisque c’est valable de partout où il y a de l’administratif et de la paperasserie qui rentre en compte… Ce serait quand même bien que les choses soient simplifiées, et réellement simplifiées, pas juste un effet d’annonce qui sonne bien dans les médias mais je crois que là, c’est moi qui rêve un peu trop. Pourtant la simplicité semble être dans l’air du temps et je confirme : la simplicité c’est pas mal quand on peut.

Quoiqu’il en soit, cette histoire (qui n’est pas tout à fait terminée) m’aura servi à la fois de piqure de rappel mais aussi de leçon pour deux, trois trucs que je ne faisais pas systématiquement jusqu’à présent mais que je vais tâcher de faire de manière automatique si je dois en arriver là. Tout en tâchant de rester Zen malgré tout, et c’est peut-être ça le plus dur en fin de compte…

Bande-Dessinée/Comics

[BD] Il faut flinguer Ramirez, Acte I

 Ou la brillante démonstration qu’avoir le même nom que quelqu’un d’autre, c’est vraiment pas de bol… C’est même la poisse ; surtout lorsque vous êtes muet et que la personne avec qui vous partagez bon gré mal gré votre identité se trouve être un mafieux de premier ordre. Et si en plus, pour couronner le tout, vous êtes l’employé du mois tant vous êtes dévoué à votre travail… On frôle la catastrophe !

Vous l’aurez deviné sans doute, ces quelques lignes sont un résumé condensé de la situation invraisemblable dans laquelle se trouve Jacques Ramirez, héros de cette histoire et fugitif malgré lui. Les situations les plus loufoques font place à d’incroyables qui pro quo tout au long de l’histoire et personnellement, j’en redemande.

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Si vous êtes un minimum cinéphile et que vous aimez tout particulièrement les films ayant pour sujet la mafia ou les films de Quentin Tarantino, cette bande dessinée s’adresse à vous. Bien entendu, il s’agit d’un premier tome donc le scénario présente les personnages et l’intrigue globale tout en laissant des zones d’ombre qui servent à instaurer des pointes de suspense quand il est question de Jacques Ramirez. De plus, on sent vraiment l’influence du cinéma dans la conception de la BD, que ce soit dans le rythme des dialogues ou dans les quelques double pages qui mettent en lumière le décor dans lequel évolue les personnages. Enfin, Nicolas Petrimaux offre aux lecteurs un point de vue décalé et hilarant dans les médias de son histoire – on y retrouve pêle-mêle des publicités en tout genre, des articles de presse et des fake news. Jubilatoire !

Conclusion

Il faut flinguer Ramirez est auréolée de nombreux prix dont le Prix des libraires de Bandes dessinées 2018 et c’est amplement mérité. Avec des dessins soignés et un scénario maitrisé digne des plus grands films hollywoodien, cette BD est pour moi une petite pépite (sans aller jusqu’au coup de cœur) qu’il fait lire absolument, sous peine de rater quelque chose. Ou à relire sans modération en attendant la suite…

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Cinéma

Plus on est de fous, plus on rit

Ce n’est pas nouveau et au risque de me répéter (encore une fois) : le personnage de Bruce Wayne alias Batman m’ennuie profondément quel que soit le média utilisé, comics ou adaptation cinématographique – il ne rit jamais, est psychorigide et ne fait jamais preuve d’états d’âme sauf peut-être envers Alfred, son fidèle majordome… Le seul intérêt que je trouve à Bruce Wayne c’est le Joker. Mainte fois incarné au cinéma par des acteurs de talent parmi lesquels nous pouvons cité Jack Nicholson, Mark Hamill qui lui a prêté sa voix ou encore Heath Ledger dont la prestation est devenue presque mythique… On peut déploré que le clown fou ait été caricaturé une fois, sous les traits de Jared Leto, mais quoiqu’il en soit le personnage du Joker ne cesse de fasciner depuis sa création.

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Il prend vie une nouvelle fois sur grand écran grâce à l’acteur Joaquin Phoenix dans le nouveau film de Todd Phillips, simplement intitulé Joker. Joaquin Phoenix y incarne une nouvelle version du clown psychotique étonnamment contemporaine en laissant le spectateur dériver avec lui entre folie et réalité. Et si, finalement, le personnage du Joker était une pure création médiatique ?…

 

Joaquin Phoenix, des larmes aux rires.

En plus d’être un des films les plus attendus de ce dernier trimestre 2019, ce film est un petit bijou qui prend le temps de nous introduire une origin story différente des comics parus sur le sujet. Joaquin Phoenix qui porte véritablement tout le film sur ses épaules y est renversant et parvient à donner un corps (et une âme) à une identité ô combien fragile. Le film explore donc la misérable et pathétique existence d’Arthur Fleck qui enchaine les petits boulots miteux dans un costume de clown mal dégrossi. Cependant Arthur, qui vit seul avec sa mère dans un très vieil appartement, a de l’ambition : il veut devenir humoriste et ainsi devenir la nouvelle coqueluche de Gotham City, à l’instar de son idole Murray Franklin.

Un scénario brillant et des acteurs splendides

Si vous ne l’aviez pas encore deviné, j’ai beaucoup, BEAUCOUP, beaucoup aimé ce long-métrage. D’une part parce qu’il parle à la fan de comics que je suis en reprenant certains codes de ces derniers – la bande de criminels autour du Joker, la relation complexe entre Batman et le clown fou ou même de petits détails qui peuvent paraitre insignifiants mais que je ne dévoilerai pas ici pour des raisons évidentes de spoilers…, tout en y incorporant de nouveaux éléments plausibles pour étayer cette origine et cette histoire du clown fou de Gotham. Et d’autre part, le film parvient à montrer parfaitement la folie d’Arthur Fleck telle que je me l’imaginais c’est-à-dire en constante évolution. Cela permet aussi au film d’aborder des sujets complexes, comme la place des minorités dans une société qui ne parvient pas à les accepter totalement ; ou plus actuel : la place des médias dans nos sociétés contemporaines. Brillant, je vous dis. Juste brillant… et grandiose.

A l’instar d’un Joaquin Phoenix méconnaissable et stupéfiant en habits de Joker. Il incarne un Arthur Fleck méprisé et sans cesse rabaissé qui finit par envoyer valser les convenances pour devenir ce qu’il veut véritablement être : le Joker. C’est un portrait brut, sans concessions et cela amène précisément au passage le plus puissant du film selon moi : moment d’anthologie dans lequel Arthur Fleck finit par tomber le masque et mourir en quelque sorte pour mieux renaitre en Joker aux vues de tous. J’en suis restée muette dans l’obscurité de la salle de ciné. Néanmoins, rendons à César ce qui lui appartient – si Joaquin Phoenix explose tout à l’écran, les seconds rôles le mettent véritablement en avant. On peut par exemple mentionner  Frances Conroy qui est une mère effacée mais terriblement inquiétante et glauque ou Robert De Niro que je n’ai pas besoin de présenter mais qui est tout de même génial dans son « petit » rôle de Murray Franklin… Le seul rôle que je n’ai pas vraiment compris c’est celui tenu par Zazie Beetz mais j’ai ma petite idée sur la question et si c’est effectivement cela, j’en rajoute une couche mais : le scénario est brillant et la réalisation splendide.

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Conclusion

La prestation de Joaquin Phoenix révèle un Joker quasi-christique dans le second moment d’anthologie que compte le film, et hisse cette dernière au rang de performance et restera dans les anales, au même titre que celle du regretté Heath Ledger. A mes yeux les deux interprétations sont égales, il n’y en a pas une que je préfère à l’autre parce qu’elles sont toutes les deux différentes et surtout, elles prennent place dans un univers différent : le Gotham de Nolan n’est absolument pas le même que celui dépeint par Todd Phillips.

Le rire de ce Joker-là est invasif, glauque et suscite le malaise et la gêne chez quiconque l’entend. Effet garanti dans la salle de cinéma ! Ce qu’il faut retenir de cette version du Joker c’est qu’au-delà de la transformation physique impressionnante de l’acteur, Joaquin Phoenix y apporte un petit quelque chose en plus, une sensibilité sublimée par le travail de l’image et de la photographie sans oublier la musique de Hildur Guðnadóttir. Todd Phillips signe un grand film sur l’une des icônes de la Pop culture et tout le travail de réalisation apporte une nouvelle dimension à cette démence morbide, fascinante et glauque que le spectateur croit connaitre. Un voyage entre réel et folie démentielle dont on ne ressort pas tout à fait indemne. Le chef-d’œuvre n’est pas loin. L’Oscar du Meilleur acteur non plus.

Littérature

[Découverte] [Contemporain] Helena – Jérémy Fel

Gros coup de cœur de l’année 2019 pour cette lecture aussi déroutante que fascinante. Helena fait partie des romans que je ne peux que conseiller malgré son atmosphère dérangeante. Ne vous fiez pas à la connotation péjorative du « page-turner » ; ce livre en est un effectivement mais les arguments pour redonner ses lettres de noblesse à cette catégorie souvent mal-aimée sont bien là. Je vous emmène donc sur les traces d’Helena, faire l’autopsie d’un thriller très réussi !

 

The Sound of Silence

Helena ce sont les histoires mêlées de Tommy, Haley et Norma faites de rêves et d’espoir au milieu d’un Kansas isolé et désolé. Ces trois destins ont malgré tout quelque chose de commun qui les réuni : la solitude (qui entraine le silence). C’est un roman qui traite magnifiquement de la solitude et de la difficulté à sortir du silence. Et puis il y a les conséquences, souvent dévastatrices pour les personnages, de ces silences. Le tout admirablement décrit sous la plume de Jérémy Fel.

En réalité, il y a plusieurs solitudes. La première est géographique avec cet Etat du Kansas avec la petite ville d’Emporia où il ne se passe jamais grand-chose et où la jeunesse ne rêve que d’une chose : partir. Partir pour mieux revivre n’importe où ailleurs, à la poursuite de rêves plus ou moins inaccessibles. C’est dans ce contexte morbide que le lecteur suit les destins de Tommy, Hayley et Norma qui sont autant d’exemples de solitude.

La solitude des personnages est à la multiple et unique et c’est vraHelena_fel[1]iment le point central du roman. Chacun gère à sa façon cette solitude et les silences qui en découlent du mieux qu’il peut, avec les moyens du bord. Alors certes, des personnages qui souhaitent échappés au déterminisme ambiant dans un cadre isolé, on pourrait se rapprocher d’un cliché vu, revu et corrigé mais l’ambiance lourde et pesante qui se dessine au fil des pages parvient à faire oublier les quelques lieu-communs présents dans le roman ; je pense notamment à la panne de voiture qui oblige Hayley à rester sur le bord de la route. Un peu cliché mais la langue étant parfaitement maitrisée, cette panne devient autre chose qu’une simple panne de voiture.

Ce qui m’amène à évoquer la langue dans son ensemble. C’est le gros point fort de cette histoire selon moi. Tantôt crue et inquiétante, tantôt douce et lumineuse, cette maitrise de la langue sert des personnages énigmatiques et puissants que vous aimerez détester selon la situation. De plus, l’écriture est très fluide et cela facilite grandement la lecture de certains passages qui pourraient être difficile à lire parce que très crus, très bruts. C’est une écriture sans concessions mais également toute en nuances. Bref, une écriture qui vous fera passer par tous les états émotionnels, et pour ça : chapeau bas Monsieur Fel !

Conclusion

Helena fait incontestablement partie des livres qu’il faut lire absolument. La langue y est splendide et le style fluide ; les personnages pris dans des tourments qui paraissent insurmontables dans une atmosphère lourde et pesante comme un soir d’orage en plein été. 728 pages au compteur et autant de coups de poings et de nuances qui ne vous laisseront pas indifférents, que vous aimiez ou non l’ouvrage. Seul petit bémol me concernant : le traitement de certains personnages féminins qui n’est pas suffisamment approfondi et qui peut malheureusement donner une mauvaise ou une fausse image du personnage en question malgré de très fortes personnalités.

Une réussite signée Jérémy Fel, aux éditions Rivages poche.

Cinéma

Les Crawley sont heureux de vous convier à Downton (une toute dernière fois)

Avant toute chose, je tiens à préciser que j’ai eu du mal à boucler cette chronique et qu’elle s’adresse en premier lieu aux fans la série Downton Abbey, et en particulier parmi ceux-là, les indécis concernant le long-métrage. J’ai été le voir dimanche dernier avec ma mère puisque la série avait fait l’unanimité dans notre foyer. Ni elle ni moi n’avons été déçue de la tournure des évènements, alors que pourtant à l’annonce d’un projet de film pour Downton Abbey, ce n’était pas l’enthousiasme qui régnait… Après tout, c’est vrai : quel intérêt de rajouter quoi que ce soit à cette série, qui, tutoyait déjà des sommets de perfection ?

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Pour répondre à cette question, il y a selon moi deux éléments à prendre en compte. Le premier élément n’est pas glamour et j’en suis désolée, c’est bien l’aspect financier. Downton Abbey est une des séries qui a le mieux marché au cours de la décennie. L’histoire et les différentes intrigues étaient excellentes, les personnages tous plus attachants les uns que les autres, les costumes d’époque et splendides, sans oublier bien sûr les décors grandioses. Donc faire un film de deux heures en ne trahissant pas la série et surtout pas les fans, c’était un pari risqué voire impossible diront certains. Et pourtant ils l’ont fait – loin d’être un chef d’œuvre du septième art, Michael Engler et Julian Fellowes (respectivement réalisateur et scénariste du film) ont réussi leur coup mais j’y reviendrai.

Le deuxième élément à évoquer c’est le côté nostalgie. L’intérêt de ce long-métrage réside surtout dans l’engouement qu’a suscité et suscite encore la série aujourd’hui. Par conséquent, la motivation première du film est de faire plaisir aux fans de la première heure, cible visée en priorité de toute façon. Alors bien sûr le côté financier obscur n’est jamais loin mais on peut pardonner à une franchise son penchant « vache à lait » du moment que l’ensemble est cohérent et bien fait. C’est le cas de ce film et en toute franchise, je ne pense pas qu’il y aura d’autres films Downton Abbey.

Pour en revenir au film donc, il reprend les codes de la série tout en étant indépendant de celle-ci. Je pense que c’est pour cette raison que les gens ne sont globalement pas déçus par ce film. Il s’agit d’une nouvelle histoire avec de nouvelles intrigues, même si le cadre reste celui de Downton. Pour vous la faire courte, l’histoire se déroule après la fin de la saison 6, en 1927 et l’intrigue principale tourne autour de la venue annoncée du Roi et de la Reine d’Angleterre à Downton Abbey. Bien évidemment, l’immense demeure s’en retrouve sans dessus-dessous. A moins que ce ne soit le cas de ses occupants ?…

Est-ce que cela vaut vraiment le coup ?

Oui. Parce que si vous étiez fan de la série, vous retrouverez de vieux amis et si vous ne l’êtes pas spécialement, vous passerez un bon moment – le film étant bien dosé avec un bon rythme. Le seul petit souci risque de se trouver au niveau des personnages puisqu’il s’agit des mêmes que la série plus quelques petits nouveaux. Mais à part cela vous pouvez y aller les yeux fermés. Le film regorge d’humour et d’ailleurs, j’en profite pour attribuer une mention spéciale à Violet Crawley, Comtesse douairière de Grantham brillamment incarnée par l’excellentissime Dame Maggie Smith. Comme toujours, un régal !

Conclusion

On prend les mêmes mais pas tout à fait et on recommence une dernière fois. Voilà qui résume bien ce film. La nostalgie est présente sans être étoufante, ce qui crée une atmosphère plutôt optimiste et c’est un vrai bonheur pour le spectateur. C’est aussi et surtout l’occasion de revoir des visages familiers et d’accueillir les petits nouveaux, un peu comme dans une grande famille que l’on réunirait pour une occasion spéciale. Enfin ce film c’est peut-être aussi une bonne excuse pour se refaire l’intégrale de la série qui s’est achevée en 2015…

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Littérature

[Découverte] [Contemporain] Les cygnes de la Cinquième Avenue – Melanie Benjamin

Roman que j’ai acheté l’année dernière parce que la critique en faisait un livre intéressant, voire passionnant ; sans oublier la quatrième de couverture, savamment construite, qui laisse entrevoir le récit d’une amitié passionnée entre une icône de la mode, Babe Paley, et une icône du monde littéraire, Truman Capote.

Babe Paley est la plus en vue des « Cygnes de la Cinquième Avenue », ces femmes de la haute société new-yorkaise des années 1950. Son atout indéfinissable : son style. Elle incarne l’élégance, fait souvent la une de Vogue, mais ce que personne ne voit, c’est le sentiment de solitude qu’elle laisse dans son sillage, en dépit de sa fortune, de ses enfants, de son mari riche et puissant. Jusqu’au jour où Truman Capote surgit dans sa vie. Leur amitié est instantanée et fulgurante. Babe trouve chez l’écrivain prodige, aussi génial qu’extravagant, la passion qui manquait à son existence. Grâce à elle, Truman accède à cette élite qui le fascine tant. Et à ses secrets, ses rumeurs, ses scandales, y puisant son inspiration, au risque de trahir Babe.

Les cygnes de la Cinquième Avenue, Melanie Benjamin, Quatrième de couverture. Ed. Le livre de poche, 2018

Sensationnel selon Elle

Heureusement que je n’ai pas acheté ce livre sur ce seul critère parce que je n’ai rien trouvé dans ce roman qui justifie un tel qualificatif. Ni dans l’histoire, ni dans les personnages, ni dans le style l’auteur. Je suis peut-être passée à côté du propos mais pourtant je n’en ai pas l’impression puisque si je devais faire un autre résumé de l’ouvrage je dirais qu’il est question d’amitié certes profonde mais également profondément toxique entre deux personnes qui n’étaient pas censées se rencontrer. De plus, j’ai appris deux, trois choses sur une époque désormais révolue. Cependant, je ne crois pas que cela suffise pour recommandé un livre…couv67236070[1]

J’ai trouvé l’histoire intéressante, les personnages aussi. C’est vrai qu’il y a quelque chose de fascinant dans cette amitié presque morbide entre Truman et Babe mais à part cet élément central et moteur, force est de reconnaitre qu’il m’aura fallu 200 pages pour véritablement rentrer dans l’histoire et dévorer les 200 dernières… Pour un roman qui compte 470 pages (si l’on exclu la note de l’auteur), c’est quand même un sacré déséquilibre ! Remarquez, c’était peut-être cela le sensationnel dans l’histoire finalement ?… Ou peut-être que les romans qui traitent des apparences d’une manière ou d’une autre ne sont simplement pas fait pour moi.

Le style est plutôt simple et compréhensible tout en retranscrivant cette élégance des Cygnes dont parle Melanie Benjamin. Néanmoins, la structure m’a laissée perplexe plus d’une fois et c’est sûrement la raison pour laquelle je ne suis pas rentrée dans cette histoire pourtant non dénuée d’intérêt.

Conclusion

Ce n’est certainement pas un livre qui me laissera un souvenir impérissable. J’aurais aimé l’apprécier d’avantage, ne serait-ce que pour Barbara Paley, cette femme extrêmement tout mais surtout extrêmement fragile et seule derrière les apparences. Malheureusement, ça n’a pas été le cas. Je ne peux pas être totalement négative, je suis peut-être passée à côté de cette lecture-ci. A ce propos si vous l’avez lu, je serai curieuse de savoir ce que vous en avez pensé, ce que vous avez aimé ou non…

Bande-Dessinée/Comics

[BD] The Amazing Spider-Man : La chute de Parker

Comic acheté en même temps que celui sur Catwoman, il est cosigné Dan Slott, Christos Gage et Stuart Immonen et présente un Peter Parker qui n’est pas sous son meilleur jour. En effet, ce dernier est au plus mal après la faillite de son entreprise, la bien nommée Parker Industries. Le trentenaire tente de faire face tant bien que mal à l’opinion catastrophique que les gens ont de lui puisque beaucoup ont perdu soit leur emploi soit de l’argent dans cette affaire… Heureusement pour Peter, il peut compter sur ses amis et sur Spider-Man pour lui remonter le moral. Le tisseur continue de veiller sur New-York et de fait, il bénéficie toujours d’une grande popularité auprès des habitants, contrairement à l’homme derrière le masque…

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J’ai énormément apprécié le traitement du personnage de super-héros ici, comme s’il s’agissait de deux personnages dissociés – Peter Parker et ses déboires d’un côté et Spider-Man toujours fidèle à son poste de super-héros. Le scénario est peu commun bien que Marvel soit désormais coutumier de ce genre de situation ; les scénaristes contemporains ne prennent plus vraiment de gants avec ses êtres qui sortent de l’ordinaire et n’hésitent pas à les malmener un peu en les montrant au fond du trou comme c’est le cas ici, ou bien bel et bien morts – tant pis s’il s’agissait de votre chouchou, vous vous en remettrez ! En général, ce procédé rend les personnages plus humains et le phénomène d’identification n’en est que plus fort, surtout si le personnage en question arrive à rebondir…

Ce comics tourne autour de cette thématique c’est un bon point pour cet ouvrage. De plus, les dessins sont agréables à regarder je trouve, même s’ils ne sont pas saisissants il faut dire ce qui est. Les dessins sont corrects mais le scénario est vraiment bon ; mon ressenti concernant les dessins est sûrement au fait que ces derniers sont dessinés par au moins deux personnes différentes, chose qui me gêne habituellement beaucoup plus car cela entame l’unité de la BD ou du comics.

Cette fois-ci ça a été différent. En effet, plusieurs histoires ont été rassemblées dans cet album autour de la thématique « Peter Parker au fond du trou » ou du moins, c’est ainsi que je l’ai perçu et du coup, je n’ai pas trouvé cela dérangeant que plusieurs personnes interviennent au niveau du dessin (ou moins que d’habitude disons). J’ai eu l’impression d’avoir plus à lire mais je pense que cela relève plus d’une illusion que d’autre chose !

Cela étant dit, j’espère qu’il y aura un tome 2 (et le petit 1 en bas de la tranche le laisse entendre) parce que la fin de la dernière histoire est vraiment savoureuse. En même temps, il est question du Bouffon vert et de Carnage… Que du bonheur pour les fans des aventures de Spidey !…