Bande-Dessinée/Comics

[BD] Les gardiens de la Galaxie VS. Thanos – Auteurs multiples

Il semblerait que le rythme de publications revienne à la normale tout doucement et je ne vais pas m’en plaindre. Je ne vous cache pas que j’étais (un peu) inquiète concernant la longévité de ce blog quand je contemplais l’absence de publications… Enfin bref, nous ne sommes pas pour parler de mon rythme très inégal mais des Gardiens de la Galaxie version bande dessinée. Deux histoires dans un seul ouvrage et le tout pour moins de 5 euros, c’est plutôt sympa comme concept.

Evidemment, on est bien loin du coup de cœur mais ce comics à au moins eu l’avantage de me faire découvrir un groupe de super méchants que je ne connaissais pas, à savoir le Zodiaque. Je ne sais pas s’ils sont récurrents ou s’il s’agit d’un one-shot pour cette histoire réunissant les Avengers, les Gardiens et quelques autres supers tels que Nova ou Johnny Storm. Nous retrouvons donc tout ce beau monde une fois n’est pas coutume, contre le Titan fou j’ai nommé Thanos. Pas de grande surprise au niveau du scénario, mis à part le Zodiaque que j’ai trouvé bien amené mais malgré tout trop peu exploité ou disons, trop vite expédié alors qu’il y avait matière à faire quelque chose d’un peu plus poussé avec eux selon moi. Les dessins sont assez jolis quoique Rocket à quand même une tête étrange alors qu’il est censé ressembler à un raton laveur. Un détail en somme, bref. Pour finir sur la première histoire, sachez qu’elle est tirée de l’album Avengers Assemble (épisodes 1 à 8) avec pour auteurs Brian Michael Bendis au scénario et Mark Bagley aux dessins.

Concernant la deuxième histoire présentée dans ce volume, il s’agit d’un court extrait tiré de Original Sin de 2014 (épisodes 18 à 20) avec toujours Brian Michael Bendis aux commandes pour le scénario. Par contre, le dessinateur change et d’ailleurs ce sont des dessinateurs : Ed McGuinness, Valerio Schiti et David Lopez. Rien que ça ; et comme souvent lorsque plusieurs personnes interviennent au niveau du dessin, eh bien je trouve que c’est beaucoup moins réussi, non pas que le dessin ou le trait ne soit pas soigné mais chacun à sa façon de dessiner et d’interpréter un personnage donc… le rendu peut vite devenir brouillon malgré la cohérence scénaristique. On retrouve toujours les Gardiens contre Thanos mais dans une histoire différente, bien plus intimiste celle-ci. Vraiment dommage que les dessins ne soient pas si réussis à mon goût…

Conclusion

Si vous voulez découvrir des héros de Marvel ou DC Comics sans vous ruiner c’est le format idéal. Pour moins de 5 euros vous pourrez lire des aventures de vos héros préférés. Attention tout de même à ne pas maltraiter l’ouvrage en lui-même : les pages ont tendance à se décoller assez facilement de la tranche. Sinon, les dessins ont un bon rendu sur le papier (couleur, détail, finesse du trait) et personnellement, c’est quelque chose que j’apprécie grandement. Pour en revenir aux histoires inclues, j’irai peut-être faire un tour du côté de Avengers Assemble si la série n’est pas trop longue mais c’est vrai que j’ai un peu peur de découvrir qu’il s’agit en fait de la série de comics qui a servi pour le film Avengers de 2012, et il y a de très fortes chances pour que ce soit le cas donc je sais pas… En tout cas si vous cherchez une lecture sans prise de tête, voilà qui est tout indiqué !

Note : 3 sur 5.

Bande-Dessinée/Comics

[BD] [Découverte] Clinton Road

En ce Vendredi caniculaire, j’avais envie de vous proposer quelque chose de rafraichissant ; de quoi vous faire passer un bon moment de lecture plein d’aventure et de frissons… Attention, il se pourrait bien que le coup de cœur vous attende au bout de la route.

Petite pépite cherche lecteur curieux

Au départ et comme bien souvent, je n’étais pas partie pour acheter de nouvelles BD, juste un cadeau pour l’anniversaire de ma mère mais comme d’habitude lorsqu’on me lâche dans la jungle livresque d’une librairie, je ne résiste pas bien longtemps pour peu que la curiosité prenne le dessus. Ce fut bien évidemment le cas avec cette petite BD au format Comics signée Vincenzo Balzano sinon je ne vous en parlerai pas ici. Sobrement intitulée Clinton Road, cette pépite plonge le lecteur dans un univers oppressant et angoissant dès les premières pages. L’histoire suit un ranger nommé John qui patrouille le long de la Clinton Road, à la recherche d’indices sur une étrange histoire de disparitions d’animaux aux environs.

Concrètement, ce n’est pas un coup de cœur même s’il ne manque pas grand-chose et je ne peux que vous conseiller d’y jeter un œil ou de l’acheter si vous pouvez. Premièrement, vous risquez de passer un bon moment si vous appréciez ce genre littéraire que ce soit en BD/Comics ou livres classiques ; deuxièmement, vous soutiendrez l’auteur et la maison d’édition française derrière et ça c’est cool… Enfin troisièmement, et parce que je suis un peu à court d’arguments, si vous aimez les dessins à l’aquarelle, foncez. Les dessins sont superbement réalisés à l’aquarelle et donne une autre dimension à cette BD déjà bien à part. Et en plus, c’est en un seul tome.

Il y a un petit quelque chose de Stephen King dans l’atmosphère de cette histoire, sans oublier bien sûr le côté légende urbaine omniprésente – le genre d’histoire qu’on se raconte pour se faire peur le soir au coin du feu. Cependant, malgré tous ces points positifs, on relèvera le scénario trop simpliste par moment : le dénouement arrive un peu vite et il est facile de se rendre compte de quoi il est question réellement… quoique, le retournement de situation à la fin est bienvenu et amène une dernière touche de piquant à cette histoire très réussie.

Conclusion

Clinton Road est une BD très satisfaisante et très bien réalisée qui vaut le coup d’œil. C’est une belle découverte et à vrai dire, j’aurais aimé qu’elle m’occupe un peu plus que quelques heures dans ma matinée d’hier. Toutes les bonnes choses ont une fin et je suis ravie d’avoir fait un bout de chemin, ou de route, avec John et son vieux ciré rapiécé. Clinton Road est éditée aux Editions Ankama, maison d’édition française à Roubaix qui édite également des jeux vidéo dont DOFUS je crois. Bref, lire, passer un bon moment et soutenir une petite maison d’édition indépendante, c’est presque gratifiant.

Note : 4.5 sur 5.

Cinéma

[Netflix] Rentrée mouvementée pour les parapluies…

Fin juillet, Netflix a sorti la saison 2 de The Umbrella Academy, série que nous avons découvert l’an dernier et que j’avais trouvé assez bien mais sans plus, sans toutefois descendre la série qui apportait quelque chose de novateur dans le traitement des super-héros. La bande-annonce de cette saison 2 place la barre encore plus haute que pour la première saison et le moins que l’on puisse dire, c’est que pour une fois les showrunners ont semble-t-il appris des erreurs et des défauts du premier volet. Accrochez-vous à vos parapluies, n’oubliez pas vos super-pouvoirs et direction les années 60 !

Une suite cohérente et bien ficelée

Si j’avais trouvé la première saison un peu inégale avec l’intrigue générale un peu longue a démarrer, ça n’a pas du tout été le cas ici. On démarre sur les chapeaux de roues avec la fratrie Hargreeves directement propulsée à Dallas dans les années 60, enfin 1963 pour être tout à fait exacte. 1963, Dallas, Texas en plein mois de novembre… est-ce que vous voyez où je veux en venir ? Oui, l’assassinat du Trente-cinquième Président des Etats-Unis sert de toile de fond à cette nouvelle saison. C’est un choix assez ambitieux et qui permet d’aborder également pas mal de sujets encore brûlant aujourd’hui, notamment la condition des afro-américains avec la lutte pour les droits civiques ou encore la perception de l’homosexualité. Selon moi, tout ceci fait la force de cette saison qui est bien mieux construite que la précédente.

Une évolution cohérente avec un nouveau thème central

Tout est extrêmement bien amené, que ce soit l’évolution respective de chaque personnage qui ont tous des motivations différentes ou bien les choix des thématiques abordées et j’ai adoré voir ça à l’écran. Pour rappel, la saison 1 était plutôt axée sur la solitude et ses conséquences alors que pour la saison 2, on se penche plutôt sur l’amour, peu importe sa forme : physique, platonique, interdit, impossible, fraternel et j’en passe. Je ne vais pas vous détailler toutes les formes que l’amour prend dans la série sinon je prends le risque de vous spoiler la série et ce serait dommage mais je tiens quand même à vous parler des deux arcs narratifs qui m’ont le plus plu dans toute cette saison.

Allison Hargreeves

la jeune femme est afro-américaine et a perdu sa voix à la fin de la saison 1 et je trouve simplement brillant que les showrunners en aient fait une figure du mouvement pour les droits civiques dans les années 60. C’était le choix logique mais cela lui donne tellement plus de poids en temps que personnage alors qu’elle était un peu effacée derrière ses frères dans la saison précédente.

Klaus Hargreeves

Pour moi, c’est l’autre évolution majeure en terme de narration, tout en restant fidèle au Klaus que l’on a découvert dans la saison 1. C’est toujours la bouffée d’air frais qui arrive quand on l’attend le moins et l’incarnation du mouvement Peace & Love comme on peut se le représenter sans trop entrer dans la carricature.

J’aurais aussi pu vous parler du personnage de Diego ou encore celui de Vanya que j’ai trouvé également très réussi et très bien construits. J’ai toujours un peu plus de mal avec le personnage de Five même si je le trouve cool, et le personnage de Luther m’a laissé complètement indifférente bien que son arc narratif soit intéressant, j’ai eu l’impression que Luther était encore plus sous exploité que précédemment.

Une bande son toujours aussi présente

Parlons un peu de la bande son maintenant. Pour moi la musique est aussi importante que tout le reste ; c’est d’ailleurs ce qui m’avait scotchée lors de la saison 1 : l’excellente utilisation des morceaux musicaux stratégiquement (bien) placés. Cela avait sauvé la série d’une critique un peu plus négative à l’époque. Pour cette année, les choses sont différentes et pas nécessairement dans le bon sens. Bien que la musique donne toujours un côté pop et acidulé à la série et malgré sa présence toujours aussi bien dosée, je l’ai trouvé moins réussie. Ou plutôt : elle ne m’a pas autant marquée cette année et c’est la seule ombre au tableau si l’on considère ça comme un point négatif bien entendu. J’ai été bien plus sensible aux situations et aux dialogues qu’à la musique.

Conclusion

Il n’y a pas vraiment de doute à avoir sur la façon dont je vais finir cet article mais si vous en doutiez encore après la lecture de ces quelques lignes : j’ai largement préféré cette saison à sa grande sœur et j’ai vraiment, vraiment hâte de voir ce que la saison 3 nous réserve. J’espère que mon enthousiasme concernant cet univers décalé et déjanté aura été contagieux et que vous vous plongerez dans le visionnage de cette série qui est un des petits points forts de la plateforme de streaming. Si la saison 1 peut laisser dubitatif, cette deuxième saison quant à elle, transforme l’essai et est porteuse de belles choses concernant l’avenir de cette Académie hors du commun. Attention à ne pas se brûler les ailes cependant…

Note : 4.5 sur 5.