Cinéma

[Netflix] L’immortalité c’est sympa, sauf quand on s’éternise…

Vous en avez peut-être entendu parler mais les équipes de chez Netflix ont eu la bonne idée d’adapter le Comics The Old Guard du génial Greg Rucka et cet ouvrage fut et est toujours un de mes coups de cœur. Pourquoi un film plutôt qu’une série ? Je me pose toujours la question mais je pense que cela regroupe des problématiques scénaristiques et budgétaires dont je ne connais ni les tenants ni les aboutissants. Avant de véritablement plonger dans le vif du sujet, il faut savoir que je n’avais qu’un vague souvenir de l’intrigue et que je n’ai pas relu l’œuvre originale avant la rédaction de cet article. Il sera donc probablement plus question de mon ressenti vis-à-vis du film que d’une comparaison entre les deux supports.

Une adaptation fidèle mais en manque de saveurs

J’ai bien aimé The Old Guard version Netflix et c’est sincère : j’ai passé un bon moment devant ma télé et je n’ai pas trop vu le temps passer. Mais si je suis tout à fait honnête, le dernier tiers est un peu long et l’adaptation passe un peu à côté de son sujet en terme d’intensité selon moi. Il y a un léger décalage entre ce que je me souvenais dans le Comics au niveau rythme et intensité et son adaptation ; le long-métrage est presque trop gentillet par moment alors qu’il est quand même question de chasse à l’homme de part et d’autre de l’échiquier. Je n’ai pas eu vraiment l’impression que le groupe emmené par Andy (incarnée par Charlize Theron) soit réellement menacé et c’est pareil pour les antagonistes : pas vraiment un jeu du chat et de la souris mais même si cet aspect est important et m’avait marquée à la lecture, le reste du scénario tient la route et c’est ce qui compte mais je vais revenir sur ce point un peu plus tard.

Un autre point qui accentue le manque de saveurs de ce film ce sont les scènes d’action/de combats que j’ai trouvé un peu « molles ». A titre de comparaison sur ce point précis, les combats dans la série The Witcher sont ce que j’attends globalement d’un combat au corps à corps : de la vitesse, de l’intensité et du suspense (et du gore aussi, mais c’est The Witcher et l’univers qui va avec). Avec The Old Guard, c’est assez étrange le ressenti que j’ai eu face à certaines scènes de combat. Autant je suis contente que l’adaptation soit beaucoup moins violente que le Comics, autant je suis dubitative concernant certaines de combats rapprochés. La vitesse est parfois là, par contre l’intensité et le suspense bon… Je crois que c’est dû à la réalisation malheureusement. La réalisatrice Gina Prince-Bythewood a privilégié les plans larges au détriment de quelques plans rapprochés qui font tout de suite toute la différence au niveau des combats notamment. Enfin, pour finir sur la problématique des scènes d’action, ces scènes manquent souvent de fluidité et le spectateur peut avoir l’impression d’un faux rythme : je pense notamment à une scène en particulier vers la fin du film où j’avais l’impression de voir Charlize Theron exécuter une scène chorégraphiée plutôt qu’Andromaque se battre violemment. Dommage. Hors mis ce point de détail, je n’ai rien à redire sur le reste de la réalisation et le scénario qui mettent l’accent là où il faut.

La solitude, le temps qui passe, l’amour, les implications d’être immortel et les questions philosophiques qui tournent autour, tout cela est bien abordé et rattrape les erreurs sur les scènes un peu plus musclées. Le fait que Greg Rucka est collaboré pour le scénario n’y est pas étranger je pense. Cependant, le film laisse des zones d’ombre qui ne peuvent être synonyme que d’une suite, sans oublier la scène post-crédits un peu à la façon des films Marvel et personnellement, je ne suis pas contre si la réalisation évolue un peu.

Je n’ai pas grand-chose à dire au niveau du casting, si ce n’est qu’il était assez diversifié et que les acteurs correspondait à ce que j’imaginais. Tous les personnages ont une profondeur psychologique intéressante et je suis plutôt curieuse de voir ce que cela peut donner dans un second volet. Et puis, au moins maintenant j’arrêterai d’associer Charlize Theron uniquement à la publicité Dior et son rôle de la méchante reine dans Blanche Neige et le Chasseur. Par contre pour Harry Melling, je ne peux en dire autant…

Conclusion

Etant donné que je commence à m’égarer sérieusement, il est grand temps d’apporter une conclusion à cet avis sur le film The Old Guard de Gina Prince-Bythewood, sorti plus tôt dans le mois sur la plateforme de streaming. Je ne vais pas vous cacher que ç’aurait pu être déception si j’avais décidé de relire la BD avant regarder son adaptation en film. Heureusement que non pour le long-métrage ; je me suis laissée entrainée dans l’histoire et c’est une bonne chose. J’ai redécouvert les tourments de Nile et ceux d’Andy sous un autre angle. Alors c’est vrai, il pourrait y avoir mieux comme adaptation mais il est important de noter qu’il pourrait y avoir largement pire. Le film pêche au niveau des scènes d’action mais ce n’est pas irréversible, d’autant que le casting et le scénario tiennent la route. En bref, The Old Guard c’est sympa mais ce n’est pas inoubliable. A voir ce que l’avenir réserve concernant un potentiel second volet…

Note : 3 sur 5.

Cinéma

[Netflix] Une merveilleuse histoire du temps (2015)

Heureusement que j’avais dit vouloir reprendre une activité suivie et régulière sur mon blog à la fin du confinement… mieux vaut tard que jamais dit-on ; il est vrai que je ne lis plus beaucoup et le cinéma, je n’y suis pas retournée depuis leur réouverture faute de projections intéressantes à mon goût. Heureusement que Netflix est là pour palier un peu au manque, et avec une télévision dernier cri toute neuve, ce serait bête de s’en priver. Voilà donc comment j’ai occupé une partie de mon après-midi hier.

C’était un film que je voulais voir depuis pas mal de temps et je l’avais loupé à la télé il y a quelques temps. Et en cherchant dans le catalogue Netflix, je suis tombée dessus par hasard. Je n’avais pas d’attentes particulières concernant ce film et à vrai dire, je me suis plus laissée porter par l’ambiance qu’autre chose. Le premier mot qui me vient à l’esprit pour décrire ce long-métrage c’est : poésie. Je l’ai trouvé très poétique et intime ; vous me direz, il retrace la vie et l’histoire d’amour entre Jane et Stephen Hawking donc c’est normal qu’on ressente l’amour et la tendresse puis l’affection qu’il y a entre eux. Pour être tout à fait honnête, le personnage qui m’a le plus touchée dans ce film c’est Jane. Elle a carrément tout fait pour lui, vraiment tout. Je pense que beaucoup d’autres auraient abandonnés et baisser les bras là où elle s’est battue jusqu’au bout, jusqu’à n’en plus pouvoir quitte à s’oublier de vivre pour elle-même.

Bien sûr, cela n’enlève rien au génie qu’était Stephen Hawking qui s’est accroché à la vie alors qu’on lui avait prédit une espérance de vie de 2 ans suite à la découverte de sa maladie dégénérative dont j’ai déjà oublier le nom. Comme beaucoup de monde je connais vaguement Stephen Hawking pour son travail et ses recherches sur les trous noirs, le reste étant bien trop compliqué pour mon petit cerveau. Cependant, comme l’histoire est presque exclusivement centrée sur l’histoire d’amour et la vie de couple des Hawking, les aspects les plus complexes de la vie de Stephen Hawking passent au second plan, même s’ils sont présents, et cela facilite grandement la compréhension. Eddie Redmayne est méconnaissable et mérite amplement son Oscar du Meilleur acteur, rien que pour la transformation physique. Je serai curieuse de savoir combien de temps il a passé au maquillage, avec toutes les prothèses qu’il a sans doute dû porter.

Conclusion

Une Merveilleuse histoire du temps est un joli film plein de poésie et d’optimisme qui permet d’en apprendre un peu plus sur la vie du génial physicien cosmologiste Stephen Hawking, véritable légende dans son domaine. On dit souvent que derrière de grands hommes il y a de grandes femmes et lorsqu’on regarde ce film, on se dit que c’est vrai et dans le cas de Hawking c’était sa première femme Jane sans qui il n’aurait pas pu aller bien loin et avoir la brillante carrière qu’il a eu. Je ne sais pas si James Marsh avait voulu rendre justice à Madame Hawking Jones mais je suppose qu’il y a un peu de ça et puis comme le film est adapté de l’autobiographie qu’elle avait écrite, c’est normal qu’elle prenne elle aussi un peu la lumière. Ce n’est pas un chef d’œuvre mais cela reste un très bon film. A voir au moins une fois si vous ne l’avez jamais vu.

Note : 3.5 sur 5.