Bande-Dessinée/Comics, Littérature

[BD] [Découverte] Une année sans Cthulhu

Une petite découverte bien plaisante pour l’article du jour. Ce one-shot signé SMOLDEREN & CLERISSE prend place dans les années 80 et suit un groupe de jeunes adepte des jeux de rôles sur table et leurs aventures autour de leur jeu de rôles favori : L’Appel de Cthulhu. Chers amis geeks, cette bande-dessinée est toute indiquée pour un voyage dans le temps au pays des couleurs flashy, des premières bornes d’arcade et des premiers ordinateurs sans oublier l’émergence du jeu de rôles sur table sur fond d’un fait divers particulièrement glauque.

Couverture Une année sans Cthulhu

On ne résiste pas à l’appel de Cthulhu

Une année sans Cthulhu est typiquement le genre de BD que je n’aurais pas acheté de moi-même mais que je suis ravie d’avoir lu pour ensuite partager mon enthousiasme. De prime abord, j’étais septique parce que les jeux de rôles ne font pas vraiment de mon univers mais je ne considère pas cette partie de la culture Geek comme has been. Elle existe mais je n’ai jamais pris le temps de m’y intéresser avec attention. Et puis d’un autre côté, il y avait le problème Lovecraft : étant un clin d’œil plus qu’évident à l’œuvre de P. H. Lovecraft, j’avais peur que la BD soit remplie de référence à l’œuvre gigantesque et complexe de Lovecraft mais au final, si les références sont là, elles restent quand même accessibles au plus grand nombre, même si vous n’avez jamais lu Lovecraft.

J’ai beaucoup aimé l’ambiance de cette BD qui m’a rappelée Stephen King dans son déroulement ; au début, tout est normal et la vie suit son cours dans une petite bourgade de province puis survient un élément déclencheur d’apparence anodine et tout s’enchaine jusqu’à un retour à la normale. Nous suivons donc une bande d’ados – Henri, Samuel, Marie, Orianne, Mélusine et Dani dans leurs vies d’ados et leurs parties de jeux. Tout commence dans un cimetière et tout se complique lorsque Mélusine arrive en cours d’année…

Comme je vous le disais, il y a pleins de références et de clins d’œil, à Lovecraft bien sûr mais pas seulement. Par exemple, le nom de famille de Samuel est Le Fanu qui rappelle Sheridan Le Fanu, auteur de la nouvelle gothique Carmilla qui met en scène un des premiers vampires dans la littérature, Mélusine porte ce nom pour une raison bien précise et Arkham fait une petite apparition sous forme de clin d’œil… Bien entendu, j’en oublie, mais tout cela apporte à la BD une saveur particulière très agréable.

J’ai mis un peu de temps a entrer dans cet univers, bien qu’il m’ait plu. Peut-être à cause de la colorisation des dessins ou du lettrage de la BD… Les dessins en tant quel tels ne m’ont pas vraiment dérangée même si j’ai tendance à préférer les dessins un peu plus réalistes généralement. Le scénario tient la route et le lecteur se laisse embarquer dans ce voyage aux allures de quête initiatique par moment, mais après tout, l’adolescence est aussi un rite de passage. Petit bémol malgré tout : je ne suis pas certaine d’avoir tout compris vers la fin mais je ne regrette pas le voyage. Je vous le conseille même fortement, si la culture Geek vous intéresse. Vous ne serez pas déçus de ce voyage dans le temps !

Belles lectures à vous !

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