Littérature

[Contemporain] [Découverte] Avoue que t’en meurs d’envie – Kristen Roupenian

Histoire de me remettre de la désagréable expérience que fut American Psycho, j’ailiv-20444-avoue-que-t-en-meurs-d-envie[1] voulu enchainer sur un autre livre. Je ne savais pas trop quoi lire mais je savais qu’il me fallait un truc sans prise de tête, facile à lire et emprunt de légèreté. C’est là que le livre de Kristen Roupenian intervient en remplissant 2 critères de prime abord sur les trois recherchés – je me doutais que ce serait une lecture sans prise de tête et un livre facile à livre puisque le livre est en fait un recueil de nouvelles. Pour la légèreté, je ne savais pas trop à quoi m’attendre donc je me suis lancée quasiment tête baissée dans et ouvrage et résultat : en trois jours c’était plié.

 

Le coup de cœur n’est pas loin

Avoue que t’en meures d’envie est un livre que j’ai pas mal vu tourner sur la blogosphère avec de bonnes critiques voire même des critiques élogieuses sans être dithyrambiques non plus. C’est plutôt un bon point quand on veut éviter la déception. En ce qui me concerne, ce recueil de nouvelles est une bonne surprise et le coup de cœur n’est vraiment pas loin mais certaines nouvelles ne m’ont pas vraiment enthousiasmée. Sur les douze récits présents, quatre m’ont vraiment énormément plu, j’en aimé six et deux ne m’ont pas passionnée du tout mais je les ai lu malgré tout.

C’est assez bien écrit mais je dirais que Kristen Roupenian a une marge de progression importante à mon goût, et après tout il s’agit de sa première publication et puis bon, cela reste des nouvelles donc c’est forcément moins détaillé qu’un roman mais tout aussi intéressant à lire. Au niveau des thèmes abordés, ils sont intéressants mais si le bandeau de vente laisse penser qu’il s’agit d’une lecture subversive avec un ton transgressif ben… d’un point de vue franco-européen, je n’irai pas jusque-là mais les américains sont souvent choqués pour pas grand-chose donc le bandeau sur la couverture ne m’étonne pas vraiment mais il s’agit de mon ressenti. Le vôtre sera peut-être différent.

La majorité des nouvelles fait d’ailleurs écho à l’actualité plus ou moins récente, souvent de façon humoristique et c’est très plaisant de voir que la toxicité de certains débats est désamorcé par ce biais, notamment dans la nouvelle A pleine dents. Mais il faut reconnaitre que certains sujets sont mal amenés ou pas assez aboutis. C’est pour cette raison que j’ai bien aimé la plupart des textes mais sans plus.

Dans le détail, ça donne ça :

  •  Vilain : Bien aimé mais il n’y a pas vraiment de but à cette nouvelle, on ne voit pas vraiment où l’auteur veut en venir c’est un peu dommage.
  •  Fais gaffe à ce petit jeu, ma belle : Petit coup de cœur pour celle-ci, j’ai adoré l’atmosphère de malaise qui s’en dégage mais si la fin n’était pas vraiment celle que j’attendais.
  •  Les sardines : Belle réussite qui n’est pas sans rappeler Stephen King si vous aimez le genre fantastico-horreur. Un de mes coups de cœur dans cet ouvrage.
  • Course nocturne : Je m’attendais à mieux, trop courte et l’histoire ne m’a pas enthousiasmée.
  • Le Miroir, le seau et le vieux fémur : Enorme coup de cœur pour cette nouvelle dans le style d’un conte de fée. La toute fin est un peu en décalage avec le reste du conte mais sinon rien à redire, tout est bien amené et suit la logique du conte. A lire si vous adorez les contes.
  •  Un mec à chats : J’ai bien aimé mais je cherche encore en quoi cette nouvelle « a secoué l’Amérique », il n’y a rien de choquant ni de transgressif pas plus qu’il n’y a de chats d’ailleurs mais elle est sympa à lire quand même.
  •  Le garçon dans la piscine : Très sympa. On n’est pas très loin du coup de cœur. Je regrette seulement qu’une des thématiques ne soit pas abordée plus en détail.
  • Le Signe de la boîte d’allumettes : J’ai bien aimé. Les évènements sont bien amenés globalement mais la fin est un peu trop glauque à mon goût.
  •  Pulsion de mort : Sympa mais sans réel plus malheureusement.
  • Sacrifice : Coup de cœur pour celle-ci aussi. Elle ressemble un peu à un conte sans en être un et la thématique principale est sympa.
  •  Un mec sympa : Trop longue et sans intérêt.
  •  A pleine dents : Coup de cœur bien qu’elle soit un peu bancale dans son ouverture.

Conclusion

Pour une première publication, Kristen Roupenian ne s’en tire pas trop mal et signe un ouvrage plaisant facile à lire et qui se lit vite mais qui n’est malheureusement pas sans défauts. Certaines histoires sont bancales, parfois parce qu’il manque des éléments ou simplement la longueur est en cause, soit parce que c’est trop court ou bien au contraire trop long. Quant à savoir si c’est une auteur que je vais suivre dans le futur, je ne sais pas trop encore… Je suppose que cela dépendra d’un éventuel premier roman. En attendant, cette lecture a remplie toute mes attentes et m’a permis de découvrir une nouvelle tête dans le paysage des lettres américaines.

 

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