Littérature

[Fantasy] Le Sorceleur, Tome 1 – Andrzej Sapkowski

Un livre commencé presque dans la foulée du visionnage de la série The Witcher de Netflix pour pouvoir comparer les deux supports. C’est un livre que j’ai fait un peu trainer je l’admet – non pas qu’il soit horrible à lire mais je pense que j’ai fait l’erreur de le lire trop rapproché par rapport à la série d’une part, et peut-être aussi qu’il ne correspondait pas à ce que j’avais envie de lire à ce moment-là ; et d’autre part, je n’avais pas tellement envie de lire ces derniers temps. Bref, petit retour sur ma visite plus approfondie du Continent.

Une lecture agréable mais surprenante

J’ai été surprise par la structure de ce premier Tome en fait. Il s’agit en fait d’une succession de nouvelles qui n’ont pas de vraiment de lien chronologique entre elles. Cependant, il y a quand même une sorte de chronologie avec les chapitres intitulés « La voix de la raison » intercalés entre chaque aventure de Geralt de Riv mais le produit final est assez étrange dans sa construction. Cela ne m’a pas tellement gênée à la lecture.

C’est plutôt bien écrit avec un contenu philosophique assez riche – aspect que l’on retrouve dans une bien moindre mesure dans la série, ce qui n’est pas très étonnant (malheureusement). Si vous aimez les contes de fées, les univers de fantasy et les réécritures, il y a de grandes chances pour que l’univers du Sorceleur vous plaise ; en ce qui me concerne, les trois nouvelles que j’ai préféré dans ce premier tome sont : Un grain de vérité (ex aequo avec Un moindre mal), Le Dernier vœux et Le Bout du monde.

Les deux premières nouvelles sont en réalité des réécritures de contes bien connus. Un grain de vérité reprend les grands axes de la Belle et la Bête, en étant bien plus sombre que l’original pour mon plus grand plaisir. De son côté Un Moindre mal est beaucoup plus transparent puisqu’il s’agit en fait du conte de Blanche-Neige et les sept nains, à la sauce Sorceleur – plus sombre donc. Pour ce qui est du Dernier Vœux, c’est peut-être la nouvelle la plus importante de l’ouvrage puisqu’elle établit la relation entre Geralt et Yennefer de Vengerberg sur fond de capture d’un Djinn, un génie maléfique convoité pour ses pouvoirs et sa force incommensurable. Enfin, Le Bout du monde est, pour moi, une petite pépite d’humour et de répartie avec des considérations un peu plus philosophique sur la place de chaque espèces qui peuplent le Continent et son déclin inévitable, avec toutes les problématiques de tolérance et d’acceptation qui y sont liées bien entendu.

Le-dernier-voeu[2]

Entre la série et les livres, mon cœur balance…

Néanmoins, je vais quand même m’efforcer de choisir entre les deux. Et bien que mon choix ne fut pas évident à faire, je vais malgré tout porter ma préférence sur les livres pour plusieurs raisons. Premièrement et comme toujours, le livre est bien plus détaillé que la série et à la limite, la série fournit une adaptation correcte des thèmes abordés dans les nouvelles dont elles s’est inspirées donc le reproche peut vite être balayé. Par contre, là où la série s’est complètement plantée et j’en suis désolée, c’est sur les personnages à l’exception de Jaskier, qui pour le coup est bien meilleur dans la série que dans le livre pour le moment (je n’ai lu qu’un livre pour le moment).

Evidemment, je ne parle pas de l’aspect physique des personnages parce que personnellement, cela ne me dérange pas tant que ça. Non, ce qui m’a plus fait tiquer pour le coup, c’est le décalage au niveau de la personnalité des personnages. Certes, Geralt est un personnage sombre et torturé mais il est aussi capable de répartie – c’est un personnage avec beaucoup d’humour lorsque la situation s’y prête et je regrette que cet aspect n’est pas été développé davantage dans la Saison 1. Mais, mais… Henry Cavill est un excellent Witcher quand même.

La palme du personnage raté dans la série revient à Yennerfer de Vengerberg. Déjà, il faut savoir que j’avais du mal avec le jeu de l’actrice avant même d’avoir lu l’ouvrage mais maintenant que c’est chose faite, je peux confirmer : Anya Chalotra qui joue donc Yennerfer est une mauvaise actrice. Le côté manipulateur, presque malfaisant du personnage a été gommé dans la série et l’aspect imbu d’elle-même de Yen n’est pas particulièrement bien joué par l’actrice et c’est dommage quand on sait la place qu’elle occupe dans la série. Mais j’aime beaucoup la série !

Conclusion

Pour en revenir à ce premier tome, j’ai beaucoup aimé de voyage en terre fantastique. J’ai passé un bon moment sur le Continent en compagnie de Geralt et Jaskier et j’y retournerai bien volontiers à la faveur des tomes suivants. Cela dit, je ne suis pas certaine de consacrer d’autres articles sur les prochains tomes de la saga. Comme pour la série, il ne s’agit pas d’un coup de cœur même si le dépaysement est garanti et l’action au rendez-vous.

Voilà, vous savez tout ! A très vite et bonne lecture.

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