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Rester zen en toute circonstance

Je n’ai pas vraiment l’habitude de faire ce genre d’articles, ou comme on les appelle parfois, des billets d’humeur. Seulement aujourd’hui c’est un peu la goutte d’eau qui fait déborder le vase… Ce serait trop long de tout expliquer dans le détail mais pour vous faire un petit résumé de la situation :

  • Je loge encore dans mon logement étudiant du CROUS bien que je ne sois plus étudiante depuis plus d’un an maintenant mais étant donné ma situation particulière (i.e mon handicap moteur), les responsables de ma résidence ont bien voulu me réattribuer mon logement le temps que je déménage dans l’autre appartement qu’une association spécialisée dans l’accession au logement des jeunes actifs m’avait aidé à trouver.
  • Lors de la première visite dudit appartement dont la date était non négociable, il se trouve qu’en réalité, je n’avais pas pu le visiter puisque le logement se situe au troisième et dernier étage mais que l’ascenseur n’avait pas encore été mis en fonction ; je vous jure que c’est vrai et que je n’invente absolument rien. Heureusement, mon parrain qui m’accompagnait est monté au troisième et s’est chargé de faire une visite à ma place, avec photo à l’appui. J’acceptais donc la proposition qui m’était faite sous réserve d’une deuxième visite.
  • Deuxième visite qui s’est déroulée quelques semaines plus tard et dont la date n’était toujours pas déplaçable – dans un sens, heureusement que je ne travaille pas encore. C’est encore mon parrain qui m’a accompagné cette fois-ci. Pour en revenir à la visite, celle-ci s’est bien passée, et j’ai pu constater de moi-même ce que m’avait dit mon parrain à la suite de la première visite, à savoir : il faudra faire sauter la cabine de douche et le petit placard situé sous le lavabo dans la salle d’eau. Sinon mon fauteuil et mon lève-personne ne passeront pas. Je le signale et la personne qui représente le bailleur en prend note sur ma fiche et m’informe ensuite que le bailleur va faire une demande auprès de la Métropole (de Lyon) afin qu’une partie du dépôt de caution soit pris en charge du fait de mon handicap. De mon côté, je n’ai visiblement rien de plus à faire… à part attendre leur coup de fil.
  • Coup de fil qui se fait attendre mais soit. Entre temps, j’ai reçu un courrier au domicile de ma mère qui m’informe que la demande concernant le dépôt de caution a été acceptée par la Métropole. C’est une bonne nouvelle et je dois dire que j’étais soulagée de voir que quelque chose allait dans le bon sens ; mais, le courrier stipulait aussi que je devais prendre contact avec le bailleur pour fixer une date de signature du bail. J’avais cru comprendre l’inverse lors de la deuxième visite mais comme c’était écrit sur le courrier de la Métropole et que j’ai appris à être bête et disciplinée dans ce genre de situation, eh bien j’ai appelé. Appel qui n’a pas servi à grand-chose puisque après renseignement, mon interlocutrice me confirme que c’est bien une personne du bailleur social qui doit m’appeler et non pas moi.
  • Cette personne finit par m’appeler et me donne la date de la signature du bail et de la remise des clés. Elle me demande si la date me convient et je confirme puisque c’était vrai. Sauf que dans mon empressement et ma joie d’idiote (parce que c’est mon tout premier vrai appartement), j’ai complètement oublié de mentionner les petits « travaux » ou aménagements (appelez ça comme vous le souhaiter) de la salle d’eau. Et puis en fait, au fond je croyais que la question était réglée puisqu’entre le jour de la deuxième visite et le jour où l’on m’a téléphoné, il s’était passé quand même passé plusieurs semaines. IDIOTE QUE JE SUIS !
  • Dans le doute, je rappelle quand même le bailleur, histoire d’être sûre… Surtout que je n’avais pas compris le nom de ma dernière interlocutrice, celle qui doit me faire signer le bail, donc bon… mais là encore, je suis totalement fautive : j’aurais dû lui faire répéter son nom lorsqu’elle m’avait contacté mais sur le coup… pas pensé non plus. Heureusement que ma mère m’aide beaucoup de ce côté là. Donc mon interlocutrice (une autre) me redonne (de manière claire) le nom de la personne concernée et m’informe qu’elle lui envoie un mail concernant ma demande pour la salle d’eau de mon futur appartement.

Ce qui nous amène à aujourd’hui, sachant que j’ai déjà appelé le bailleur hier parce que toute cette situation m’inquiète – j’avais eu une semi confirmation que rien n’avait été fait dans l’appartement puisqu’une énième interlocutrice « prenait note de mes demandes ». D’accord… Et je m’étais dit que de toute façon, je rappellerai moi si je n’avais pas eu de nouvelles de leur part (je suis quand même censée signer les papiers demain quoi). Mais miracle, enfin si on peut parler d’un miracle à ce stade… le bailleur me rappelle, et plus précisément la dame dont je n’avais pas compris le nom, et là énorme coup de théâtre : elle m’explique ne pas comprendre ma demande pour la salle d’eau.

Pensant, comme je m’en doutais de plus en plus, que l’info pour la demande des travaux n’avait pas remontée, j’ai pris le temps de lui expliquer ma situation selon laquelle j’avais besoin de petits aménagements supplémentaires dans la salle d’eau au niveau de la douche et du lavabo sinon mon lève-personne ne pourra pas passer et donc je ne pourrais pas utiliser la douche. Chose à laquelle elle me répond : « Ah mais parce que vous êtes en fauteuil Mme M. ? Je ne comprends plus rien » JE VOUS JURE SUR CE QUE VOUS VOULEZ QUE C’EST ARRIVE. Les bras m’en sont tombés et m’en tombent encore. C’est quelque chose qu’on ne peut pas inventer, je crois, même si on le voulait. Pourtant ça arrive… Encore que l’info des travaux ne remonte pas, ça ne m’étonne pas : c’est le coup « classique » on va dire mais là… quand même, enfin je veux dire : mon fauteuil est quand même deux fois plus gros que moi quasiment…

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Conclusion

La situation parait tellement irréaliste et impensable que j’en rigolerai dans quelques mois quand je serai définitivement bien installée « Chez moi ». Mais en attendant, ce n’est pas drôle. Du tout. Je me plains rarement et je déteste rarement mon handicap parce que j’ai appris à vivre avec, j’ai appris à contourner les obstacles plutôt qu’à les surmonter mais là aujourd’hui particulièrement, je déteste mon handicap. Je le déteste parce qu’il rend mon quotidien compliqué voire très compliqué mais on s’en sort parce qu’il y a des gens qui trouvent des solutions, ou du moins tentent de trouver des solutions. Mais il arrive parfois que les solutions deviennent plus compliquées que le problème de base lui-même, parce qu’il manque la moitié des infos dans un dossier et aussi parce qu’il y a peut-être un peu trop d’intermédiaires. Enfin ça, c’est pas tellement nouveau puisque c’est valable de partout où il y a de l’administratif et de la paperasserie qui rentre en compte… Ce serait quand même bien que les choses soient simplifiées, et réellement simplifiées, pas juste un effet d’annonce qui sonne bien dans les médias mais je crois que là, c’est moi qui rêve un peu trop. Pourtant la simplicité semble être dans l’air du temps et je confirme : la simplicité c’est pas mal quand on peut.

Quoiqu’il en soit, cette histoire (qui n’est pas tout à fait terminée) m’aura servi à la fois de piqure de rappel mais aussi de leçon pour deux, trois trucs que je ne faisais pas systématiquement jusqu’à présent mais que je vais tâcher de faire de manière automatique si je dois en arriver là. Tout en tâchant de rester Zen malgré tout, et c’est peut-être ça le plus dur en fin de compte…

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