Littérature

[Contemporain] L’école de la nuit – Deborah Harkness

J’ai lu L’Ecole de la nuit quasiment dans la foulée du premier tome, entre juin et juillet. J’ai cependant tardé à écrire le brouillon, raison pour laquelle l’article n’arrive que maintenant. Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette suite m’a beaucoup surprise, et dans le bon sens du terme.

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L’école de la nuit, une suite très ambitieuse

Nous retrouvons donc nos héros, Diana Bishop et Matthew Clairmont, là où nous les avions laissés avec le projet de ce rendre dans le passé pour échapper à la Congrégation qui ne voit pas d’un très bon œil cette relation amoureuse entre les deux créatures. L’occasion pour Deborah Harkness de s’amuser un peu avec l’Histoire… C’est ainsi que l’on retrouve Diana et Matthew en 1592, en pleine Ere Elisabéthaine, afin d’espérer pouvoir mettre la main sur le livre perdu des sortilèges dans sa version d’origine et donc complète. Sur le papier le plan est d’une simplicité enfantine : localiser puis récupérer l’ouvrage pour le mettre en sureté dans le présent du XXIème siècle. Sauf qu’évidemment, comme toujours avec les plans trop simples, les complications ne tardent pas à arriver…

Je vais être honnête, j’ai trouvé ce deuxième tome un peu long à démarrer à cause des considérations pratiques qu’entrainent ce voyage temporel. Cependant, sans cette partie sur l’acclimatation et la vie domestique du couple dans cette nouvelle époque, il aurait été impossible de terminer le livre qui compte plus de 900 pages. Heureusement, la situation se décante relativement rapidement et le lecteur est embarqué dans cette nouvelle aventure palpitante.

Encore une fois, comme pour le précédent tome, tout est logique et étonnamment simple à comprendre alors qu’il est question de voyage dans le temps et de ses répercussions dans le présent de Diana et Matthew. D’ailleurs, les paradoxes temporels n’existent pas dans cet univers, ou du moins pas dans la forme qu’on leur connait habituellement. Je ne vais pas me lancer dans des explications détaillées sans quoi cet article deviendrait beaucoup trop long mais pour faire simple : le Matthew Clairmont du XXIème siècle remplace temporairement sa « version » du XVI, le temps de son séjour avec Diana. Quant au reste, je ne peux que vous encourager à lire le livre !

Venons-en maintenant aux différents points forts de cet opus, et ils sont assez nombreux ; ce qui m’a donné du fil à retordre dans l’écriture de cet article soit dit en passant… J’ai eu du mal à savoir par où commencer mais en premier lieu je dirais une chose toute bête et pourtant capitale dans l’écriture d’un roman :

  •  Le plaisir qu’a eu Deborah Harkness à écrire son livre. On sent le plaisir qu’elle a eu à l’écrire parce qu’elle s’amuse, avec la complicité du lecteur, à détourner certains faits historiques (qu’ils soient minimes ou de plus grande importance). Deborah Harkness s’est appropriée les faits et les personnages historiques de façon tout à fait brillante, tout en veillant à les intégrer de manière cohérente à l’histoire qu’elle voulait raconter. D’où l’apparente simplicité de l’intrigue. Au risque de me répéter et de vous saouler, mais les évènements s’enchainent logiquement et tout tombe sous le sens. Néanmoins je garde à l’esprit que certains « faits » ne sont ni plus ni moins que des interprétations de suppositions faites par des historiens de métier et qui servent l’intrigue ou l’atmosphère du roman.
  • C’est le deuxième point fort justement ; ce tome est beaucoup plus sombre et inquiétant. Cela s’explique par l’époque dans laquelle se déroule l’histoire, propice à l’espionnage et aux intrigues de cour. Les descriptions sont faites toute en finesse et glace parfois le sang, ce qui offre une ambiance immersive au lecteur qui assiste à une véritable partie d’échecs entre les deux camps qui s’affrontent pour retrouver l’Ashmole 782.
  • Un tout petit mot enfin, sur les personnages secondaires. Ils sont tous très réussis parce qu’ils sont suffisamment complexes pour être intéressants en eux-mêmes, sans être de simples faire-valoir de Matthew et/ou Diana. Bien sûr, ils y a quelques exceptions mais rien de bien grave.

Conclusion

Si vous avez aimé le premier volume des aventures de Diana Bishop et de son compagnon, il y a de grandes chances que vous aimiez celui-ci également. Bien qu’il est du mal à se lancer, ce deuxième tome parvient à tenir toutes ses promesses dans une ambiance plus lourde, feutrée et sombres où les enjeux sont encore plus élevés. Deborah Harkness maitrise son sujet sur le bout des doigts, ce qui lui permet de s’amuser avec en emmenant le lecteur dans son monde. Bref, L’Ecole de la nuit est une réussite !

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