Cinéma

Une amitié épistolaire

Xavier Dolan est un réalisateur que j’aime beaucoup et même si je le suis d’un peu loin, j’aime bien ses films ; mon préféré étant Juste la fin du monde. C’est donc tout naturellement que je suis allée voir son tout dernier film dimanche : Ma vie avec John F. Donovan. En plus avec le Printemps du cinéma et la place à 4 euros, pourquoi se priver ?

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Mon article risque de ne pas être très long, et pour cause puisque j’ai trouvé le film assez moyen. Cela dit, je suis contente de l’avoir vu au cinéma mais il est clair que ce n’est pas le film de l’année. J’ai trouvé qu’il y avait des longueurs et que le rythme était assez inégal, à tel point que j’ai failli m’endormir ! La faute sans doute à la réalisation, qui se veut trop « élitiste » et culturelle avec ses cadrages en gros plans sur le visage de certains protagonistes (entre autres choses)… Sinon, concernant la trame narrative, je n’ai pas grand-chose à en dire si ce n’est qu’elle est cohérente avec l’histoire racontée ; celle d’un petit garçon devenu jeune adulte qui se livre sur la « relation » qu’il a entretenue avec son idole pendant des années, au travers des lettres qu’ils échangeaient. C’est donc tout à fait normal qu’il y ait des retours en arrière, des flashbacks. D’autant plus que cela donne un semblant de rythme à ce film, qui comme je le disais traine en longueur et aurait pu s’économiser quelques scènes.

Outre un film très travaillé, ce qui m’a le plus frappé c’est le manque flagrant d’émotions et de sentiments ; je ne me suis pas attachée aux différents personnages, ou si peu. L’ensemble m’a paru très froid, et personnellement j’ai besoin de sentir la vie dans un film ; dans le cas présent, à part contempler les problèmes de santé de John F. Donovan et sa difficulté à appréhender son homosexualité et me dire : ouais, et alors ?… Ce n’est même pas une question d’acteur : Kit Harrington est très bon, tout comme le reste du casting. A ce propos, mention spéciale à Natalie Portman et Jacob Tremblay qui eux, arrivent à arracher l’unique moment véritablement émouvant du film, dans une relation mère/fils tumultueuse et compliquée mais néanmoins remplie de tendresse et d’amour, comme Xavier Dolan les aime tant.

Je ne sais pas trop quoi ajouter de plus. C’est un film qui m’a déçu mais je pense qu’il faut voir malgré tout, pour les thématiques qu’il aborde (qui sont encore malheureusement d’actualité en 2019). C’est juste dommage que le traitement de l’image et les choix de Xavier Dolan en matière de réalisation occulte complètement l’histoire et amène le spectateur à s’en détacher progressivement. Comme quoi, on peut être un prodige du Septième Art et parfois rater son coup !

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