Cinéma, Musique

Toute la musique que j’aime

Mais pas celle de Johnny, non. Celle de Queen. J’ai été voir Bohemian Rhapsody jeudi après-midi et globalement je l’ai trouvé très bon et j’ai passé un très bon moment. Cela valait vraiment le coup d’attendre et d’aller ce voir film en salle après si longtemps loin des salles obscures (le dernier remonte à Mamma Mia 2, sur lequel je n’ai pas fait d’article parce qu’il n’y avait pas grand-chose à dire si ce n’est qu’il était plutôt sympa, mais sans plus.). Pour en revenir à Bohemian Rhapsody, c’est un peu le film évènement du moment alors difficile de passer à côté… de plus, sans être une fan absolue du groupe, je reconnais volontiers que j’y suis allée pour la bande-son.

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Des petits « défauts » éclipsés par la prestation époustouflante de Rami Malek

Quand je parle de défauts, ce sont plus des partis pris que j’ai trouvé bizarres ou qui m’ont laissé assez perplexes mais c’est un peu le genre qui veut ça puisque le biopic n’est pas et ne sera jamais la réalité vécue par les membres du groupe mais une interprétation la plus fidèle possible de ladite réalité. Je préfère commencer par là parce que ces petites choses n’empêchent d’apprécier le film mais je ne voudrais pas une critique dithyrambique au prétexte d’aimer les chansons du groupe parce qu’elle n’aurait plus aucune valeur. Et puis je pense qu’il est important de mentionner ces petits « défauts » : le film n’est pas parfait, ce n’est pas un chef-d’œuvre même s’il s’en approche.

Bien entendu, Queen ce n’est pas mon époque, je n’étais pas née à cette période mais j’ai trouvé un peu dommage que le film insiste sur le fait que Freddie Mercury sans Queen ne s’en sortirait pas, mais bon encore une fois, c’est une décision de l’équipe du film et le sujet étant l’histoire du groupe, il est un peu normal que Queen soit mis en avant, sinon l’intérêt du biopic tombe à l’eau… Barcelona est quand même une chanson magnifique, dommage qu’elle n’y ait pas ça place. Après, il est certain que la carrière solo de Freddie Mercury n’a pas eu le même retentissement qu’avec celle qu’il avait avec Queen mais un disque d’or pour le premier et un disque d’argent (platine en Suisse) pour le deuxième, ce n’est pas rien quand même ! Et la séquence en question dans le film minimise un peu tout ça. Dommage…

La seconde chose qui m’a un petit peu dérangée c’est une scène du film bien précise et je ne vais pas expliquer laquelle pour éviter de spoiler le film à ceux d’entre vous qui ne l’aurait pas encore vu mais pour résumer, le film a frôlé le mélo pour finir par tomber dans le cliché (un peu pathétique à mon goût) mais fort heureusement, ce n’est que l’affaire d’une séquence, qui peut tout à fait se défendre mais qui pour moi, transpirait le cliché. Le film se rattrape vite et on oublie vite ces deux ou trois scènes bateau pour basculer dans la démesure et la grandeur de Queen.

Et le premier point positif (en dehors de la performance des acteurs et des costumes mais je vais y revenir), c’est qu’il n’y a pas d’apitoiement sur cette maladie qu’est le Sida, juste de la dignité et c’est admirable. Pas de jugement non plus sur la sexualité de Freddie Mercury, ou du moins pas de la part des membres du groupe ou l’entourage proche du chanteur parce que les médias, c’est une autre histoire bien sûr… C’est d’ailleurs plutôt bien montré dans le film et je trouve que c’est une bonne chose. Pour en revenir au Sida, la dignité réside aussi dans les choix qui ont été faits : finir le film en apothéose avec les 20 minutes de concert du groupe pour l’évènement Live Aids, ça a du sens et cela renforce cette dignité.

Evidemment, l’autre point positif (et non des moindres), c’est bien sûr la performance des acteurs qui incarnent véritablement les quatre membres de Queen. Rami Malek bien entendu mais il ne faut surtout pas oublier Gwilym Lee, Joseph Mazzello et Ben Hardy, respectivement Brian May, John Deacon et Roger Taylor. Certes, les costumes et le maquillage font beaucoup mais cela reste une performance bluffante. Deux mentions spéciales : les dialogues avec beaucoup de réparties et des phrases bien senties et puis la reconstitution du fameux concert historique à Wembley.

Conclusion

Une fin en apothéose pour un film à 100 à l’heure, résolument rock que ce soit dans sa musique (évidemment), dans ses excès mais qui malgré tout trouve le ton juste pour aborder des sujets graves ou des sujets de société. Reste à voir maintenant si l’aura de Freddie et ses copains propulsera la carrière des acteurs qui les ont incarnés ou bien si au contraire le star power de Queen et le Bohemian Rhapsody de Bryan Singer, enterrera prématurément ces carrières pourtant prometteuses…

 

Bande-Dessinée/Comics

[BD] Black Magick

On se retrouve pour un petit article que j’aurais pu publier à Halloween prochain mais je me suis dit que ç’aurait été dommage de passer à côté d’une si bonne série pendant un laps de temps aussi long. Donc sans plus attendre : Black Magick pour prolonger un peu l’esprit d’Halloween… et vous parler un peu du Wicca.

La Wicca, ou Wiccanisme, Kézako ?

NB : Les informations ci-dessous sont des interprétations de ce que je pense avoir compris sur le sujet, à partir de la page Wikipédia consacrée. Il se peut donc qu’il y est des approximations ou des erreurs de ma part et je m’en excuse surtout si vous pratiquez vous-même.

La Wicca est un courant religieux basé sur l’Ancienne Religion Païenne. C’est un courant lié de près à la Nature et aux animaux qui vise à une harmonie parfaite entre toutes les espèces, qu’elles soient végétales, animales ou minérales et la notion de respect y est primordiale. Plus généralement, on parle de sorcellerie mais pas celle présente dans Harry Potter ; une sorcellerie faite de rites et d’incantations, comme présentée dans The Chilling Adventures of Sabrina (j’ai oublié le titre français de la série…). Ces membres, les wiccanes et les wiccans sont donc respectivement sorcières et sorciers plus ou moins puissants selon leurs années de pratique, se réunissent parfois en covent. Chose importante, la Wicca sert uniquement le Bien dans une optique de protection et de défense.

Etymologiquement le terme wiccacraeft (sorcellerie en vieil anglais) a donné witchcraft en anglais. En vieil anglais Wicca désignait le sorcier alors que sorcière était désigné par Wicce, qui a finit par donné le terme actuel Witch mais j’arrête avec mes histoires d’étymologie anglophone et je me recentre sur le sujet principal : la BD.

Black Magick – série en cours (2 Tomes parus)

Greg Rucka (scénario) et Nicola Scott (Dessin) signent un petit bijou avec une atmosphère captivante et pour cause : le personnage principal est une femme, policière badass de surcroit, les dessins sont magnifiques et les couleurs ou plutôt, l’utilisation de la couleur est très bien pensée, ce qui rend la BD encore plus originale qu’elle ne l’est déjà ! Sans oublier une histoire haletante, bien entendu…

Dans le détail ça donne ceci : nous suivons l’histoire de Rowan Black, flic à Portsmouth et descendante d’une puissante lignée de Wiccanes, les Black. Une nuit, son équilibre pourtant bien caché et bien protégé vacille alors qu’elle est obligée d’interrompre une séance avec les membres de son covent parce qu’une urgence professionnelle l’attend à l’autre bout de la ville… Wiccane ou flic il faut choisir ! Cependant, Rowan Black s’aperçoit bien vite que cette nouvelle enquête pourrait bien être la dernière : il semblerait que quelqu’un connaisse la double identité de Rowan… La question est de savoir qui, avant qu’il ne soit trop tard !…

 

 

En plus de tous les points positifs listés plus hauts, chaque tome se finit sur une note de suspense incroyable, un bon cliffhanger en somme. En fait, c’est presque comme une série (avant l’ère Netflix) et le fameux TO BE CONTINUED… ; je comprends les lecteurs de cette série maintenant. Il faut savoir qu’il y a eu 10 mois entre le premier et le deuxième tome – je sens que l’attente pour le troisième tome va être longue…

En attendant, jetez-vous sur les deux tomes déjà parus : Réveil et Passé recomposé. Vous ne le regretterez pas !