Littérature

[Contemporain] Possession

Je viens de finir Possession (My Head Is Full of Ghosts en anglais) de Paul Tremblay et que vous dire à part que j’ai passé un super moment de lecture ; j’en suis ravie et la première surprise d’ailleurs. On ne peut pas dire que je suis une adepte du genre en général. En écrivant cette phrase, je me rends compte qu’elle est fausse, du moins pour le genre littéraire : je n’avais jamais rien lu de ce genre-là donc, on ne peut pas vraiment parler d’adepte et rien ne me destinait à lire ce livre. Mais la bibliothèque et ma curiosité naturelle sont passées par là. Petit tour d’horizon à Beverly, Massachussetts chez les Barrett, des gens biens sous tout rapport…

Couverture Possession

Possession, un roman à vous faire Tremblay de peur.

Voilà, il fallait que je la fasse, je l’ai faite, elle est casée, passons à autre chose s’il vous plait. Surtout qu’en plus, ce n’est pas un roman qui fait si peur que ça – et je ne dis pas ça parce que la lecture est derrière moi. C’est vraiment mon ressenti. Du coup, je me dis qu’il faudrait peut-être retenter l’expérience en lisant le soir, dans le noir à la lumière d’une lampe de bureau ou une lampe de poche… Je ne sais pas, je me demande comment Stephen King a procédé ? Parce que oui, la couverture annonce la couleur :

« Possession m’a vraiment fait trembler de peur. Et sachez que pour me faire peur, il faut se lever de bonne heure. » Stephen King

Ouais. Bon… C’est un argument de vente comme un autre mais ce n’est pas trop convaincant de mon point de vue ; j’ai appris à me méfier des critiques et des avis qui encensent de manière exagérée une œuvre, peu importe le support d’ailleurs. J’étais assez septique et la quatrième de couverture n’était guère mieux, qualifiant le roman de « nouveau classique de l’horreur » après Rosemary’s baby et l’Exorciste, excusez du peu. Et pourtant, cela a fonctionné, très bien fonctionné même, puisque je l’ai lu en DEUX jours ! On s’approche d’un record, je pense. En fait, ce qui a fait basculé mon envie de lire ce livre en particulier, c’est la lecture de plusieurs articles (de WordPress) sur le sujet. Moralité : faites un blog, c’est utile !

Blague à part, j’ai beaucoup aimé cette histoire, vraiment beaucoup. Je ne peux quand même pas dire que j’ai adoré au point d’en faire le livre de l’année mais pas loin, parce que, et c’est la force de ce livre : il y a un vrai fond, ce n’est pas juste une histoire banale de possession démoniaque d’une jeune fille (que l’on suppose pure et innocente) comme veut bien nous le faire croire la quatrième de couverture qui présente ce qui suit :

« La famille Barrett mène une vie ordinaire à Beverly, une banlieue tranquille de Boston, Massachusetts, jusqu’au jour où leur fille de quatorze ans, Marjorie, commence à manifester les symptômes d’une étrange schizophrénie. Alors que des évènements de plus en plus angoissants se produisent, les Barrett décident de faire appel à un prêtre qui ne voit qu’une solution : l’exorcisme. A court d’argent, la famille accepte l’offre généreuse d’une chaine de télévision qui propose de suivre les évènements en direct. L’émission connait un succès sans précédent. Pourtant, du jour au lendemain, elle est interrompue sans explication. Que s’est-il passé dans la maison des Barrett ? »

Possession, Paul Tremblay, Quatrième de couverture ; Ed. Sonatine 2015, 2018 pour la présente traduction.

Je meure d’envie de vous le dire, ce qui est arrivé dans cette maison… mais disons juste que la pirouette de la fin n’a rien à voir avec ce qu’on imagine. Tout ce que je peux faire éventuellement, c’est me permettre d’insister sur certains points qui ont leur importance et qui ne révèlent rien de l’intrigue, évidemment.

Premier point : cette histoire un peu glauque certes, est racontée du point de vue de Merry, une enfant de huit ans qui ne comprend pas ce qui se passe autour d’elle ou du moins, elle comprend ce qui se passe à hauteur d’yeux d’enfant. Ce qui fait qu’en tant que lecteur, nous sommes autant paumés et effrayés que la pauvre Merry, qui se retrouve embarquée dans un truc qui la dépasse complètement. A huit ans, Merry aspire juste à vivre heureuse au milieu d’une famille aimante et d’un cocon protecteur comme toutes les petites filles de son âge.

Deuxième point : toujours dans cette histoire un peu glauque mêlant télé-réalité et exorcisme, vient se greffer une bloggeuse du nom de Karen Brissette et qui se fait connaitre sur la toile grâce à ses articles sur le paranormal et la culture populaire autour des films d’horreur. Ces éléments et ce personnage apportent une réelle profondeur au roman ; profondeur que je n’attendais pas le moins du monde à propos et je crois que cela a vraiment fait pencher la balance du bon côté me concernant.

En résumé, ce livre est diablement bien construit (pardon mais c’est vrai) : c’est fin, c’est intelligent et l’histoire sert un propos et une réflexion sur un sujet d’actualité – la place de la télé-réalité dans notre société contemporaine, sans oublier bien sûr la place prépondérante de son homologue qu’est Internet. Et en plus de tout cela, on ne s’ennuie pas une seconde à cause de l’agitation causée par le comportement étrange de la jeune Marjorie.

Possession, maintenant un livre, ensuite un film ?

Oui et honnêtement entre nous, Hollywood aurait tord de se priver d’une rentrée d’argent potentiellement colossale : Hollywood ADORE les films d’horreur. Je m’en serai bien passé mais au fond, je ne suis pas contre. Le livre est très bien donc sur papier, oui pourquoi ne pas en faire une adaptation cinématographique… Oui mais… A condition que cela soit bien fait. La seule information dont je dispose à l’heure actuelle c’est que c’est la Team Downey qui va produire ce film ; c’est un peu maigre comme information et j’espère vraiment que Robert Downey Jr. et son épouse n’en feront pas n’importe quoi puisque l’horreur n’est clairement pas le seul sujet de ce livre que j’ai trouvé passionnant, vous l’aurez compris. Affaire à suivre donc…

Littérature

[Contemporain] Killeuse

La littérature, cette science inexacte. C’est toujours étonnant de voir l’effet d’un même livre sur deux personnes différentes. Les avis peuvent être concordants ou à l’inverse complètement divergents et pourtant, il s’agit bien du même livre écrit par le même auteur. Dans ce cas là, il est bien difficile d’expliquer pourquoi le livre a plu à l’une des personnes et pas à l’autre. Toute la beauté et la complexité de la littérature en somme.

J’ai tenté de lire le dernier roman de Jonathan Kellerman, Killeuse, sans succès. Pourtant sur le papier, cela s’engageait bien et paraissait prometteur : couverture attrayante, la quatrième de couverture proposait un résumé rempli de suspens et paraissait tenir la route niveau intrigue, mais le moins que l’on puisse dire c’est que la sauce n’a pas pris de mon côté. Pourtant j’étais enthousiaste et j’avais envie de lire ce livre, vraiment.

Couverture Killeuse

Killeuse raconte l’histoire du Dr Grace Blades, psychologue qui est très impliquée dans sa carrière et dans la réussite du traitement de ses patients quitte à passer à côté de tout le reste au niveau vie sociale. Grace est une professionnelle brillante et reconnue et il n’est pas rare que certaines personnes fassent des kilomètres et traversent des Etats entiers pour bénéficier de son expertise. Cependant, bien qu’elle soit brillante Grace à la particularité (je ne sais pas comment le dire autrement), de lever des hommes dans des bars ou autres lieux publics. Je vous laisse imaginer la suite… bref, la psychologue suit sa petite routine jusqu’au jour où sa proie d’un soir se trouve être son patient du lendemain et un cadavre le surlendemain. A partir de là, tout se complique un peu pour le Dr Blades et sa réputation irréprochable.

Honnêtement, je ne sais pas comment vous le vendre mieux sans être péjorative et influencer votre envie ou non de lire cet ouvrage. D’ailleurs, je ne crois pas qu’il s’agisse d’un mauvais roman policier parce qu’une personne de mon entourage l’a lu à la même période que moi et est rentrée tout de suite dans le roman.

Je ne suis pas entrée dans le roman, ce sont des choses qui arrivent de temps en temps et si je devais tenter d’expliquer pourquoi, je pense que c’est parce que je m’attendais à autre chose ; peut-être quelque chose d’avantage centrer sur un nombre de personnages plus restreint, ou un autre déroulement d’intrigue. De plus, j’ai trouvé le rythme du roman assez inégal : il y a des passages entiers du livre que j’ai dévoré sans me poser de question et d’autres segments où je n’avais qu’une envie : poser le livre et passer à autre chose. Ce que j’ai fini par faire sans être allée au bout des 56 chapitres et 500 pages et quelque du roman. C’est une décision d’autant plus décevante que j’ai quand même lu 40 chapitres avant de me rendre à l’évidence que je ne pourrais pas aller plus loin.

En tout cas, j’espère que ce petit article vous incitera à jeter un œil curieux à cet ouvrage et j’espère que également qu’il vous donnera envie de le lire, dans un futur plus ou moins proche. A ce propos, si par le plus grand des hasards vous avez lu ce livre de Jonathan Kellerman, j’aimerai beaucoup savoir ce que vous en avez pensé, histoire de voir si le blocage vient de moi.

 

Bande-Dessinée/Comics, Cinéma

Spécial Deadpool

Le 3 juin dernier, j’ai enfin été voir Deadpool 2 – film que j’attendais tout particulièrement étant donné mon amour pour le premier volet des aventures du mercenaire le plus badass et le moins politiquement correct de tous l’univers Marvel et je dois dire que je n’ai pas été déçue, même si j’ai préféré le premier opus sans doute pour des raisons de nouveauté et de découverte de l’univers déjanté de Deadpool.

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Deadpool 2 : belle introduction pour la X-Force

Sans trop vous en révéler au cas où vous ne l’auriez pas encore vu, ce film fait office de belle introduction à la X-Force (le pendant des X-Men, version Deadpool) et de fait, c’est l’occasion de faire connaissance avec de nouveaux mutants, notamment Fire Fist, Cable et Domino qui sont tous trois liés à l’intrigue principale de ce film.

Pour vous situer l’histoire, on retrouve Wade Wilson alias Deadpool quelques mois après les évènements qui ont eu lieu dans Logan et qui se solvent par la mort de Wolverine. A ce propos, le mercenaire en costume rouge n’est pas en grande forme et à la ferme intention de mettre fin à ses jours, pour des raisons que je ne dévoilerai pas ici.

Sauf que voilà, tout ne se passe pas vraiment comme prévu et Deadpool se retrouve lié au X-Men sans vraiment le vouloir. Il croise alors la route d’un mutant adolescent mal dans sa peau du nom de Rusty Collins alors qu’une terrible menace semble peser sur les épaules du jeune mutant…

 Voilà pour le résumé succinct de l’intrigue du film !

Pour le reste, on retrouve beaucoup de ce qui fait le succès de la franchise Deadpool : un humour décapant et des clins d’œil plus ou moins appuyés à l’univers des Comics (Marvel en tête bien sûr, mais on retrouve des petites références à DC Comics) ou encore à l’industrie du cinéma, sans oublier bien sûr les apartés de Deadpool adressées aux spectateurs qui sont clairement un plus pour rajouter de l’ironie dramatique à l’ensemble. Concernant les acteurs et les rôles, je n’ai pas grand-chose à en dire. Tout semble fidèle aux différents comics d’origine, bien que certains passages soient clairement attendus, ce qui a tendance a diminué l’effet de surprise du film et c’est presque dommage. C’est le seul bémol de ce film pour moi – mais en même temps, il s’agit d’une suite donc c’est un peu normal. Malheureusement, on ne peut pas innover en permanence dans les films de super-héros. Pour terminer sur les personnages et mon ressenti, mon personnage préféré de l’univers cinéma de Deadpool, c’est incontestablement Dopinder, le chauffeur de taxi attitré de ce cher Deadpool. Karan Soni était déjà très bon dans le premier opus mais là… il est juste extraordinaire !

Deadpool en mode Comics, ça donne quoi ?

Couverture Deadpool - Suicide Kings

Comme juste parler du film m’ennuyais un peu et que j’avais un ou deux Comics sur Deadpool en attente, j’ai sauté sur l’occasion et j’en ai lu une sur les deux dans l’optique d’enrichir cet article. J’ai donc lu Deadpool: Suicide Kings (et l’autre Comics, de la collection Je suis… attendra d’être présenté plus tard, dans un article pour lui tout seul).

Alors comment c’est, Deadpool tout en cases et en bulle ?

Eh bien c’est comme dans les films ; ou plutôt… les deux films sont fidèles à l’ambiance du Comics que je viens de terminer et c’est absolument plaisant de se dire que tout, absolument tout, est respecté au niveau de l’ambiance et des caractéristiques de Deadpool. Evidemment, ça canarde pas mal, ce qui donne des dessins assez explicites, voire gores pour certains ; on retrouve aussi les références à la pop culture placées à des endroits stratégiques, là où on ne les attend pas vraiment. Donc on ri beaucoup à la lecture : l’effet de surprise marche à plein de ce côté-là ! Seul petit bémol, qui est dû au média utilisé : il est difficile de voir la repousse des membres du mercenaire en costume rouge pour des raisons évidentes – le dessin a ses limites – mais je ne peux que vous encourager à lire des Comics de Deadpool.

Et puisqu’on parle de dessins : ceux de Deadpool Suicide Kings sont signés Carlo Barberi et c’est une petite merveille. Le scénario est quant à lui signé par Mike Benson et Adam Glass (qui ont signés d’autres Marvel mais, je n’ai malheureusement plus les titres en tête…). Niveau histoire, simple mais efficace :

Deadpool est accusé de meurtres qu’il n’a pas commis et se retrouve pourchassé par Punisher qui veut lui faire payer ses actes alors que Deadpool tente de prouver qu’il est innocent. Il croisera la route d’autres super-héros, Daredevil et Spider-Man pour ne citer qu’eux.

Article commencé le 07/06/2018