Sept sœurs sous tension…

En cette fin de samedi ensoleillé, j’ai décidé de consacrer un article à l’un des films que j’attendais le plus en cette rentrée : Seven Sisters de Tommy Wirkola. Je peux d’emblée vous dire que ce film est l’un de mes coups de cœur de l’année malgré quelques passages un peu hard à regarder pour moi qui suis facilement impressionnable. Le film est interdit aux moins de 12 ans.

Avant toute chose, sachez que la science-fiction et moi ne sommes pas très copains. Habituellement, les œuvres de science-fiction me laisse de marbre qu’elles soient littéraires ou cinématographique. J’ai tout de même un peu moins de mal à aller voir un film de science-fiction qu’à lire un livre c’est vrai. Mais si Seven Sisters se base sur la science-fiction et plus précisément l’anticipation, il serait réducteur de résumer ce film à cela seulement. C’est aussi et surtout un thriller psychologique des plus palpitants et réussis que j’ai vu.

Le résumé d’Allociné étant loin de traduire l’esprit du film, je vous livre ma propre version de résumé. Nous sommes en 2072 ou 73 et la surpopulation est le problème majeur de l’Humanité dans son ensemble et chacun tente d’enrayer comme il peut ce phénomène naturel et de façon tout à fait logique, les dirigeants de toute la planète étant à cours d’idées pour remédier aux problèmes causés par cette surpopulation, les politiques se tournent vers les scientifiques, dont Nicolette Cayman (Glenn Close) qui a mis en place une nouvelle technologie censée servir son idéal politique, à savoir une politique d’enfant unique comme en Chine il y a quelques années. Malheureusement, bien loin de toutes ces considérations, Terrence Settman (Willem Dafoe) se retrouve avec un problème ou plutôt, sept problèmes : sa fille a accouché de septuplées et il devra mettre en place des tactiques ingénieuses pour protéger ses petites-filles de la menace que représente Nicolette Cayman et son Bureau de contrôle des naissances…

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Que dire ? Les spectateurs sont sous tension permanente et n’ont aucun moment de répit sauf pendant les 5 à 10 dernières minutes du film, mais cela ne compte pas vraiment puisqu’on parle de la fin du film. Personnellement, certains passages ont vraiment été durs à regarder et d’ailleurs, je me suis cachée la tête dans les bras une ou deux fois en attendant que ça passe mais sinon, je crois pouvoir dire que j’ai assez bien tenu le choc. L’histoire et le thriller en lui-même sont très construits et tout est la cause de l’évènement qui va suivre immédiatement ou plus tard dans le film. J’ai quand même adoré l’ambiance du film, cette ambiance sombre et pesante. Le reste de mon admiration pour ce film repose sur les personnages.

Je voudrais m’arrêter sur les acteurs justement et particulièrement Noomi Rapace qui campe le rôle des sept sœur Settman à l’âge adulte. Un truc de dingue surtout quand on sait que chacune a sa propre personnalité bien différente de toutes les autres. Bien que ce soit son métier d’apprendre des rôles et de se glisser dans la peau de personnages, j’ai trouvé la performance de Noomi Rapace remarquable et blufflante; il y a vraiment peu de plan où elle n’est pas présente à l’écran. On ne voit pas beaucoup Willem Dafoe à l’écran mais il apporte l’humanité dont le film a besoin, aux moments stratégiques. Quant à Glenn Close, les rôles de méchantes lui vont vraiment comme un gant !

Note : 8,5/10.

Dans un recoin de ce monde

Bien que ce soit la rentrée, j’ai la chance de ne reprendre les cours que la semaine prochaine. J’en ai donc profité pour passer un moment avec ma marraine puis je suis allée au cinéma, qui d’ailleurs fait également sa rentrée et cela se sent.

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Si vous aimez le Japon, les mangas, les animes et l’histoire, ce film est fait pour vous. Nous suivons la vie de Suzu, une jeune fille rêveuse et distraite, originaire de Hiroshima, qui se retrouve mariée à l’âge de 19 ans à un garçon qu’elle ne connaît que très peu. Dit comme ça, cela peut paraître glauque mais finalement, ce n’est pas si terrible que ça, à côté de tout le reste. Le film couvre la période allant de l’avant-guerre à l’après-guerre de 1945 et retrace la vie quotidienne des japonais, faite de débrouille et de solidarité.

Les dessins sont splendides, l’histoire est à la fois très dure et très poétique. Si vous éprouvez quelques réticences à aller voir ce film à cause du très beau Le tombeau des lucioles, sachez que Dans un recoin de ce monde est plus optimiste sur la fin et qu’il n’y a pas forcément besoin d’un paquet de mouchoir. Néanmoins, un conseil tout de même : ce n’est pas un dessin animé pour enfants. Et puis malheureusement, je ne pense pas qu’il restera longtemps à l’affiche, malgré toutes ses qualités.