Littérature

[Classique] Journal d’Anne Frank

Une relecture d’un Classique. Un classique que j’ai eu beaucoup de mal à finir parce que je l’ai posé dans un coin, fait autre chose entre temps et résultat des courses : j’ai eu un mal fou à le reprendre pour finir ma lecture pour présenter cet article… J’ai fait plus ou moins ce qu’il ne faut jamais faire avec livre : le poser en ce disant qu’on le reprendra plus tard, de toute façon. Il ne faut vraiment pas faire ça, même avec un Classique que l’on a déjà lu et que l’on veut relire.

 

Couverture Journal d'Anne Frank
Le Journal d’Anne Frank, éd. Le livre de poche

 

Je ne savais pas trop comment présenter cet article puisque ce livre est tellement classique que tout le monde connaît l’histoire de cette adolescente juive et de sa famille, victimes de la barbarie nazie et devenue bien malgré elle un des symboles de cette période atrocement sombre de l’Histoire mondiale. Nous avons tous lu au moins un extrait du Journal pendant notre scolarité, au collège ou au lycée pendant les cours de Français ou d’Histoire.

Donc je suis partie de cet écrasant constat et je me suis dit qu’il fallait que je trouve quelque chose de plus original à faire que de vous écrire pourquoi j’ai apprécié ma relecture du Journal en vous listant certains des thèmes abordés et pourquoi ces thèmes-là trouvent un écho chez moi. Cette démarche n’a pas beaucoup d’intérêt avec un livre comme celui-là… et puis j’ai réfléchi et j’en suis venue à une conclusion : c’est un livre qu’on lit en diagonale ou en entier pendant sa scolarité et puis après, le livre part un peu aux oubliettes mais on l’a lu, c’est déjà bien. Sauf qu’on ne s’en souvient pas forcément et quand je dis ça, je veux dire dans le détail (ce qui était mon cas). C’est pourquoi j’ai eu envie de faire un article pour vous donner envie de vous replonger dans cette vie et ce destin brisé par la guerre. Pour ce faire, j’ai sélectionné des extraits du Journal, ceux qui m’ont le plus bouleversée, amusée, touchée ou simplement le plus fait sourire.

Notez que mon édition du livre ne correspond peut-être pas à la vôtre et que donc, certaines pages peuvent différées au niveau du texte et de la pagination.

L’extrait qui m’a le plus amusée : pp. 69-70

PROSPECTUS ET GUIDE DE L’ANNEXE

Etablissement spécialisé dans le séjour temporaire des juifs ou assimilés. Ouvert toute l’année. Cadre plaisant, calme et boisé en plein cœur d’Amsterdam. Pas de voisinage immédiat. Desservi par les lignes de tram 13 et 17, accessible également en voiture ou à bicyclette. Ou à pied, dans certains où les autorités allemandes n’autorisent pas l’usage de ces moyens de transport. Appartements et chambres meublés ou vides, disponibles en permanence, avec ou sans pension.

Loyer gratuit.

Cuisine diététique, sans matière grasse. […] 

Celui qui m’a le plus bouleversée : p. 111

Lundi 19 juillet 1943

Chère Kitty,

Dimanche, le quartier nord a subi un bombardement très dur. Les destructions doivent être effroyables, des rues entières sont en ruine et il faudra encore beaucoup de temps pour dégager les gens ensevelis. Jusqu’à présent, il y a deux cents morts et des blessés sans nombre ; les hôpitaux sont pleins à craquer. On entend parler d’enfants qui cherchent le corps de leurs parents dans les ruines fumantes. J’en ai des frissons, quand je repense à ce grondement étouffé et trépidant dans le lointain que nous ressentions comme un signe annonciateur de l’anéantissement.

Celui qui m’a fait sourire : pp. 141-143

Jeudi 11 novembre 1943

Chère Kitty,

J’ai trouvé un bon titre pour ce chapitre : « Ode à mon stylo-plume », In memoriam. Mon stylo-plume a toujours été pour moi un objet précieux ; je lui vouais le plus profond respect, surtout en raison de sa pointe épaisse, car je ne peux écrire tout à fait proprement qu’avec des pointes épaisses. […]

[…] De la plume en or, il ne restait plus rien. « Elle a dû fondre sur une des pierres réfractaires », avança Papa. Il me reste une consolation, même si elle est maigre, mon stylo a été incinéré, comme je veux l’être plus tard.

Bien à toi,

Anne.

Celui qui m’a le plus touchée : p 195

[…] L’amour, qu’est-ce que l’amour ? Je crois que l’amour est quelque chose qui au fond ne se laisse pas traduire en mots. L’amour, c’est comprendre quelqu’un, tenir à quelqu’un, partager bonheur et malheur avec lui. Et l’amour physique en fait partie tôt ou tard, on a partagé quelque chose, on a donné et on a reçu, et ce, que l’on soit marié ou non, que l’on ait un enfant ou non. Que l’on ait perdu son honneur, peu importe, si l’on est sûr d’avoir à côté de soi pour le reste de sa vie quelqu’un qui vous comprenne et que l’on n’ait à partager avec personne !

Bien à toi,

Anne M. Frank

 

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