[Découverte] Caraval – Tome 1

Je n’avais pas vraiment prévu de me relancer dans une série littéraire mais ça, c’était avant d’aller à Decitre la semaine dernière et d’en ressortir avec trois livres sous le bras dont celui-là. Je n’avais pas non plus prévu de le lire d’une traite en le commençant hier en fin d’après-midi pour le finir dans la nuit. (S’il y a des fautes, j’en suis désolée mais je n’ai pas beaucoup dormi).

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Caraval donc, est le premier roman de Stéphanie Garber et le livre connaît déjà un joli succès outre Atlantique et outre Manche. Si vous avez aimé Harry Potter, Hunger Games, Le Labyrinthe ou tout autre livre dans cette veine-là, je ne peux que vous le conseiller vivement.

Scarlett et sa petite sœur Donatella n’ont jamais quittées l’ile où leur père, un homme cruel et tyrannique, les retient captives. A 17 ans, alors qu’elle est sûr le point d’être mariée à un inconnu, Scarlett reçoit une lettre de Légende, le Maitre du jeu Caraval. Cette année, Caraval aura lieu sur l’ile des Songes, et Scarlett est invitée ! Depuis toute petite, elle rêve d’assister à ce jeu légendaire et fabuleux… Aidée par Julian, un mystérieux marin, les deux sœurs s’enfuient. Mais à leur arrivée sur l’ile des Songes, Donatella est kidnappée par Légende. Scarlett entre alors dans Caraval avec Julian. Si elle ne retrouve pas sa sœur avant que les 5 nuits du jeu soient écoulées, celle-ci disparaitra pour toujours…

Caraval, Stéphanie Garber, quatrième de couverture, ed. Bayard.

 Le livre est assez conséquent mais se lit vraiment tout seul. Les descriptions donnent un aperçu détaillé des décors et l’impression de se balader en plein rêve arrive assez rapidement. De plus, le lecteur se trouve en position de spectateur du jeu, ce qui est très plaisant et à la fois terriblement angoissant au fur et mesure que les nuits s’enchainent. Les personnages ne sont pas manichéens et chacun à sa part d’ombre er de lumière. Le rythme est soutenu et le suspense reste à son comble jusqu’aux toutes dernières pages du roman.

En conclusion : J’ai absolument hâte d’en savoir plus sur certains personnages et aussi de voir comment vont évoluer les choses. Sur le plan cinématographique, la 20th Century Fox a acheté les droits pour adapter l’histoire sur grand écran. Je ne sais pas trop quoi en penser parce qu’il y a toujours un risque de se planter mais cela dit, je suis quand même curieuse. Donc c’est une affaire à suivre en attendant les autres Tomes.

[Classique US] Sur la route

Il y a presque un mois de cela, je me suis attaquée à un mythe de la littérature américaine. Enfin il s’agit en réalité d’une relecture de ce livre que j’avais lu il y a 7 ans parce que Gallimard ressortait une édition intégrale du « rouleau d’origine » à l’occasion de la sortie de l’adaptation cinématographique.

 Sur la route, véritable condensé de l’Amérique (1947-50)

Je me souviens encore de mes cours de littérature américaine, en Licence. Lorsque Madame G. en parlait, je me disais inlassablement qu’il faudrait que je lise ce « chef-d’œuvre de la littérature américaine » et quand l’occasion s’est présentée, j’ai sauté dessus. Et c’est indéniablement un livre qui marque de par son originalité, sa très grande poésie et son contenu très dense.

Lors de ma première lecture, je m’étais laissée emporter par ce style si particulier mais poétique et j’avais suivi la Route moi aussi. Ce n’est pas une lecture facile ; Kerouac écrit les choses comme elles lui viennent et le livre n’est pas structuré en chapitres et la ponctuation (même si elle existe) donne un aspect un peu brouillon au récit. Ces deux aspects peuvent déstabiliser et bizarrement si cela n’a pas été le cas pour ma découverte de ce livre, ça l’a été pour cette relecture débutée il y a un mois. Je ne saurais pas l’expliquer, si ce n’est l’absence de ces deux choses ou alors, l’évolution de mes goûts en matière de littérature.

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En tout cas, ce qu’on ne peut pas enlever à cette œuvre c’est sa poésie et la façon dont Kerouac parle de la nuit, de la route, de son rêve américain symbolisé ici par l’Ouest Américain et plus précisément San Francisco. Sur la route (On the Road en anglais) présente toutes les caractéristiques de la littérature et de la culture américaine ;

Il y a d’abord l’encrage dans la chronologie de la littérature américaine avec des allusions à quelques grands noms tels que Melville (Moby Dick…), Hemingway (Paris est une fête, Le Vieil homme et la mer),  Fitzgerald évidemment (Tendre est la nuit, Gatsby le Magnifique…). Ensuite il y a bien sûr toute cette culture Jazz qui imprègne l’œuvre du début à la fin et cela lui donne du relief et une saveur toute particulière. Enfin il y a tous les thèmes qui sont propre à la littérature américaine : le rêve américain, cette idée de l’Ouest grandiose (meilleur que l’Est), l’idée aussi que la vie doit être riche de fêtes, d’excès malgré l’absence de sens intrinsèque : Kerouac voyage vers l’Ouest mais il finit par ne plus savoir pourquoi. Le dernier thème que l’on pourrait mentionné c’est la spiritualité quelle que soit sa forme et le dénuement qui peut ou pas en découler.

« Montana Slim s’est tourné vers moi, et il a dit, en désignant mes chaussures : « Tu crois pas que si tu plantes ces machins, il va germer quèque chose? » Sans l’ombre d’un sourire, naturellement, et les autres l’ont entendu, ils étaient écroulés. C’est vrai que c’étaient les pompes les plus grotesques d’Amérique. Je les avais achetées spécialement pour pas transpirer sur la route, dans la chaleur, de peur de faire une nouvelle crise de phlébite, et de fait, à part sous la flotte à Bear Mountain, c’étaient les chaussures les mieux adaptées à ma virée. J’ai donc ri avec les autres. Elles étaient en lambeaux, à présent, les lanières de cuir multicolores s’étaient détachées de la semelle, on aurait dit des fibres d’ananas frais, mes orteils passaient au travers. »

 Sur la route, Jack Kerouac, p. 188, ed. Gallimard – coll. Folio (2010).

En conclusion : Oui, je sais. Je n’ai pas évoquer le mouvement de la « Beat Generation » dont Kerouac est incontestablement le fer de lance. Si je l’ai pas fait c’est tout simplement parce que c’est impossible de donner une définition précise ; néanmoins la meilleure définition se trouve dans l’œuvre de Jack Kerouac et plus précisément dans Sur la route, qui fait office de manifeste. Si je peux me permettre un conseil de lecture, écouter du Jazz en fond musical et lisez-le le plus rapidement possible (2 semaines, voire 3 grand maximum) pour garder un rythme adéquat, semblable au rythme de la route qui défile sous vos yeux.

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Le beau message de l’Ascension

Petite séance du Dimanche après-midi en famille, c’est-à-dire ma mère et moi. L’ascension est en fait l’adaptation libre du récit de Nadir Dendoune, Un tocard sur le toit du monde.

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« Tu m’as pris pour Stevie Wonder ?! Stevie Wonder n’a jamais fait d’alpinisme, lui ! » Je vous l’accorde : ces deux répliques n’ont rien d’extraordinaire ni de spécialement drôle parce qu’elles sont hors contexte. Mais je peux vous assurer que dans le film, ce moment comme beaucoup d’autres, vaut son pesant de cacahuètes.

L’histoire est simple : Samy veut à tout prix séduire Nadia et pour se faire, il se lance dans un pari complètement fou, il va gravir les 8848 m de l’Everest. Sachant qu’il habite en banlieue parisienne (plus précisément le 93) et n’a aucune expérience en alpinisme, vraiment aucune. D’accord l’histoire est simple et le sujet est traité via la comédie donc ce n’est peut-être pas le genre de film que vous attendez spécialement. Mais pourtant derrière cette apparence simple, il y a un réel message : donne-toi les moyens de réussir et tu y arriveras. C’est un message un peu intemporel mais un beau message quand même.

On retrouve pleins de petits clins d’œil à la culture française, celle de la cité aussi tout au long du film et le tout est rondement mené tout en veillant à ne pas caricaturer de manière négative la vie de ces habitants. Personne n’est stigmatisé ou regardé de haut.

Note : 7,5/10

La dynamite de Deadpool

En attendant d’avoir fini le prochain livre que j’aimerais vous présenter, je reviens avec un petit article sur Deadpool que j’ai enfin pris le temps de regarder jeudi après-midi. Petit topo.

Deadpool, via iTunes

Deadpool était un des films les plus attendus de l’année dernière et comme souvent pour les évènements, j’ai un train de retard. Mais le point positif, c’est que j’arrive toujours à rattraper mon retard. Je suis contente de l’avoir fait pour Deadpool.

Deadpool est un personnage de l’univers Marvel donc on pourrait légitimement qu’il est un super-héros. C’est un peu plus compliqué que cela ; Deadpool est un « gentil » seulement, il agit en fonction de ses intérêts et non pas des intérêts d’un groupe de personnes (type les X-men), sans oublier qu’il est légèrement borderline avec la légalité et qu’il se fiche totalement de la bienséance ; Deadpool est donc à classer parmi les antihéros  et c’est ce qui fait de lui un personnage attachant dans l’univers Marvel et par voie de conséquence, un des personnages préférés des fans des comics Marvel.

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Avant d’être Deadpool, le trublion en costume rouge était Wade Wilson, un mercenaire (ancien militaire des forces spéciales) qui se charge de faire le ménage pour vous, moyennant rémunération. Il trouve l’amour dans les bras de Vanessa, et tout est parfait : le couple est très épanoui et très heureux. Cependant, vous vous doutez bien que tout un peu trop parfait pour continuer comme ça. Les médecins diagnostiquent un cancer à Wade qui ne veut surtout pas imposer ceci à son grand amour. Et c’est à ce moment-là que les ennuis commencent pour Wade qui deviendra Deadpool…

Bien que le film soit un peu long (presque 2h), on ne s’ennuie pas une minute. De plus, le film est un film de l’univers Marvel mais il ne suit pas forcément les canons des autres film de la franchise, notamment en se libérant du politiquement correct et par des apartés très habiles entre l’antihéros et les spectateurs. Ce « tour de passe-passe » apporte une vraie fraicheur et une réelle nouveauté aux « films de superhéros ». Cette astuce renouvelle vraiment le genre et j’espère qu’elle sera utilisée dans certains des films à venir si cela reste pertinent.

Mention spéciale au chauffeur de taxi indien et au caméo de Stan Lee (évidemment).

Note : 8/10.

Navet, immitation Technicolor.

Je vais probablement me faire lyncher et vous allez sûrement me détester. Ce matin, séance de 11h, Lala Land. Sérieusement, c’est quoi ce film ? Je ne comprends pas l’engouement autour de ce film. Mais je vais quand même essayer de vous fournir un avis détaillé pour que vous compreniez mieux mon désarroi.

Film encensé, film surestimé ?

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La presse et les spectateurs sont unanimes : probablement le film de l’année 2016. En tout cas, c’était l’ultra favori des Golden Globes 2017 avec pas moins de 7 récompenses dont  meilleur acteur dans un film musical ou une comédie pour Ryan Gosling et à vrai dire, c’est mérité. Pour moi, c’est lui qui porte tout le film du début à la fin même si l’histoire suit d’avantage le personnage interprété par Emma Stone.

D’ailleurs, Emma Stone vient officiellement de rejoindre la petite liste des actrices qui m’insupporte. J’ai eu envie de la gifler pendant tout le film : soit elle est frustrée et incomprise, soit elle est mélancolique avec une espèce de moue débile parce qu’elle est triste à deux doigts de pleurer. Le personnage de Ryan Gosling est aussi mélancolique et nostalgique mais c’est fait avec classe et élégance.

Mais le pire dans ce film, c’est le scénario. Ou plutôt l’absence de scénario… Je ne suis pas une spécialiste de ce qu’est un « bon » scénario mais là, honnêtement le film est long et il ne se passe rien, enfin si. Mais c’est tellement affreusement plat et insignifiant que c’est comme s’il ne se passait rien. Quand je pense que le film a eu le Golden Globe du meilleur scénario, ça me fait peur…

Heureusement, Ryan Gosling et la musique sauvent les meubles. Enfin quand je dis la musique, je veux bien sûr parler de la musique Jazz. Après, j’ai trouvé que même dans les chansons, il y avait du bon (la chanson de l’opening par exemple) et du nettement moins bon (la chanson chantée par les colocataires de Mia). Enfin, je retiens cette séquence de Ryan Gosling qui chante et qui danse sur le ponton devant un coucher de soleil : très belle scène pleine de justesse et d’émotion.

Note : 4/10.

Tous en Scène dans l’air du temps

Petit retour en arrière avec Tous en Scène que j’ai été voir Dimanche en fin d’après-midi avec ma maman. Malheureusement pour nous, nous avons vu le film dans des conditions déplorables, ce qui il faut bien le reconnaître gâche un peu le plaisir de la sortie…

Il faut savoir que nous n’avons pas vu le film sur Lyon et que le cinéma en question est un cinéma assez ancien sans écran vraiment digne de ce nom dans une salle dix fois trop petite pour un film d’animation de ce genre. Du coup, on a dû prendre nos billets pour la séance de 17h au lieu de 14h comme prévu dans notre programme… Les aléas du succès dans une salle encore une fois trop petite. Ensuite, je ne suis pas sûre qu’on puisse emmener tous les enfants au cinéma. Certes, c’est un film d’animation à partir de 5 ans (ou 4 ans ?) mais cela ne veut absolument pas dire que les enfants de cet âge vont être captivés ou du moins intéressés et ça peut poser quelques soucis lorsque certains se mettent à commenter les images projetées à l’écran… Pour ne mentionner que ça.

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Sinon pour en revenir au film à proprement parler, ce n’est pas le film d’animation de l’année mais il donne un petit coup de booste au moral en sortant du ciné. Tout s’enchaine de manière fluide et logique sans donner une impression de « déjà fait » alors que l’histoire raconte simplement le parcours du combattant de Buster Moon pour sauver son théâtre adoré et les personnages (haut en couleurs) qu’il croise sur son chemin.

Je dirais que le point fort du film (outre la technique maitrisée de l’animation), c’est vraiment la bande-son du film. Tout s’emboite parfaitement et colle au personnage qui chante la chanson au moment où il la chante. Et c’est rafraichissant.

Note : 6,5/10.