Littérature

[V.O.] Le Catch à vie

S’il y a un genre que j’affectionne un peu plus que les autres dans la littérature, c’est le genre autobiographique. Bien évidemment, toutes les autobiographies ne se valent pas et n’ont pas le même intérêt. Cependant, ce que j’aime avec les autobiographies (si elles sont écrites avec la sincérité et le recul nécessaires), c’est qu’elles permettent de recentrer l’auteur, le plus souvent une célébrité, dans la société pour ce qu’elle est et non pas pour sa gloire. L’autobiographie permet de descendre la célébrité de son piédestal, de même qu’elle permet de découvrir ou approfondir ses « connaissances » sur la personne en question. C’est vrai que présenté comme ça, il y a une petite notion de voyeurisme qui peut entrer en jeu mais si la célébrité décide d’écrire sur sa vie et qu’en face, les gens y trouvent suffisamment d’intérêts alors je pense que cette notion disparaît parce l’auteur a passé une sorte de pacte avec son lecteur (c’est le cas pour tous les livres).

Wrestling for my Life – Shawn Michaels

Les personnes qui suivent ce blog régulièrement savent qu’un de mes passe-temps c’est le catch. Bien entendu, je ne pratique pas mais j’aime beaucoup regarder à la télé ou sur ma tablette via l’appli dédiée. Le mieux étant encore de pouvoir assister à des matchs quand l’occasion se présente.

J’ai évidemment mes catcheurs et catcheuses préférés et je pense que je ne vais rien vous apprendre de surprenant si je vous dis que Shawn Michaels en fait partie. J’ai acheté son livre à sa sortie en 2015 et je l’ai fini hier au soir (commencé 10 jours plus tôt). Shawn Michaels est très connu au Etats-Unis, le catch étant plus répandu que chez nous. Pour en revenir à son autobiographie, j’ai passé un agréable moment de lecture.

couverture-wrestling-for-my-life

Le catcheur y parle sans tabou de sa foi chrétienne (Shawn Michaels est ce que l’on appelle un « born-again Christian » ou chrétien né de nouveau) et comment cette dernière l’a sauvé de lente descente aux enfers faite de beaucoup d’argent, de drogues, d’antidouleurs et d’ennui parce qu’il « ne s’aimait pas lui même ». Il raconte aussi sa passion pour la vie en extérieur et la chasse. Le livre est également intéressant parce qu’il explique qu’être catcheur et croyant n’est pas chose aisée et qu’il faut trouver le bon équilibre entre certains impératifs professionnels et ses croyances personnelles. Cependant, même si le livre est assez court (164 pages pour 14 chapitres), j’ai trouvé certains passages redondants et je pense qu’il y a eu quelques redites auraient pu être évitées.

 A la réflexion, le livre m’a également donné un exemple concret de certaines notions que j’ai eu l’occasion d’aborder au cours de ma Licence (coucou les cours de Civilisation américaine de Mr. H.) donc cette lecture m’a rappelée de bons souvenirs !…

Conclusion

Je me doute bien que vous n’allez pas vous jeter sur Internet pour acheter cette biographie mais si vous êtes curieux/se (et que vous comprenez bien l’anglais), vous pouvez toujours y jeter un œil même si vous ne partagez pas les mêmes convictions que l’auteur, ce qui est mon cas.

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