Bureaucratie, bonjour…

A vrai dire, je ne savais pas trop comment intitulé cet article et puis je me suis dit que celui-là n’était pas mal et collait plutôt bien à la situation. Rassurez-vous, je ne vais pas me plaindre tout du long (encore que…).

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Je dois faire renouveler mon fauteuil électrique après de bons et loyaux services et jusque-là tout va bien. Il faut donc remplir un dossier pour en avertir l’administration française ; soit. Après tout, pourquoi pas, c’est une somme d’argent conséquente et il faut bien savoir si chaque centimes attribués est correctement utiliser. Et puis en plus j’avais d’autres demandes (nécessaires) à formuler donc faisons d’une pierre deux coups. Une demi-journée pour remplir ledit dossier ? Pas de problèmes. Fournir la première partie des documents complémentaires (ceux qui concernent le demandeur, vous savez) ? Pas de problème non plus. Essayer différents modèles de fauteuils pour prendre le plus adapter ? EASY.

PAR CONTRE, avoir un rendez-vous pour ce qu’ils appellent une validation de fauteuil ? Moins easy d’un coup. Comptez trois bonnes semaines (au moins) alors qu’on vous a assuré que ce serait plus simple de voir avec le médecin et non le secrétariat. Je me pose toujours la question hein… bref. Jour du rendez-vous pour cette validation (aujourd’hui donc) : tout va pour le mieux, on arrive en même temps que le revendeur. Parfait. C’en suit un entretien avec une ergothérapeute et sa stagiaire pour des questions de formalités (pourquoi un nouveau fauteuil, comment ça se passe la vie quotidienne ? Quelle organisation etc, etc…) et là encore pas de raisons de s’en offusquer, c’était la première fois que je voyais l’ergo de l’hôpital en question. Arrive ensuite la phase d’essai et de validation donc et c’est la partie la plus « marrante » pour ne pas dire fun. Un slalom, une marche avant, une marche arrière et un freinage plus tard, le fauteuil est validé par l’ergo. En même temps… C’est tellement un must-have un fauteuil électrique, un luxe…

Quoi ? de l’ironie ? Mais non pas du tout.

J’ai gardé le meilleur pour la fin. Sachant que le médecin avait rédigé une nouvelle prescription et que tout semblait correct du côté de l’ergo et du revendeur eh bien non, il a fallu qu’on attende avec ma mère pour être reçues par l’interne du médecin pour un dernier papier qui ne nous sert pas directement puisque ce papier est nécessaire uniquement au revendeur qui lui-même le transmettra à la CPAM. QUARANTE MINUTES. Quarante minutes pour un papier que l’hôpital va transmettre lui-même au revendeur ; notez que l’interne ne me connaissait pas donc rebelote pour certaines questions (c’est pas drôle sinon).

J’ai donc perdu une demi-journée de cours pour peu de choses au final. Enfin… Les choses sont faites et seront faites dans les règles mais il n’empêche que les gens sont étouffés et croulent sous la bureaucratie. C’est un exemple parmi tant d’autres et ce qui est réconfortant dans un sens, c’est de se dire qu’on n’est pas les seuls dans ce cas, handicap ou non. Faut pas s’étonner après que les français râlent sans arrêt, c’est le système qui veut ça. Et le pire dans tout ça, c’est qu’hier lors de mon cours de systèmes d’information, le prof a lourdement insisté sur le fait qu’être devant un ordinateur devait être productif et que, généralement, une personne devant un ordi ne l’était pas.

Monsieur, il n’y a pas besoin d’ordinateur pour ne pas être efficace et productif.

Le merveilleux monde de Game of Thrones (Ou pas…)

Oui, je sais. Niveau originalité, je repasserai. Tout monde ou presque connaît, au moins de nom, la série télé du même nom. Cependant, je suis toujours étonnée de voir que les gens ne savent pas forcément que la série est tirée de livres. Ne comptez pas sur moi pour vous faire ni un résumé de l’histoire, ni un résumé de la série, ni une biographie de George R. R. Martin parce que d’une part, ça ne m’intéresse pas et d’autre part, parce que d’autres ont fait et feront toujours mieux que moi sur ce sujet.

Game of Thrones : un sujet fleuve de la culture Geek et littéraire.

Je vous l’accorde, commencer ce blog par une critique de Game of Thrones (GoT), c’était la solution de facilité puisque à la moindre mention de la série télé ou de la série de livres, Internet s’enflamme et bons nombres de théories fleurissent sur le sujet et il n’est pas toujours évident de passer au travers pour garder un semblant de surprise et de nouveauté. Cela dit, j’aime bien aller lire certaines théories (au risque de me spoiler l’intrigue dans les grandes largueurs) pour éventuellement validée l’une ou l’autre de mes théories. A me lire, vous pourriez penser que je n’apprécie pas plus que ça ni la série ni les livres et ce n’est pas vrai : j’apprécie énormément les livres et la série (je me désespère de savoir que la 8ème saison sera la dernière) mais il me manque quelque chose pour apprécier cet univers fleuve et désormais omniprésent dans la culture Geek.

Les livres VS. la série

Pour être franche, je ne suis pas une puriste GoT et je suis d’avis que les deux entités se valent. Je m’explique : les livres et la séries dégagent une atmosphère qui leur sont propres bien que les deux présentent des similitudes. D’un autre côté, l’un et l’autre se complètent mutuellement ; il y a tellement de personnages présents dans les livres et dans la série qu’avoir les acteurs de la série en tête au moment de la lecture peut aider à s’y retrouver un peu et puis de toute façon, ce n’est pas très grave puisque tous les personnages finissent par y passer : valar morghulis *. Mieux vaut ne pas s’attacher, surtout pas aux Stark mais ça, c’est une autre histoire… Il est également important de noter que la série télé s’est progressivement détachée des livres pour des raisons… pratiques ?

En effet, si Martin a commencé sa série littéraire en 1994, elle n’est pas achevée pour autant. Qu’à cela ne tienne : les deux (j’ai un doute sur le nombre exact) scénaristes de la série ont demandé à George R. R. Martin s’il pouvaient mettre en chantier le reste de la série bien que les livres soient en cours d’écriture ou pas encore écrit du tout. C’est comme ça que l’explosive saison 6 est arrivée sur les écrans de télé et c’est pour cette raison que je dis que la série et les livres sont deux choses distinctes.

Martin, le Tolkien américain ?

Evidemment, je ne pouvais pas parler de l’œuvre de Martin sans parler de l’œuvre de Tolkien puisque George R. R. Martin est considéré par certaines personnes comme étant le « nouveau Tolkien » ou « Tolkien américain » et c’est vrai qu’il y a des points communs entre les deux et je parle bien des œuvres ici, pas des auteurs.

Si les deux histoires se passent dans des mondes tout droit sortis d’une imagination débordante il y a quand même quelques différences. Martin s’est peu ou proue inspiré de certains évènements historique (la Guerre des roses et autres massacres prenant place dans l’histoire britannique) mais il a tellement brodé autour que ce n’est presque pas perceptible et c’est une bonne chose mais de là à le comparer à Tolkien… Je suis septique. John Ronald Reuel Tolkien a réellement tout créer de A à Z : un monde qui évolue au fil des Ages avec ses habitants, certains étant des héros légendaires, une généalogie hyper complexe sans parler des différents systèmes de langues. Bref, le travail et les recherches de Tolkien (c’est un universitaire avant d’être un écrivain) sont tellement complexe et étendus que je pense que nous disposons seulement de la partie visible de l’iceberg et je trouve que c’est une très bonne chose. Tolkien s’en est allé et nous a laissé un monde de mystère indéchiffrable dans sa totalité, quant à son homologue américain, je souhaite qu’il arrive au bout de sa série littéraire, ce qui je pense, finirait de les différencier et par la même occasion assouvirait la curiosité de certains tout en faisant taire les critiques des autres.

Conclusion

Comme je l’ai dit plus haut, il me manque quelque chose dans ma lecture de George R. R. Martin ; cet émerveillement d’enfant que j’ai eu lors de ma lecture du Seigneur des anneaux de Tolkien par exemple. Mais GoT a d’autres atouts : son rythme et son suspense implacable et certains personnages attachants, pour diverses raisons. De plus, si vous aimez ce genre d’univers et de littérature, la séries de livre permet de s’évader et c’est pour moi, le but premier de la lecture.

Petit extrait : « Les intrus n’avaient fait que quelques pas dans le bois sacré lorsqu’il les découvrit ; une femelle et un jeune mâle qui ne manifestèrent aucune espèce de frayeur, lors même qu’il leur montra la blancheur de ses crocs. Et son frère eut beau émettre un grondement de gorge, ils ne s’enfuirent pas d’avantage. »

Le Trône de fer, l’intégrale 2 « Bran » p. 326 George R. R. Martin, ed. J’ai lu

Les Plus :

  • Le rythme et le suspense
  • La série
  • La longueur des chapitres (rarement + 25 pages)

Les Moins :

  • La comparaison avec Tolkien qui n’a pas tellement lieu d’être
  • Beaucoup, beaucoup de personnages
  • La traduction française de J. Sola : trop lourde et souvent archaïsante

Conseil : Achetez plutôt les livres tomes par tomes ; les intégrales peuvent paraître pratiques mais vos ouvrages risquent de se retrouver dans le même état que mon édition…

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* : « Tout Homme doit tôt ou tard mourir« 

Présentations

Bonjour à tous et bienvenue sur Encre & Lumière.

Qui suis-je ?

Je m’appelle Véronika, j’ai 24 ans et je suis actuellement en Master 2 à l’université Jean Moulin – Lyon III. Je ne compte pas vous noyer d’infos sur ma vie personnelle mais je trouve que c’est quand même important surtout maintenant qu’Internet donne le sentiment qu’on est protégés derrière un écran et a tendance éloigner les gens des uns des autres. Je pense sincèrement qu’Internet peut rapprocher les gens. Pour la petite histoire, j’ai rencontré une de mes meilleures amies via Internet et nous sommes toujours en contact aujourd’hui. Enfin, Internet (et donc ce blog) doit être un lieu d’échanges. Je suis ouverte au débat, du moment qu’il est constructif.

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Pourquoi un blog ?

Premièrement, parce que j’ai déjà eu différents blogs par le passé, notamment un blog où j’écrivais de la poésie quand j’étais ado ou simplement des blogs où je partageais mes écrits de fiction (nouvelles, « romans »…). Ensuite, cela fait écho à un des projets que j’avais dû monter pour mes TD de marketing en M1. Le projet était un prototype de guide pour personnes à mobilité réduite (étant moi-même dans ce cas) qui regrouperait les bonnes adresses et autres astuces en un seul ouvrage pour simplifier un peu la vie de ces personnes. Et le blog est une bonne solution pour partager son quotidien.

Pourquoi encre-lumiere ?

J’ai plusieurs passions dont l’écriture (comme vous avez pu vous en apercevoir plus haut), la littérature, le cinéma et la musique entre autres et le format du blog me permet de réunir tout cela au même endroit. Je vous ferais donc partager mes coups de cœur (ou pas) littéraires, cinématographiques et musicaux en plus de vous parler de temps en temps de mon quotidien.

Voilà, je crois que j’ai fait le tour pour cette petite présentation. Bonne visite sur Encre-Lumière !