[Découverte] Les ailes d’émeraude

A force de lire des livres, il arrive qu’on tombe sur des livres qu’on n’aime pas particulièrement. C’est le cas de celui-ci malheureusement mais je vais quand même vous en parler, des fois que mon article susciterait votre curiosité.

Couverture Les ailes d'émeraude

Les ailes d’émeraude est une série littéraire en plusieurs tomes. C’est le premier livre d’Alexiane De Lys publié en 2014 alors qu’elle n’a que 20 ans. Chapeau bas pour avoir réussi à se faire publier si jeune. Ce premier tome est assez conséquent et compte près de 700 pages, si l’on met de côté les remerciements à la fin. L’histoire en elle-même aurait pu m’intéresser puisqu’il s’agit d’une histoire purement fantastique et qu’habituellement ce genre ne me pose pas de problèmes. En plus la quatrième de couverture est plutôt alléchante et porteuse de promesses. Jugez plutôt :

« A bientôt 18 ans, Cassiopée est contrainte de quitter l’orphelinat où elle vit depuis l’accident qui a tué sa mère. Seule au monde et lâchée dans la ville, elle a la désagréable et persistante impression d’être suivie… Un soir, elle est violemment agressée par deux inconnus. Très mal en point, elle est sauvée par un mystérieux et séduisant garçon, Gabriel. Leur rencontre n’est pas un hasard. Grâce à lui, Cassiopée découvre sa véritable nature : elle appartient aux Myrmes, un peuple ailé doté incroyables pouvoirs sensoriels. En pleine métamorphose, la jeune fille se lance dans cet univers totalement nouveau avec l’espoir de percer, enfin, les mystères de son passé. »

Les ailes d’émeraude, Alexiane De Lys, Quatrième de couverture, éditions Nouvelles Plumes, 2014.

En fait, j’ai l’impression que l’histoire tient en un résumé et c’est dommage. Je n’ai pas réussi à entrer dans l’univers créé par l’auteur malgré des passages intéressants et plaisants à lire malgré tout. J’imagine que je n’ai pas accroché plus pour des raisons de style d’écriture, critère subjectif et variable d’une personne à l’autre. L’autre chose qui a sûrement contribuée à mon blocage est que l’histoire est censée avoir pour cadre Philadelphie et que je n’ai pas franchement eu l’impression d’être à Philadelphie même si je n’y suis jamais allée ; je n’ai pas trouvé cette « atmosphère américaine ». J’ai plus eu l’impression que l’auteur donnait pour cadre Philadelphie à son histoire pour justifier le fait d’y trouver des personnages surnaturels. J’espère me tromper mais j’ai eu le sentiment qu’elle ne connaissait pas son cadre, à savoir les Etats-Unis et je pense que c’est ce qui m’a le plus dérangé dans ma (courte) lecture.

[V.O] [Classique] Les Aventures d’Alice au Pays des Merveilles et De l’autre côté du miroir

J’ai terminé hier un classique de la littérature anglophone et par la même occasion, un classique de la littérature pour enfants que je n’avais encore jamais lu et que je pensais connaitre comme beaucoup de monde. Après coup, je peux affirmer que je ne connaissais pas si bien que cela l’oeuvre de Lewis Carroll que j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir sous un nouveau jour malgré la difficulté de la langue originale.

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Edition reliée des deux œuvres de Lewis Carroll à l’occasion du 150ème anniversaire de la parution en 2015, préfacée par Dame Vivienne Westwood qui a également signée la couverture très colorée. Illustrations de John Tenniel (illustrateur d’origine). Aux Editions Penguin Classics, coll. Vintage Classics pour la V.O

Les aventures d’Alice au Pays des Merveilles

Si vous êtes comme moi, vous devez probablement connaitre Alice à travers le film d’animation des Studios Disney (1951) qui a sans doute marqué votre enfance. Donc vous connaissez l’histoire de cette petite fille qui s’ennuie terriblement et dont l’ennui est interrompu par un lapin blanc  très étrange. S’en suit une multitude d’aventures haute en couleurs et en émotions fortes pour la petite Alice. Et le moins que l’on puisse dire c’est que les Studios Disney ce sont largement arrangés avec l’oeuvre d’origine. Si les premiers chapitres sont en tout point les mêmes dans le livre et dans le film d’animation, le dessin animé diffère assez rapidement du livre de Lewis Carroll. Le meilleur exemple que je peux vous donner, c’est absence du chapitre sur le Griffon et la Simili-Tortue (Mock-Turtle en anglais) ou bien l’ajout de passages qui trouvent normalement leur place dans la seconde partie De l’autre côté du miroir, notamment Tweedle-Dee et Tweedle-Dum pour ne citer qu’eux.

Tout ces éléments font qu’en réalité la lecture est plus déstabilisante qu’on ne l’imagine et on finit par découvrir une oeuvre bien plus riche et complexe qu’un simple dessin animé pour enfants. L’oeuvre est aussi légèrement plus sombre que le dessin animé dans le sens où l’on retrouve un côté un peu satyrique sous la plume de l’auteur. Je ne sais pas si cet aspect est estompé dans la traduction française, je suppose que non dans un souci de coller le plus au texte d’origine.

En conclusion, Les Aventures d’Alice au Pays des Merveilles est une oeuvre qu’on peut lire à n’importe quel âge avec des niveaux de lecture différents selon que l’on ait 7 ans ou bien 77 ans. Un mot enfin sur l’adaptation cinématographique de Tim Burton ; je suis la première à penser que Tim Burton et Alice c’est un peu la même chose au fond : tous les deux ne sont pas vraiment à l’aise dans la société dans laquelle ils vivent et tous deux s’en échappent grâce à la créativité. Burton aurait dû donc réaliser une bonne adaptation de l’oeuvre, ce qui n’a pas été le cas (de mon point de vue). L’adaptation de Burton est trop sombre, presque angoissante et n’évoque pas suffisamment le monde de l’enfance que Lewis Carroll décrit comme merveilleux, acidulé et pétillant au fil des pages, que l’on retrouve volontiers chez Disney (peut-être trop).

De l’autre côté du miroir

C’est sans aucun doute cette partie qui m’a donné le plus de fil à retordre. Je pense qu’il y a plusieurs raisons à cela. D’abord, je n’avais aucun point de comparaison, mis à part l’adaptation cinématographique de James Bobin de 2016 et produite par Tim Burton, qui, même si elle est un peu plus réussie que le premier volet (toujours de mon point de vue) n’a en fait pas grand-chose à voir avec le livre de Lewis Carroll. Et la deuxième raison réside dans l’oeuvre elle-même puisque l’auteur prend un malin plaisir à tordre la langue dans tous les sens pour la déconstruire et reconstruire quelque chose de nouveau derrière, ce qui rend de fait la lecture assez compliquée, l’homme (et donc le lecteur) étant généralement avide de sens.

De l’autre côté du miroir n’a pas de sens à fournir au lecteur ; c’est un voyage au pays du non-sens où il faut courir pour rester sur place et où l’on étanche sa soif en mangeant des biscuits secs. De quoi être totalement perdus et déstabilisés si l’on considère qu’il s’agit d’une oeuvre pour enfant puisque l’enfant ne peut pas comprendre toutes les subtilités du langage. Pour autant, il s’agit d’une oeuvre pour enfant puisqu’un enfant ne cherche pas a priori le sens des choses qui l’entourent. Ensuite, il y a bien sûr la thématique « de l’autre côté du miroir », qui d’entre vous ne s’est jamais créer un monde imaginaire dans sa chambre ou en extérieur, dans un jardin par exemple ? Et enfin, il y a la présence de la poésie et des comptines (notamment à travers le personnage de Humpty Dumpty) qui inscrivent véritablement l’oeuvre dans la littérature pour enfant.

[Contemporain] Les saisons de la nuit

Tout d’abord, je tiens à m’excuser pour mon absence involontaire ces jours alors que j’avais prévu d’écrire un article sur cet ouvrage bien plus tôt mais je n’ai plus de connexion Internet au domicile familial alors j’ai quelque peu modifié mes plans en espérant que le problème soit assez vite résolu du côté de l’opérateur. Cependant, je ne suis pas revenue pour vous parler des aléas d’Internet dans le détail mais pour vous présenter le livre que j’ai terminé en tout début de mois (le 4 mai), Les saisons de la nuit de Colum McCann.

Couverture Les saisons de la nuit

Je tiens à préciser que c’est une relecture et que c’est un livre que j’avais beaucoup aimé mais que j’avais eu un peu de mal à finir à l’époque. Cette fois-ci ce fut plus rapide et j’ai eu moins de difficulté à plonger dans une des deux histoires, peut-être parce que je lisais deux chapitres par jour mais avec grand plaisir. Le livre compte 320 pages pour 14 chapitres pas toujours équivalents.

Les saisons de la nuit donc, écrit en 2007 et qui a révélé son auteur Colum McCann au grand public, suit en premier lieu deux personnages dans deux époques bien différentes avec pour fil conducteur le tunnel qui passe sous l’Hudson à New-York. La première histoire raconte la vie de Treefrog (rainette en français), un sans-abri qui tente de survivre à l’hiver glacial de 1991 et qui a trouvé refuge dans un renfoncement du tunnel. Le narrateur nous raconte les journées de cet homme, tombé plus bas que terre (au sens propre comme au sens figuré), son existence faite de petits rien qu’il partage avec plusieurs compagnons d’infortune.

Couverture Les saisons de la nuit 2

La deuxième histoire est beaucoup plus lumineuse sans être plus légère sur le fond. Elle retrace la fictive de Nathan Walker, ouvrier Noir sur le chantier du tunnel en construction. J’ai trouvé cette histoire plus intéressante à lire bien que les deux soient liées et finissent par se rejoindre à la toute fin du roman qui a pour toile de fond ce tunnel d’un bout à l’autre.

Le récit est un jeu d’ombres et de lumière très poétique et à la fois très cru. Les personnages sont tous des écorchés à vif avec leurs fêlures et leurs espoirs d’une vie meilleure. Cela dit, si le livre parait très sombre, il se finit sur une note optimiste qui se prête à l’interprétation de chaque lecteur. C’est un livre que j’avais découvert lors d’une édition des Assises Internationales du Roman organisée par la Villa Gillet à Lyon et j’avais pu voir l’auteur discuter de son œuvre littéraire et j’avais été très emballée, notamment par les thèmes abordés dans Les saisons de la nuit. Il faut savoir que Colum McCann est un auteur irlandais qui réside à New-York et de mon point de vue, ses livres sont en filiation directe avec Frank McCourt, un autre auteur irlandais aujourd’hui décédé.

A voix haute, pour l’amour des mots.

Je n’ai pas pour habitude d’aller voir des documentaires au cinéma et pour plusieurs raisons. Tout d’abord parce que ce n’est pas un genre que j’affectionne particulièrement et puis je préfère aller voir les blockbuster la plupart du temps parce que j’ai l’impression qu’au moins, je ne vais pas être déçue et enfin, et c’est sûrement très idiot mais pour moi, le documentaire se regarde à la télé ou en tout cas, sont disponibles plus largement à la télé. Je suis donc sortie de ma petite zone de confort, ne sachant très honnêtement pas à quoi m’attendre après avoir lu plusieurs fois le synopsis. Je n’ai pas regardé la bande-annonce pour ne pas influencer mon avis positif ou négatif sur ce documentaire.

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Synopsis que voici : 

Chaque année à l’Université de Saint-Denis se déroule le concours « Eloquentia », qui vise à élire « le meilleur orateur du 93 ». Des étudiants de cette université issus de tout cursus, décident d’y participer et s’y prépare grâce à  des professionnels (avocats, slameurs, metteurs en scène…) qui leur enseignent le difficile exercice de la prise de parole en public. Au fil des semaines, ils vont apprendre les ressorts subtils de la rhétorique, et vont s’affirmer, se révéler aux autres, et surtout à eux-mêmes. Munis de ces armes, Leïla, Elhadj, Eddy et les autres, s’affrontent et tentent de remporter ce concours pour devenir « le meilleur orateur du 93 ».
Ce documentaire (réalisé par Stéphane de Freitas et Ladj Ly) est passé sur France 2 au mois de novembre je crois donc peut-être l’avez-vous vu à ce moment-là. En fait, on se laisse porter au fil des mots et de la préparation de ces étudiants venus d’horizons bien différents. Et puis, le documentaire s’évertue à donner une bonne image de Saint-Denis. Même si on sait qu’il y a des gens bien de partout, dans les villes, dans les banlieues, dans les campagnes, ça fait du bien d’en avoir la preuve pour tordre le cou aux idées reçues.

Je s’appelle Groot

Non, non ce n’est pas la réécriture de Je est un autre vers Boloss. Pour les non-initiés Groot est un des nombreux personnages de l’univers Marvel. Personnage qui ressemble à un arbre et qui ne sait dire qu’une phrase : « Je s’appelle Groot » (I am Groot en VO) et qui est affilié aux Gardiens de la Galaxie. Parce que comme j’avais le choix entre sortir au cinéma aujourd’hui et rester chez moi à faire plus ou moins la même chose que les autres jours, c’est-à-dire pas grand-chose… j’ai vite fait mon choix. D’autant que les Gardiens de la Galaxie, vol. 1 est passé hier à la télé. Je pouvais pas faire mieux même si cela s’apparente à du Binge-watching de Marvel.

Les Gardiens de la Galaxie, vol. 2

Ah la famille ! Que c’est compliqué parfois que ce soit avec la famille que l’on a ou celle que l’on se choisit. C’est partout pareil, même aux confins de la galaxie… C’est compliqué oui mais ça ne veut pas dire qu’on ne peut pas compter les uns sur les autres. C’est le message principal du film, peut-être un peu bateau, peut-être un peu déjà-vu mais c’est un Marvel donc on sait à quoi s’attendre. En tout cas, on retrouve avec grand plaisir Quill et sa bande disparate mais c’est que du bonheur !

Le duo formé par Rocket et Drax est à mourir de rire, j’aime tellement le personnage de Drax que c’est jubilatoire de voir ces deux-là ensemble. Après, j’aime beaucoup la paire Rocket/Quill qui se contredit souvent mais qui s’aime profondément, c’est certain. En revanche j’ai beaucoup plus de mal avec le couple Quill/Gamora… Je trouve qu’ils ne s’accordent pas bien ensemble mais c’est un détail. Les nouveaux venus ne sont pas en reste et s’intègrent bien aux personnages déjà connus, notamment Mantis.

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Comme d’habitude, c’est un Marvel avec un rythme très enlevé, une bande son qui déchire et colle au film. Et puis bien sûr il y a le fameux caméo de Stan Lee, que j’ai trouvé un peu moins bon que dans certains autres Marvel, mais ce n’est que mon humble avis. Pour finir, les scènes post-générique (au nombre de 5) sont cool et font leur petit effet, c’est-à-dire, annoncer la suite mais je ne vous en dis pas plus. Pour vous faire votre propre idée, il ne vous reste qu’une chose à faire (enfin deux) : aller voir le film et rester jusqu’à la fin. Bonne séance !

Note : 8/10.

Les Editions du Camion Blanc

Cet article est un peu différents des autres parce que j’ai décidé de vous présenter plusieurs livres dans un seul et même article pour la raison suivante : il s’agit de biographies ou autobiographies, toutes publiées chez le même éditeur : Camion Blanc. Cela me semblait plus logique de procéder ainsi parce qu’à part me répéter d’un article sur l’autre et vous éclairer un peu sur mes goûts musicaux, il n’y avait pas d’intérêt majeur à séparer les ouvrages les uns des autres.

Les Editions du Camion Blanc

Cette maison d’édition a pour slogan « L’éditeur qui véhicule le rock ! » et pour cause, ils se sont spécialisés dans les ouvrages consacrés à la musique, que ce soit des anthologies sur une période donnée, des travaux universitaires ou plus largement des biographies et autographies d’artistes. Certains de ces ouvrages sont des traductions évidemment. Il est important de noter que les Editions du Camion Blanc existent depuis 1992 ou 1994 (les sites consultés diffèrent sur ce point) et ont publiées plus de 400 ouvrages depuis.

Editions Camion BlancPour ma part, j’ai découvert cette maison d’édition avec le groupe de glam metal Mötley Crüe (1981-2015) car je voulais absolument lire leur autobiographie, connaissant de loin la réputation pour le moins sulfureuse du groupe et comme c’était une de mes principales passions quand j’étais au lycée, j’ai foncé lorsque j’ai trouvé l’ouvrage traduit en français. J’aurais très bien pu le lire en anglais mais à l’époque je n’étais pas sûre de me sentir à l’aise avec le vocabulaire utilisé et puis je n’avais envie de débourser une fortune en frais de port.

Mötley Crüe, The Dirtdirt_maxi[1]

Je crois que c’est la meilleure autobiographie que j’ai lue jusqu’à présent. L’adage veut que ce soit « Sexe, Drogues et Rock’n’roll » et bien, cela n’a jamais été aussi vrai que dans The Dirt (dont le titre français aurait pu être La crasse). C’est un de mes meilleurs moments de lecture tellement certains passages sont invraisemblables, improbables et inimaginables pour le commun des mortels… L’autre aspect intéressant de cette autobiographie, c’est que les membres du groupes du groupe ne s’épargnent rien et ne cherchent pas à passer sous silence les épisodes les plus sombres de leurs vies respectives.

Vince Neil, Tattoos & Tequila – Descente aux Enfers et retour en grâce d’une bête de scène

Toujours en rapport avec Mötley Crüe, l’autobiographie du chanteur du groupe Vince Neil. Pour vous donner le contexte, j’avais lu juste avant l’autobiographie du bassiste et leader Nikki Sixx. Autobiographie passionnante sous forme de journal intime qu’il a tenu pendant un an lorsqu’il était au plus mal (The Heroin Diaries). J’avais donc un accès direct à ses pensées, à sa vision des choses parce qu’en fait, il faut savoir que The Dirt a été écrit à 8 mains et que donc forcément, chacun des Mise en page 1membres n’a pas abordé en détail tout ce qu’il voulait et j’avais tellement une bonne opinion de l’autobiographie collective et de celle de Nikki Sixx que j’ai voulu tenté celle de Vince Neil…

J’aurais mieux fait de m’abstenir. Le livre se présente sous forme d’un entretien avec un journaliste et Vince Neil passe son temps à dire qu’on lui a dit d’écrire telle et telle choses pour que The Dirt se vende mieux quand il ne règle pas ses comptes avec les autres membres du groupe. Bref, une torture pour moi ; je n’ai d’ailleurs jamais été au bout et je ne regrette pas d’être passée à autre chose ensuite. Cela dit, dans le peu que j’en ai lu, il y avait quelques vérités sur lui, sur les autres membres et le groupe en général.

Mark Eglinton, James Hetfield le loup de Metallica

La raison du pourquoi j’ai fait cet article. Metallica est un de mes groupes préMise en page 1férés et j’ai tous leurs albums sauf le dernier que je n’ai pas encore acheté mais il est prévu dans ma liste. Pour en revenir à l’ouvrage de M. Eglinton, c’est une biographie du Frontman de Metallica, James Hetfield. Le livre est intéressant et se lit rapidement mais à mon sens, il manque de profondeur. Je pense que cela s’explique par le fait que l’auteur est un fan indéniable de Metallica et il  extrapole sur des évènements relatifs à la vie privée de James Hetfield ou à son état d’esprit. Enfin ce n’est pas étonnant quand on sait que la biographie en question est une biographie non-officielle et surtout non-autorisée. J’ai eu un sentiment étrange en lisant ce livre : ai-je bien fait de l’acheter, de le lire ? Un sentiment assez dérangeant en somme mais je ne regrette pas de l’avoir lu.

Chez le même éditeur, il me reste à lire l’autobiographie de Slash des Guns’n’Roses et la biographie non-officielle et non-autorisée de Dimebag Darrell de Pantera. Sachant que je m’attends à trouver à peu près les mêmes ingrédients que dans les ouvrages présentés ci-dessus. Voilà j’espère que ça vous a plu !

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[V.O] Némésis

Némésis (ou Nemesis) est 31ème et dernier roman de Philip Roth, auteur américain de renommée internationale. Il est paru en 2010 aux Etats-Unis et en 2012 en France aux éditions Gallimard. Et c’est un petit livre (280 pages en VO) que j’ai relu avec autant de plaisir qu’à ma première lecture lorsqu’on me l’avait offert pour Noël il y a quelques années de ça.

De quoi parle ce petit livre ?

Le récit se déroule en majeure partie pendant l’été 1944 aux Etats-Unis dans le quartier juif de Newark dans le New Jersey et raconte l’histoire d’Eugene « Bucky » Cantor, directeur d’un centre sportif pour enfant et prof de sport. Très soudainement, la vie du très animée de ce quartier se trouve chamboulée par l’apparition de la poliomyélite qui se propage très rapidement dans le quartier, touchant en premier lieu les enfants dont s’occupe Bucky.

Couverture Nemesis

Pourquoi j’ai aimé ce livre ?

Le livre est relativement court et se lit rapidement, malgré quelques termes un peu techniques relatifs à la maladie et sa prise en charge à l’époque. Ensuite, j’ai beaucoup aimé le fait que l’histoire soit racontée par un narrateur qui se trouve être un personnage secondaire et du coup, ce narrateur a suffisamment de recul pour émettre un jugement ou non sur les évènements quelque peu dramatique parfois.

Parce qu’effectivement, Nemesis peut être considéré comme une tragédie moderne, le titre étant un premier indice puisque dans la mythologie grecque, Némésis, fille de la Déesse Nyx, est la Déesse de la Vengeance en charge notamment de punir l’hubris des hommes. Je ne vous en dis pas plus sur ce sujet pour ne pas vous révéler la fin du roman.

Et puis sur un autre plan, le relire maintenant dans cette époque troublée politiquement apporte une dimension qu’il n’y avait pas je pense, lorsque je l’ai lu la première fois et je pense que ce qui se passe aux Etats-Unis actuellement n’y est pas étranger. En effet,  le roman se passe aux Etats-Unis, pendant la guerre et dans une communauté juive et le héros bien que de confession juive lui aussi, passe son temps à chercher un raison à tout ce qui se passe pendant qu’une sorte de psychose inquiétante s’installe et s’intensifie autour de lui au fur et à mesure que l’épidémie de polio progresse. Il y a de très belles pages dans le livre sur comment un simple évènement, en apparence anodin, peut progressivement se transformer en psychose et/ou diviser une société, une communauté en voulant à tout prix chercher un bouc émissaire.

[Revue littéraire] America 1/16

Revue America

Comme vous l’avez peut-être remarqué, j’ai plutôt tendance à lire des ouvrages de littérature américaine ou des ouvrages directement en anglais (que ce soit de l’anglais britannique ou de l’anglais américain) et donc j’ai un penchant plutôt prononcé à orienter mes lectures en ce sens. C’est le cas avec la revue littéraire America.

Avant toute chose, je tiens à préciser que personne ne m’a demandé d’écrire un article sur cette revue et que je le fais uniquement parce que j’ai envie de vous faire partager cette découverte que j’ai jugé suffisamment intéressante pour que la revue ait sa place ici. J’écris donc cet article avec une liberté totale même si j’ai rempli un bulletin d’abonnement afin de recevoir les numéros suivants.

America, l’Amérique comme vous ne l’avez jamais lue

Cette revue littéraire c’est d’abord l’histoire d’un pari : celui de parvenir à publier un magazine avec un contenu fourni chaque trimestre pendant quatre ans quel que soit le nombre d’abonnés ou de lecteurs ponctuels. America s’est aussi fixé un objectif : mettre en lumière l’Amérique de « l’Ere Trump » afin de montrer cette réalité qu’on a parfois du mal à accepter mais aussi et surtout, montrer toutes ces petites poches de résistances que sont la littérature, le cinéma et plus généralement la culture. C’est pour cette raison que cette revue (ou magazine) durera seulement 16 numéros, le temps du mandat présidentiel américain.

Evidemment, la revue est clairement marquée politiquement parlant et c’est une évidence lorsqu’on analyse le concept de cette dernière. Cela dit, les reportages réalisés sur place sont suffisamment objectifs pour ne pas tomber dans des raccourcis ou des caricatures trop faciles. Reste que l’autre aspect passionnant de cette revue, c’est la littérature. Pour ce premier numéro, America propose d’interroger la place de la littérature et de ses auteurs dans la société ; ce que doit et ce que peut la littérature. Je suppose que cette thématique sera présente dans les autres numéros avec d’autres auteurs, d’autres ouvrages et d’autres personnalités quelles soient anglophones ou francophones.

Revue America 2

Je pourrais éventuellement vous faire la liste des auteurs et personnalités qui ont participés à la rédaction de ce premier numéro mais ce ne serait pas très productif. Sachez juste que François Busnel (La Grande Librairie sur France 5) s’entretient avec Toni Morrison, grande dame de la littérature noire américaine et que la revue contient également une nouvelle inédite de Francis Scott Fitzgerald, tirée d’un recueil de nouvelles lui aussi inédit : Je me tuerais pour vous ; vous trouverez aussi le premier chapitre du nouveau roman de Jay McInerney, pas encore paru en France.

Un dernier point pour vous signaler que la revue est très soignée, tant au niveau du contenu que de la forme : c’est coloré, l’iconographie est magnifique. A noter quand même que la revue fait 192 pages et donc qu’elle ne se lit pas d’une traite ! Sur ce, je vous dis à dans trois mois pour le prochain numéro de America (peut-être…).

[Beau livre] Le Silmarillion

Après une série d’articles sur les deniers films que je suis allée voir, je me suis dit qu’il fallait que je m’occupe de la partie littéraire de ce blog puisque c’était son but premier : vous parler de littérature. Donc j’ai lâché un peu mon ordinateur afin de finir Le Silmarillion de ce cher J. R. R. Tolkien, commencé il y a plus d’un mois.

Couverture Silmarillion

Evidemment, ce livre s’adresse avant tout aux fans de l’univers du Seigneur des Anneaux. Cela va de soit, puisque le Silmarillion regroupe des contes et légendes écrits par Tolkien afin de retracer la création de la Terre du Milieu ainsi que son évolution au cours du Premier Age. L’accent est porté sur les créateurs de la Terre du Mileu, les Ainurs mais aussi sur les Elfes et les Premiers Hommes. C’est d’ailleurs dans le Silmarillion que l’on trouve le magnifique conte de « Beren et Luthien », conte que Tolkien aurait écrit pour célébrer l’amour qu’il portait à sa femme (ce qui ce comprend lorsqu’on tombe sur cette phrase :

« Et j’ai trouvé ici, non pas ce que je cherchais, mais ce que je voudrais garder toujours. » Tolkien, Le Silmarillion, p.164. Ed. Christian Bourgois.

Difficile de faire plus belle déclaration d’amour que ce conte très honnêtement, en tout cas dans l’univers de Tolkien.

Pour revenir plus en détail sur l’ouvrage, il est a classé dans la catégorie des Beaux livres et malheureusement, l’appareil photo de mon téléphone ne rend pas justice aux sublimes illustrations de Ted Nasmith, raison pour laquelle je n’ai pris que la couverture. Le livre est assez lourd, relié à la manière d’anciens ouvrages et est édité aux Editions Christian Bourgois. Comme dans l’édition du Seigneur des Anneaux, on retrouve à la fin du Silmarillion des annexes portant sur la généalogie de différents personnages important et également des indications sur la prononciation du langage des Elfes et leur variantes dans les différentes langues, qu’elles soient elfiques ou non.

Pour finir, les illustrations ajoutent du charme à ce livre monde et bien évidemment, pour peu qu’on accroche à cet univers, (malgré sa complexité) on part en voyage immédiatement et pour longtemps.

Un conte aussi vieux que le monde…

Bonsoir tout le monde !

En ce mercredi, jour de sortie de La Belle et la Bête de Bill Condon pour les Studios Disney, je n’ai pas pu résister et je suis donc allée dans mon cinéma préféré à la séance de 11h, en VO bien évidemment. Attention, l’article peut contenir d’involontaires spoilers ! Donc je vous conseille de lire mon article après avoir vu le film… Vous êtes prévenus. Maintenant, si vous le voulez bien, remontons le temps 20 ans en arrière…

Histoire éternelle…

En effet. La Belle et la Bête date en fait de 1740 et a été écrit par Gabrielle-Suzanne de Villeneuve mais le conte a connu le succès grâce a la version simplifiée de Jeanne Marie Leprince de Beaumont en 1756. En 1899, l’œuvre connaît sa première adaptation cinématographique et compte désormais une quinzaine d’adaptations, rien qu’en films ; je ne parle pas des comédies musicales, bien que la version de 2017 fasse grandement référence à l’univers des comédies musicales avec des Easter Eggs savamment dissimulés tout au long du film… A ce propos, passons maintenant à la critique du film en tenant compte de certains Easter Eggs : ATTENTION SPOLERS !

La Belle et la Bête.

1997 – Dessin animé des studios Disney qui reste à ce jour un de mes préférés, si ce n’est mon préféré…

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2017 – L’adaptation ou reboot du dessin animé… On pourrait dire que la boucle est bouclée mais pas tout à fait. Explications.

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Oui c’est un reboot mais en même temps, le film et l’histoire sont résolument modernes et c’est une très bonne chose que Disney s’adapte à son temps. Les choses ont changées en 20 ans, n’est-ce pas ? Et personnellement, j’ai enfin compris pourquoi Lefou s’appelait Lefou… Il était temps au bout de 20 ans. Mais là encore, il faut voir le film pour comprendre et je trouve que Disney a très bien joué son coup et que l’explication est amenée tout en finesse et qu’il n’y a rien d’extravagant ou choquant. Bien joué, Disney et Bill Condon vraiment ! Une belle surprise.

Ensuite, pour parler plus en détail des Easter Eggs, Mme Villeneuve a le droit au sien. Joli clin d’œil… Sinon il faut mentionner les très belles références aux comédies musicales La Mélodie du bonheur avec Julie Andrews ou encore Chicago… A vous de voir si vous retrouvez ces « moments » dans le film, c’est très subtil. Bien sûr, il y en a pleins d’autres de références mais je ne peux évidemment pas toutes vous les lister : il ne faut pas gâcher la magie…

Pour en revenir au film à proprement parler, ne vous attendez pas à un remake du dessin animé ou vous serez déçus : des scènes ont été ajoutées pour la cohérence et de nouvelles chansons ont été composées pour l’occasion mais rassurez-vous : cela reste la Belle et la Bête et en fin de compte, tout y est. En fait, je pense que Bill Condon s’est un peu plus basé sur le conte d’origine qu’on veut bien nous le dire, notamment avec le livre magique (dont j’avais oublié l’existence très franchement) et ça marche du début à la fin.

Pour finir, un dernier mot sur le casting et les acteurs plus généralement. Je vais éviter de vous bassiner avec le couple Emma Watson et Dan Stevens parce qu’ils ont beaux être géniaux, j’ai plus été bluffée par les personnages « secondaires » comme Ewan McGregor qui joue Lumière, le candélabre et Ian McKellen qui joue Big Ben l’horloge. Si vous avez l’occasion foncez voir la VO juste pour apprécier le travail sur l’accent so Frenchie de ces deux-là, c’est incroyable ! Emma Thompson est géniale aussi en Mrs. Samovar (Potts en anglais). Voilà, j’espère vous avoir donné envie d’y aller sinon je ne sais plus quoi … Ah si !

Céline Dion chante une nouvelle fois le générique de fin. L’histoire ne dit pas si elle a été récompensée par Oscar pour celle-ci… Bon film !

Note : 8,5/10.

PS : Je pense que le prochain reboot de Disney sera le Bossu de Notre-Dame… Allez voir le film d’abord. On en reparle après !