Le talon d’Achille Poirot

Ah les séances de ciné matinale ! La joie d’être seule ou seulement deux dans la salle. Cela va finir par devenir une habitude, croyez-moi. Toujours est-il que cette fois-ci, c’était pour Le Crime de l’Orient-Express (Murder on the Orient-Express), adapté du roman éponyme de cette chère Agatha Christie et réalisé par Kenneth Branagh. Film ni très bon, ni très mauvais et je vous explique pourquoi dans quelques instants. Accrochez-vous embarquement imminent !

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L’équilibre fragile d’un film « chorale » qui tient néanmoins la route

On retiendra le travail et la performance d’acteur de Michelle Pfeiffer (Madame Hubbard) et Kenneth Branagh (Hercule Poirot) qui sortent tous les deux un peu du lot et font que le film reste sur les rails. Cependant, je trouve qu’il faut toujours se méfier de ce genre de film, au casting cinq étoiles, qui n’apporte pas grand-chose hors mis un nom prestigieux de plus dans la liste des acteurs crédités au générique de fin. Prenez par exemple le rôle tenu par Judi Dench, la princesse Dragomiroff ; Judi Dench l’interprète parfaitement mais il me semble que dans le livre, son nom revient plus régulièrement. Et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

Je sais aussi qu’étant tiré du roman d’Agatha Christie, l’adaptation doit faire quelques concessions vis-à-vis de l’œuvre de départ, pour des questions de temps, de pertinence… Après tout, une adaptation est toujours un parti pris et malgré des personnages supprimés ou modifiés pour mieux correspondre physiquement aux acteurs qui tiennent les rôles, j’ai noté quelques trouvailles qui valent le détour de la réalisation. Un petit plus non négligeable.

Une bonne réalisation avec de bonnes idées

Je ne suis pas une experte en réalisation et ce qu’a fait Branagh, d’autres l’ont sûrement fait avant lui, peut-être même sur des films policiers. Cela dit, certaines séquences sont vraiment mise en valeur par l’angle de la caméra et/ou le traitement de l’image. Heureusement pour le film, il s’agit des points clé de l’histoire. On peut citer notamment la découverte du corps par M. Poirot, M. Bouc et M. Arbuthnot, le médecin, ou encore quelques interrogatoires particulièrement bien scénarisés et filmés.

Autre point positif, les costumes ! C’est tout bête mais c’est un détail auquel je prête très facilement attention. Ici, rien à déclarer, les costumes sont fidèles à l’époque et réalistes. Un bon point même si cela parait logique et attendu.

Je le redis ici mais les personnages, bien que stéréotypés, sont fidèles aux doubles littéraires, grâce à un gros travail sur les différents accents qui existent lorsqu’on parle anglais et que ce n’est pas notre langue maternelle. Malheureusement, il y un gros point négatif qui m’a empêché d’apprécier pleinement le film et qui concerne les personnages.

mais un Hercule Poirot pathétique

Quand je vous disais les personnages, j’aurais peut-être dû préciser Hercule Poirot dès le départ. J’ignore si c’est un effet de mode des films tournés actuellement, mais cette manie de vouloir introduire des histoires d’amour compliquées ou impossibles dans des adaptations afin que le résultat soit plus vendeur, cela me sort par les yeux ! C’est un procédé qui me donne la nausée et envie de vomir.

Jamais dans aucun des livres que j’ai lu d’Agatha Christie, il n’est question d’une femme que Hercule Poirot aurait aimé profondément et qui serait disparue désormais… Un peu comme James Bond, vous voyez l’idée ?… Sauf que pour James Bond, cette femme existe vraiment, je ne suis pas sûre que ce soit le cas pour Hercule Poirot. Remarquez, je me trompe peut-être, je n’ai pas lu tous les livres qui mettent en scène des enquêtes de M. Poirot. Quoiqu’il en soit, je comprends l’idée et dans l’absolu elle n’est pas mauvaise puisqu’elle est là pour donner plus de profondeur au personnage, plus d’humanité aussi. Seulement j’ai trouvé cette idée très maladroite et mal pensée. Le problème c’est qu’on tombe très vite dans le Pathos et c’est pour ça que je disais qu’Hercule Poirot était pathétique alors qu’il devrait juste être drôle et attachant par ses excentricités. Désolée Kenneth mais les seuls Hercule Poirot qui ont mon admiration sont Peter Ustinov et David Suchet, comprendra qui pourra…

Conclusion

Le Crime de l’Orient-Express est un film qui dure près de 2 heures avec un bon rythme et où l’on ne s’ennuie pas. L’excellente performance de certains acteurs est toutefois déséquilibrée par le nombre de têtes d’affiche et le scénario se retrouve vite englué dans un Pathos plus qu’inutile et indigeste pour le spectateur. Heureusement qu’une bonne réalisation sauve un peu le reste et qu’en fin de compte, le plus gros du scénario repose sur l’œuvre d’Agatha Christie. Maintenant toute la question est de savoir si Kenneth Branagh va remettre le couvert avec Mort sur le Nil (Death on the Nile)… En tout cas en attendant rien ne vous empêche de vous replonger dans les livres d’Agatha Christie !

Note : 10/20.

[Contemporain] Les Derniers jours de Rabbit Hayes

J’aurais peut-être dû choisir un autre livre pour le dernier article littéraire de l’année… Cela dit, je n’avais qu’à m’en tenir à ma liste et ne pas prendre le retard que j’ai accumulé ces derniers mois. Au moins, quand j’ai acheté ce livre, je savais à quoi m’attendre : tout était dans le titre et dans le résumé en quatrième de couverture, donc à partir de là, aucun moyen de se plaindre et de geindre que l’on est floués sur la marchandise. Dans ces cas-là il ne reste qu’une chose à faire en tant que lecteur ou dans mon cas lectrice, et c’est de lire le livre. Ce que j’ai fait en 8 jours.

Les Derniers jours de Rabbit Hayes, un premier roman en demi-teinte pour Anna McPartlin

J’avais beau savoir dans les grandes lignes de quoi il en retournait, mon ressenti sur ce livre est en fait très changeant et je ne sais pas si c’est une bonne chose lorsque l’on doit rédiger un article derrière. En fait mon ressenti va de paire avec l’achat du livre et je me souviens comment ça s’est passé et peut-être que l’achat lui-même aurait dû me mettre la puce à l’oreille, j’en sais rien. Toujours est-il que la première fois que j’ai aperçu ce livre dans ma librairie fétiche, il était mis en avant et j’ai immédiatement flashé sur cette adorable couverture fleurie très flashy. Mais vous connaissez le proverbe aussi bien que moi, non ? Celui sur la couverture… donc j’ai lu consciencieusement le résumé en quatrième de couverture et on aurait dit que je m’étais brulée ou quelque chose comme ça, tellement j’ai reposé l’ouvrage à sa place précipitamment. Je ne me souviens plus si je suis ressortie de la librairie avec des livres sous le bras ce jour-là mais en tout cas, il n’en faisait définitivement pas partie. Et puis je ne sais pas trop ce qui s’est passé mais quelques temps plus tard, j’y suis retournée dans ma librairie et ce roman était toujours-là, à me faire de l’œil avec sa couverture pimpante. J’ai donc relu le résumé et cette fois, je suis passée à la caisse le livre, sous le bras (sans doute avec d’autres d’ailleurs, j’achète rarement un seul livre). Qu’est-ce que je risquais ? Au mieux, ce serait une agréable surprise qui vaudrait un article assez dithyrambique ici et au pire, je rejoindrais la liste des gens qui achètent leurs livres sur un critère : la couverture, et sont déçus parce qu’il ne s’attendaient pas à ça avec en prime l’article qui va avec. Mais dans les faits, c’est un peu plus compliqué que ça…

Couverture Les Derniers jours de Rabbit Hayes

J’ai fini ma lecture il y a peut-être une demie heure (il est 21h au moment où j’écris ces quelques lignes), ou peut-être plus… et je suis perplexe : je suis tellement partagée sur ce livre que je ne sais absolument pas par quoi commencer : les points positifs ou les points négatifs ?… Je sais bien que quoi qu’il en soit, mon article influencera votre envie ou non de lire ce livre. Néanmoins, je ne voudrais pas donner une teinte trop négative à cet article au risque de vous faire fuir, ni être trop positive car ce ne serait pas cohérent avec mon ressenti et avec l’histoire qui est une histoire triste, rappelons-le encore une fois. Je crois que je vais improviser, sans trop essayer de lister les arguments positifs ou négatifs ; après tout, ce roman est fait de beaucoup choses qu’elles soient positives ou négatives et puis chaque ressenti est unique. Je vous livre le mien, ensuite ce sera à vous de vous faire votre idée si ce roman vous intrigue suffisamment.

« Neuf jours. C’est ce qu’il reste à vivre à Mia Hayes, surnommée affectueusement ‘Rabbit’. Neuf jours, après plusieurs mois de combat – parce que Rabbit est une battante, une Irlandaise bien trempée. A son chevet, famille et proches se relaient en un joyeux ballet de souvenirs. Entre silences, gaffes et fous rires, toutes la vie de Rabbit ressurgit alors : l’enfance, l’adolescence, Johnny son grand amour, et Juliet sa fille de 12 ans – une certaine idée du bonheur… Au fil des jours tous s’interrogent sur leur vie et accompagnent Rabbit dans un voyage émotionnel d’une grande intensité. Quel meilleur bagage pour partir vers la lumière ? »

Anna McPartlin, Les Derniers jours de Rabbit Hayes, Quatrième de couverture. Ed. Pocket.

Je reconnais que l’histoire se tient, notamment grâce à la temporalité et aux nombres de personnages réduits, ce qui permet de ne pas perdre le fil. Seulement la narration à la troisième personne m’a un peu dérangée dans le sens où je crois qu’en tant que lectrice, j’aurais préféré un point de vue interne pour chaque personnage et pas une narration à la troisième personne centrée sur chacun des personnages tour à tour. La narration à la troisième personne amène toujours une distance entre le récit et le lecteur je trouve, et j’ai le sentiment que l’histoire perd en intensité et en émotion.

Ensuite, j’ai eu beaucoup de mal à m’attacher à certains personnages. Je pense à Molly, la mère de Rabbit. Pourtant elle est décrite avec des qualificatifs qui me plaisent beaucoup d’habitude : un peu excentrique, aimante, entière et j’en passe mais je n’ai vraiment pas accroché et c’est dommage parce que c’est un des personnages centraux, étant donné son rôle dans l’histoire. Heureusement que des personnages comme le frère ou la meilleure amie de Rabbit sont plus accessibles et rendent la lecture un petit peu plus drôle et plus agréable. Cela dit à ma décharge et heureusement : je n’ai jamais été confrontée au cancer directement. Je ne peux pas savoir comment je réagirais face à cela – je ne veux pas le savoir d’ailleurs mais peut-être que je réagirais de la même façon que l’un ou l’autre des personnages. Donc je pense pouvoir affirmer que les personnages dépeints dans ce roman sont plutôt réalistes malgré tout.

Enfin les situations s’enchainent logiquement et le rythme est bon, on ne s’ennuie pas et il n’y a pas de flottements (si l’on exclu l’envie que l’on a de secouer certains personnages par moments). Et chose non négligeable, le livre se lit rapidement et aucune page n’est superflue, le tout sans être larmoyant et plombant. Si jamais vous voulez lire ce livre, notez bien que les 15 dernières pages sont absolument magnifiques et bouleversantes, ce qui contribue à la fois au déséquilibre du récit, autant qu’à rattraper une histoire assez moyenne et qui ne restera pas dans les mémoires. Mais ces 15 dernières pages font partie des meilleures pages que j’ai jamais lu.

Article rédigé le 28/12/17

La tête dans les étoiles

J’espère que les fêtes de fin d’année se passent idéalement pour vous et que vous avez eu les présents que vous espériez, même si ce n’est pas la chose la plus importante dans les traditions liées à Noël. En ce qui me concerne, tout s’est très bien passé je suis ravie d’avoir pu passer un moment en famille.

J’ai toujours associé les fêtes de Noël à Star Wars. Pas nécessairement parce que les différents films de la Saga sortent aux alentours de cette période mais pour moi, Star Wars c’est un peu un conte de Noël et puis il faut dire aussi que c’est toujours un plaisir pour moi de voyager « dans une galaxie très, très lointaine » en famille. Pour faire court, ce huitième épisode n’a pas dérogé à la tradition, si on peut dire ça comme ça.

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Premièrement, j’aimerais que l’on m’explique pourquoi les gens trouvent ce huitième opus horrible et le déteste tant. J’ai vraiment du mal à comprendre parce que même si ce n’est pas un chef-d’œuvre, il n’y a pas de quoi le jeter aux ordures. Je reconnais quelques points faibles mais globalement, je trouve que cette cabale autour du film est infondée. De mon point de vue, ce n’est pas le pire épisode de la saga. Ce n’est pas non plus un remake de L’Empire contre-attaque donc j’ai vraiment du mal à voir ce qui lui vaut toutes ces critiques négatives. Encore une fois, ce n’est sans doute qu’une question de point de vue où certains affirment que la seule et unique trilogie valable, c’est la première, celle allant de 1977 à 1983. Alors oui. Mais ce n’était pas la même époque et il n’y avait pas toute la technologie actuelle, ce qui peut devenir un défaut si cela est utilisé à outrance, je suis d’accord. En fin de compte, je crois que toutes ces histoires et tous ces débats autour des films pour savoir lequel est le meilleur et pourquoi font partie de l’univers de Star Wars, qu’on le veuille ou non et il faut bien faire avec. A condition d’écouter ce que son voisin a à dire sur le sujet et en respectant son point de vue.

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Concernant le film lui-même, SW – Les derniers Jedi, j’ai trouvé l’histoire un peu longue à démarrer, certaines scènes un peu brouillon qui donnaient l’impression de mal s’enchainer avec le reste dans son ensemble mais au final l’histoire se tient et est cohérente par rapport au volet précédent. Si l’on continue sur les points négatifs du film, je dirais que certains personnages manquent de profondeur ou n’en ont pas du tout et c’est dommage parce que le film s’appuie un peu trop sur les effets spéciaux et numériques à mon goûts. Peut-être que ce manque de profondeur ou de charisme est voulu et souhaité afin de laisser la porte ouverte à d’autres films mais c’est assez perturbant sur le coup.

Le film possède néanmoins beaucoup de points positifs, notamment concernant certains autres personnages. C’est le moment où je vais beaucoup parler de Rey, Kylo Ren, Poe Dameron et Finn, Luke et Leia.

D’abord concernant tous ses personnages, on sent une réelle évolution depuis leur dernière apparition à l’écran. Cette évolution se voit plus ou moins rapidement mais il n’empêche qu’elle est présente et c’est une bonne chose. La chose la plus frappante pour moi, ça a été l’évolution parallèle entre Rey et Kylo Ren. Le réalisateur et les scénaristes ont très bien réussi leur coup et j’ai adoré cette ambivalence qui donne une tension toute particulière au film. C’est vraiment un plus et j’ai grandement apprécié. Un peu en opposition à cette évolution parallèle, il y a Luke et Leia. Frère et sœur tellement proche dans la première trilogie, tellement éloignés dans celle-ci, même s’ils finissent par se retrouver. C’est vraiment bien trouvé là encore mais je ne veux pas trop en dévoiler si jamais vous n’êtes pas encore aller voir le film.

Enfin il y a Poe Dameron et Finn. Pour tout vous dire, j’ai un peu de mal avec ces deux-là. Ils ont chacun un rôle très important et nécessaire dans l’histoire mais j’ai franchement l’impression de voir un mélange raté entre Han Solo et Luke Skywalker par moments et c’est gênant parce qu’on a l’impression qu’il leur manque quelque chose à tous les deux. A d’autres moments c’est pire, tant j’ai eu l’impression que Poe et Finn étaient respectivement de pâles copies de Luke et Han. Vous l’aurez compris, j’ai encore du mal avec ces deux personnages.

 

Note : 8/10.

[Revue littéraire] America 3/16

Si vous aimez l’atmosphère particulière des romans noirs, celle du Deep South ou que vous êtes tout simplement fascinés par le Federal Bureau of Investigation sans trop savoir pourquoi, le troisième numéro de la revue est fait pour vous !

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Vous l’aurez compris grâce à mes quelques lignes d’introduction très sommaires, ce nouveau nous plonge encore et toujours dans l’histoire des Etats-Unis, mais en évoquant cette fois une histoire plus sombre où se mêlent soupçons de collusion au sommet de l’Etat et grande époque du FBI, du temps du grand banditisme dans les années d’entre-deux guerres. Des noms évocateurs (entrés dans la postérité et aussi dans la culture populaire) tels que John Dillinger, Machine Gun Kelly ou bien encore les époux Rosenberg parsèment l’excellent dossier consacré au mythique FBI. Ce dossier très complet, retrace son histoire mouvementée et souvent trouble ainsi que son encrage dans la culture populaire et les raisons d’un tel fantasme. De quoi vous donner envie de revoir des films sur le sujet, notamment celui de Clint Eastwood où un certain Leonardo DiCaprio campe le truculent patron du Bureau Fédéral…

Si vous préférez la lecture de fiction, vous pouvez toujours vous tourner vers James Ellroy, auquel la revue consacre son interview fleuve, toujours menée par François Busnel. Vous pourrez ainsi vous (re)plonger dans ses écrits ; je pense notamment au Dalhia Noir et à L.A Confidential (les deux font partie de ma liste de lecture). De plus, la revue livre en avant-première la dernière novella de Jim Harrison tirée d’un recueil paru en octobre de cette année chez Flammarion. Comment ça je suis en retard ?…

 

Enfin America, c’est toujours une invitation aux voyages. Cette fois-ci Philippe Besson nous emmène en voyage de Chicago à la Nouvelle-Orléans avec un très beau texte. Et puis même si ce n’est pas ma tasse de thé, il y a aussi les passages des Aventures de Huckleberry Finn, l’autre grand roman de Mark Twain.

De la musique pour El dia de los Muertos

Après un mois sans publications, il est temps de reprendre du service !

Je viens de rentrer de la séance de cinéma où je suis allée ce matin avec une amie. Nous avons d’ailleurs eu la chance d’assister à une projection privée. C’est la deuxième fois que cela m’arrive, souvenez-vous la première fois c’était pour Miss Sloane. Eh bien c’est toujours aussi agréable !

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Contrairement à ce que l’on pourrait penser de prime abord, ce n’est pas l’histoire de Coco mais celle de Miguel Rivera, petit garçon tiraillé entre son amour et sa passion pour la musique et son devoir envers sa famille, cordonniers et cireurs de chaussures de génération en génération. Cependant, « Miguelito » a un rêve : celui de devenir musicien à l’instar de son idole, Ernesto de la Cruz. Or, dans une famille où la musique est très, très, très mal perçue, autant dire que cela relève du rêve inacessible.

Miguel essaie néanmoins de se battre pour réaliser ses rêves, mais se heurte au refus catégorique des membres de sa famille. Après avoir rejeté la tradition de ses ancêtres, et la célébration du jour des morts, Miguel embarque dans une aventure fantastique au royaume des morts, à la recherche de son idole. Cette quête va également lui révéler sa propre identité ainsi que le passé de sa famille.

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Disney explore un aspect phare de la culture mexicaine, qu’est le jour des morts (‘El dia de los Muertos’). En effet, c’est le souvenir des êtres chers disparus qui permet la création d’un pont entre les deux mondes, une fois par an. A cette occasion, les familles construisent un autel à la mémoire de leurs défunts et entretiennent les histoires et anecdotes du passé. De plus, le thème central de ce Disney repose sur les traditions et ce que l’on en fait, ce qu’on est prêt à faire ou à sacrifier pour parvenir à concilier devoir de mémoire et droit de suivre ses rêves.

Malgré un thème on ne peut plus sérieux, Disney en collaboration avec les studios Pixar, a réussi un coup de maitre tout en finesse et en émotion. On retrouve la gaieté et la légèreté qui ont fait le succès des studios Disney et Pixar qui permettent au spectateur de retrouver son âme d’enfant à l’approche des fêtes de fin d’année.

Note : 7,5/10 (moyenne de nous deux)

Spécial Halloween

Si jamais vous ne savez pas comment occuper votre soirée de demain, voici quelques suggestions de lectures ainsi qu’un film pour célébrer l’esprit d’Halloween.

Special Halloween

Si vous êtes comme moi, Halloween vous évoque forcément un ou plusieurs genre cinématographique et ceux qui me connaisse savent que je porte un amour presque sans bornes pour Tim Burton et son univers si particulier et reconnaissable entre mille. J’aurais pu choisir L’Etrange Noël de M. Jack ou encore Les noces funèbres, cependant mon choix cinématographique pour cette année s’est porté sur Sleepy Hollow, la légende du cavalier sans tête.

Sleepy Hollow, la légende du cavalier sans-tête

L’œuvre cinématographique est librement adaptée de la nouvelle « La légende de Sleepy Hollow » (autres titres : « La légende du cavalier sans tête » ou « La légende du Val dormant ») écrite par Washington Irving et publiée en 1820 dans le recueil intitulé The Sketch Book of Geoffrey Crayon, Gent (en français Essais et Croquis).

Pour en revenir au film, celui-ci raconte l’histoire de Ichabod Crane, jeune inspecteur new-yorkais de 24 ans qui arrive à Sleepy Hollow en 1799 pour enquêter sur la mort de trois personnes que l’on a retrouvé décapitées et dont la tête a disparue. Plusieurs notables du village pensent que le responsable de ces crimes atroces serait en fait un mercenaire mort pendant la Guerre d’Indépendance, revenu des enfers dans le seul but de faucher des têtes pour retrouver la sienne.

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De quoi frissonner devant votre télé ! Même si l’ambiance y est, avec une atmosphère glauque et gothique chère au réalisateur, le film ne vous fera pas faire de cauchemar. De plus, certains effets spéciaux commencent à dater et se remarquent presque tout de suite puisque le long-métrage est sorti en 1999. Cependant, c’est une bonne occasion pour revoir les excellents Michael Gambon et Christopher Walken en plus de Johnny Depp, à l’époque où il faisait encore de bons films… Mais c’est un autre débat !

La triste fin du petit Enfant Huitre et autres histoiresCVT_La-triste-fin-du-petit-Enfant-Huitre-et-autres-his_1821[1]

Tim Burton toujours. En littérature cette fois. Je vous propose de plonger dans les mots du réalisateur à travers un recueil de poésie La triste fin du petit Enfant Huitre et autres histoires paru en 1999 également. On y retrouve l’univers et la poésie mélancolique et parfois désopilante de Tim Burton. L’intérêt se trouve aussi dans les dessins et les croquis (réalisés par l’auteur lui-même) qui accompagnent les textes. L’ouvrage se lit en quelques heures à peine et c’est une introduction ou une conclusion parfaite à une soirée Tim Burton !

 

 

La louve et la croix

livre-la-louve-et-la-croix[1].jpgSi Tim Burton ce n’est pas franchement votre tasse de thé, je peux vous proposer le roman Fantasy La Louve et la croix de S.A. Swann. Par où commencer ?… Très bonne question lorsque qu’un livre vous tombe littéralement des mains ! Personnellement, je n’ai pas du tout accroché malgré de très bons arguments sur le papier puisque le roman se passe au temps des Templiers, qu’il y a des loups garous et le roman s’inscrit dans la lignée de George R. R. Martin et de son Trône de Fer… Malgré tout cela, ce livre est à comptabilisé dans mes lectures inachevées. Cependant, je vous laisse la quatrième de couverture des fois que vous voudriez tenter l’aventure…

 

An de Grâce 1221

Au cœur des Carpates, frère Semyon von Kassel, chevalier de l’ordre, court comme s’il avait le diable aux trousses. Une bête mi-homme mi-loup a décimé ses compagnons. Grâce à lui, l’Eglise va en faire une arme à son service pour terroriser les païens. Or l’un de ces loups garous, une fille nommée Lilly, réussit à s’échapper et trouve refuge auprès d’un paysan qui fera tout pour la protéger des Templiers… mais aussi d’elle-même. Car si le jeune homme ne parvient pas à percer les ténèbres de son âme, il sera sa prochaine victime…

Sept sœurs sous tension…

En cette fin de samedi ensoleillé, j’ai décidé de consacrer un article à l’un des films que j’attendais le plus en cette rentrée : Seven Sisters de Tommy Wirkola. Je peux d’emblée vous dire que ce film est l’un de mes coups de cœur de l’année malgré quelques passages un peu hard à regarder pour moi qui suis facilement impressionnable. Le film est interdit aux moins de 12 ans.

Avant toute chose, sachez que la science-fiction et moi ne sommes pas très copains. Habituellement, les œuvres de science-fiction me laisse de marbre qu’elles soient littéraires ou cinématographique. J’ai tout de même un peu moins de mal à aller voir un film de science-fiction qu’à lire un livre c’est vrai. Mais si Seven Sisters se base sur la science-fiction et plus précisément l’anticipation, il serait réducteur de résumer ce film à cela seulement. C’est aussi et surtout un thriller psychologique des plus palpitants et réussis que j’ai vu.

Le résumé d’Allociné étant loin de traduire l’esprit du film, je vous livre ma propre version de résumé. Nous sommes en 2072 ou 73 et la surpopulation est le problème majeur de l’Humanité dans son ensemble et chacun tente d’enrayer comme il peut ce phénomène naturel et de façon tout à fait logique, les dirigeants de toute la planète étant à cours d’idées pour remédier aux problèmes causés par cette surpopulation, les politiques se tournent vers les scientifiques, dont Nicolette Cayman (Glenn Close) qui a mis en place une nouvelle technologie censée servir son idéal politique, à savoir une politique d’enfant unique comme en Chine il y a quelques années. Malheureusement, bien loin de toutes ces considérations, Terrence Settman (Willem Dafoe) se retrouve avec un problème ou plutôt, sept problèmes : sa fille a accouché de septuplées et il devra mettre en place des tactiques ingénieuses pour protéger ses petites-filles de la menace que représente Nicolette Cayman et son Bureau de contrôle des naissances…

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Que dire ? Les spectateurs sont sous tension permanente et n’ont aucun moment de répit sauf pendant les 5 à 10 dernières minutes du film, mais cela ne compte pas vraiment puisqu’on parle de la fin du film. Personnellement, certains passages ont vraiment été durs à regarder et d’ailleurs, je me suis cachée la tête dans les bras une ou deux fois en attendant que ça passe mais sinon, je crois pouvoir dire que j’ai assez bien tenu le choc. L’histoire et le thriller en lui-même sont très construits et tout est la cause de l’évènement qui va suivre immédiatement ou plus tard dans le film. J’ai quand même adoré l’ambiance du film, cette ambiance sombre et pesante. Le reste de mon admiration pour ce film repose sur les personnages.

Je voudrais m’arrêter sur les acteurs justement et particulièrement Noomi Rapace qui campe le rôle des sept sœur Settman à l’âge adulte. Un truc de dingue surtout quand on sait que chacune a sa propre personnalité bien différente de toutes les autres. Bien que ce soit son métier d’apprendre des rôles et de se glisser dans la peau de personnages, j’ai trouvé la performance de Noomi Rapace remarquable et blufflante; il y a vraiment peu de plan où elle n’est pas présente à l’écran. On ne voit pas beaucoup Willem Dafoe à l’écran mais il apporte l’humanité dont le film a besoin, aux moments stratégiques. Quant à Glenn Close, les rôles de méchantes lui vont vraiment comme un gant !

Note : 8,5/10.

Dans un recoin de ce monde

Bien que ce soit la rentrée, j’ai la chance de ne reprendre les cours que la semaine prochaine. J’en ai donc profité pour passer un moment avec ma marraine puis je suis allée au cinéma, qui d’ailleurs fait également sa rentrée et cela se sent.

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Si vous aimez le Japon, les mangas, les animes et l’histoire, ce film est fait pour vous. Nous suivons la vie de Suzu, une jeune fille rêveuse et distraite, originaire de Hiroshima, qui se retrouve mariée à l’âge de 19 ans à un garçon qu’elle ne connaît que très peu. Dit comme ça, cela peut paraître glauque mais finalement, ce n’est pas si terrible que ça, à côté de tout le reste. Le film couvre la période allant de l’avant-guerre à l’après-guerre de 1945 et retrace la vie quotidienne des japonais, faite de débrouille et de solidarité.

Les dessins sont splendides, l’histoire est à la fois très dure et très poétique. Si vous éprouvez quelques réticences à aller voir ce film à cause du très beau Le tombeau des lucioles, sachez que Dans un recoin de ce monde est plus optimiste sur la fin et qu’il n’y a pas forcément besoin d’un paquet de mouchoir. Néanmoins, un conseil tout de même : ce n’est pas un dessin animé pour enfants. Et puis malheureusement, je ne pense pas qu’il restera longtemps à l’affiche, malgré toutes ses qualités.

[Contemporain] Et que le vaste monde poursuive sa course folle

Couverture Et que le vaste monde

Rien que le titre devrait vous donner envie de le lire. C’est d’ailleurs la seule et unique raison qui m’a poussé à acheter ce livre quand je suis tombée par hasard dessus. Petite plaisanterie à part, il est quand même moins facile à lire que Les saisons de la nuit pour des raisons que je vais détailler plus bas. Mais dans l’ensemble, c’est un bon livre et j’ai passé un agréable moment de lecture.

Et que le vaste monde poursuive sa course folle

C’est d’abord l’histoire de gens qui se croisent sans forcément se connaître, dont les destins se croisent ou se croiseront au fil des pages, au fil des histoires. Encore une fois, Colum McCann s’arrête sur des personnages qu’il façonne dans le détail et avec précision et qui ne mériteraient sans doute pas toute cette attention si ce n’était pas cet auteur qui les décrivait. Pas de sans-abris cette fois, mais un funambule, des prostituées, un « moine » en plein doute de ses croyances, la guerre du Vietnam avec son lot de morts inutiles et les familles endeuillées qui continuent de vivre malgré le manque, malgré l’absence… Je pourrais encore allonger la liste de toutes ses histoires qui se croisent et se décroisent mais mon article n’aurait plus d’utilité.

L’auteur s’adapte à l’histoire qu’il raconte et c’est appréciable mais aussi très déstabilisant. Je n’ai pas trouvé que c’était un livre facile à lire dans le sens où je ne suis pas rentrée directement dans le roman ; les 80 premières pages ont été un calvaire pour moi et puis passé ce cap, tout est allé mieux et j’ai pu poursuivre ma lecture assez tranquillement. Cela dit, cette technique de changer de point de vue selon le chapitre rend le roman inégal et certains chapitres semblent interminables alors que d’autres aussi longs voire plus, se lisent tout seul. C’est un peu regrettable et j’ai dû lutter contre l’envie de lire certains chapitres en diagonale, une ou deux fois. Mais je ne l’ai pas fait parce que quoiqu’il en soit, Colum McCann arrive à rendre une situation anodine ou terrifiante, poétique et c’est une chose que j’adore chez cet auteur. A mon sens, c’est un livre qu’on lit aussi et surtout pour son atmosphère, en l’occurrence ici celle de New York.

« Il avait raté le spectacle et s’en mordait les doigts. Loupé de quelques minutes, voire de quelques secondes. Il avait pris le taxi jusqu’au Palais. Le chauffeur était noir, maussade, il faisait gueuler son autoradio, la voiture sentait la marijuana. Ca devenait écœurant à force, impossible de se véhiculer proprement dans cette ville. Une musique de rastafari sur le lecteur de cartouches. Un type l’avait déposé à l’arrière du bâtiment. Passant devant les bureaux du procureur, Soderberg s’était arrêté à la porte latérale, à cornières, réservée aux juges – seule concession qu’on leur ait faite, pour qu’ils ne se retrouvent pas mêlés aux gens ordinaires. »

Colum McCann, Et que le vaste monde poursuive sa course folle, p.341, ed. 10/18. 2009

Les petites fées de New York

Il arrive que l’on trouve des pépites en fouillant au milieu d’un tas de livres « à donner », ce livre n’en fait pas partie, j’en ai peur. Quoiqu’il en soit, pour la petite histoire, ma mère voulait se séparer de ce livre parce qu’elle n’était pas entrée dans l’univers de l’auteur et j’ai vu ce livre, avec d’autres dans de grands sacs plastiques. Ces livres, je les ai sorti de leurs sacs, j’ai regardé leurs titres et les résumés au dos de chacun et donc, parmi ces livres se trouvait Les petites fées de New York de Martin Millar, auteur écossais.

Très sincèrement, j’ai pensé que ce livre pourrait me plaire, étant plus adepte de merveilleux et Fantastique que ma mère. En plus, pour ne rien gâcher l’histoire se déroule à New York et le résumé au dos était plutôt engageant :

Morag MacPherson et Heather MacKintosh, deux petites fées écossaises ayant quitté précipitamment leur terre natale, et fraichement à New York, découvrent un monde qu’elles n’auraient jamais pu imaginer : un monde où les sans-abris meurent dans l’indifférence générale, un monde où les gens ont à peine de quoi payer leur logement, un monde qui n’a, tout de même, pas l’air de tourner bien rond. Mais plus elles vont vouloir changer les choses et aider Dinnie et Kerry, deux humains qu’elles ont rencontrés à leur arrivées plus ce sera… pire !

Les petites fées de New York, Martin Millar, Quatrième de couverture, ed. FolioSF

 Que dire ? Malheureusement pas grand-chose. Je ne vais pas « descendre » ce livre parce que je n’en ai pas lu assez pour se faire (53 pages très exactement). Toutefois, ce que je peux vous dire c’est que la lecture de ces cinq premiers chapitres n’a provoqué aucune émotion chez moi. Je tournais les pages mais j’étais toujours à mon bureau, dans ma chambre.

Couverture Les petites fées de New York

En bref, c’est un livre qui m’est hermétique. Je ne sais pas si cela peut s’expliquer parce qu’au final, Martin Millar est un auteur que je ne connaissais pas avant de mettre les mains sur ce livre. Peut-être que je n’avais pas les bonnes clés de lecture… En tout cas, j’espère que cet article vous donnera la curiosité d’aller y jeter un œil, et peut-être le lire.